Mots

- Gaby

desmonvirat

français : dérouté, abasourdi, troublé

Bordalés.


 

- Gaby

codonhadas

français : coups portés à quelqu'un

Bordalés.

voir aussi :

codonh / coing

Prononcer "coudougn".
dérivé :
codonhèir (prononcer "coudougnèÿ") : cognassier


 

- Gaby

carimamó

français : vacarme, brouhaha

Bordalés.


 

- Gaby

de còrn en cunh

français : en travers, en diagonale.

Bordalés.

voir aussi :

cunh / coin

Variantes : conh (prononcer "cougn"), cuenh (prononcer "couégn")

Le dictionnaire gascon de Rei Bèthvéder donne :
coin m. (petit espace) cunh, cuenh, canton, cohin...

Multidiccionari francés-occitan

Il y a bien d’autres mots pour dire "coin" en gascon (còrn, canton...).

arrecunh : recoin


 
 
 

bon viatge

français : bon voyage

Prononcer à peu près "boun biadyé" avec l’accent tonique sur "bia".


 

honhar

français : enfoncer, tasser

Prononcer "hougnà".
"possar hortament, prémer" e’ns ditz lo diccionari "Tot en gascon".
honhada ("hougnade") : poussée

Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !


 

hurlupar

français : ?

"béver en hent brut", e’ns ditz lo diccionari "Tot en gascon".


Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !


 

- Tederic Merger

moret

français : brun

Prononcer "mourét".


 

- Tederic Merger

colana

français : pièce de colombage, tournisse

Prononcer entre "coulano" et "coulane".
Le mot français laisserait croire à un dérivé de "colombe" (pigeon, quoi...), mais il n’en est rien, et le mot racine est plutôt le "latin classique columna, colonne" [Wikipedia].
Le gascon évite la confusion.
dérivés : colanat (prononcer "coulanatt"), à moins que ce soit colanar (prononcer "coulanà"), puisque Robert Coustères, qui est une source fiable, écrivait "coulanà" : ensemble du bâti en colombage, ou cette manière là de construire ?
Lo chafre sus la maison armanhaquesa Le crépis sur la maison traditionnelle d’Armagnac


Un lexique gascon de la charpente ? Tederic M.


 

petepruet

français : ?

pruet = lieu planté de pruniers ? Pourquoi "pete" ?


 

aussariga

français : carcasse, ossature

Je n’ai trouvé ce mot que chez Robert Coustères, "l’arrajàt bregnaire", qui préférait que les "aussarigos" des maisons de colombage d’Armagnac restent "crépies - chafràdos - à l’or du sable fauve préparé à la chaux grasse".

Lo chafre sus la maison armanhaquesa Le crépis sur la maison traditionnelle d’Armagnac

Un lexique gascon de la charpente ? Tederic M.

"ossature bois" pourrait donc se traduire par "aussariga de husta" ?


 

tortís

français : torchis

Prononcer "tourtiss".
Un lexique gascon de la charpente ? Tederic M.

voir aussi :

bard / boue

dérivés :
barda (prononcer "barde"),
bardòc,
bardin,
bardinat, bardinada : terrain très boueux.
bardís : boue, saleté.
bardèr, bardèra :
« bardè,-re s. – Bourbier ; cours d’eau bourbeux. » [Palay]

bartòc : tampon, mélange de glaise et de paille
bardís, bardish, palha-bard : torchis

La parenté avec "barta" (barthe -zone humide auprès d’une rivière) est à étudier.

Noms damb "tortís" :


 

cantilat

français : chevron d’angle d’une charpente

On reconnait la racine "cant*" dans le sens "lo cantèr deu lheit".
Un lexique gascon de la charpente ? Tederic M.

voir aussi :

 

- Tederic Merger

gèsta, genèsta

français : genêt
Mot languedocien correspondant : ginesta

Prononcer entre "gèste", "gnèsto", "yèste", "yèsto"...
variante :
nhèsta (prononcer entre "gnèste" et "gnèsto")
anhèsta semble aussi exister, donc avec un "a" de soutien, comme en témoignent en Armagnac par exemple des lieux "Lagnesta" qui ne peuvent guère être que des "L’anhestar" (lieu planté de genêt).
Il y a d’ailleurs des noms de lieu répertoriés "Laguesta" qui doivent être cacographiques.
dérivé : gestar ((prononcer "jestà") : mot masculin qui signifie "lieu planté de genêt"

