Mots

pin, pinh

français : pin

Prononcer "pi(ng)", "pign".
dérivés :
pinhadar (pignada), par un dérivé intermédiaire pinhat (pignat - petit ou jeune pin) : plantation de pins
pieda (pïéde, pïédo...), pinheda : pinède
pinhadèir (pignadeÿ) : résinier ?
pinhòt (pignot - prononcer "pignòtt" !) (tronc de jeune pin utilisé dans le Bassin d’Arcachon)
pinha (pigne, passé également en français régional pour "pomme de pin"), pinhon (le pignon, qu’on trouve dans les pignes des pins francs, et qui se mange ; mais peut-être aussi un petit pin)
pinhèr : pin pignon, ouvrier qui pigne...
pinhèra : pinède, marchande de pommes de pin (à Bayonne)
et probablement pinassa (pinasse)

« le jeune pin se dit de trois façons : pinhat, pinhòu e pinhòt (Arnaudin, Méaule et Lalanne) » [Halip Lartiga]

piac :
Multidiccionari francés-occitan

piàc, piàt (L.) sm. – Jeune pin. Dans cette expr.- : moulhàt coum un piàc, mouillé, trempé comme un jeune pin ; ses branches en parapluie, en effet, arrêtent et retiennent l’eau du ciel. Palay

Pin maritime, Pin des Landes :
"1° résineux de France, favorisé par l’homme, il constitue la plus importante forêt de production de France, la forêt landaise (950 000 ha)."
[Gilles Granereau]

Noms damb "pin, pinh" :


 

Bon Nadau !

français : Bon Noël !

Prononcer "boun nadaou" (ou "aou" est une diphtongue : "a" et "ou" se fondent l’un dans l’autre comme un bonbon au chocolat dans la bouche).


 

Nadau

français : Noël

Prononcer "Nadaou" ("aou" étant une diphtongue).

"Joyeux Noël" serait Un Nadau gaujós ("U Nadaou gaouyous") mais il n’est pas sûr que cette expression était utilisée.
D’ailleurs, se souhaitait-on "Joyeux Noël" dans la société d’autes còps ?

Plus simple : Bon nadau ! (prononcer à peu près "Boun Nadaou")


 

nat

français : aucun

nada (prononcer entre "nade" et "nado") : aucune


 
 
 

halha

français : grand feu

Prononcer entre "haille" et "haillo".

A rapprocher des "fallas" de Valence en Espagne. C’est le même mot et la même chose.
la halha de Nadau : feu de joie de Noël

Lespy :
Multidiccionari francés-occitan

« HALHÈRE embrasement. -, feu de la Saint-Jean. - « petit brandon que les enfants agitent, la veille de la Saint-Jean. »

voir aussi :

Noms damb "halha" :


 

picahòu

français : pique-hoou

Coûtume en Chalosse quand les enfants allaient de maison en maison...
Plus de détails
ICI et .


 

còp

français : fois

 

tasca

français : terroir ou fumier ?

Prononcer entre "tasque" et "tasco".

Simin Palay que cita sus lo diccionari mantuas
expressions :
estar de la tasca = être du lieu ;
autochtone
mantengam la tasca = gardons, sauvons la terre
En Aspe et Barétous, estar d’era tasca, signifie être de la vallée même.
Il y a aussi le mot endret -un peu synonyme- mais plus localisé... il
remplace le hameau ou le village, ou même la Casa.
Palay cite "qu’ei un beròi
endret = c’est une belle maison" ; "de quin endret qu’arriba ? = de quelle
commune arrive-t-il ?"
La tasca pourrait être une extension de la motte de terre gazonnée, la
partie superficielle d’un sol herbeux... ce qui devient le sol, puis la terre natale.
C’est comme en français : terre => territoire
[Hubert Dutech]

C’est l’épaisseur de fumier laissée par les brebis durant tout l’hiver dans leurs "parguets", ce fumier est
moulu et ensuite dispersé dans les prés, au printemps comme engrais.
Ne conéishi pas eth tèrmi de terrador
qui vienarèi de tasca ????
[Emiliana deth País Tòi]


 

deisha’m har

français : laisse moi faire

Prononcer un peu comme "deche’m ha". Peut s’écrire aussi dans un système non alibertin "deche-m ha".

voir aussi :

deishar / laisser

Prononcer "déchà".
Variante : daishar (prononcer "dachà")


 

ahorest

français : forêt

Mot féminin ? "la més escuro ahourést" [Poésies gasconnes de J.-G. d’Astros]
Pour Palay, c’est masculin : « ahourè, ahourèch, ahourès, ahourìu, hourèst sm. – Terrains couverts de bois, fourrés, hallier, pacage dans le bois. N. de l. et de p. Forest. »
Multidiccionari francés-occitan

Remarquons que Palay donne dans la liste précédente une forme sans a initial : hourèst (horest).

