Vers un Parc Naturel Régional en Astarac ?

- Tederic Merger

Grans de sau

  • Une plaquette a été distribuée pour s’exprimer sur les attentes vis à vis de ce projet . elle est accessible en ligne . www.projet-astarac.fr

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    Blason d’Astarac

    vieux comté Gascon , l’Astarac est à l’écart de la grande métropole Occitane Toulousaine dévoreuse de terre . En fait ,il est à l’écart de pas mal de chose ...Mais c’est très beau , et je trouve que l’on y respire de la Gasconité plus que la fameuse occitalité des publicités régionale ...Mais bon , c’est mon avis personnel . Par contre dans le questionnaire à remplir , la Gascogne y est présente : quels mots utiliseriez vous pour dire où vous vivez ? ...une évidence pour moi , mais pas forcément pour les nouveaux arrivants , gavés de propagande par les nouvelles régions . Il y a également les habituels références aux mousquetaires ...( soupir ) et d’autres lieux communs. Il y a quand même de la place pour s’exprimer . Pour moi , il faut miser à fond sur l’identité et l’unité paysagère de l’Astarac . Encourager la restauration de l’habitat local , freiner l’implantation des lotissements ou les ’’ gasconiser ’’ , implanter une signalétique Gasconne , avec choix de la graphie ( aucune graphie devrait être l’otage d’un mouvement )...Introduction du symbole même de l’Astarac , le très beau blason ci dessus ( gratuit et historique ) en lieu et place du très ( trop ) moche logo à la demi croix Toulousaine . Mise en avant de nos races local , flore ( avec l’orchidée de Gascogne ) , etc ...bref tout les grands thèmes de se site et du manifeste Gascon ...Ah , j’oubliais , distribution de drapeaux Gascon aux mairies pour souligner que l’Astarac c’est la Gascogne et pas autre chose .

    • D’accord avec toutes tes propositions, Pierre !
      Derrière la langue de bois des documents officiels du Projet de Parc, on peut voir des possibilités dans tous les domaines que tu abordes.
      Par exemple :
       conseils aux communes et aux particuliers pour le paysage et l’intégration du nouveau bâti dans le paysage,
       préconisations quant au SCOT, schéma d’urbanisme, dont dépendent le nombre et la qualité des nouveaux lotissements,
       action culturelle (même l’organisation de fêtes !) ; là, tout est possible...
       création et signalisation de sentiers : là devrait impérativement se situer une politique de mise en valeur des toponymes locaux, évidemment gascons...
       environnement, biodiversité... l’orchidée dont tu parles devrait y avoir sa place...

      Bien sûr, ces Parcs naturels, comme les anciens "Pays" devenus PETR (Pôle d’Equilibre Territorial et Rural, par exemple les "Portes de Gascogne" autour du Savès), sont des machineries qui se rajoutent aux collectivités locales existantes (surtout les Communautés de communes) et ne pourront que peu à peu acquérir une autorité (morale) sur elles. Mais pour nous qui voulons des pays gascons forts, c’est là que ça se passe !

      Sur l’articulation Astarac-Gascogne, déjà une critique sur le texte de projet du Parc :
      « L’Astarac,
      [...]
      trait d’union entre la Gascogne et les Pyrénées. »
      C’est le genre de slogans que j’ai déjà vus ailleurs (ex : « entre Gascogne et Landes »), et qui rétrécissent la Gascogne : les Pyrénées au sud de l’Astarac sont gasconnes aussi, donc pas besoin de trait d’union de ce genre...

  • « les défis de l’Astarac » selon www.projet-astarac.fr :

    « Pour la démographie et l’attractivité
    Comment accueillir de nouvelles familles ? Comment répondre aux attentes évolutives de la population (vieillissement, enfance…) ?

    Pour la gestion de l’espace et la préservation des paysages et du patrimoine
    Quel modèle d’habitat pour rénover les fermes équerres, traditionnelles de l’Astarac ? Comment préserver les savoir-faire ? Comment lutter efficacement contre l’enfrichement des coteaux ?

    Pour le développement économique et l’emploi
    Comment développer l’activité économique ? Quel avenir pour les exploitations agricoles ? Comment valoriser le potentiel forestier du territoire ? Comment valoriser les atouts touristiques du territoire ?

    Pour l’environnement
    Comment préserver efficacement la biodiversité ? Quelle place pour les énergies renouvelables sur le territoire ? Comment mettre en œuvre la transition écologique ? »

    Mon commentaire :

    Le thème gascon serait selon moi surtout connecté au deuxième "défi" : paysage, patrimoine, savoir-faire... il faudrait y ajouter la mémoire de la langue gasconne !

