Noms
En graphie alibertine : Gassian
Gassian Gatien ?L’IGN donne :
GASSIAN [LANGON - 33]
GASSIAN [MIOS - 33]
COL DE GASSIANE (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Gassian
En graphie alibertine : Gashan
Gashan GachanLa graphie alibertine serait plutôt "Gaishan", mais Gasconha.com a tendance (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Gachan
En graphie alibertine : Laguanèra + L’Aguanèra
Variante(s) graphique(s) :
Lagouanère
Nom de famille gascon, qui existe comme nom de lieu (La Gouanère à Cazaubon (32) et La Gouaneyre plusieurs fois en Haute lande).
Lagoanère
En graphie alibertine : Capdeviòla
cap / tête, boutAussi bout ou extrémité de quelque chose.
Ex : cap deu bòs = bout (fin ou (…) |
viela / ferme, hameau, village, villePrononcer entre "biéle" et "biélo".
Vient du latin "villa" (ferme, mais (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Capdeviole
"Bazas, 13 avril 1723"
[David Escarpit]
En graphie alibertine : Destenavas
estèir / esteyPrononcer "estèÿ".
Affluent de la Garonne, de la Gironde, et du bassin (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Destenabes
Destenaves
Le loc Estenaves existe à Saint-Martin-Curton (47) et Estenove à La Grande-Motte (34)
En graphie alibertine : Desvielh
Variante(s) graphique(s) :
Desbiey
"Cette famille Landaise assez célèbre prétendait être d’origine Anglaise : pourtant la consonnance Desbiey est plutôt gasconne.."
La normalisation de Desbiey par Desvielh repose sur une hypothèse qui reste à confirmer. Mais c’est probable que c’est un nom explicable par le gascon.
"Desbiey" (d’èst vielh)= du vieux canal
[DeuBedoth]
L’IGN donne NESBIEILH [SAINT-LON-LES-MINES - 40]. En Esbieilh (Monsieur Esbieilh) ?
En graphie alibertine : Itèir
Prononcer "Itèÿ".
Doit être la forme nord-gasconne de "Itier", pour lequel J. Tosti écrit :
"nom de personne d’origine germanique, Idhari (id = travail selon M.T. Morlet + hari = armée). On trouve les variantes Itié et Ittier dans le Sud-Ouest (81, 82). Autres variantes : Ithier (33, 47, 70), Ithié (47)."
Variante(s) graphique(s) :
Itey
Surtout en Bas Entre-deux-mers et Cubzaguais.
Hitey existe aussi dans la région. Le "H" n’est probablement pas étymologique.
Il ne semble pas y avoir de rapport avec "hita".
Hité n’existe pas.
En graphie alibertine : (la) Pomadera
Prononcer "Poumadéro", "Poumadére"...
Semble une variante du très courant Pomareda/Pomarède.
poma / pommePrononcer "poume" ou "poumo".
dérivés : pomèir ou pomèr (prononcer (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Pomadère
Poumadère
En graphie alibertine : Mirassó
Selon Claude Larronde, "endroit exposé au soleil".
Cela semble correct. Donc, "Mira-só".
sorelh, so / soleilPrononcer "soureil". |
Variante(s) graphique(s) :
Mirassou
Béarnais.
Nom de lieu très courant.
En graphie alibertine : Lahitau + L’Ahitau
Prononcer "Lahitàw".
ahitau / hameauPrononcer "ahitaou" en diphtonguant "aou". |
Variante(s) graphique(s) :
Lahitau
Lahiteau
Laffittau
Lafittau
Lafitau
Laffitau
Laffiteau
Laffitteau
Lafitteau
Lafiteau
Lahitteau
Laffitan
Sans doute une mauvaise recopie de Laffitau.
Cette attestation de Geneanet le montre :
« Raymond LAFFITAN LAFFITAU
Né avant 1675
Décédé après 19 février 1723 - Francon, 31420, Haute-Garonne »
Lafitan
En graphie alibertine : Gòrri ? Gòri ?
Le moulin de Gorry existe à Grateloup en Tonneinquais, et la prononciation en est bien "Gòrri", d’après Yves Pélerin, vieux tonneinquais.
Des toponymes Gorry existent ici et là aux franges de la Gascogne, et justement pas côté basque, ce qui rend l’hypothèse basque (gorri=rouge) plus que fragile.
Geneanet donne cependant un "Gorry" né en 1626 à Oloron. Celui-là était peut-être basque.
Un Daniel Gorry, protestant, est né à Tonneins en 1682.
On trouve "Gory" (Mas de Gory, le Gory...) ici et là en domaine languedocien.
Si on cherche des dérivés de Gorry, on passe normalement par des noms en "Gourri-" (toujours selon la phonologie gasconne et occitane).
Gourriet, qui existe en Béarn, serait un dérivé possible, mais justement on a peu de Gorry en Béarn...
On nous a proposé une explication par la racine gorret/cochon...
Une recherche sur le nom de famille Gorry nous le donne aux franges gavaches de la Gascogne girondine, avec un foyer en Poitou, ce qui donne du poids à une hypothèse "gavach" même pour le "Grand Gorry" bazadais.
Est-il possible que les occitans/gascons aient déplacé l’accent tonique d’un "Gorry" gabache pour l’assimiler à leur propre phonologie ?
Cassini donne un lieu "Gourri" à Saint-Perdoux, en Guyenne agenaise.
On a "Gourrin" à Caudecoste et Razimet (Gascogne agenaise).