Anhesta hlorida suu camin de Hauvèu, a Arriaup (Réaup)
Anhesta hlorida suu camin de Hauvèu, a Arriaup (Réaup)
Photo de Jean (13 mai 2012)
voir aussi :

jauga / ajonc

"jaugue" en français régional.
Prononcer "jawgue", "jawgo", "yawgue", ou "yawgo".
Dérivé :
ajaugar (prononcer "ajawgà" ou "ayawgà"), jaugar : endroit où il y a de la jauga.
jaugut, jaugós (jàwgouss) : couvert d’ajaugue ?

Noms damb "gèsta, genèsta" :


 

estantèr

français : étai de bois

ou pièce de charpente.
Prononcer "estantè". [Palay]
los estantats : la structure en colombagecolana = pièce de colombage, tournisse

voir aussi :

estantada / auvent

Prononcer "estantade" ou "eustantade".
Voir la page sur la maison landaise.

La page wikipedia "Estantat" donne (repris de JJ Fénié) la jolie expression "« har estandada », qui peut se traduire par rester sous l’auvent, afin de discuter en famille, entre voisins ou contempler le crépuscule en prenant le frais les soirs d’été".

Entre estantad(e)/estandat/estantat, il est un peu difficile de choisir. Peut-être y avait-il des variantes du mot, mais "estantad", qu’on rencontre souvent dans les écrits, est suspect, surtout qu’on va facilement le prendre pour un mot féminin espagnol du genre "felicidad"...
Mais le "d" final a parfois pu noter des mots gascons masculins qui ont en fait le son "t".


 

cabiron

français : chevron

Prononcer entre "cabirou" et "cabiroung".
Un lexique gascon de la charpente ? Tederic M.

"pièce de bois équarrie soutenue par des pannes, et qui supporte des liteaux, lambourdes ou voliges" [Wikipedia]
dérivés :
cabiroat : carpenta, assemblatge deus cabirons [P. Morà] = cabiroatge (cabirouatye) [Justin Cénac-Moncaut]

Duvert et Bachoc écrivent "A Labastide-Clairence, dans le gascon du village, l’eskaratze se dit sotou, soule* est le fenil et la toiture se dit "kabiroun".
*Il doit s’agir de "sòu" (soou) - si maltraité par les transcriptions françaises peu familières de la diphtongue "òu", et de "solèr" (soulè).

Le mot basque "gapiru" présent en Basse Navarre et Labourd
Charpentiers basques et maisons vasconnes [Duvert & Bachoc] Note de lecture sur le hors-série 2001 du bulletin du Musée basque et de Bayonne
est l’adaptation directe de "cabirou".

Ce mot "cabiron" était bien connu dans une grande partie de la Gascogne, où le mot français correspondant "chevron" n’avait pas "pris", au contraire de "fetatge", par exemple, pour "poutre faitière", qui s’était imposé en Bordelais, Médoc, Agenais...
Cette force du mot se voit aussi dans son rayonnement au pays basque.
Voir si "cabiron" est présent aussi en Languedoc, Guyenne, Provence... son origine latine le rend vraisemblable.

D’autres mots relatifs à la charpente :
http://gasconha.com/spip.php?page=gran&id_gran=32712


 

estantada

français : auvent

Prononcer "estantade" ou "eustantade".
Voir la page sur la maison landaise.

La page wikipedia "Estantat" donne (repris de JJ Fénié) la jolie expression "« har estandada », qui peut se traduire par rester sous l’auvent, afin de discuter en famille, entre voisins ou contempler le crépuscule en prenant le frais les soirs d’été".

Entre estantad(e)/estandat/estantat, il est un peu difficile de choisir. Peut-être y avait-il des variantes du mot, mais "estantad", qu’on rencontre souvent dans les écrits, est suspect, surtout qu’on va facilement le prendre pour un mot féminin espagnol du genre "felicidad"...
Mais le "d" final a parfois pu noter des mots gascons masculins qui ont en fait le son "t".

voir aussi :

emban / auvent

Noms damb "estantada" :


 
 

morèu

français : mûrier, fauvette, sarrasin...

