L’evolucion de las lanas de Gasconha

- Gerard Saint-Gaudens

Réaup - Les Aloumats - parc photovoltaïque
Réaup - Les Aloumats - parc photovoltaïque

Un excellent article synthétique (en gascon) de Jean-Jacques Fénié extrait du "Jornalet" sur l’évolution des Landes.

Voir en ligne : https://www.jornalet.com/nova/13315...

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Vos commentaires

  • Le 15 février 2021 à 21:07, par Tederic MERGER Estat deus lòcs guaire gaujós

    Une vision très noire, hélas réaliste : en gros, rien ne va, mais ce n’est pas nouveau, sauf que c’est de pire en pire...
    La seule lueur d’espoir viendrait de Pro Silva, qui prône une sylviculture en accord avec la nature, avec le sol, plus artisanale, à l’opposé de la tendance générale d’utiliser le sol landais comme support pour faire... du hors sol ! (dommage pour la biodiversité)
    Pro Silva : un modèle alternatif pour la forêt landaise ?

    Les parcs photovoltaïques sont évoqués, et aussi l’entrée en scène de sociétés de gestion forestière qui proposent de s’occuper de tout à des petits propriétaires découragés. J’avais remarqué "Forest Invest" à Réaup... reaup-lisse-forest-invest-63383.jpg?1766663313
    (Réaup-Lisse)
    Forest Invest

    Pourquoi l’espace landais est-il une proie si facile ?
    Chercher la rentabilité, c’est humain. Faire du calcul économique, c’est normal.
    Mais des économistes nous disent depuis longtemps qu’il faut que les coûts environnementaux soient facturés à qui de droit...
    C’est un problème mondial, qui dépasse la Gascogne.
    Je n’ai pas d’idée arrêtée sur les réponses que nous pourrions trouver localement. Peut-être commencer par montrer les dégâts ; ça, nous sommes quelques uns à le faire sur Gasconha.com, par petites touches, et sans non plus vouloir plomber l’ambiance... et cet article de JJ Fénié sur le Jornalet le fait très bien !

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  • Le 19 juillet 2022 à 17:26, par Tederic MERGER Diversifier les essences pour limiter le risque d’incendie ?

    Non, répond Christian Pinaudeau, ancien secrétaire général du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, interrogé par Sylvain Cottin, du journal Sud-Ouest :

    - La forêt gasconne a fait du pin maritime une monoculture à travers un million d’hectares inflammables. Ne faudrait-il pas songer à y planter d’autres essences ?

    - Vous allez me ressortir le mythe de l’arbre pompier ? Ça ne tient pas deux minutes. Avec ce genre de feux, pas un arbre ne résiste à de telles températures ; regardez ailleurs dans le monde, qu’il s’agisse du nord des États-Unis ou de l’Australie. Le climat est un facteur aggravant, certes, mais si personne ne met le feu, les pins maritimes ne s’embrasent pas spontanément.

    Incendies en Gironde : « Multiplier les Canadairs est une fausse bonne idée »

    Oui, répondait en 2003 Michel Thinon (à propos de la forêt méditerranéenne, mais le changement climatique ne rend-il pas les conditions très proches en forêt landaise ?) :

    Pour cet expert, la solution à long terme n’est donc pas de débroussailler : le résineux, ami du soleil et du feu, ne fera que proliférer. Il faudrait donc planter des frênes à fleurs, à l’ombre desquels s’épanouiront des chênes à feuillage caduc « sur des bandes d’un kilomètre de large, perpendiculaires au vent, c’est le seul moyen de sortir de la logique infernale du feu ». Cela permettrait au moins de freiner le prochain incendie.

    Des essences hautement inflammables
    En accusation : les résineux qui ont remplacé la « forêt originelle ».
    mimizan-plage_de_lespecier-61882.jpg?1766663313
    (Mimizan)
    La plage de Lespecier

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  • Le 21 juillet 2022 à 11:07, par Tederic MERGER Le chêne dans le massif landais

     Présentement, la forêt landaise n’est guère productrice de chêne : quand "la Nouvelle Aquitaine" entière produit 12 % de la récolte française, imaginons la part du Massif landais !
     A l’échelle française, l’exportation de chêne vers la Chine est vue comme un problème : la matière première n’est pas sciée ni transformée en France.
     Le chêne produit de luxe :

    Qualité du bois, durabilité
    C’est une essence rare et précieuse
    Imaginons de nouvelles utilisations
    Marketons-le comme tel = un produit de luxe

    2018 - Assemblée générale Comité des Forêts -Jacques Ducerf - « Le chêne et son avenir »
    On sent un potentiel inexploité...

     Or le chêne peut s’épanouir dans le sol landais :

    Ce sont tous des chênes pédonculés spontanés. Ils marchent le feu de dieu
    Mais surtout : ils poussent dans une région qu’on prétend condamnée à ne produire que du pin maritime.

    Jacques Hazera : De beaux chênes bien landais

    Certes, le risque est bien réel que ces arbres [des chênes poussés naturellement et sélectionnés pour leur potentiel] claquent avant d’arriver à leur maturité (gels, sécheresses…), mais d’une part, il est improbable qu’ils claquent tous, et d’autre part, ce risque est proportionnel aux très faibles investissements dont ils ont fait l’objet. En outre, ces arbres représentent aussi une certaine diversification de la production dans un océan de monoculture.
    N’oublions pas enfin que ce sont quasiment toutes les essences, pin maritime inclus, qui sont aujourd’hui gravement menacées par un fléau ou par un autre, et que la diversification est une stratégie de poids face à ces menaces

     Mais attention à sa commercialisation future :

    Les belles billes de chêne du Massif landais risquent donc de se heurter, lorsque viendra l’heure de leur commercialisation, à l’absence de débouchés locaux, comme c’est déjà le cas aujourd’hui pour les plus beaux pins maritimes, qui malheureusement ne trouvent preneur à un prix correct qu’en dehors de la région.

    Jacques Hazera : Des chênes dans le Massif landais

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  • Le 21 juillet 2022 à 19:19, par Vincent P. Vers une diversification des essences

    Incendies en Gironde : que restera-t-il des forêts, une fois les flammes éteintes ?
    Les feux qui ravagent deux forêts du département ont détruit certains arbres pluricentenaires et bouleversé la faune locale. Il faudra attendre deux étés avant de replanter.

    Le Monde vient de sortir un article sur la question : la thématique de la diversification des essences est partout.

    En Gironde, en tout cas dans le secteur de Landiras, là aussi les propriétaires privés devraient, à terme, replanter. « Après l’exploitation des peuplements, on attend toujours au moins deux étés avant de replanter pour éviter les pullulations d’insectes », explique Stéphane Latour, le directeur de l’interprofession Fibois Landes de Gascogne. Il faudra avant cela faire l’inventaire des terrains brûlés, coordonner les travaux des propriétaires, évaluer les moyens humains et financiers nécessaires, la quantité de plants disponibles… L’enjeu de l’adaptation au réchauffement sera également pris en compte. « Même si le pin est très adapté à la sécheresse et aux Landes, il faudra prendre le temps de réfléchir aux essences que l’on plante », espère Stéphane Latour.

    A Anglet, la future forêt du Pignada sera plus diversifiée qu’elle ne l’était auparavant et comptera deux tiers de pins pour un tiers de chênes-lièges – il faudra attendre au minimum une trentaine d’années avant que les pins maritimes puissent être abattus pour alimenter notamment le secteur de la construction. Les forêts constituées d’une plus grande variété d’espèces sont plus résilientes au réchauffement, même si cela ne les protège pas des incendies. « Le facteur principal de ces feux, c’est l’état de stress hydrique des arbres, rappelle Sylvain Delzon. Lorsque la végétation a une teneur en eau relativement faible et que cela se conjugue avec de fortes chaleurs, tout est inflammable. »

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  • Le 21 juillet 2022 à 20:50, par Tederic MERGER Le chêne-liège comme espèce de diversification

    Sur le tiers de chênes-lièges prévu au Pignada d’Anglet :
    Le liège gascon

    C’est une idée sympathique, puisque ça va dans le sens de la diversification des essences et contribuera aussi à la relance de cet arbre en Gascogne.

    Côté incendie : le chêne-liège serait très inflammable (5/5 sur une échelle de 5) et combustible (4/5 sur une échelle de 5) ; mais ça dépend aussi des espèces qui l’accompagnent, de sa "litière"...
    Mais s’il s’enflamme facilement, « le chêne-liège est capable de résister à des incendies parfois violents », grâce à « l’épaisseur et à la structure de son écorce » (tant qu’on ne l’a pas pelé !).
    Le chêne-liège des Pyrénées-Orientales face au feu

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  • Le 21 juillet 2022 à 22:24, par Clement L’evolucion de las lanas de Gasconha

    L’avis de Jacques Hazera dans un article de la dépêche :
    https://www.ladepeche.fr/2022/07/21/incendies-en-gironde-retrouver-une-foret-dorigine-prendra-au-moins-un-demi-siecle-estime-un-expert-10448509.php

    Les deux feux qui ont ravagé près de 21 000 hectares de forêt en Gironde depuis 10 jours n’ont pas progressé dans la nuit. Avec l’accalmie, les questions sur le futur de ces étendues boisées commencent à se poser. L’expert forestier, Jacques Hazera, qui connaît bien les spécificités de la forêt des Landes, explique comment elle peut se reconstruire.