Une autre hypothèse : hypocoristique de Gregòri.
Cette possibilité est mentionnée pour le catalan, il faudra la trouver confirmée pour le gascon.
Mise à jour nov. 2017 :
Les Gory ou Gorry, que ce soit en nom de famille ou de lieu, sont généralement extérieurs au domaine gascon ; et quand ils sont dedans, c’est plutôt en marge : pour les Gorry de Gironde, Geopatronyme les situe plutôt en Libournais ou Entre-deux-Mers, où il y a une forte présence "gabache". La présence de Gorry comme NF en département 79 confirmerait une provenance poitevine. Ces Gorry ont pu donner les noms de lieu qui m’avaient fait m’y intéresser.
Voici une mention de noms de famille languedocien qui sont rattachés à une racine goret,cochon ; ça pourrait marcher pour les Gorry du département de l’Aude.
Multidiccionari francés-occitan
Dans ce cas, l’accent tonique est sur GÒ : c’est une autre racine !
« GÒRRI , GÒRI (1.), GOUÒRI, GOUEIRE
(rouerg.), GOUÀRI (d.), (gr. Xoïpoi, porc), s. m. Goret, petit cochon, pourceau, v. gourret, poucèu ; bouvillon, en Languedoc, v. bouvachovn ; fainéant, lâche, v. gourrin ; Goris, Gorry, Gory, noms defam. languedociens.
PROV. Brama, crida coume un gôrri »
Gregòri GrégoireL’accent tonique est sur "gò" ! Grégoire en gascon Grégoire
Gregòri (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Gorry
La prononciation est à vérifier, mais l’accent tonique sur le "o" parait probable, quand on trouve ce nom en Gascogne, dans les siècles passés. D’où la graphie normalisée "Gòrri".
Si l’accent tonique était sur la dernière syllabe, suivant la phonologie gasconne et occitane, on aurait la prononciation "Gourri", et ce serait alors quelque chose comme "Gorrin" en graphie occitane normalisée.
En graphie alibertine : Castetvielh, (lo) Castèth vielh
Prononcer "Castetbieilh".
castèth / châteaucasteran (prononcer "castéra") : châtelain
casteret : petit château (…) |
vielh / vieuxPrononcer "bieÿ".
vielha (prononcer entre "bieÿe" et"bieÿo") : vieille (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Castetbieilh
En graphie alibertine : Latanèr
Prononcer "Latanè".
Palay : "latanè, latayre, latè : fabricant de lattes".
Henri de Latané a été pasteur de Tonneins-dessus en 1669.
Si "Latané" a la signification que nous avons trouvé chez Palay, la particule "de" est inattendue.
Variante(s) graphique(s) :
Latané
Existe comme NL là Castelnau d’Auzan, Aiguillon, Tonneins.
NF gascon également.
Comme nom de famille, semble avoir plusieurs rameaux, dont un en Amérique.
Geneanet donne "de Latané" à Mussidan en 1618 (et toute une branche semble porter la particule "de"), "Latane" en 1648 à Nérac, "Latané" en 1695 à Clairac.
Jourdain de Latané est mentionné par Lagarde [Histoire de Tonneins].
En graphie alibertine : (lo) Havaron
Prononcer "Habarou".
"havar" + suffixe diminutif "-on"
hava / fèvePrononcer "habe", "habo", "hawo"...
havar : champ de fèves |
Variante(s) graphique(s) :
Habarou
Habaron
Rare, mais attesté au 17e siècle en Bigorre et Béarn.
Fabaron
En graphie alibertine : Marrast
Très gascon, plutôt sud-est-central. Existe en nom de lieu et nom de famille.
D’ailleurs le nom de famille a pu créer des lieux-dits.
La terminaison "ast" suggère-t-elle une appartenance au vieux fond aquitain ? La distribution géographique du nom ne le suggère pas, et il n’y a aucune piste en ce sens.
Des lieux-dits Marrastet, Marraston, et des formation "le Marrast" suggèrent aussi un nom commun gascon.
Variante(s) graphique(s) :
Marrast
En graphie alibertine : (las,eras) Bosigas
Prononcer "(las) Bouzigos".
bosica, bosiga, bodiga, boïga / frichePrononcer entre "bousique" et "bousico".
variantes :
bosiga, bodiga, et (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bouzigues
En graphie alibertine : Escudèr + (l’)Escudèr
Prononcer "escudè".
(l’)écuyer
Variante(s) graphique(s) :
Lescudé
Escudé
En graphie alibertine : Magescàs
Pourrait être décomposé en "màger" (majeur, principal) + "escàs" (ou "escars" ?) : il y a aussi "Malescas" (Mal Escàs ?) et "Francescas" (Franc Escàs ?).
Signification de escàs ou escars à retrouver.
Variante(s) graphique(s) :
Magescas
Landais.
En graphie alibertine : Duguet
D’Uguet. Prononcer le "t" final si c’est un nom gascon.
Faut-il voir dans "Uguet" un diminutif du nom individuel "Uc" ?
Variante(s) graphique(s) :
Duguet
Ce nom, majoritairement présent en France d’oïl, semble recouvrir plusieurs origines et explications.
L’existence à Philondenx (40) d’un lòc Uguet et du nom de famille Duguet suggère l’existence d’une souche gasconne expliquée par "d’Uguet".
Mais Duguet semble aussi avoir une existence autonome en pays basque. Même décomposition "d’Uguet", mais là "Uguet" a-t-il la même signification qu’à Philondenx ?








