Le Drapeau Gascon THIERRY GILABERT

Le Drapeau Gascon
Bonjour,
Président de l’association d’études des drapeaux de l’ouest de la France (SVO), j’ai découvert sur internet le drapeau rouge au sautoir (croix oblique) blanc, pour identifier la Gascogne.
Savez-vous quelle est l’origine de ce drapeau ?
Ce drapeau est-il historique ?
Car si la Gascogne a déjà un drapeau, il faut le sortir de l’oubli et le populariser.
D’autant plus qu’un drapeau doit être le plus sipmle possible, pour une reconnaissance immédiate et sans ambiguïté.
Ce drapeau au sautoir est simple, et il n’est utilisé par personne d’autre.
J’aimerais en savoir plus sur ce drapeau, car s’il est légitime, vous avez de la chance d’avoir ce drapeau.
Le blason de la Gascogne doit rester tel que, un blason est un blason, construit pour être un blason et non un drapeau. Aussi, nous n’encourageons pas l’usage de blason mis en drapeau. Nous avons établis des règles concernant les constructions de drapeaux par rapports aux armoiries, nous pouvons vous en faire part.
En espérant avoir retenu votre attention, et en attendant des nouvelles du "Sautoir Gascon" (peut-être le nom du drapeau de Gascogne, si celui-ci est légitime),
Sincerement
THIERRY GILABERT
27/05/2003


Bonjour,

Président de l’association d’études des drapeaux de l’ouest de la France (SVO), j’ai découvert sur internet le drapeau rouge au sautoir (croix oblique) blanc, pour identifier la Gascogne.

Savez-vous quelle est l’origine de ce drapeau ?
Ce drapeau est-il historique ?
Car si la Gascogne a déjà un drapeau, il faut le sortir de l’oubli et le populariser.
D’autant plus qu’un drapeau doit être le plus sipmle possible, pour une reconnaissance immédiate et sans ambiguïté.
Ce drapeau au sautoir est simple, et il n’est utilisé par personne d’autre.

J’aimerais en savoir plus sur ce drapeau, car s’il est légitime, vous avez de la chance d’avoir ce drapeau.
Le blason de la Gascogne doit rester tel que, un blason est un blason, construit pour être un blason et non un drapeau. Aussi, nous n’encourageons pas l’usage de blason mis en drapeau. Nous avons établis des règles concernant les constructions de drapeaux par rapports aux armoiries, nous pouvons vous en faire part.
En espérant avoir retenu votre attention, et en attendant des nouvelles du "Sautoir Gascon" (peut-être le nom du drapeau de Gascogne, si celui-ci est légitime),
Sincerement
THIERRY GILABERT
27/05/2003

Grans de sau

  • Je souhaite préciser qu’en 1188 cette croix fut remise par le pape au Duc d’Aquitaine qui détenait la Gascogne depuis 1070 puisqu’il avait dépossédé Bernard d’Armagnac (qui la tenait depuis 1069) de celle-ci.
    Il est donc normal, comme le disait un internaute + loin en Occitan que les Ducs d’Aquitaine l’aient portée !
    Cette croix est donc de par son histoire celle de toute l’Aquitaine et de tous les Aquitains !... qu’on se le dise !

  • Petit ajout sur mes commentaires précédents :
    Le pape a effectivement donné des croix à différentes nations en vue des croisades : entre-autres, une rouge pour la France et une blanche pour l’Angleterre.
    Ce qui explique pourquoi la croix d’Aquitaine "lo sant Andrès aquitan" (et non la croix Gasconne) est blanche... le Duc d’Aquitaine à qui fut remise cette croix n’était autre que Richard 1er c .de lion (3ème croisade 1190).

  • Ha bon !
    J’avais toujours pensé que la croix française était blanche et la croix anglaise était rouge.
    De toute façon le seul drapeau valable et qui plus est largement arboré est le Léopard doré sur fond rouge.
    Alors les croix données par le Pape...

  • C’est, à mon avis, chercher midi à quatorze heures que de vouloir inventer un drapeau gascon alors que nous en avons déjà un, hérité des croisades certes, mais d’une modernité et d’une simplicité exemplaires : une croix de St André blanche sur fond rouge.
    C’est tout l’opposé de celui avec les deux léopards et les deux gerbes de blé qui lui, fait trop blason, et donc trop tarabisquauté pour un drapeau.