    Au total, près de 21 000 hectares de forêt ont été ravagés en Gironde : 7000 hectares à la Teste-de-Buch et 13 800 hectares sur le secteur de Landiras, représentant à lui seul un périmètre de 66 km. Face au désastre, Emmanuel Macron a annoncé, sur place, à La Teste-de-Buch "un grand chantier national pour pouvoir replanter cette forêt". Mais comment reconstruit-on une un espace boisé de cette ampleur et combien de temps cela peut-il prendre ?
    Pour une repousse naturelle

    Pour l’expert forestier Jacques Hazera, "le mieux est de laisser faire le pouvoir de régénération". Ce spécialiste de la forêt des Landes explique que "le processus de repousse pourrait être accéléré par le fait que les pins qui pourraient toujours libérer leurs graines sur un sol vierge, le feu ayant tout brûlé".

    "Les replantations artificielles ne sont pas la bonne voie. Cela implique une certaine violence avec des labours et des dépenses inutiles", confie l’expert, "Les reboisements massifs fonctionne mais les inconvénients sont nombreux : un coût conséquent, des passages de tracteurs à répétition, et donc une réduction de la fertilité de la terre".
    "Un mélange d’arbres"

    "Avec une période d’observation d’un ou deux ans et un bon travail des forestiers, les choses peuvent bien se passer de façon naturelle. Dans un délai de cinq ans, la régénération pourrait commencer, ce qui correspondrait à la renaissance de la forêt", selon Jacques Hazera. Mais l’expert estime que "retrouver une forêt d’origine prendra au moins un demi-siècle voire un siècle".

    A lire aussi : Incendies en Gironde : la pluie peut-elle éteindre les flammes ?

    Pour la replantation et la reconstruction d’une forêt, "il faut idéalement effectuer un mélange d’arbres", explique le spécialiste. Mais avec les spécificités météo des Landes, "la facilité est de planter du pin maritime landais déjà présent avant les feux". Cet arbre tient face à la chaleur, les inondations ou le vent et représente "une garantie pour l’avenir et restera l’arbre principal de cette forêt".

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  • Le 25 juillet 2022 à 13:25, par Tederic MERGER La forêt médoquine en pointe ?


    Médoc

    Une étude sur la forêt landaise jette un coup d’oeil sur sa partie médoquine (« Une ré-inscription de la forêt dans le territoire portée par des dynamiques résidentielles et d’innovation : le pays Médoc ») et c’est encourageant !
    Elle nous dit que la forêt du Médoc a « fortement évolué, notamment suite à la tempête de 1999 »
    Le mieux est de citer les passages les plus significatifs - je mets en gras ce qui me semble important :

    un processus de diversification des essences forestières avec le développement de forêts de feuillus (chênes notamment, mais aussi robiniers) et de forêts mélangées (associant des feuillus et le pin maritime)


    Le robinier (faux acacia), un bon choix pour diversifier la forêt landaise ?

    Contrairement au pays des Landes de Gascogne, les dynamiques de résidentialisation contribuent ici à réinsérer la forêt dans le développement territorial du pays médoc.

    [Agaçante, cette appellation "pays Médoc" : le Médoc tout court, ça ne suffit pas ?]

    Si ces dynamiques résidentielles doivent être mises en relation avec l’emprise actuelle des processus de littoralisation et le desserrement de la métropole bordelaise, elles témoignent également d’un renversement de perspective qui s’incarne notamment dans la valorisation du cadre de vie médocain, la promotion et la patrimonialisation de la diversité de ses écosystèmes (littoraux, vignes, forêts, estuaires…).

    conscients de la position subalterne de la forêt médocaine, et de son découplage progressif avec les industries du massif landais, les sylviculteurs et les collectivités locales ont engagé des réflexions visant à trouver des débouchés et des réseaux de transformation davantage en lien avec les caractéristiques actuelles de la forêt médocaine, avec les nouvelles attentes des usagers (écoconstruction, plaquettes-énergie) et, plus largement, avec le devenir du territoire.

    Cependant, la valorisation marchande de ces boisements demeure problématique en l’absence de débouchés industriels locaux.

    les normes environnementales et patrimoniales actuellement promues sur ce territoire par les acteurs publics et les résidents créent de nouveaux liens à la forêt via la biodiversité ou la qualité des paysages forestiers

    Olivier Mora et Vincent Banos, « La forêt des Landes de Gascogne : vecteur de liens ? », VertigO - la revue électronique en sciences de l’environnement

    Diable, la forêt médoquine va-t-elle devenir l’exemple à suivre ?
    Elle bénéficierait paradoxalement des dévastations de la tempête, qui auraient permis un nouveau départ, et de l’entrée du Médoc dans l’aire urbaine bordelaise, qui amènerait un nouveau regard...

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  • Le 25 juillet 2022 à 16:56, par Clement L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Il y a 10 ans j’avais suivi une formation de sylviculture du SSSO.
    J’avais demandé pourquoi 5 à 10 % d’une parcelle en coupe rase n’était pas replantée en feuillus, le reste en pins.
    Le formateur m’avait considéré un peu comme un huluberlu qui ne connaissait pas la forêt cultivée, ce qui est vŕai...
    Il y a des sols où rien d’autre que des pins peuvent pousser.
    Ensuite l’aspect économique est primordial et je le comprends.
    La terre de certains endroits du Médoc est vraiment pauvre. Pourra-t-on appliquer les préconisations de l’article cité par T.M. ?

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  • Le 25 juillet 2022 à 21:58, par Tederic MERGER Diversification des espèces d’arbre

    L’étude de Olivier Mora et Vincent Banos que j’ai rapportée ci-dessus dit quelque chose d’une représentation dominante d’un massif landais qui repose sur le pin et rien d’autre :
    « les représentations du massif des Landes de Gascogne, comme espace homogène, continu et monofonctionnel, gardent une force et une permanence paradoxale »

    La réaction passionnément hostile, rapportée plus haut, de Christian Pinaudeau, ancien secrétaire général du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, quand on lui parle de diversification des essences, est du même tonneau (de résine !). Il ne veut pas entendre que certaines espèces diffuseraient moins facilement l’incendie...

    Je suis moi-même sensible à l’unité du triangle landais, le "pays du sable" de Delbousquet.
    Mais il me semble avoir vu des cartes géologiques qui montrent dans les Landes une diversité du sol. Par exemple, l’alios n’est pas partout à 2 m...
    Et donc, des feuillus peuvent se développer dans certains secteurs et pas dans d’autres. Il faut voir aussi lesquels (certains chênes, robiniers...). C’est vrai que le pin est à l’aise à peu près partout...

    Ensuite, il semble qu’un forestier landais qui voudrait vendre autre chose que du pin pourrait avoir des difficultés.
    Mais quand on parle d’implanter (ou de laisser pousser) des espèces autres que le pin, après des coupes rases, des incendies ou des tempêtes, on se situe dans le très long terme, donc il y a le temps pour que des filières de sciage et de commercialisation se développent pour ces nouvelles espèces.

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  • Le 13 août 2022 à 11:33, par Tederic MERGER Pignadà ou lotissement ? il va falloir choisir !

    Très bon article de l’universitaire Christine Bouisset dans Sud-Ouest.
    escalans-le-pignada01-e9c29.jpg?1766663313
    (Escalans)
    Une entrée de "Le Pignada"

     L’urbanisation incontrôlée du massif landais (« prolifération anarchique au contact de la forêt ») accroit les risques d’incendie, puisque ceux ci ont souvent une cause humaine, involontaire ou volontaire.

    causes humaines d’incendies : déséquilibré pyromane, panne d’un véhicule, braises échappées d’un camion pizza, étincelles au passage d’un train, travaux en forêt, feu d’artifice, jet de mégot, etc.

     Mais elle complique aussi les secours :

    La présence de nombreux quartiers et hameaux éparpillés contraint les secours à gérer la mise en sécurité de milliers de personnes et les oblige à disperser leurs moyens pour protéger les maisons dans une logique défensive, au détriment d’une stratégie offensive permettant de maîtriser plus rapidement la progression du feu.

    Conclusion :

    sans intégration du risque dans la prise de décision en matière d’aménagement du territoire et sans prise de conscience des populations et des pouvoirs publics locaux, le coût de la lutte deviendra exorbitant et sa capacité à assurer la protection des populations et celle des forêts de plus en plus incertaine au fur et à mesure que le changement climatique s’intensifiera

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  • Le 25 août 2022 à 14:48, par Tederic MERGER Un mot gascon pour "interface" ?