Prononcer "Mourèw".
"mûrier" [Vigneau, dict. du gasc. Bazadais], fauvette selon le dictionnaire de Meaule, sarrasin (céréale) selon le contaire Miquèu Baris...

voir aussi :

mora / mie, moelle, parties molles

La mora... Etymologie allant de mie, moelle.. et mollard !

« Aqueth prauvon, sense caishaus, que deisha la crosta e que minja la mora… »

En gascon la « mora » est un mot qui désigne :
• la mie du pain,
• La moelle dans certaines parties de Gascogne.
• mais aussi des parties du corps bien rebondies et molles comme le mollet (lo moron de la cama), les fesses (las moras deu cuu).
En gascon de la Val d’Aran, on a aussi de la même famille : « eth morelh deth braç » = le biceps et « eth morelh dera cueisha » = le muscle de derrière la cuisse.
En catalan, on a «  la molla del pan » = la mie du pain mais aussi les miettes.

Etymologie.

Le latin « mollis » = souple, mou. On a en latin « mollia panis » = la mie de pain.
C’est cet adjectif qui a donné en français « mou  » mais aussi « mollet » et plus vulgairement « un mollard  »… !
En catalan, ça a donné directement « la molla » et en gascon, par le remplacement des -ll- intérieur en -r- on a « mora ».

Mais on a aussi en latin « medulla » = la moelle. Ce mot a donné en ancien occitan : « mezola » = la moelle. En gascon, ça a donné le mot « lo medoth » à la double signification : la moelle et la mie.
A Saint Sever de Rustan, « la mora » est uniquement la mie de pain et « lo medoth  » est uniquement la moelle. Ce dernier mot tend d’ailleurs à disparaître pour le gallicisme la « moèla » : Shuca’t aqueth òs e tira t’en la moèla… moth = mou


 

- Tederic Merger

arreganh, arganh

français : hargne, fierté hargneuse

Prononcer "arrégagn", "argagn" si contraction...

Deux sens apparemment sans rapport :

hargne

dérivés :
arreganhat : hargneux, insolent, rebelle [dictionnaire "Tot en gascon"]
français régional : arregagnat = râleur, grognon (bayonnades.fr)

Le verbe espagnol regañar semble être de même origine.
Il signifie "aboyer", mais aussi "quejarse, lamentarse, gritar" [www.elcastellano.org]

miette

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« argagn sm. – Miette, parcelle. V. brigalh, mic. Û argagn de pà, une miette de pain (Lalanne) »


 

abriu

français : avril

Prononcer "abriyou".

Au mes d’abriu...
Au mes d’abriu, quites pas un hiu !
Au mes de mai, pas guair !
Junh, julhet, agost, tot !

 

ressegaire

français : bûcheron, scieur de long

Prononcer "rességaÿre".
variante : arressegaire

Buzet sur Baïse - Le rességayre
Buzet sur Baïse - Le rességayre
Tederic M.
voir aussi :

sèga / ronce

significations multiples : ronce, haie, mais aussi "scie" (segar = scier)
dérivés :
las seguèras (les moissons)
(dans le sens "scie"), har l’arressèga (ou la ressèga) : répéter d’une manière insistante le même discours... sciant


 

 ?

français : petit lezard
voir aussi :

 
 

man

français : main
Ua man lava l’auta.
Une main lave l’autre.

 

dar

français : donner

Prononcer "da".

Cadun ne pòt dar que çò qu’a !
Chacun ne peut donner que ce qu’il a !
voir aussi :

balhar / donner

Prononcer "bailla".

dérivé :
balhiu : généreux
Lexique gascon de Jean Dartigolles (Cernès) Extraits choisis

donar et dar existent aussi.


 

créder

français : croire

Acent tonique sur "cré".

variante : créser

Lo qui vòu pas créser vòu véser.
Celui qui ne veut pas croire veut voir.

 

trouac sègue

français : Perce-haie ?

Il y a une petite erreur de transcription. Voir Trauquesègue / Traucasèga