  • D’après ce que dit Dominique G. D., ce drapeau aurait été donné à l’Aquitaine à une époque où celle-ci englobait bien plus que la Gascogne, puisque les ducs d’Aquitaine venaient précisément d’ajouter celle-ci à leur domaine. Ils avaient en quelque sorte soumis la Gascogne un siècle plus tôt.
    Il ne représente donc pas bien la Gascogne.
    Et encore moins la liberté gasconne, d’autant qu’un drapeau octroyé par le pape...

  • Les goûts, les couleurs, tout ça, ... on sait.
    N’empêche, le plus gros défaut de ce drapeau, c’est qu’il est très laid, et que dans l’imaginaire européen, il semble sorti tout droit d’un pays nordique.

    Les couleurs de la Gascogne me semblent être le bleu, le rouge et le jaune, couleurs que l’on retrouve sur l’écu gascon, les blasons de la Bigorre, du Béarn, ...
    L’Andorre et la Roumanie nous ont piqué le tricolore, reste à trouver un autre motif (et moi, ma préférence va toujours à un Union-Jack-like à la basque).

  • Ce drapeau est beau, simple.
    Le fait que le pape l’octroya, franchement je m’en fous.

    Le drapeau de la France, c’est les couleurs de Paris avec du blanc au milieu pour le roi. Pourtant on y est attaché (c’est vrai les jours de foot), il ne représente pas les français.

  • Ce drapeau "gascon" est une invention totale qui n’a aucun fondement historique !
    On n’arrête pas de le croiser sur Internet alors que personne n’avance un début de preuve.

  • Il se raproche tros des USA.

  • D’après mes lectures, le sautoir gascon rouge et blanc reprend explicitement la Nation Gascogne.
    Drapeau offert et légitimé par le Pape.
    A l’époque c’était comme si l’ONU avait reconnu une nation.
    Pourquoi s’en priver ?

  • The French flags sur le site Heraldica qui cite une source de 1869 :
    The kings of France and England were in a peace conference in a field between Gisors and Trie, in January 1188, when the archbishop of Tyre arrived with the news of the conquest of Jerusalem by Saladdin, and an urgent plea for a new crusade.
    The event is told by the contemporary chronicler Roger de Hoveden (Chronica (vol. 2), p.335 ; ed. William Stubbs ; London, 1869).
    At this conference came the archbishop of Tyre, who, filled with wisdom and intellect, preached wonderfully the word of God before kings and princes, and moved their hearts to taking the cross.
    And those who were enemies before, by his predication and God’s help, became friends that day, and received the cross from his hand ; and in that moment the sign of the cross appeared above them in the sky.
    On seeing that miracle, many rushed in droves to take the cross.
    And said kings, when taking the cross, chose a visible sign for themselves and their people to identify their nation.
    The king of France and his people took red crosses ; the king of England with his people took white crosses ; and Philip count of Flanders with his people took green crosses ; and thus everyone returned home to provide for the needs of his journey.
    It is often said that the system was extended to other regions or nations : Brittany’s cross was black, Lorraine green, Italy and Sweden yellow, Burgundy a red Saint Andrew’s, Gascony a white Saint Andrew’s.
    France (it is alleged) had a red cross and England a white cross. It appears that the English switched to the red cross of Saint George sometime in the late 14th c.

  • Je pense qu’il faut garder le drapeau gascon (St-André), car il était connu comme le drapeau donné par le pape lors des croisades.
    Certains disent qu’il a été inventé plus tard. Peut-être.
    Mais au XVIIIe siècle il était déjà décrit dans les ouvrages héraldiques et autres, donc il date au moins du XVIIIe ce qui en fait le plus ancien drapeau gascon.
    Pourquoi réinventer le vélo ? En plus je trouve le drapeau à la Dame peu esthétique.
    Il ne nous unit nullement avec nos ancêtres : notre force est notre histoire.

  • L’attribution des drapeaux de croisade s’est faite à l’Assemblée de Gisors.
    Il faut citer le texte d’origine dans son édition critique pour savoir si oui ou non il y est fait mention de croix pour les Gascons.
    Il n’y est pas fait état de la croix noire des Bretons, mais dans ce cas il y a d’autres sources médiévales fiables qui permettent d’en établir l’existence.
    Toujours citer la source directe et référencée, sinon on tourne en rond et il n’y a plus qu’à faire une croix sur le dossier. Solliciter les historiens médiévistes et les archivistes au besoin.