    Il y a 10 ans, l’Etat et les acteurs du massif landais (avec une sur-représentation du département 40) faisaient ce GUIDE POUR LA PRISE EN COMPTE DU RISQUE INCENDIE DE FORÊT DANS LE MASSIF FORESTIER DES LANDES DE GASCOGNE - DECEMBRE 2011.
    Le changement climatique et la plus grande fréquence des épisodes de sécheresse ou de canicule n’y sont pas encore mentionnés.
    Mais l’augmentation du risque liée à l’urbanisation l’est bien :

    L’urbanisation en forêt (...) augmente la probabilité de nombre de départs de feux, elle augmente le nombre de personnes et de biens exposés au phénomène et enfin, en cas d’incendie, la défense de ces enjeux mobilise une partie des moyens de secours au détriment de la lutte contre le sinistre lui‐même.

    Bref, plus de départ de feux, et plus de "sites à défendre"* !

    Un concept important : l’interface, ou zone de contact, entre les zones boisées et les zones urbanisées :

    Étalement urbain : mener une analyse de l’aménagement de la commune afin de préserver la continuité du bâti, de combler les dents creuses et de densifier les zones déjà urbanisées. L’objectif est de limiter l’interface entre le massif boisé et les enjeux à défendre et de faciliter leur entretien.

    Les incendies de cet été 2022 sembleraient montrer que ces bons conseils n’ont pas bien été suivis.
    C’est peut-être à Gasconha.com de prendre le relais ! Par exemple, l’airial et les péguilheyres (allées pour les troupeaux) peuvent inspirer la gestion de l’interface...
    En tous cas, les lotissements récents sont trop "toque-pignada" !

    * "sites à défendre" = SAD, à distinguer des ZAD (zones à défendre).

    Los grans huecs, sus Ràdio Pais

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  • Le 13 septembre 2022 à 16:49, par Vincent P. Et ça continue ...

    A priori, les élus n’ont rien compris ...

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  • Le 13 septembre 2022 à 20:27, par Tederic MERGER Quelle interface avec le pinhadar pour ces lotissements "des Chênes verts" et autres ?

    Voici l’avis de la Mission Régionale d’Autorité environnementale. Avis plutôt négatif il me semble, mais ce n’est qu’un avis, dont j’évalue mal l’incidence sur le déroulement du projet...
    Je ne l’ai pas encore lu complètement ; 10 pages avec des croquis, c’est faisable, je vois que le projet est bien détaillé, donc ça vaut le coup !*
    Au moment où j’écris, un gran huc sévit du côté de Saumos, Sainte Hélène, Brach... donc à une vingtaine de km du Domaine de la Montagne d’Arès...
    Le risque incendie est évoqué dans l’avis ci-dessus, avec notamment cette phrase :
    « Le projet, une fois mis en œuvre, se trouvera en interfaces est, nord et sud avec la forêt, l’enjeu est donc qualifié de fort dans le dossier. »

    L’avis est daté du 6 juillet 2022, juste avant les grans hucs de Landiras 1 et de la forêt usagère de la Teste...

    * J’avais lu celui sur le lotissement des Galips à Hostens...
    (Hostens)
    Lotissement des Galips

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  • Le 14 septembre 2022 à 21:05, par Tederic MERGER Urbanisation galopante à Arès

    Risque incendie :
    Arès

    L’avis de la MRAE écrit ceci :

    Le MRAe relève que le projet expose un nombre important de nouveaux habitants à ce risque (le site se trouvant en interface avec la forêt sur trois côtés (est, nord et sud) sur un linéaire total important).
    La MRAe demande de préciser dans l’étude d’impact l’ensemble des dispositifs de lutte contre le risque feu de forêt et le cas échéant d’inclure l’intégralité des échanges et préconisations du SDIS, permettant de s’assurer d’une prise en compte rigoureuse des garanties en matière de lutte contre l’incendie dans un secteur sensible.

    Des bandes de débroussaillement de 50 m sont cependant prévues (la loi l’exige) « entre les logements les plus proches de la forêt et cette dernière »*.
    A y regarder de plus près, l’interface avec le pinhadar n’est peut-être pas le problème majeur de cette urbanisation prévue : l’appétit d’urbanisation est tel que je me demande si l’interface à risque avec la forêt ne sera pas un jour supprimé par la suppression de la forêt elle-même, entre Arès et Andernos !**

    * Par les vues aériennes de Géoportail, je ne vois pas que les lotissement de Lège, en commune voisine, aient cette "interface" avec la forêt.
    ** Pour l’instant, il y a encore une "coupure d’urbanisation" entre les deux communes.
    Sur les cartes anciennes, on voit, de chaque côté de la rivière du Cirès, les "Bois de la Montagne d’Andernos", et les "Bois de la Montagne d’Arès".
    Cassini : "Pinadas de la Montagne" (inscrit du côté d’Andernos) ; il y avait donc par ici des pinadas, avant même qu’ils soient généralisés dans le massif landais.

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  • Le 16 septembre 2022 à 12:06, par Tederic MERGER Eloge du pin des Landes, sans remède sur l’incendie

    Jean-Jacques Fénié, dont l’article du Jornalet est à l’origine du présent fil de discussion, nous a signalé cette tribune de "Sud-Ouest" :
    La chronique de Sylvie Brunel. Éloge du pin des Landes

    Le rappel des qualités du pin des Landes, de son adéquation biologique et économique à ce milieu landais, est toujours bienvenu.
    Sylvie Brunel est optimiste sur ses débouchés :
    « aujourd’hui, le développement durable donne à la forêt un nouvel avenir, avec ses produits « biosourcés », de la résine au bois, qui permettent de remplacer la chimie de synthèse. Énergie, construction, cosmétiques, agents nettoyants, polymères… et même papier toilette »

    Or :
    « Des voix s’élèvent, préconisant les feuillus. Mais ils occupent déjà le cinquième du million d’hectares des Landes, qui est en réalité une forêt mosaïque associant des milieux très variés. »
    Bon, les voix qui préconisent les feuillus ne demandent peut-être pas l’éradication du pin des Landes, mais sa combinaison avec d’autres espèces (chênes, robiniers...), en accord justement avec les micro-milieux, pour limiter les inconvénients biologiques et économiques de la monoculture, et limiter un peu le poids des résineux, dont on voit qu’ils portent particulièrement bien le feu.

    Mais le pin paye ; c’est en gros ce que dit Sylvie Brunel (sous-entendu, ce n’est pas prouvé pour les autres espèces !).
    Oui, il faut un modèle économique viable, sinon, les propriétaires forestiers vont abandonner...
    Mais si le coût de la défense contre l’incendie monte en flèche, le modèle présent restera-t-il viable ?
    Et si ça continue, à raison de quelques dizaines de milliers d’hectares brûlés par an, la forêt (pour l’instant, girondine) va disparaitre...

    « En Gironde, où la population s’accroît de 20 000 personnes chaque année, les habitations colonisent la forêt, surtout sur le littoral. Barbecues et pas de débroussaillage… la moitié des feux se déclenchent près des maisons. »
    Bien vu ! La "Gironde", c’est la zone d’expansion de la métropole bordelaise...

    « Punir, contraindre ? Ça suffit ! »
    Bien d’accord pour ne pas punir ! Encore que... Mais les outils réglementaires pour limiter l’urbanisation de la forêt existent déjà ; ce sont les élus locaux qui manquent de volonté.
    S’ils voulaient, ils pourraient limiter les urbanisations nouvelles et soigner les interfaces* entre les zones bâties existantes et la forêt. C’est le contact croissant entre les deux qui accroit le risque de gran huc !

    *Je cherche encore un mot gascon pour ces interfaces vertueux, à concevoir dans l’esprit airial...

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  • Le 17 septembre 2022 à 09:26, par . L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Interface pourrait être traduit par peguillé(y), capsalé(y) peguilhèira = allée pour les troupeauxcaplassèra (capsalèra) = extrémité de parcelle

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  • Le 17 septembre 2022 à 09:36, par J-Cr L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Un cinquième soit 20 % de feuillus me semble un pourcentage très très élevé...

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  • Le 18 septembre 2022 à 07:38, par . L’evolucion de las lanas de Gasconha

    capsalé* nm. ›bord du champ ; lisière. ◊ Au pé dou camin, darré le coste, sus un capsalé d’arrégues dou cam.

    pegulhé nm. ›passage réservé aux troupeaux. ◊ Lous garts de crabes é d’oulhes qu’emprounten lou pegulhé.

    courjéyre nf. ›lande autour d’un quartier.

    eslé nm. ›lé ; layon ; lisière. ◊ Deloun l’estagn qu’i a un eslé coubért de bourrouncouns.

