Noms

En graphie alibertine :   Brostau

Prononcer "Broustàw".
La racine "brosta" est très prolifique.

brosta / buisson, branchage

Pron. "brouste"... dérivés : brostèir (prononcer "brousteÿ"), brostic, (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Broustaut

Attestations au 18e siècle à Donzacq.

Le "t" final est-il vraiment logique dans "Broustaut" ? Je suggère que non, et rattache "Broustaut" à la forme normalisée "Brostau".

Broustau

Attesté par Geneanet à Saint-Cricq-Chalosse.


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Tucolat

Semble un diminutif de "tucòu", comme "Tucolet".
Peut-il y avoir confusion avec un hypothétique tucolar ?

tuc, tuca / colline, hauteur, butte, monticule

Ou dune sur le bord de l’océan. dérivés : tuquet, tucòu Et aussi, (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Tucoulat


 
 

En graphie alibertine :   Sòst


 
Variante(s) graphique(s) :

Sost

SOST [65 - HAUTES-PYRENEES]
Typiquement aquitano-pyrénéo-vascon.
Mais la signification nous échappe.


 
 

En graphie alibertine :   Berdòlo


 
Variante(s) graphique(s) :

Berdoulou

Présent dans les Pyrénées (Lescar, Ogeu...).
Geneanet donne aussi "BERDOLLOU ou BERDOLLE 1718 - 1718 Escoubès Pyrénées Atlantiques"
Berdoulou semblant un dérivé de Berdolle, nous allons choisir "Berdolon" comme forme normalisée alibertine.
Le choix du "B" initial plutôt que d’un "V" reste à étayer.

Mise à jour 2020 :
Ce "BERDOLLOU ou BERDOLLE" est très intéressant.
Nous pouvons envisager - l’étude est en cours - que BERDOLLOU soit Berdòlo, donc avec l’accent tonique sur la deuxième syllabe, auquel cas "BERDOLLOU" n’est pas un dérivé de BERDOLLE, mais BERDOLLE une notation très francisée de Berdòlo, BERDOLLOU en étant une autre, un peu moins francisée, puisqu’elle conserve le son ou atonique, hélas sans moyen de signaler qu’il est atonique.

Berdollou

Berdolle

Berdolou


 
 

En graphie alibertine :   Viamoret


 
Variante(s) graphique(s) :

Viamoret

Bazas, 9 juillet 1792
[Dàvid]

Biamouret

Viamouret


 
 

En graphie alibertine :   Fris

Fris

Bien prononcer le "s" de Fris. Nom d’un prince franc (originaire de Frise (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Frix

Fris


 
 

En graphie alibertine :   Darrac

D’Arrac(q).
IGN :
ARRACQ [CASTAIGNOS-SOUSLENS - 40]
ARRACQ [TILH - 40]
ARRAC [ARTHEZ-DE-BÉARN - 64]
ARRAC [GAN - 64]


 
Variante(s) graphique(s) :

Darracq

Nom très répandu en Chalosse et Béarn.


 
 

En graphie alibertine :   Sarrabairosa

sarra + bairosa...
sarra = sèrra ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Sarrabayrouse

Geneanet : SARRABAYROUSE 1610 - 1807 Poumarous Hautes Pyrénées,
IGN : SARRABAYROUSE [BÉGOLE - 65]
Sarrabairosa, Sarravairosa, Sarraveirosa... difficile de trancher


 
 

En graphie alibertine :   Deusilhòl

Geneanet :
DUSILHOL 1690 - 1690 Maillas (40120)
DUSSILLOL 1696 - 1759 Maignac Commune de Lavazan
DUSILLOL 1881 - 1881 Préchac,33730
DUSSILLOL 1754 - 1754 Escaudes

Ce nom pose problèmes. Il semble mixte gascon-languedocien : "silhòl" est clairement languedocien, et doit correspondre à un mot du lexique languedocien (y en a-t-il un en ligne pour vérifier ?).
En gascon, "silhòl" donnerait "silhòu", mais on n’en trouve pas trace ni dans les noms de lieu ni dans les noms de famille gascons.
Mais en Bazadais, les notations officielles du "òu" gascon réintroduisent parfois le "l" (voir "Pujols", "Grignols"...).
Le "du" qui précède "silhol" semble correspondre à un "deu" gascon.
L’attestation de "Dusilhol" en 1690 à Escaudes montre quand même un enracinement très ancien dans la Gascogne profonde...