  • On présente souvent l’étoile d’or à sept rais comme un symbole "pan-occitan". Ce n’est pas justifié. En effet :
    1) L’aire provençale use de l’Astrado « Destinée », une étoile d’or à sept rais dont un prolongé (l’ "étoile caudée" héraldique, qui est l’étoile filante annonciatrice du destin). Elle est très employée dans les pays d’Oc de la rive gauche du Rhône (l’Antique "rive d’Empire").
    2)L’étoile qui flanque la croix de Toulouse sur certains drapeaux est différente avec ses sept rais égaux. On assure qu’elle représente les sept "aires dialectales" d’Oc. Ce faisant, on oublie l’arbitraire de certaines aires (en particulier la septième, haut-languedoc) et surtout que le gascon est une langue, non une réalisation diatopique, un dialecte, de l’"occitan". (On charcute aussi l’Auvergne au passage.
    En fait, ce découpage dialectologique fait fi de l’identité réelle des pays, ce qu’il ne serait pas difficile de montrer.
    Mais avec les appartenances historiques, le compte de sept est faux : ajoutez la Marche, l’Angoumois, la Comté de Foix...
    Cependant, justice immanente ou signe du destin ?, on a bien "sept provinces occitanes" si l’on ne compte ni les Pays Gascons ni la Provence.
    Comptons : Marche, Limousin, Angoumois, Auvergne ; Haute-Guyenne, Languedoc, Comté de Foix.
    La croix cléchée vidée et pommetée a du succès en Occitanie du Sud, Miegjorn Occitan, moins dans la Haute-Occitanie arverno-limousine.
    Spécieux me direz-vous ?
    Heureusement les Gascons sont à l’abri de ces questions, ils ont l’estela de Gasconha (et de Vasconia), d’argent à huit rais effilés, sur son champ rouge ou obliquement rouge et blanc.

  • Le drapeau au sautoir est très beau.
    Merci à Bertran d’avoir signalé la source dans son message du 03/07/09.
    Le site Heraldica donne le texte latin et une traduction anglaise.
    L’attribution des drapeaux de croisade se trouve donc bien chez Roger de Hoveden, mais il n’y est question que des Anglais, des Français et des Flamands, pas de Uascones ni de Gascones.
    La traduction du texte, cité aussi en latin d’après Stubbs, s’arrête après "the needs of his journey". La suite du texte anglais est un commentaire moderne sans autres références, donc non utilisable, car il est vrai que d’autres drapeaux auraient pu être attribués à cette occasion.

    Les drapeaux décrits par Hoveden sont représentés dans le gros album du Dr W.Smith, Les Drapeaux, Elzévier éditeur, qui fait état de l’inversion des couleurs entre France et Angleterre et fait observer que le vert n’a pas laissé de traces en Flandres, parce que contraire aux traditions de ce pays.

  • Croix de Saint- André : Le site Heraldica, signalé par Bertran sur Arriba Eskerra Gascogne, cite le chroniqueur Roger de Hoveden d’après l’édition Stubbs. On peut donc vérifier qu’il n’est pas question de drapeau accordé aux Gascons / Uascones.
    Il faut encore chercher d’autres sources possibles.

    P. J.-M.

  • Toujours aucune référence en vue pour le drapeau au sautoir ; il faudrait quand même trouver une fois ou autre.

    Ce drapeau au sautoir ne me paraît pas une forgerie.
    Bien que la thèse des croisades n’ait guère de consistance, s’il figure dans une source du XVIIIe siècle, il peut y être un écho de traditions régionales qui remontent au moins à cette époque.
    Des liens particuliers unissent saint André et la Gascogne (voir sur le site la discussion ’histoires de croix en Gascogne’).
    De plus, si un auteur avait voulu inventer un drapeau de croisade supposé gascon, aurait-il choisi un sautoir ?

    Finalement, je préfère ce drapeau aux autres, parce qu’il est lisible et qu’il répond à toutes les règles de la vexillologie (sans pour autant renier le Trencat, ni des propositions proches du modèle basque). Il suffit de ne pas le vieillir outre mesure.