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  • Le 19 septembre 2022 à 10:31, par Tederic MERGER Courgeyres nouvelles / courjeyres nawères

    courjéyre, “lande autour d’un quartier”, “terrain proche des parcs à moutons”, “lande indivise pour le parcours des troupeaux”, conviendrait bien pour nommer ces espaces d’interface entre les habitations et la forêt, espaces qu’on imagine communs, donc indivis.
    Le mot a aussi l’avantage de dire le retour des animaux, d’abord des moutons, qui ont probablement un rôle à jouer dans le nouvel ordre landais.
    Sur la courjéyre (ou courgeyre pour l’écrire comme les toponymes existants), j’imagine aussi un passage pour la DFCI, des panneaux solaires et de petites éoliennes, peut-être quelques champs, grâce au soutrage des moutons, comme dans l’économie agro-pastorale landaise d’autrefois...

    Au Domaine de la Montagne à Arès, ils devraient bifurquer vers ce modèle, au lieu de faire encore du lotissement à la place du pignadà existant... le hic, c’est que les lotissements se financent tout seuls... pour les courgeyres nouvelles, le modèle économique reste à trouver !

    Un lotissement landais protégé contre le feu par une courgeyre
    Un lotissement landais protégé contre le feu par une courgeyre

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  • Le 30 septembre 2022 à 17:45, par Tederic MERGER Pins ou feuillus : peu de différence face au feu !?

    A confirmer quand même : c’est très important !

    « Profiter de tels dégâts pour augmenter la biodiversité est une bonne chose, estime Sylvain Delzon, directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et à l’Université de Bordeaux. Par contre, dire qu’il faut augmenter la biodiversité pour lutter contre les feux est une hérésie ».
    Selon ce spécialiste de l’écosystème forestier, le pin maritime est bien l’espèce la plus adaptée au sol sableux et pauvre en nutriments du plateau landais. S’il faut maintenir les feuillus déjà présents à l’intérieur du massif et en prévoir en lisière, c’est surtout pour « permettre [à la forêt] d’avoir une plus grande résilience contre les ravageurs mais cela ne va pas permettre de lutter contre la sécheresse ni les incendies »

    20minutes - Incendies en Gironde : « Profiter de tels dégâts pour augmenter la biodiversité est une bonne chose », selon un chercheur

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  • Le 17 novembre 2022 à 11:39, par Tederic MERGER Las aolhas au pinhadar ?

    Sud-Ouest : Soustons - un troupeau de brebis pour assurer l’entretien du massif forestier
    La Sobirana s’impose
    Vidéo qui commence au son agréable de la Sobirana, chantée et aussi jouée à la bouhe (boha) (c’est un signe de la montée en puissance de ce chant)...
    Selon l’adjoint au maire de Soustons, interviewé, on saura avant mars prochain (donc 2023) si les brebis s’adaptent. Si oui, le même exprime le souhait que ce soit « porté sur l’ensemble du massif forestier aquitain ».

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  • Le 12 décembre 2022 à 19:18, par Tederic MERGER Pins ou feuillus (suite)

    Quand le CRPF (Centre régional de la propriété forestière) minimise la différence pins/feuillus quant au comportement face à l’incendie, le patron des pompiers du département de la Gironde, Luc Vermeulen, "nuance" : « la présence de feuillus sur un feu naissant ralentit sa progression ».
    Or, c’est justement la « Doctrine d’attaque des feux naissants » qu’il défend...
    Landes de Gascogne : après les incendies de l’été, l’avenir de la forêt repensé avec le ministre de l’Agriculture (Sud-Ouest)

    Dans le même article, il est mentionné que « travailler sur l’interface entre l’urbanisation et la forêt » est un des axes retenus pour la prévention.

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  • Le 24 avril 2023 à 17:52, par Tederic MERGER En Grande Lande, le massif forestier va-t-il évoluer  ?

    « Alexis Ducousso (...) a plaidé pour une approche nouvelle : biodiversité affirmée avec une part plus ample pour les feuillus autochtones (chêne pédonculé, hêtre, chêne-liège…), ménager les sols souvent maltraités par le rouleau landais ou le dessouchage, retour à des révolutions plus longues (en clair, couper des pins plus âgés), réfléchir sur les pare-feu et peut-être sanctuariser les ripisylves, restaurer les zones humides (lagunes…). »

    En Grande Lande, le massif forestier va-t-il évoluer  ?
    (Sud-Ouest - Jean-Jacques Fénié - Réservé aux abonnés)

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  • Le 1er novembre 2024 à 15:19, par Tederic MERGER Diversification de la forêt landaise

    L’ONF, dans des "îlots d’avenir"* disséminés dans le massif landais, teste des espèces d’arbres nouvelles, à mélanger dans le futur au pin des Landes, dans la perspective du changement climatique.

     Il est de nouveau question de chêne-liège (dont l’article ne mentionne pas qu’il est déjà présent dans le massif landais), mais aussi de pin parasol, qui résiste au nématode du pin, de chêne rouge d’Amérique et de bouleau verruqueux.
    pin mètge = pin parasolsurrèr, surrèir = chêne liège
     La pertinence de bordures de feuillus, qui seraient « moins aisément inflammable que les pins », est de nouveau envisagée.
    Sud-Ouest - Résineux et feuillus : dans les Landes, on teste la forêt qui grandira dans le climat de demain

    * J’avais déjà mentionné un de ces "îlots d’avenir" dans la forêt de Bouconne, près de Toulouse, donc dans un environnement non landais.
    La Forêt de Bouconne Un terrain d’expérimentation pour la forêt gasconne

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  • Le 9 août 2025 à 09:51, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Occitania crama !
    La dernière lettre du Partit Occitan fait une analyse que je partage ; extraits :

    « Primièr i a l’abséncia de l’activitat umana pendent tota l’annada dins de territòris ont i aviá abans de femnas e d’òmes que vivián e que netejavan los bòscs, la garriga de tot çò que pòt cremar. Èra un trabalh comun entre los umans e los animals : lo bestial netejava per se neurir de lòcs que son ara de mal desbosigar. I aviá de vilatges amb d’abitants que se mainavan de tuar un fuòc petit tanlèu coma se declarava e qu’avián, çò que podèm apelar, una « cultura del fuòc ».

    Nos cal far una soscadissa sus l’ocupacion del territòri. Seriá benlèu possible d’estalviar de grands investiments en material en tornant rendre rentabla e atractiva una utilizacion agricòla de territòris que semblan condamnats al fuòc. Aquò vòl pas dire que cal pas de material modèrne per lutar contra de situacions excepcionalas ( que pauc a pauc venon ordinàrias ) mas seriá segurament mai economic de prendre los problèmas en amont. Tanben una soscadissa sus l’urbanisme es necessària. Avèm ja vist los degalhs d’aquel urbanisme que betona e bituma amb los inondacions. L’aiga, que tomba en quantitat granda en pauc de temps, riuleja encara mai amb las susfàcias artificializadas.

    Es ara amb lo fuòc que vesèm los inconvenients de l’urbanisme descabestrat qu’avèm dins nòstras regions. Lo trabalh del pompièrs consistís primièr a defendre de lòcs poblats de mai en mai escampilhats. Lo risc de pèrta umanas o justifica de segur. Mas aquel urbanisme ( qu’es tanben toristic de mai en mai) càmbia la natura dels fuòcs e ne multiplica las sorgas. Lo nombre de personas que daissan lor terrenh sens desbartassar o sens desromegar creis. La poblacion vielhís tanben dins aquel urbanisme qu’es pas mai lo d’un còp èra.

    Será fòrça costós de privilegiar sonque la solucion tecnologica (mai d’avions mai de material). Sembla una corruda sense fin. (...)

    Lo fuòc que s’escantís aisidament es lo qu’es pas jamai alucat ! »

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  • Le 23 juillet à 18:50, par Vincent P. L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Cette année, fin juillet 2026, c’est Saumos qui brule, même si en réalité, l’étendue de l’incendie montre plutôt que c’est au Porge que le feu est présent. Est-ce que le pin maritime est une essence tenable à l’avenir, avec ces feux réguliers désormais ? Le photovoltaïque semble tout aussi risqué :

    Landes : un incendie se déclare dans un parc de panneaux photovoltaïques à Sanguinet, un vol serait à l’origine du sinistre

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  • Le 24 juillet à 13:57, par Vincent P. L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Nous pensons évidemment à notre ami Philippe, qui habite Biscarrosse. Mais quand il pourra lire ces lignes, il ne nous donnera pas tort : l’étalement urbain dans ce secteur landais est aussi un souci majeur.

    Il convenait de concentrer l’afflux de population autour des bourgs et des hameaux denses, séparés par des pare-feux de la forêt. La question des essences de cette forêt nous anime depuis les grands feux de Landiras, mais c’est au fond une autre thématique.

