Mots

hours

français : ?

"j’habite à côté de l’arriou dau hours : que signifie le mot hours dans ce cas là ?"


 

que’t soeti

français : je te souhaite

 

gavach

français : gavach, gabach, gabaye

Prononcer « gabatch ».
Où qu’il soit employé, le terme "gavach" désigne toujours celui
qui vient de plus au Nord :

 en Espagne, "los gavachos", ce sont les français

 en Roussillon, les gavachs sont les languedociens

 en Languedoc, ce sont les auvergnats

 en Gascogne du Nord (Médoc, ou Entre-deux-Mers par exemple), les "gavaches"
sont les voisins de langue d’oïl, donc les charentais.

La "Grande Gavacherie" est la zone au Nord de la limite oc/oïl, qui commence en
Nord-Gironde (Blaye, Coutras...).
Mais il y a aussi une "Petite Gavacherie" en Entre-deux-Mers.

Voir Les Gavaches de l’Entre-deux-mers.

Noms damb "gavach" :


 

esbagats

français : ?

 

puisheu

français : obstacle

Variantes : puishiu (prononcer "puchiyou"), poishiu (prononcer "pouchiyou")
har puisheu : faire obstacle, gêner
Tira’t deu puisheu : mot à mot "retire-toi de l’obstacle" (en fait "retire-toi du chemin où tu fais obstacle")

Noms damb "puisheu" :


 

pitaret

français : ?

"pitaret a-t-il un rapport avec marchand de cidre ou cidre ?"


 

bidaula

français : ?

 

tà’t pregar

français : s'il te plait

Prononcer "tatpregà".
Traduction mot à mot : "pour te prier"
si te platz existait peut-être, qui paraitrait calqué du français.


 

potinga

français : médicament

Mot féminin, prononcer entre "poutinngue" et "poutinngo".


 

perròc

français : noyau

autre forme (dans le Bazadais) : pròc


 

can

français : chien

Dérivés :
canha (prononcer entre "cagno" et "cagne") : chienne
canhàs est le contraire de canhòt (petit chien).
Le suffixe "as" est un augmentatif.
canhotada ("cagnotade" en français régional) : portée de chiens


 
 
 

chucar

français : sucer

Prononcer "tyucà"...


 

que’nse’n fotem (?)

français : on s'en fout

Graphie non garantie et prononciation variable suivant les endroits : par exemple "qué’nzé’n foutem"

A la première personne ("je m’en fous"), c’est peut-être plus uniforme : (que) me’n foti (prononcer "fouti")


 

costèira

français : ?

"cousteyre"


 

sieti

français : siège

 

carucar ?

français : glisser, trainer (la patte) ?

C’est ma mère qui a employé ce mot, hélas pour parler d’elle-même.
Je ne sais pas si ce n’est pas "carrucar", mais il ne m’a pas semblé entendre un double "r".
[Tederic]


 

solèir, solèr

français : étage ou grenier

Prononcer respectivement "soulèÿ", "soulè".
variante gasconne majoritaire : solèr (prononcer "soulè")

vueita-solèir (prononcer "bueÿte-souley") : vide-grenier

Bordeaux - rua Solèir - rue Souley - rue du Soleil
Bordeaux - rua Solèir - rue Souley - rue du Soleil
Projet de plaque explicative.
Tederic M.

Noms damb "solèir, solèr" :


 

luc

français : forêt

Et plus exactement bois sacré.
Vient du latin "lucus" (bois, forêt). Présent dans de nombreux noms de lieu gascons (Lucmau par exemple), mais le mot semble avoir disparu de l’usage depuis longtemps, peut-être en même temps que les croyances qui lui étaient associées.
J. Tosti signale une forme féminine de "luc" : luque (luca en normalizat) ; luga (lugue) existe aussi.

dérivé fréquent en toponymie gasconne : lugat


 

estouïne ?

français : chaumière ?

 

raba, arraba

français : rave, navet

Ne se prononce pas "raba", mais "rabe" ou "rabo", avec l’accent tonique sur "ra".

dérivé :
rabèir (prononcer "rabèÿ") est attesté à l’Ile St Georges, avec, semble-t-il, le sens de "champ de raves".
Donc aussi arrabèir.
Le dérivé rabar* ou arrabar (champ de raves) existe aussi, semble-t-il, sur le modèle de "brana-branar".
*ne pas prononcer le "r" final.


 

botar vente

français : prendre du ventre

Prononcer "boutà bente".
Mot à mot : "mettre du ventre"

"Et bé, s’adit lou bieil, aquéro histouéro l’a pas empatchat dé passa mairo, lou m..., et dé bouta benté"
[ESPIENS EN PAYS D’ALBRET
Par Régine JOSSE
Publié par les "AMIS DU VIEUX NERAC"]


 
 

ingrenient

français : ingrédient

J’ai fait répéter le mot plusieurs fois, ma grand-mère dit bien "ingrenient" pour le français "ingrédient".
Ce qui prouve un certain atavisme de la simplification gasconne nd > n.


 

angleròt

français : petit angle

[proposition de gasconhaute]


 

horc, horca

français : fourche, confluent

Prononcer "hourque" ou "hourco".
horc : confluent, vieux mot pour "lieu planté d’arbres", carrefour [C. Larronde]
horcada : petite forêt (ancien) [C. Larronde]
horcut, horcuda (hourcut, hourcude...) : fourchu, fourchue, mais aussi boisé

furca en latin médiéval : forêt usagère, selon BBF

Noms damb "horc, horca" :


 

hèsta

français : fête

Prononcer entre "hèste" et "hèsto".

hestaire (prononcer "hestayre", "hestaïre") : festayre, fêtard
Hestaire/Festaire Tederic M.

A cada hèsta annau, cau quaucomet de nau !
A chaque fête annuelle, il faut quelque chose de nouveau !

 

malhon

français : mouette

Prononcer entre "mayou" et "mayoung".

voir aussi :

calhòc / mouette

Souvent orthographié "cayoc" ou "cailloc", quand ce n’est pas "kayok" ou "cayok". malhon = mouette


 

corsaire

français : coursayre

Communément écrit "coursayre".
Le mot français correspondant serait plutôt "courseur". Mais gardons "coursayre" en français !
Prononcer "coursaÿre".

La graphie alibertine "corsaire" met en évidence une identité possible avec le "corsaire" français (pirate), qui pratiquait aussi une "course".