Deux hypothèses :

 Un nom gascon autochtone, formé sur un mot, "silhòu" qui a disparu précocement.

 Un nom d’immigrant languedocien, ou limousin voire guyennais, gasco-francisé à moitié.

Autre problème, de graphie française aussi bien que gasconne : pour éviter de prononcer "z" entre deux voyelles, on peut être tenté de mettre un double "s" qui n’a rien d’étymologique.
Ce n’est pas pour l’instant le choix de Gasconha.com.


 
Variante(s) graphique(s) :

Dusilhol

Bazas, le 27 novembre 1703
[Dàvid]

Dussilhol

Dussillol

Captieux - Panneau de la Résidence Peyré Dussillol
Captieux - Panneau de la Résidence Peyré Dussillol
L’omission de l’accent aigu à "Peyré" est une source de mauvaise prononciation.
D’ores et déjà, la moitié des mentions de l’adresse par une recherche Google omettent aussi l’accent.
On peut donc prévoir la montée en puissance d’une prononciation aberrante "Pèr Dussillol", et peut-être un jour sa traduction dans l’espace public par "Père Dussillol", qui fera que les historiens locaux du futur chercheront l’existence d’un abbé.
Sauf si Gasconha.com réussit à rétablir la vérité...
Quant au nom Dussillol, ce serait un ancien Duffilol ; confusion entre le s et le f permise par la manière dont on écrivait les s jadis...
Remarquons aussi, sur ce joli panneau, la présence de l’écureuil, qui figure aussi sur le blason de Captieux, et qui est souvent pris comme emblème dans ces contrées landaises.
Tederic M.

 
 

En graphie alibertine :   Malabrana

brana / brande

Prononcer entre "brane" et "brano". branda (prononcer "brande") existe (…)

mau, mala / mal, mauvais

Prononcer "maou", ("aou" étant une diphtongue). féminin "mauvaise" : mau (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Malebranne

Comme Malebrane, attesté au Chili, et semble d’origine gasconne (signification apparente : mala brana = mauvaise brande)
A part le chemin de Malebranne à Vensac (Médoc), le seul lieu qui pourrait s’y rapporter est
MALBRAN [LUGON - 33]. Mais le nom de famille Malbran ne semble pas gascon.


 
 

En graphie alibertine :   Aroish

Prononcer "Arouch".


 
 

En graphie alibertine :   Roaish

Prononcer "Rouach".


 
Variante(s) graphique(s) :

Rouaix

Vraiment sur les bords de la Gascogne, limite Couserans...
Une forme "Arrouaix" a existé en Bazadais, qui semble "Rouaix" avec le "a" prosthétique gascon. Mais "Arrouays" existe aussi en Bazadais...


 
 

En graphie alibertine :   Estingòi


 
Variante(s) graphique(s) :

Estingoy

IGN :
ESTINGOY [MARSEILLAN - 32]
ESTINGOY [SAINT-GERMIER - 32]
ESTANGOUEY [LYS - 64] se rapproche un peu.

Pas d’attestation du nom chez Geneanet.


 
 

En graphie alibertine :   Monaish

Prononcer "Mounach".

« mounàch sm. Moine ; par anal. solitaire- : bibe en mounàch, vivre en solitaire. N. de p. Mounaix, Monaix. Palay »
Multidiccionari francés-occitan

"Mounache" qui existe en plusieurs lieux, semble féminin ; à moins que le e final soit fautif.


 
Variante(s) graphique(s) :

Mounaix

Encore un dérivé de "Ramon" ? Mais d’où viendrait cette terminaison -aix ?

La forme "(de) Monaix" a aussi existé (Béarn, Roussillon), mais semble avoir disparu.