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    • Le 25 juillet à 19:29, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

      Bonjour à tous chers amis,

      Je vous lis depuis La Teste où je suis réfugié après évacuation jeudi soir. En ce qui me concerne les nouvelles sont très bonnes car le feu a épargné mon airial et ses deux maisons, ainsi que celles de mes voisins. Malheureusement, un de mes frères a vu disparaître sa maison, à trois cent mètres de là et mon autre frère le dépôt où il entreposait les meubles et les appareils de son commerce. Dans mon quartier, Le Pit-En Bonnet-Caillaou, une dizaine de maisons (je ne sais pas exactement) ont disparu, des granges et beaucoup de forêt. Il y a le bonheur de retrouver mon chez moi intact mais la grande tristesse de voir comment tout est dévasté. C’est plus grave que 2022, de très loin. Les dégâts sur Biscarrosse sont effarants. Pour le moment je suis tout à mon soulagement mais il est évident que nous reparlerons de l’urbanisation et de l’arrivée massive de populations nouvelles sur nos territoires. Je vous transmets mes amitiés

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      • Le 25 juillet à 19:47, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

        La maison photographiée à l’instant par une amie. En plus de la chance, de la providence divine et du formidable travail des pompiers (reconnaissance éternelle), peut-être l’airial tondu ras et la seule présence de feuillus ont été protecteurs. On ne voit pas sur la photo mais, derrière la petite voiture, une parcelle de fougères et de molinie a brûlé complètement, à 7 mètres de la maison.

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      • Le 26 juillet à 15:05, par Danièl L’evolucion de las lanas de Gasconha

        Merci, Philippe, de nous avoir donné de tes nouvelles sur Gasconha.com. Nous voilà rassurés. Personnellement, je me suis inquiété car hier j’ai cherché à te joindre par courrièl et au téléphone. Je me suis dit que tu devais avoir d’autres chats à fouetter. Ce qui arrive en Gironde, dans les Landes et ailleurs hélas, est bien triste. Et ce que dit Vincent sur l’habitat est on ne peut plus juste mais c’est un reflet de la grande pagaille qui règne dans l’urbanisme en France et en Navarre depuis des lustres, sans parler des arrêtés municipaux et autres en matière de nettoyage des abords de lotissements et de propriétés qui sont rarement appliqués, du moins trop peu, et encore plus rarement appliqués . On pourrait épiloguer sur ça à perte de vue. Entre les incendies de forêts un peu partout et les cambriolages qui prennent une ampleur dont on se passerait, particulièrement ici dans le secteur Pau-Nord, on se demande vraiment ce qui tourne encore rond dans ce pays.
        Bon, ton secteur a été épargné par ce fléau difficilement maîtrisable, et donc tout ce qu’on peut te souhaiter, c’est que ça en reste là. Mais tu as eu chaud, sans mauvais jeu de mot, si les flammes se sont arrêtées à quelques mètres seulement de la voiture qui est sur la photo.
        Comme tu dis, merci à la Providence et à tous ces pompiers émérites qui oeuvrent tant et plus dans des conditions plus que pénibles et, pire encore au péril de leur vie.
        Amitiés de Pau.
        Daniel

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  • Le 24 juillet à 16:20, par J-Cr L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Par quoi remplacer le pin maritime ? Si on enlevait cette sylviculture du pin, c’est un pan entier de l’économie des Landes de Gascogne qui disparaitrait.

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    • Le 25 juillet à 18:58, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

      On ne peut que y aller progressivement.
      Pour les nouvelles plantations, on parle de placer plutôt des feuillus le long des routes, où sont souvent les points de départ des feux (exemple de la camionnette qui a pris feu entre Parentis et Biscarrosse, et déclenché l’incendie).

      Quels feuillus ? il y a des essais en cours par l’ONF par exemple... certaines variétés de chênes résistent mieux au feu, les chênes-liège, mais pas seulement...
      Et même dans la famille des pins, il me semble qu’il y a des propositions (pin parasol, pin de Salzmann...)...
      J’avais évoqué le sujet plus haut.

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  • Le 26 juillet à 17:41, par Vincent P. L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Les images que l’on peut piocher sur le net montrent le caractère aléatoire du feu, qui s’en prend à telle parcelle plutôt qu’à une autre ; on imagine parce qu’il aura trouvé un combustible (jardin mal débroussaillé ou trop arboré, gouttières mal nettoyées, ...).

    Les images montrent ainsi que c’est bien le lotissement géant de la périphérie bordelaise qui est le premier touché, et l’on entend trop peu encore la musique de la surpopulation dans cette zone, qui me semble une cause majeure. Nous en reparlerons dans les jours, semaines et mois qui viennent.

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  • Le 28 juillet à 13:19, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Oh que oui !
    Biscarrosse 1968 = 7159 habitants, 1999 = 9281. Je ne parle pas d’avant le CEL bien entendu. 2026 = 16 000 et des brouettes. Objectif 2030 = 20 000 habitants. Et puis en 2050 combien, 50 000 ? Il va vraiment falloir mettre les choses à plat. Même problème autour du bassin, en pire.

    Je suis retourné chez moi hier et ce matin. Désolation absolue, tout mon quartier a brûlé, une vingtaine de maisons, les granges et le pignada, jusqu’au bord du lac. Je prends conscience de la chance exceptionnelle que mes voisins et moi avons eue. Biscarrosse va mettre des années à se relever de ce drame.

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  • Le 28 juillet à 14:43, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

    A regarder par Google Street View dans ton quartier, Halip, je n’ai pas perçu de présence envahissante du pignada - mais tu dis qu’il y en a... ça voudrait dire que même des endroits qu’on croit hors de portée du feu forestier sont quand même menacés.
    Enfin, nous sommes au moins soulagés que tes maisons landaises soient sauves.

    Le Porge

    Quant au Porge (gentilé gascon : les Pourgins), je tente de comprendre pourquoi cette "avenue du Bassin d’Arcachon" a été autant touchée - mais là aussi, certaines maisons sont sauves.
    Je vois sur les cartes anciennes qu’il y avait déjà des maisons ; il y avait même sur l’axe Le Porge - Larruau - Lauros, le Cadastre napoléonien le montre bien, un parcellaire en lanières (courréjes !) bien particulier, qui laisse penser à une activité agricole intense, qui explique aussi l’habitat sur place.

    Je vois que cette bande cultivée (apparemment) - et qui pouvait servir aussi de zone tampon contre un incendie venant du nord-ouest* - a été grignotée depuis par la forêt, en même temps que des maisons se rajoutaient, jusqu’à créer l’urbanisation pavillonnaire linéaire qu’on voit aujourd’hui détruite à moitié par le feu.
    Le Porge est passé de 1507 habitants en 1999 à 3465 habitants en 2023, soit plus du double en 25 ans ; ça ne peut être qu’une urbanisation résidentielle, soit par des retraités, soit par des habitants qui travaillent principalement hors de la commune, "sur le bassin", à Lacanau ou en rocade ouest de Bordeaux...

    * Mais pour un incendie venant de l’est ou du sud, il n’y avait déjà pas de zone tampon...

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  • Le 28 juillet à 16:37, par GSG L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Je souscris pleinement à ce qui vient d’être dit sur les causes-au moins partielles mais déterminantes- de la catastrophe touchant nos villages , tel Biscarrosse.
    Halip ,que’m gaudi per los tons ostaus sauvats mes que sui francament desolat per lo paisatge biscarrossès e sustot per los tons hrairs.

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  • Le 28 juillet à 17:16, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

    « La pression de l’urbanisme est réelle : il faut intégrer dans les documents d’urbanisme une zone tampon inconstructible à moins de 50 mètres des bois »
    dit Fransylva, association de propriétaires forestiers (Le Monde).

    On parle de sautes de feu qui dépassent largement les 50 m, mais au moins, participons à la popularisation de ces zones tampon, que je persiste à vouloir nommer courgeyres en Gascogne maritime !