  • Ici il n’est pas question de savoir si le Sautoir ou l’Ecartelé plaisent ou ne plaisent pas.
    Il est encore moins question d’ inventer des drapeaux fantaisistes qui nuisent au sérieux de nos réflexions et de nos travaux sincères.

    Ce qu’on recherche avant tout c’est un emblème dont la réalité historique serait incontestable.
    Pour cela les recherches de nos amis historiens sont indispensables A PRIORI.

    Construire une symbolique fédératrice pour notre Gasconha et la diffuser ne se doivent faire que sur des bases solides et avérées.

    Nos successeurs nous seront gré de notre sérieux.

  • ORIGINE DU DRAPEAU AU SAUTOIR : sur notre site Gasconha.com une communication de Michel Fourment (15 décembre 2006) renvoie au site svowebmaster.free.fr
    On y lirait que le sautoir a été déclaré drapeau « officiel » de la Gascogne le 13 janvier 1903, sans autres précisions.
    Je n’ai pu retrouver cette assertion sur le site indiqué.

    A CE JOUR, PAS DE SOURCE ANCIENNE FIABLE RECENSEE.

    De toute manière ces drapeaux (Sauter X, Trencat \), peuvent se combiner avec les autres emblèmes des pays gascons, tels que le léopard d’or sur fond rouge de Guyenne, les vaches rouges sur or de Béarn, la clef d’Aran, les emblèmes des pays historiques, des communes, des associations.

    La croix d’or florencée et flammée d’or sur fond rouge, ferait un emblème pan-gascon fédérateur. Elle évoque le foyer, lo(u) larèr, des maisons familiales, si importantes en pays gascon. On peut la nommer la Crotz do(u) larèr.

    Il y a aussi un répertoire de signes flamboyants ou tournants comme la petite rondelle gravée sous le porche de l’église de Boucoue.

    Quand aux trois couleurs avancées par Vincent, elles dominent en effet, dans l’ordre statistique des armoiries (provinces, pays, communes) : le rouge, l’azur, l’or, d’où le possible drapeau Union-Jack-like (ou Union-Basc) : une croix rouge sur un sautoir bleu clair sur un fond or (ici http://www.gasconha.com/spip.php?article1703)

    Quoi qu’il en soit, vous trouverez ici une synthèse impartiale (je l’espère) sur nos emblèmes gascons :
    http://www.gasconha.com/spip.php?article181

    Il faut seulement classer les emplois pour organiser la coexistence des marqueurs d’identité.
    Les Britanniques différencient le sautoir (saltire) de la ‘croix de Saint-André’ pour des raisons de couleurs. En fait cette croix céleste (stauros) se trouvait un peu partout en Europe). Comme saint André est le patron de Bordeaux, je me suis demandé si le pape Clément V, né Bertrand de Got à Villandraut (du gemanique Andrald, rien à voir avec ’André’), 1264-1314, pape en 1306, auquel on doit les châteaux « clémentins » (Roquefort et autres), gisant à Uzeste, n’était pas pour quelque chose dans le sautoir gascon. Rien trouvé.
    N. B. : le culte de saint André en Gascogne est très ancien (ex. : église de sainte Beyrie en Louvigny).

    Nous avons BEAUCOUP DE SIGNES A RETROUVER. Les débats sur Wikipédia et ailleurs sont souvent décevants (euphémisme poli) et l’on ne peut se fier aveuglément à ce fourre-tout. Il est possible et urgent de constituer des bases de données.

    Il doit y avoir des études plus ou moins anciennes sur nos marques populaires, etc., qui dorment dans des revues des XIXe et XXe s. Mais qui travaille sur ces questions ?

    Il est pourtant URGENT de diffuser tous types de marqueurs gascons.

    Bonnes recherches !

  • Est-ce que tous ceux qui ont avance des preuves du XVIIIe de ce sautoir pourraient les donner ici svp ? (12. en parle notamment...)

  • Très peu de progrès depuis au moins 2014. Quels sont ces "livres du XVIIIe s." ?, qu’est -ce que cette date du 13-1-1903 ?

    Même créé de la veille et sans justification "historique", un drapeau peut être pertinent. Les études historiques ont une valeur documentaire. Elles ne dictent pas les choix.

  • Lors de son assemblée générale du 15 mai 2024 , l’Association Esprit Gascon a officialisé le drapeau " lo Sautèr " , ou Sautoir en français ou union Gasconne comme symbole pour représenter la Gascogne au côté du traditionnel écartelé ou esquarterat.

