Noms

En graphie alibertine :   Bertranon

Prononcer entre "Bertranou" et "Bertranoung".
Le "on" final doit avoir en gascon une nuance de diminutif affectueux.

Bertran Bertrand

Bertrane est présente dans la liste des prénoms donnés par le site (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bertranou


 
 

En graphie alibertine :   Pecarrèra

Pè carrèra : probablement, début de la route.
On pourrait aussi envisager Pèr Carrèra (un individu de nom Carrèra et de prénom Pèr...).

carrèira, carrèra / rue, route

Souvent écrit "carreyre" en Gascogne bordelaise. variante : carrèra (…)

/ pied

En plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Pecarrère


 
 

En graphie alibertine :   Boscarrut

"boscarrut" pourrait être un dérivé de "boscarra" (prononcer "bouscarro").
On trouve en Languedoc et Gascogne orientale (mais curieusement, pas en Médoc, où on trouve "Bouscarrut") des lieux comme "La Bouscarre", "La Bouscarrasse"...

Le lingüiste occitaniste Patrick Sauzet nous indique ce qui suit :
"Se tracha ben clarament de derivats de bòsc, de formas pejorativas (-arràs) qu’indican puslèu lo bartàs (botigàs, boisson) que la selva.
cf. boscar, boscarròt dins Mistral (eventualament lo sufix -ar que designa las plantacions es tanben implicat)

"boscarrut" es quicòm coma "bartassós" "(luòc) cobèrt de bartasses".

Donc, "boscarrut" = adjectif désignant un lieu couvert de forêt broussailleuse ?

bòsc / bois

Dans le sens de "petite forêt". Dérivés : bosquet (prononcer "bousquétt") (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bouscarrut


 
 

En graphie alibertine :   Guishanèr

Très probablement juxtaposition des noms gascons médiévaux Guishe et Anèr.
Voir aussi la forme nord-gasconne Guicheney (Guishanèir).

Anèr

Prononcer "Anè". Vient probablement du vascon Aznar. Selon J. Tosti, (…)

Guíshen Guichen ou Guiche

Claude Larronde le place dans sa liste des "noms individuels" gascons (venus (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Guichané

Guichanné

Guichaner

Attesté aux 17e et 18e siècles chez Geneanet.


 
 

En graphie alibertine :   Adèr

Le "r" final ne doit pas se prononcer, ce qui fait qu’on peut aussi trouver la forme écrite "Adé" (à vérifier).
Selon J.Tosti, sur son site des noms, "fréquent dans le Gers, ce serait selon Dauzat un nom de personne d’origine germanique, Adowar (ad = adal = noble + wari = protection). A noter cependant que de nombreux hameaux du Gers s’appellent Ader (voir Dader)."


 
Variante(s) graphique(s) :

Ader


 
 

En graphie alibertine :   Dadèr

D’Adèr.
"de Adé village au bout de la lanne mourine en arrivant de Tarbes", nous indique M. Dadé-Brenjot.

On pourrait aussi imaginer une formation sur le modèle "Daugèr=D’Augèr" ou "Danèr=D’Anèr", où Adèr serait un nom de personne ancien, comme Augèr ou Anèr.

Adèr
Le "r" final ne doit pas se prononcer, ce qui fait qu’on peut aussi trouver (…)


 
Variante(s) graphique(s) :

Dadé

Dader


 
 

En graphie alibertine :   Lagòrsa + (la) Gòrsa

Selon J.Tosti, sur son site des noms,
"Fréquent en Périgord et en Limousin, désigne celui qui habite un lieu-dit la Gorce, la Gorse. Signification : haie autour d’un champ, buisson épais. Variantes : Lagorse, Lagorsse, Lagorces."

Ce nom est donc plus limousin que gascon, mais il existe aussi un peu en Gascogne, plutôt à l’extrême nord comme nom de famille, et même plus profondément à l’intérieur de la Gascogne comme nom de lieu.


 
Variante(s) graphique(s) :

Lagorce


 
 

En graphie alibertine :   Brenjòt

M. Dadé-Brenjot nous signale que l’état civil, à l’origine, indiquait "Dadé dit Brenjot", ce qui suggère que "Brenjot" est un sobriquet.
Par ailleurs, "brenjòt" pourrait selon lui venir de "bren" (blé noir, sarrasin).


 
Variante(s) graphique(s) :

Brenjot


 
 

En graphie alibertine :   Baishon

Prononcer entre "Bachou" et "Bachoung".
Pourrait être un dérivé de "baisha" (terrain en bas-fond).