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  • Le 28 juillet à 18:55, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Le scénario chez moi était inconcevable, même par nous les autochtones. Le feu est parti du lieu dit Goubern, en bordure de la route de Sanguinet. Il était environ 17h. A 22h il était au Pit, Arbage, Caillaou, En Bonnet, Maysouas et Houdit après avoir dévasté une partie du Bosque, d’En Bergoin et la quasi totalité d’En Hill et Arnaudin. Puis il a atteint la zone industrielle qui a été ravagée, a traversé la route de Parentis pour nous atteindre. Une vingtaine de maison ont brûlé autour de chez moi. Ceci représente un arc de cercle de presque 10 kilomètres en 5 heures. Inimaginable !
    A 22h, nous avons vu les gyrophares des gendarme qui nous demandaient de partir immédiatement. Quand nous sommes sortis de la maison, je voyais la lueur des flammes et surtout j’entendais le bruit du feu, ce qui est à mon sens le plus terrifiant. Quand nous sommes partis, des escarbilles incandescentes tombaient sur l’airial et le toit de la maison. Je me suis dit que je voyais mes deux landaises pour la dernière fois. C’est une expérience épouvantable et je me mets à la place de ceux qui, en revenant, n’ont retrouvé que des cendres et des gravats. Effectivement oui Tederic, il y avait beaucoup de pins de forêt communale puis autour de l’aérodrome. Ce n’est qu’en arrivant vraiment vers l’étang qu’il y a des feuillus. Je pense vraiment que mon airial et la lisière de chênes à 12 mètres de la maison ont sauvé le tout. Par contre, tout le sous bois est calciné, il n’y a donc plus de combustible et c’est le point positif car un tronc de chêne ne brûle pas et il faudrait des hautes flammes pour enflammer les feuilles qui, de toute manière, sont bien moins inflammables que les aiguilles de pin. Si j’avais été entouré par le pignada, ce serait une tout autre histoire que je vous conterais.
    Pourtant la vieille maison de famille, 143 ans, a brûlé entièrement. Là, le feu est arrivé par le nord, une prairie qui venait pourtant d’être fauchée mais le regain, extrêmement sec, a suffit pour que la grande grange s’enflamme et embrase la maison et la fournière. Les pompiers ont sauvé la maison mitoyenne de mon autre frère mais le feu, qui avait pris dans une autre grande grange, a totalement détruit son local professionnel. Nous nous considérons malgré tout comme très chanceux, et moi le plus chanceux des trois.

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    • Le 28 juillet à 22:17, par Vincent P. L’evolucion de las lanas de Gasconha

      Valides-tu la cartographie des feux à Biscarrosse par Flamap ?

      https://flamap.fr/

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      • Le 29 juillet à 22:27, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

        Oui, je valide. Je peux porter des précisions pour mon quartier Le Pit, En Bonnet, Caillaou, Arbage, Maysouas et Houdit. La zone qui semble épargnée ne l’est pas totalement car des flammèches ont mis le feu à des maisons au milieu de ce qui semble être un îlot. Autour de chez moi, dans un rayon de 200 mètres, au moins 4 maisons, une demi douzaine de granges et le local professionnel de mon frère ont été détruits mais ne semblent pas l’être sur cette carte. Autrement oui, c’est bien la zone incendiée sur Biscarrosse. Aux dernières nouvelles d’une amie conseillère municipale, ce sont 185 maisons qui ont brûlé sur la commune. Inimaginable !

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      • Le 29 juillet à 22:41, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

        Oui, je valide cette carte qui me semble très exacte pour ce qui est de la zone incendiée. Pour mon quartier, Le Pit-En Bonnet-Caillaou-Arbage-Maysoaus-Houdit, malgré l’aspect îlot préservé, des flammèches qui retombaient ont tout de même mis le feu à des maisons qui apparaissent comme sauves sur la carte. Dans un rayon de 200 à 300 mètres autour de chez moi au moins 4 maisons, une demi douzaine de granges et le local professionnel de mon frère ont disparu. Le feu s’est comporté de manière imprévisible et erratique.

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  • Le 28 juillet à 21:58, par J-Cr L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Cet AM, je suis allé à la plage du Penon à Seignosse. Rues de Candelon et Gemelles, il y a des maisons dans une pinède et des grands pins à quelques mètres de certaines maisons, côté ouest. En cas de tempêtes les pins tomberont sur les maisons et en cas d’incendie...

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  • Le 31 juillet à 09:51, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Alors que les incendies de Biscarrosse et de Saumos sont très proches géographiquement, et semblables, dans leurs causes, leur déclenchement et leurs effets (même le nombre de maisons détruites est semblable au Porge et à Biscarrosse par exemple), ils sont nommés, pour le premier "Incendie en Gironde" et pour le second "Incendie dans les Landes".
    Et ils sont traités par deux préfets différents.
    Le départementalisme continue à imprimer les esprits et l’action publique....

    Costat Gironda :
    « la préfecture de la Gironde [a publié] un arrêté drastique interdisant toutes les manifestations culturelles et sportives sur l’ensemble du département jusqu’au 8 août »

    Ainsi, Cadillac, pourtant sur la rive droite de Garonne, donc clairement hors du massif landais, a dû annuler le marché des producteurs qui devait se tenir aujourd’hui. En quoi cette annulation peut-elle aider ?

    Le maire de Libourne a dû batailler pour que le festival Fest’arts ne soit pas annulé lui aussi.
    Ses arguments de bon sens méritent d’être cités :
    « Est-il possible de considérer que la Gironde, qui est solidaire, n’est néanmoins pas uniforme en termes de risque ? »
    « les incendies du bassin d’Arcachon n’ont pas vocation à devenir un suicide collectif de la Gironde. La solidarité, ce n’est pas mourir avec. »

    Sud-Ouest - Gironde : le festival Fest’arts de Libourne est maintenu malgré les incendies mais sous conditions

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  • Le 1er août à 17:57, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

    La Préfète de Gironde à "Sud-Ouest" :

    « Le moyen terme, c’est ensuite de se demander comment on reconstruit. Qu’est-ce qu’on comprend de cet événement pour gérer demain la forêt avec ce changement climatique ? Comment on vit avec la forêt ? Comment on construit ? Avec quels matériaux ? Comment on fait dialoguer forêt et agriculture pour qu’elles ne soient pas offertes à la combustion ? »
    « La première leçon que je tire, c’est qu’il y a zéro mort » : après les incendies, la préfète de Gironde se confie à « Sud Ouest »

    Bonnes questions !

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    • Le 3 août à 11:08, par Vincent P. L’evolucion de las lanas de Gasconha

      Je rappelle que la Préfète dispose au titre de ses pouvoirs de la possibilité de déférer le vote d’un PLUi devant le tribunal administratif pour imposer, si elle le souhaite, une urbanisation mieux maîtrisée, et mieux pensée.

      Elle dispose également de larges pouvoirs de police administrative pour se substituer aux propriétaires défaillants et mettre à leur charge le débroussaillage.

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      • Le 3 août à 13:44, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

        Un allié : l’État central !
        Tu nous l’avais signalé, Vincent, en nous donnant un lien vers Sud-Ouest, une autre préfète de Gironde, Fabienne Buccio, avait dit ceci, lors de ses voeux pour 2020 :
        « L’urbanisation se poursuit ici dans les formes du siècle dernier. Cela ne peut plus durer, je l’ai dit aux élus »
        Et Sud-Ouest expliquait :

        « Elle vise tout autant Bordeaux Métropole, qui n’arrive pas à mettre fin à l’étalement urbain, que les communes autour où l’habitat pavillonnaire ne cesse de s’étendre. La préfète Buccio vise aussi les zones littorales, et notamment le bassin d’Arcachon, où l’urbanisation grignote des espaces naturels, dans des conditions pas toujours respectueuses de l’environnement.
        (...)
        Elle reprend sur le bassin d’Arcachon la position très dure de son prédécesseur, le préfet Lallement, qui bloquait tout projet d’urbanisme tant que les communes n’auront pas mis en place un SCOT (Schéma de cohérence territoriale). »

        Il apparait que l’Etat central est plus vertueux que les élus locaux sur cette question.
        Je suppose qu’il advient finalement un compromis entre eux, et que ce sera encore le cas ce coup ci !

        Il se peut aussi que, les catastrophes se succédant, les élus locaux évoluent peu à peu, même s’ils sont freinés par leurs électeurs, qui, on le voit sur les réseaux sociaux, ne saisissent pas le problème de l’étalement urbain.

        Sur le risque incendie, fortement accru à force d’entremêler les installations humaines et la forêt industrielle (mélange explosif !), voici quelques réflexions :

         dans les zones les plus touchées (littoral et pourtour de la métropole bordelaise), il va falloir progressivement éradiquer le pignada, en tout cas sous sa forme industrielle : plus facile que d’éradiquer l’habitat "déjà là" !

         l’augmentation excessive des frais de protection contre l’incendie, et de compensation contre ses destructions, va finir par rendre obsolète le modèle économique du pin industriel, dans ces zones là ;
        et les frais d’assurance, pour les habitations en lisière de cette forêt, peuvent y brider l’expansion des lotissements...

         Là où le pignada disparaitra sans être occupé par une urbanisation accrue, il y aura les courgeyres, dont le contenu (non inflammable) doit nous passionner : peut-être de nouveaux communs (padoens) possédés par les communes ou les intercoms.
        L’ancien monde agro-pastoral devrait nous inspirer.
        Les animaux (brebis et chèvres) y auraient leur place !
        Des ruches et des poulaillers ?
        Quelques potagers amendés par le fumier de ces animaux ?
        Des terrains de sport (pour faire la part au mode de vie moderne) ?
        En Médoc, il y a un Parc Naturel Régional pour s’occuper de tout ça !
        Ailleurs, il y a le PNR des Landes de Gascogne...