    Nous pouvons désormais vous fournir ces deux drapeaux au prix de 15 € pour les membres de l’association et de 20 € pour le public.

    Ces drapeaux d’excellentes qualités sont vendus au bénéfice de notre association, et permettent une excellente visibilité pour notre identité Gasconne. 😁

    Le Sautèr, aux bonnes couleurs Gasconne rouge et blanche, présente un dessin simple, reproductible , reconnaissable . Il peut également porter en son centre un écu ou un emblème d’un pays composant la Gascogne sans se substituer à lui.
    Respectant ainsi notre diversité à l’intérieur de la Gascogne.
    Très récent, sans rapport à un royaume, un prince, il représente une Gascogne moderne : la Gasconne linguistique, celle qui est désormais notre référence.
    Il flottera désormais au côté du traditionnel écartelé dans chaque manifestation auxquelles participera notre association, alliance de la tradition et de la modernité.
    Non pour nous, mais pour la Gascogne.

  • Autre proposition moderne de drapeau pour la Gascogne : le trencat de la Daune, qui représente le triangle gascon, et, par la Daune, figure humaine locale, la population qui l’habite.

    LA DAUNE, EMBLÈME GASCON Le présent article complète et confirme l’article n° 67 "La Dame de Brassempouy et l’emblème pour la Gascogne (2008)".

    Il est issu d’échanges entre des gasconhautes et le Conservatoire du Patrimoine de Gascogne (président Jacques Ayrial), dans les années 2000.

  • La Daune, connue dans le monde entier, n’est-elle pas la meilleure ambassadrice possible pour promouvoir la culture gasconne ?
    Quel dommage que l’hunanimité ne puisse se faire autour d’elle !

  • Le problème c’est qu’elle n’a rien de particulièrement gascon. C’est assez anachronique de parler de Gascogne et de Gascons au paléolithique supérieur.
    Je comprends la démarche mais je pense que ce n’est pas pertinent et c’est la raison pour laquelle, à mon sens, ça ne prend pas.

  • Merci Pierre, pour cette initiative. A mes yeux ce trencat, à côté du drapeau écartelé de la "petite"Gascogne et aussi du léopard d’or sur fond rouge d’Aquitaine (tous deux restés populaires et ancrés dans les mémoires locales), est un des emblêmes qui peuvent parler à nos esprits actuels. Je suis plus réservé sur la Daune, tout comme Philippe .

  • @Philippe Lartigue
    Sans vouloir entamer une polémique, ce que je trouve anachronique est de vouloir absolument prendre comme référence une histoire souvent fantasmée. Un drapeau n’est qu’un symbole derrrière lequel se rassembler.
    Le drapeau Basque me semble-t-il date du siècle dernier et n’était destiné qu’à la Biscaye.
    Le cèdre sur le drapeau du Liban, la feuille d’érable sur celui du Canada (ect.) ont-ils un rapport historique ? Non ils sont symboles.
    Et quand on possède, sur le territoire linguistique et culturel, à disposition, un symbole de portée mondiale, comme "la Daune", quelle fantastique erreur que de s’en passer.
    Anachronisme ? Si l’on veut, mais en tous les cas préférable aux archaïsmes.

  • Moi aussi, quand Jacques Ayrial a proposé de placer la dame de Brassempouy sur le trencat du triangle gascon (à la place d’une banale étoile, un moment envisagée), j’ai ressenti un anachronisme (mélanger l’histoire et la préhistoire).
    Et puis j’ai adopté la Daune ! Comme d’autres l’avaient déjà gasconnisée en la nommant "la Dame, ou Daune, au capulet"...
    L’arborer sur notre drapeau, c’est inscrire la Gascogne dans un temps très long qui la dépasse : acte de modestie ! le triangle gascon n’a pas toujours été gascon...
    Mais en intégrant cette figure humaine pré-gasconne d’il y a 25 000 ans, nous nous préparons à intégrer des habitants post-gascons pour les 25 000 ans qui viennent !
    Acò qu’es ambiciós !-)
    Modestie et ambition... quin beròi programa !