    Le défi "démographie et attractivité" est problématique :
    Un pays trop attractif risque de perdre son âme et de se banaliser.
    L’Astarac a la chance d’être assez loin de toute métropole. Il ne court pas trop le risque d’évoluer comme la partie nord du Parc naturel des Landes de Gascogne, devenue partie des aires urbaines de Bordeaux et d’Archachon-Pays de Buch.
    Mais Auch pourrait y installer des habitants navetteurs, qui iraient chaque jour travailler à Auch...
    Ce n’est pas l’idéal, et pas très écolo. Mais il faut voir : si on sait orienter ces nouveaux habitants vers des centre-bourgs à revitaliser, et si une montée en puissance du télétravail réduit progressivement leurs allers et venues, ça peut aller dans le bon sens.

  • Nous avons à faire un travail de comparaison des différents Parcs ou Pays existants, nouveaux ou en projet.
    En voici une petite liste non exhaustive pour la Gascogne :
     Parc des Landes de Gascogne (existe depuis longtemps : 1970...)
     Parc des Pyrénées ariégeoises (créé en 2009, va jusqu’à l’Ariège ; le pays gascon de Couserans y pèse lourd)
     Parc du Médoc (vient juste d’être créé en 2019)
     Parc d’Astarac (projet)
    Pays remplacé par une Communauté de communes :
     Albret (néracais) : sa charte de 2003
    PETR (Pôle d’Equilibre Territorial et Rural ; nouveau nom des Pays) :
     Portes de Gascogne (autour du Savès)
    Pôle métropolitain :
     Pays de Béarn

    La comparaison des projets et des actions peut par exemple porter sur un domaine qui nous motive fortement, celui de la mémoire de la langue gasconne :
    Je lis ceci sur le site du Parc des Pyrénées ariégeoises :
    « L’occitan
    Un territoire occitan ET gascon
    Le Parc s’est associé au Pays Couserans pour porter un stage visant à établir un “état des lieux prospectif des actions, acteurs et enjeux liés à la langue et à la culture occitanes sur le territoire”. Il mène des actions pour valoriser ce patrimoine, avec les acteurs du territoire. »
    Tous les Parcs ou Pays gascons n’ont pas ce chapitre linguistique...

  • « C’est le pays des vallées dissymétriques, avec notamment ses paysages identitaires des Serres, ourlets boisés continus, ponctués de prairies.
    Ils semblent venir directement de la barrière pyrénéenne toute proche au Sud et ils se succèdent d’Est en Ouest à l’horizon soulignant le cloisonnement des vallées : la Gimone, l’Arrats, le Gers, les Baïses et le Bouès.
    C’est le « Haut-Gers », la partie la plus « montagnarde », celle où les altitudes sont les plus importantes, les pentes les plus fortes et où l’influence des Pyrénées est la plus preignante (avec son voisin Magnoac).
    [...]
    Le paysage est rythmé par l’alternance « coteaux-vallées » et on distingue aisément les trois ensembles physionomiques qui les composent : la boubée, la serre et la ribère. »
    https://www.les-caue-occitanie.fr/sites/default/files/fichiers/ressource/field_fichiers/32_astarac.pdf

    Trois mots gascons résument donc le paysage d’Astarac : boubée, serre, ribère : bobea, sèrra, arribèra

  • A la recherche d’opinions sur les PNR qui dépassent les bonnes intentions officielles, voici une première trouvaille.
    La critique qui porte sur l’action écologique doit valoir pour les autres objectifs vertueux des chartes (nous concernant, l’identité paysagère par exemple) :

    « Quant à l’élaboration ou au renouvellement de la charte, pour avoir suivi une au sein d’un PNR, on assiste souvent à de belles intentions vis-à-vis de la biodiversité. Mais ensuite, une fois décroché le précieux label, la pratique se situe trop souvent aux antipodes. On devrait ainsi plutôt parler de parcs économiques régionaux réalisant accessoirement de belles actions en faveur de la nature (sous réserve que le chargé de mission ou chef de service dédié soit compétent, motivé et convaincant).
    C’est pourtant un beau projet en théorie ; dans la pratique, il y a trop d’intérêts contradictoires pour que l’efficacité écologique soit réellement au rendez-vous. »
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/Parcs-naturels-regionaux-missions-appelees-renforcer-32161.php4


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