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        • Le 3 août à 17:04, par J-Cr L’evolucion de las lanas de Gasconha

          Je me demande comment vont réagir les propriétaires des parcelles de pins de ces zones. Il faudra une indemnisation "correcte" si la puissance publique souhaite acquérir ces parcelles de pins brûlés pour en faire autre chose.

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          • Le 4 août à 12:01, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

            La nouveauté cette fois, c’est le grand nombre de maisons détruites, environ 200 à Biscarrosse et autant sur Le Porge-Lège. Avant, c’était surtout la forêt qui brûlait mais maintenant, avec l’urbanisation galopante du littoral, ce sont les habitations. Jamais on n’a vu un tel désastre et les incendies de 2022 paraissent presque sans gravité en comparaison. Seul celui de 1949 a eu des conséquences bien plus dramatiques avec la mort d’environ 80 personnes. On ne s’en souvient pas forcément mais on sortait, à l’époque, de trois étés caniculaires et même une invasion de criquets. La grande différence est que l’urbanisation et la périurbanisation n’avaient pas encore débuté et que le massif forestier ainsi que le littoral étaient encore peu peuplés. J’ai discuté hier avec un ancien pompier forestier qui m’a livré l’information suivante, dont je ne peux pas vous confirmer la véracité, donc à prendre avec prudence. Quand l’incendie de Biscarrosse s’est déclaré, la moitié de l’effectif de la caserne était sur le feu médoquin. Quant à moi, de ce que j’ai observé, le ou les premiers Canadairs ne sont arrivés que deux heures après le début du feu. Mais je peux me tromper. Ce que je peux affirmer par contre, c’est que tout s’est ligué contre nous car le vent n’a cessé de tourner entre 17h et 22h et, quand nous avons fui le quartier, je pense qu’il soufflait est-ouest à 40 ou 50 km/h. Le bourg de Biscarrosse était envahi de fumée avec une atmosphère irrespirable et le bruit incessant des voitures et des bouteilles de gaz qui explosaient. Je ne veux pas être oiseau de mauvais augure mais je pense que cela recommencera car aucune leçon ne sera tirée de cet événement (on avait entendu de grands et beaux discours en 2022), que l’urbanisation et l’augmentation exponentielle de la population littorale vont se poursuivre et que la sylviculture mono essence continuera selon le même modèle. Les enjeux financiers et économiques sont trop importants et les décisions politiques qu’il faudrait prendre demanderaient beaucoup de courage. Je remarque enfin que les pouvoirs publics ont tendance à surréagir après coup en imposant de multiples interdictions, un peu comme s’ils voulaient donner l’impression qu’ils font quelque chose et maîtrisent la situation. On a l’impression de revivre 2022, avec les mêmes discours et, parfois même, la même auto satisfaction totalement décomplexée. Peut-être y aura-t-il une réaction quand les conséquences coûteront plus cher que les causes et que les compagnies d’assurance et/ou l’Etat ne voudront ou ne pourront plus indemniser.

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        • Le 9 août à 18:18, par JClaude L’evolucion de las lanas de Gasconha

          @J-Cr : "en faire autre chose..." En effet c’est déjà dans les tuyaux : un parc de panneaux photovoltaïques nommé Horizeo, projet mené par Engie et Neoen sur 680ha après défrichage de 1000ha sur une partie de la zone qui vient de... brûler. Le projet est pour l’instant bloqué depuis plus d’un an.
          Au Porge, certainement une des communes les plus sinistrées, arrive de Boston, USA, le câble sous marins nommé Amitié amenant la transmission de données "internet" entre les USA et l’Europe.
          Ce qui laisse supposer qu’à terme il faudra construire un data center pour analyser ces données, data center fort énergivore en énergie.
          Ce mardi Engie vient de proposer d’investir 25 millions d’€ pour reboiser durablement....
          A méditer....

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  • Le 4 août à 12:14, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Je voulais ajouter que, avec cette succession d’événements dramatiques, il est possible que les candidats à l’installation sous nos latitudes seront moins nombreux et choisiront d’autres destinations, comme la Bretagne par exemple. J’ai même entendu certains sinistrés dire qu’ils ne reconstruiraient pas ici et comptaient quitter la région.

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    • Le 4 août à 12:44, par Danièl L’evolucion de las lanas de Gasconha

      On peut comprendre les personnes qui souhaitent s’installer sous d’autres latitudes que celles de la Gascogne et de sa forêt landaise devenues en peu de temps un "pays chaud" comme on disait naguère à propos de l’Afrique. Le changement climatique, indéniable à moins de souffrir de cécité mentale, n’est pas seul en cause. Une urbanisation galopante, une politique d’entretien et de soins des forêts aux abonnés absents comme dans bien d’autres secteurs, une déplorable perte de sens civique et même de simple bon sens, sans parler des pyromanes qui sont autant à punir qu’à soigner, tout cela concourt à faire des incendies de forêts des catastrophes difficilement maîtrisables. De nos jours on croit à des tas de fadaises à part les miracles, mais il y a quand même quelque chose de providentiel dans le fait qu’il n’y ait pas eu de morts comme ce fut, hélas, le cas en 1949. Souhaitons que ça dure... miracle ou pas.

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    • Le 5 août à 08:49, par Vincent P. L’evolucion de las lanas de Gasconha

      La question des refuges climatiques est dans l’actualité, un peu partout.

      Le quart SO de la France a toujours été chaud l’été, les maximales de température sont classiquement dans les Landes et la Gironde, le micro-climat basque faisant exception.

      C’est probablement l’une des explications de la fin du phénomène du sur-tourisme estival dans le Sud-Est et en Corse : les gens cherchent plutôt les zones de montagne (le fameux "4 saisons") ou les latitudes plus fraiches.

      Maintenant, si je comprends bien tout ce même ces phénomènes météorologiques (ce qui n’est pas le cas), on voit qu’aucune région n’est épargnée par les canicules, au gré du placement sur l’Atlantique d’une goutte d’eau. Cette année, si les températures ont été les plus hautes dans le quart SO là encore, c’est la zone centre-ouest qui a souffert des anomalies de température les plus spectaculaires. Autrement, dit, la Bretagne peut ne pas être épargnée si dérèglement total.

      Maintenant, il semble clair que la Gascogne, dans son ensemble, devient chaude, "espagnole" : nos refuges locaux seront l’extrême sud du département des Landes au sud de l’Adour (micro-climat déjà basque en Gosse), les derniers hectomètres avant les côtes, et les vallées pyrénéennes en altitude, autrement dit des zones où l’immobilier est déjà sous tension. Pas de salut pour nous, du piémont, de la lande, des coteaux ou de la vallée de Garonne ! Il faudra trouver d’autres solutions (la remise en marche des plans d’eau en est une).

      maisonettravaux

      2 j
       ? Le "refuge climatique" est en train de devenir une nouvelle tendance immobilière.
      Alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient, certaines régions françaises séduisent pour leur climat plus tempéré. Bretagne, Cotentin, villes d’altitude… où acheter pour mieux supporter les étés de demain ?

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  • Le 6 août à 10:31, par J-Cristian L’evolucion de las lanas de Gasconha

    le contrôleur général Marc Vermeulen, directeur du Sdis de Gironde :

    Je pose une question : doit-on continuer à organiser, à exploiter notre massif comme on le faisait il y a vingt, trente ans ou sous Napoléon III alors que le climat se réchauffe de 4 °C ? Je n’ai pas de leçon à donner aux sylviculteurs, mais la réflexion s’imposera.

    La forêt des Landes de Gascogne est en grande partie composée d’exploitation privée. Faut-il avoir une approche du massif forestier sur le modèle des autres secteurs à hauts risques, avec des contraintes fortes ? Aucune usine Seveso n’a provoqué l’évacuation de 200 000 personnes…

    https://www.sudouest.fr/gironde/saumos/incendie-en-gironde-aujourd-hui-en-france-un-feu-peut-mettre-en-danger-une-metropole-previent-le-chef-des-pompiers-du-departement-30173240.php

    [Note : le 2e paragraphe (« La forêt des Landes de Gascogne est en grande partie composée... ») est, d’après la typographie en gras, une question des journalistes de Sud-Ouest.
    Lou webmèste]

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    • Le 6 août à 12:26, par GSG L’evolucion de las lanas de Gasconha

      Dans cet entretien au journal Sud Ouest d’aujourdhui, M.Vermelen montre qu’il a tout compris, quand il ajoute :
      " Il y a la manière dont nous organisons notre massif...Il y a aussi le sujet du mitage des habitations. Des habitations regroupées sont plus facilement défendables et ont une défense passive plus importante que des habitats épars. Vous avez aussi le sujet des obligations légales de débroussaillage. On a une galaxie de choses à retravailler".
      On ne saurait mieux dire.