    La Daune à l’atelier
    Tederic M.
  • Favorable depuis longtemps déjà au drapeau à croix de St-André blanche sur fond rouge, je fais partie de ceux qui ne trouvent pas la "daune" particulièrement esthétique, sans parler de l’anachronisme évident qui pourrait donner à penser à une Gascogne, sinon éternelle, du moins remontant à des temps immémoriaux.
    L’origine du drapeau croisé serait inconnue ou du moins mal connue ? La belle affaire ! J’aimerais bien connaître l’origine du drapeau écossais qui est le même mais sur fond bleu.
    Cela dit, les goûts et les couleurs...

  • Le sautoir me paraît le meilleur choix.
    La Daune ne répond pas au nécessaire géométrisme d’un drapeau. Pour le reste, un motif simple s’imposait, non pour une circonscription mais pour un drapeau de peuple. Les couleurs blanche et rouge sont très lisibles : l’identification se fait de loin.
    Mais de toute façon, il me paraît inutile de refaire la discussion au sujet des emblèmes gascons, qui se trouve largement sur le site, sous différentes rubriques ("emblèmes, symboles, croix, héraldique, armoiries, carte", etc.). Je ne vois pas ce qui pourrait être ajouté au dossier.

  • Je ne sais pas si cela choque mais je suis un gascon républicain et laïque. Par conséquent le drapeau du pape, c’est rédhibitoire...

  • Bonjour Vincent,

    Mon choix s’est toujours porté sur le "trencat" rouge et blanc, créé par Benjamin Caule, on oublie trop souvent de le citer. Ceci pour des raisons esthétiques et symboliques. Simplement, la dame de Brassempouy ne peut pas être l’apanage des Gascons d’aujourd’hui car elle est universelle et appartient à l’humanité entière.

  • Tout à fait d’accord avec toi, Philippe, une fois de plus, comme par hasard.
    De plus, si l’on devait avoir des préventions "républicaines" et "laïques", il faudrait aussi rejeter le drapeau français qui comporte la couleur du royaume de France, à savoir la bande blanche entre le bleu et le rouge de Paris. Et il en va de même pour d’autres drapeaux "républicains" (tout est républicain de nos jours) et "laïques" (terme de plus en plus galvaudé et à géométrie variable). On ne serait pas sortis de l’auberge.

  • Adiu Philippe e Daniel,
    Les préférences sont respectables.
    L’agressivité ne l’est pas Daniel.

    J’ai un regard, comme qui dirait, de l’extérieur. J’ai eu l’impression que certains venaient opposer un drapeau, de mon point de vue archaïque, "un chic shens vergonha" sur le site de l’association qui a créé celui "de la Daune".
    Alors oui, cela m’a motivé pour promouvoir "lo drapèu de la Gasconha : lo drapèu de la Daune".
    Et vous entendrez à nouveau parler de moi !
    Par contre j’arrête là la polémique quoi qu’il advienne.
    Adishatz.

  • Vincent,
    Je suis navré de constater que, de nos jours, la moindre remarque, la moindre critique soient marquées au sceau de l’agressivité et donc de l’intolérance. Cela dit, je reconnais que j’aurais pu me dispenser de cette digression un brin sulfureuse de nos jours et qui n’apporte rien à la cause de la Gascogne et de sa langue. Alors, au temps pour moi.

  • Bonjour Vincent,

    Vous savez, quand vous écrivez en 27 : "...ce que je trouve anachronique est de vouloir absolument prendre comme référence une histoire souvent fantasmée" et que vous précisez en préambule que vous ne voulez pas entamer la polémique, c’est un peu contradictoire. Votre remarque, tout de même légèrement acrimonieuse, faisait référence à mes choix je suppose. Je vois très bien où vous vouliez toute de même aller l’air de rien mais, en ce qui me concerne, je ne tomberai pas dans ce piège d’une énième discussion stérile, il y en a des pages et des pages ici et j’ai déjà dit depuis des années ce que j’en pensais. Je pourrais vous dire, en guise de réponse un peu narquoise : "A fantasme fantasme et demi".

  • Les gascons aiment bien ferrailler !

    J’étais contre mais finalement j’aime bien le trencat avec la daune, celle-ci ne représentant pas en ligne directe les gascons actuels bien sûr mais plutôt la région.
    Cristian

    • Oui, ce trencat pose la Daune (qui peut symboliser le peuplement humain sur le temps long) sur le triangle gascon, ou triangle MGM (Mar Garona Montanha)*.
      Il a donc une tendance géographique, et permet d’embrasser aussi (et, espérons-le, de séduire) la population venue d’ailleurs, qu’on sent devenir majoritaire.