Geneanet :
MOUNAIX 1725 - 1725 Coarraze Pyrénées Atlantiques
MOUNACHOU 1700 - 1730 Bosdarros,64290
MOUNACHET 1741 - 1808 Bosdarros

IGN :
MOUNAIX [COARRAZE - 64]
MOUNAIX [LASSEUBE - 64]
MOUNACHOU [LA CHAPELOTTE - 64]

"x" peut noter le son "sh" en Sud-Gascogne.

Lucien Mounaix, l’ancien maire de Biganos (33) est mort

Monaix


 
 

En graphie alibertine :   (la) Vaquèra

Prononcer "Baquère", "Baquèro"...

vaca / vache

Prononcer "baque" ou "baco". vaquèir (voir le nom "Baquey") ou vaquèr : (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Baquera

Baquère

Geneanet l’atteste à Illartein (09800).


 
 

En graphie alibertine :   Nabona

L’explication donnée sur Geneanet ("Existait aussi autrefois sous la forme Nabona. Il s’agit vraisemblablement d’un matronyme formé sur Bó (= bon), avec agglutination de l’article de courtoisie NA, féminin de EN (N’ [...]") est plausible. Elle vaut aussi bien pour la Gascogne que la Catalogne.
L’IGN donne un lieu PECH NABOUNE [MIREPOIX - 09].


 
Variante(s) graphique(s) :

Nabonne

Nabone


 
 

En graphie alibertine :   Larrolhat + (l’)Arrolhat

La signification de ce nom de famille d’ailleurs très peu attesté semble claire :
"L’arrolhat", donc "arrolha" + suffixe -at à valeur (peut-être) de diminutif.

L’IGN donne les lieux "L’Arrouillat" à Mios (lieu d’où semblent partir des "arrouilles") et LES ARROUILLATS en plein bassin d’Arcachon, entre les chenaux du Teychan et du Passant.

arrolha, arrulha, arrelha / rouille, ruisseau

Le mot "rouille" est une mauvaise francisation, semble-t-il. Peut-être que (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Larrouillat


 
 

En graphie alibertine :   Deuhorc

Du "horc", donc "du bois" ou "du carrefour".

horc, horca / fourche, confluent

Prononcer "hourque" ou "hourco". horc : confluent, vieux mot pour "lieu (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Duffour

Dufour

Dufourc

Duffourcq

Dufourg

Duffourg

Dufourcq

Du hourcq, puis dufourcq, probablement de la forêt Hourcq près de Tartas [Patrick Dufourcq]


 
 

En graphie alibertine :   Deubòsc

bòsc / bois

Dans le sens de "petite forêt". Dérivés : bosquet (prononcer "bousquétt") (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Dubos

Dubosc

Duboscq

Existe aussi en Normandie.


 
 

En graphie alibertine :   Deulau, Deulaur

Explicacion de Guy Dulau (en occitan gascon) :
Per Dauzat, Dulau = Dulac ( lac > du lac) e aqueths noms serén daufinés."
Solament, en Daufinés, i a pas cap de Dulau.
Dinc a 1915 los tròban tots en Gasconha sustot dens los despartaments 40, 64 et 33 ( Bazadés mèi que mèi ).
Dempui aquera data an eishamiat un chic pertot en França e dens lo monde, mès l’Aquitania e aqueths tres despartaments demòran enqüèra los mèi fornits. Fau donc cercar una etimologia deu costat de pr’ací.
Lo Miquèu Grosclaude dens son "Diccionari etimologic deus noms de familha gascons" avança : " Dulau. Originaire d’une maison de ce nom. De lau = lande, terrain vacant ou désert. ". Un maine aperat lo Lau se tròba, perdut dens la lana, au levant de Ròcahòrt.

Una auta etimologia a partir deu gascon m’es estada bohada que va tot au contre de la deu Grosclaude. Dulau poiré vier de tèrra laurada > lau(r). Deu costat de Monfòrt (40) un castèth pòrta lo nom de Laur.
Quala que sii l’explicacion retenguda, lo brèç deus Dulaus sembla bien se trobar en quauque lòc dens las Lanas.

laur / terre labourable, lande, terrain vacant

Ce mot semble avoir disparu de l’usage gascon. Tout le monde n’est pas (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Dulau