Ce nom semble attesté, sous la forme "Baisson" par les Archives historiques du département de la Gironde : « L’ostau de Baisson, de Caseres », « maison noble de Baisson »

baish / bas

Prononcer "bach". baisha (prononcer entre "bache" et "bacho") : "basse" (si (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bachon

Bachou


 
 

En graphie alibertine :   Shancho

Serait le basque Xantxo passé en gascon et orthographié à l’occitane.¨
Donc une forme de Sancho.
Dans ce cas, prononcer "Tchantchou" en mettant l’accent tonique sur "Tchan".

Sancho

Mentionné par L’Histoire de Pessac de Raphaël St Orens, sous la forme (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Chanchou

La graphie normalisée est liée à l’hypothèse "Sancho".


 
 

En graphie alibertine :   Sancho

Sancho

Mentionné par L’Histoire de Pessac de Raphaël St Orens, sous la forme (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Sanchou


 
 

En graphie alibertine :   Corròsc

On a pu penser à "Corròs" avec la terminaison aquitano-vasconne "os".

Mais deux indices plaident pour qu’on rajoute un "c" final, qui remet en question la terminaison aquitano-vasconne :

  • le lòc Courrousquet (clairement un dérivé de "Courrosc") à Saint-Lon-les-Mines, non loin du Pays d’Orthe où le nom de famille "Courros" est concentré
  • les variantes graphiques "Corrosc" et "Courroscq" de ce même nom de famille "Courros"

A noter aussi un nom de lieu "Courrouscau" à Justian près de Vic-Fezensac, et "Le Courros" à Saint-Vincent-de-Pertignas en Entre-deux-Mers ; ce dernier a aussi différentes graphies, selon Léo Drouyn : Le Carrosts, Le Carrost, Le Coros.


 
Variante(s) graphique(s) :

Courros

Des lieux Couros et Courros existent en Gascogne (Le Courros...)


 
 

En graphie alibertine :   (los,eths) Pins

Prononcer "(lous) Pïns"...

pin, pinh / pin

Prononcer "pi(ng)", "pign". dérivés : pinhadar (pignada), par un dérivé (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

(de) Piis

Le gascon a autrefois, lorsqu’il était utilisé officiellement du côté du Béarn, noté les finales du type "an" ou "in" (etc.), où le "n" final n’est quasiment pas prononcé, par une double voyelle.
Même chose d’ailleurs, pour la terminaison "ar" où le "r" n’est pas prononcé.
Ainsi, "Pins" a été noté "Piis", "Morlans" a été noté "Morlaas", "Mar" a été noté "Maa" (à vérifier).


 
 

En graphie alibertine :   Campistrons

Campistron
Prononcer entre "campistrou" et "campistroung". Selon Claude Larronde, (…)


 
Variante(s) graphique(s) :

Campistrous

Campistrouts existe aussi.
64-65-31 (Pyrénéen)


 
 

En graphie alibertine :   Hormiloguèr

Nom localisé en Béarn proche du Pays Basque.
Un lieu de ce nom existe à Castetbon (64).
Selon Claude Larronde, vieux nom pour le métier de "fabricant de formes pour chaussures".


 
Variante(s) graphique(s) :

Hourmilougué


 
 

En graphie alibertine :   (lo,eth) Mainat

Pas sûr que ce soit toujours un nom de famille gascon.


 
Variante(s) graphique(s) :

Maynat

Plutôt saintongeais, auvergnat...


 
 

En graphie alibertine :   Deucomet ? Deucomèth ?

La prononciation gasconne d’origine est "Doucoumét" ou "Doucoumèth" selon le cas.

coma / combe

Prononcer entre "coume" et "coumo". Une combe est une sorte de vallon, de (…)

com / bouchon, obturateur, marais, abreuvoir...

Prononcer "coum". Un mot court qui peut avoir des sens (et des origines ?) (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Ducomet


 
 

En graphie alibertine :   Labescat + (l’)Abescat

Devrait donc être "L’évêché".

avesque / évêque

Prononcer "abesque".

 
Variante(s) graphique(s) :

Labescat


 
 

En graphie alibertine :   Lestremau + (l’)Estremau

Prononcer "Léstrémaou", où "aou" est une diphtongue.

estrem / écart, extrémité

"a l’estrem" = "à l’écart" Cela doit être de la même racine que le français (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lestremeau

Lestremau


 
 

En graphie alibertine :   (lo,eth) Vinhèr

Prononcer "(lou) Bignè".

vinhèr, vinhèir / vigneron

Prononcer respectivement "binyè", "binyeÿ".

 
Variante(s) graphique(s) :

Bigné