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    • Le 6 août à 13:23, par Danièl L’evolucion de las lanas de Gasconha

      Monsieur Vermeulen est un homme de bon sens, qualité rare de nos jours, pour ne pas dire en voie de disparition. Mais il n’y a pas seulement la gestion des forêts et de l’habitat forestier qui demanderait à être revue et corrigée de fond en comble, mais aussi des pans entiers de la société dans bien des domaines. Tout est lié. La liste serait longue, trop longue, des secteurs qui mériteraient d’être "revisités". En vrac, en voici quelques-uns : les hôpitaux, l’enseignement, l’éducation, la justice, la police, l’armée, la décentralisation, l’immigration, la lutte contre tous les racismes et toutes les discriminations... Une fois de plus, et tant pis si je me répète, qui de vraiment crédible sera capable de "faire bouger les lignes" dans cette démocratie à bout de souffle que Michel Maffesoli nomme si justement "théâtrocratie" ? Qui et quand ? "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs." (dixit J. Chirac, en 2002). Presque un quart de siècle plus tard, les paroles de l’ancien Président sont toujours d’actualité, mais pas qu’en ce qui concerne le changement climatique. Il faudrait avoir de grosses lunettes idéologiques en cuir renforcé pour ne pas voir que la société a changé, les moeurs ont changé, la population a changé, les "profils" des malfaiteurs et des criminels ont changé et la clientèle pénitentiaire en conséquence et en proportion, et que ça fait beaucoup en peu de temps. On souhaite beaucoup d’intelligence, de volonté, de diplomatie, de fermeté et d’humanité à la fois, de "carrure" en un mot, à celui ou celle qui sera aux manettes l’an prochain. L’oiseau ou l’oiselle rare rassemblant toutes ces qualités physiques, morales et intellectuelles relève-t-il de la science-fiction ? On peut toujours se forcer à croire et à espérer qu’"à coeur vaillant rien d’impossible".

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  • Le 6 août à 13:44, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Cette question du mitage urbain et de l’arrivée continuelle de nouvelles populations est au centre du débat, tout comme la question de la monoculture du pin maritime. Le respect des modes d’organisation de l’habitat est aussi en cause. J’ai désormais la confirmation, par un pompier forestier, que c’est mon airial qui a sauvé les deux maisons et aussi celle de mon voisin immédiat. En fait, quand le feu est arrivé devant ma parcelle, il n’a pas trouvé de combustible et l’a contournée par la droite et par la gauche. Le fait que la lisière était quasi exclusivement composée de chênes a fait le reste. D’autant plus que les pompiers, occupés à sauver la maison d’un de mes frères, ne sont venus défendre les miennes à aucun moment. Pourtant, j’ai souvent été raillé avec ma manie de tondre ras, de ne pas avoir ni clôture ni haie, ni résineux d’aucune sorte à proximité. J’espère qu’avec ce drame, les gens de mon voisinage, au moins, auront compris la leçon. Il y a encore deux ou trois mois de ça, je conseillai à mon tout nouveau voisin de ne pas garder le pin qui est à 5 mètres de sa toute nouvelle maison ni le chêne à 1 mètre de la fenêtre. Il a dû, à l’époque, penser que je n’avais qu’à me mêler de mes affaires. C’est difficile de dire les choses aux nouveaux arrivants, même avec toute la diplomatie du monde, car un certain nombre a tendance à nous prendre pour des arriérés. J’exagère sans doute un peu, mais pas tant que ça. Sur le "plèir" de feu mon voisin Jean Laffargue (celui dont on entend la voix sur l’enregistrement ALG de Biscarrosse), lieu-dit Traolh, toutes les granges ont brûlé, incendiées par une craste pas entretenue et remplie de ronces et autres fougères. Seule la maison ancestrale est sauve. Même le chêne liège a brûlé et je vais aller le photographier pour voir si, comme je le pense, il renaîtra après le passage du feu. J’espère que l’ONF, les propriétaires et les communes vont penser à cet arbre qui est extrêmement résiliant.

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    • Le 10 août à 18:34, par JClaude L’evolucion de las lanas de Gasconha

      @ Philippe L’artiste : Que du bon sens !
      Les nouveaux arrivants nous ont toujours pris pour des ploucs, ça ne date pas d’aujourd’hui, dejà dans ma lointaine jeunesse quand j’habitais à Hendaye.
      Le surf fraîchement débarqué les a ramenés à nous. Nous devenions avant gardistes !

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    • Le 10 août à 20:13, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

      Je l’ai rapporté plus haut dans ce fil, le chêne-liège est très inflammable, mais résiste bien au feu ; est-ce qu’il transmet bien l’incendie ? la forêt est un système complexe...
      Le chêne-liège comme espèce de diversification
      Le maire de la petite commune de Boussès, où ça a brûlé aussi il y a quelques semaines, dit ceci à Sud-Ouest* :

      « Ce que je constate, c’est que les chênes-lièges en bord de route ont résisté aux flammes. Et que les pompiers ont fini par stopper le feu dans une parcelle de feuillus. Je n’ai pas de réponse, mais il faudra bien un jour s’interroger sur la manière de planter le massif. » Comme en Gironde ou à Biscarrosse, le feu de Boussès a fait des sautes et a très vite franchi la Départementale, en direction de Durance. « Si les routes ne sont pas assez larges, les pare-feu le sont encore moins. Les pins sont plantés jusqu’au ras des pistes de la DFCI. Il faut revenir à de plus petites parcelles, avec des feuillus en lisière, comme autrefois », suggère le maire qui ne se fait pas trop d’illusions. « On ne connaît même pas les propriétaires forestiers sur notre village, ils n’habitent pas ici. À part un, on ne les a jamais vus. »

      *Rendons hommage à Sud-Ouest, qui est notre source d’information principale sur les grans hucs !

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  • Le 7 août à 15:18, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Pour sauver la forêt, le géographe Arthur Guérin-Turcq plaide pour la création de "zones tampon"

    « créer des zones tampon entre les villages et la forêt. Mettre à distance la forêt afin de permettre l’évacuation des populations, pour que ce soit des zones d’appui pour les pompiers au moment où l’incendie se déclare. »

    « ces pare-feux doivent être réfléchis en amont, et ne doivent pas être décidés à la hâte. "Où faire la coupure ? De combien de mètres ? Il faut que ça soit une large bande, car malheureusement ce qu’on appelle pare-feu, c’est beaucoup trop étroit et ça ne permet pas de ralentir le feu »

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  • Le 7 août à 16:12, par J-Cr L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Il y a plusieurs années, j’avais suivi une formation FOGEFOR (Formation à la Gestion Forestière) à la maison de la forêt de Bordeaux. Lors d’une des journées de formation, j’avais émis l’idée de semer ou planter 10% des surfaces d’une parcelle à reboiser en feuillus. J’avais eu l’impression d’être un "écologiste" coupé de la réalité. C’est vrai que les feuillus ne poussent pas ou mal sur les terres des Landes de Gascogne. ( Chêne liege ?)
    Je pense que la rentabilité financière avait été prise en compte dans la réponse qui m’avait été faite à l’époque.

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  • Le 8 août à 09:20, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

    La maison de Jean Lafargue avec le chêne liège que les flammes n’ont pas épargné. Toutes les granges ont disparu. La maison a été sauvée par les pompiers, c’est une construction de briques dites "barrons" avec sous bassement de garluche. Elle date des années 1890-1900 et a remplacé la vieille demeure en torchis quand les revenus de la résine l’ont permis. Je reprendrai une photo de l’arbre quand il aura reverdi, prouvant ainsi la grande résilience de cette essence. J’ai demandé l’autorisation au propriétaire pour faire cette photo.

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  • Le 8 août à 10:52, par Philippe Lartigue L’evolucion de las lanas de Gasconha

    La façade de la maison, datée de la dernière décennie du XIXème siècle. J’appelle ces maisons "maisons de la résine". Et aussi un chevreuil à proximité immédiate de l’airial, désorienté comme beaucoup d’animaux après le feu. On en voit beaucoup qui rôdent autour des habitations. Mes voisins ont disposé des fruits et légumes donnés par les primeurs de Biscarrosse ainsi que des auges pleines d’eau.

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  • Le 8 août à 10:54, par Tederic MERGER L’evolucion de las lanas de Gasconha

    Face au gran huc des Corbières en 2025, “les acteurs du territoire vont bâtir le plan « Corbières 2030 »”.
    « L’ambition affichée est cette fois de ne surtout pas reconstruire les Corbières à l’identique. »
    « agir sur les causes autant que sur les conséquences »
    « redonner toute sa place au pastoralisme, désormais considéré comme un outil de prévention des feux grâce à l’entretien des espaces et à la réduction de la végétation combustible »
    La Dépêche - Incendie des Corbières : un an après, la lente reconstruction

    Nos incendies landais provoqueront sans doute le même type de “charte”... dont il faut suivre avec soin la traduction en actions concrètes.

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