Je fais l’hypothèse que ce mot se retrouve en toponymie gasconne sous différents déguisements : L’AOURET, FAOURES, FAURES, LAURES,
LAURETS, HAOURES, LAHOURES, HOUREST, HAURETS, HOURES, FAURESSE, HAURESSE, LAFOURESSE...
Seule la forme "Faoures" irait dans le sens d’un mot haures(t) qui serait horest diphtongué. Mais le F initial peut avoir été restauré au mauvais endroit ?
Je subodore des confusions avec "haur/forgeron" et "laurèr/laurier".
Le "a" initial de "ahorest" a souvent dû être pris pour le "a" de l’article féminin.
[Tederic]

voir aussi :

Noms damb "ahorest" :


 

souquet

français : ?

Prononcer "souquét".

petit soc, support ?


 
 

bibliografia

français : bibliographie

C’est un mot composé de deux mots grecs, donc la forme gasconne ne diffère guère de celle du français.


 

berret, bonet

français : béret

Prononcer respectivement "bérétt" (avec deux "r" à rouler bien fort) et "bounétt".

Le béret est d’origine plus béarnaise que basque. Justice !-)

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« berretè,-re, berretàyrẹ,-e : qui fait, qui vend des bérets. » (berretèr, berretèra)

A visiter : le site du "Beret project"
The Beret Project


 
 

piòc

français : dindon, poussin, poulette, jeune poule

Un de ces mots dont le sens varie d’un endroit à un autre, tout en restant en général dans le domaine des gallinacées.

voir aussi :

toi / dinde

Prononcer "touÿ".


 

toi

français : dinde

Prononcer "touÿ".

voir aussi :

polòi / dindon

Prononcer "pouloÿ".


 

hriesta, frinèsta

français : fenêtre

Prononcer entre "frinèste" et "frinèsto".
Aussau a hrièsta ou ahrièsta, qui sont des formes bien présentes en toponymie dans une large part de la Gascogne.
Elles sont au stade ultime d’évolution gasconne de "frinèsta", avec remplacement du "f" par le "h" et arrivée du "a" d’appui.
On retrouve cette forme dans arristoun :
« L’arristoun (ou ristoun) est un terme gascon (ahriston ou hriston) désignant une petite ouverture permettant jadis de nourrir les deux bœufs de la maison depuis la grande cuisine (séjour). » [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arristoun]

Voir aussi le nom Larrieste, et aussi une discussion sur les toponymes "Arieste" etc. insérée dans le loc "Un des deux ponts jumeaux de Sanche".

Dans la toponymie, ce mot serait utilisé pour "désigner un endroit ouvert, en pays de montagne" ; "il a été donné à des cols ayant vue sur les deux versants." [Morlet, Dictionnaire étymologique des Noms de famille, p. 404. - citation trouvée dans un message du yahoogroupe Aragon_Historia_Genealogia_Culturas]

çò que balhan aus praubes per la pòrta...
torna entrar per la frinesta.

crosea (prononcer "crouséo") existe en Albret armagnacais, et est une gasconnisation du français "croisée".
"L’Antologia de Labrit" de Dardy donne aussi bien "frièsta" que "frinesta".


 

auciprèr, ciprèr, ciprès

français : cyprès

auciprèr attesté dans "l’Antologia de Labrit" de Dardy, p.147 tome des chansons et proverbes.
Prononcer "aouciprè".
Curieux ce "au" au début du mot...
[Tederic M.]

Noms damb "auciprèr, ciprèr, ciprès" :


 

planvenguts

français : bienvenus

ou benvenguts...

voir aussi :

planvengut / bienvenu

Prononcer "plabéngut".
féminin (bienvenue) : planvenguda (prononcer "plabéngude")

Variantes :
bienvengut,
benvengut


 

- Tederic Merger

hons, honsa

français : fond

Prononcer respectivement "houns", "hounse", le second étant la variante féminine...

Dérivé : honada, honsada
« hounade, hounsade : Enfoncement, bas-fond, excavation ; partie inférieure d’un champ en pente où s’accumule la terre éboulée ; en G. aussi vallon. V. houns. » [Palay]
Multidiccionari francés-occitan

Tresor dóu Felibrige :
« FOUNSO, HOUNSO (g.) s. f. lieu bas, bas-fond, vallon »

Noms damb "hons, honsa" :


 

trempe, trempat, chòc...

français : trempé

 

sauque

français : ?

 
 
 

 ?

français : sourire

 

pegar

français : cruche

Faut-il prononcer le "n" final ?


 

becadèr, becadèir ?

français : bécassier

Prononcer "bécadè", "bécadeÿ".

"je recherche l’orthographe du mot le becassier"

voir aussi :

becada / bécasse

L’audèth (l’oiseau).
Prononcer "becade"*, "bécade" ou "becado".

* en "parlà neugue"

Le becade
Le becade
"De lèbe, paloume ou becade,
guit ou sarcelot,
Que aben lou crot...
(Extrait des cantes de noste de Loys Labèque)"