      * Du coup, il inclurait aussi l’Iparralde (la partie nord du pays basque), qui fait partie de ce triangle... Notons-le sans en tirer de conclusion immédiate...

  • Les drapeaux...nous y mettons beaucoup de passion.
    Ce qui est ridicule pour certains ne l’est plus pour ceux qui connaissent l’importance du visuel.
    Loin de nous l’idée d’opposer Daune et Sautèr, surtout sur le site créateur de la célèbre dame.
    Cette publication se veut donc juste avis , sur un site qui est devenu incontournable pour les Gascons .
    Merci à Gasconha.com pour cette accueil qu’elle offre à notre petite association, comme elle le fait à nos Amassades, en espérant de ne pas avoir abusé de son hospitalité.
    La Daune, le Sautèr, l’Esquarterat ne nous appartiennent plus...ils ont leur propre vie.
    Notre Association a beaucoup travaillé avec la collaboration de mr Guilhem Pépin ( qu’il en soit remercié ici , mais également d’autres qui se reconnaîtront et qui ont mis leur effort à contribution du Béarn à la Navarre) pour la restauration et la diffusion de l’ Esquarterat .
    Nous en vendons régulièrement et nous en faisons la promotion.
    Nous sommes quasiment partis de zéro, à une époque où les Gascons n’avaient pas de représentation vexillologique correcte , concurrencée par d’autres symboles exogènes qui eux sont diffusés massivement,assortis d’un discours défavorable à nos couleurs taxées souvent de : féodale, désuète , séparatiste...
    Il a donc fallu contrer se discours assez dévastateur , dont le but est toujours de décourager les Gascons .
    Pour cela :
    Réunir des fonds, trouver un fabricant, créer des maquettes, avec les bonnes couleurs ,les bonnes proportions..
    Le tout à un prix attractif , le moindre drapeau à la croix Raymondine fabriqué en Asie se négocie à 6 €, un drapeau Basque à 10 €.
    Bref, il faut mobiliser beaucoup d’énergie sur le long terme et en assurer régulièrement la promotion.
    Nous sommes devenus les VRP de la vexillologie Gasconne malgré nous...sans être sûr d’un retour positif.
    Mais nous l’avons fait, comme toujours avec sérieux en écoutant les remarques et ignorants les critiques.

    Avec le Sautèr, nous franchissons une nouvelle étape. Un symbole pan-gascon , pour représenter notre culture, sans remplacer les emblèmes traditionnels.
    C’est un nouveau pari sur l’avenir, un investissement sur le long terme, avec toujours l’espoir que les Gascons l’utilisent pour valoriser leur identité.
    Si on le décrit avec une croix de Saint-André c’est par référence à la géométrie de cette forme en " sautoir " et pas à un quelconque saint intercesseur ,c’est ainsi que notre association le présente.
    Pas de pape, de croisade également...c’est un graphisme récent.
    Un drapeau c’est également 90 % de son temps replié le long d’un mât faute de vent. Et même là, il reste reconnaissable grâce justement à sa géométrie .
    Esquarterat et Sautèr sont complémentaires et ne s’opposent pas à la Daune. Chacun y trouvera de quoi satisfaire son désir de représenter son identité .
    Nous verrons dans les années à venir ce qu’il en adviendra.
    Toujours est-il que grâce à votre participation, amis Gascons nous avons passé le cap du budget participatif gersois et j’en profite pour vous remercier de votre soutien.
    N’hésitez pas à visiter Lupiac cet été, ou notre exposition itinérante sur la Gascogne commencera son aventure.
    Non pour nous, mais pour la Gascogne.

    .

  • Bravo Pierre ! Tu es un infatigable promoteur de la Gascogne, qui travaille et agit de manière désintéressée et modeste depuis des années. Toujours dans l’écoute et la gentillesse, fuyant les conflits et essayant de réunir tout le monde. Jamais un mot plus haut que l’autre. Et nous savons tous comment c’est difficile dans notre microcosme régionaliste où ça tire beaucoup à hue et à dia, pas toujours de manière bienveillante.
    Tu as tout mon respect et toute ma sympathie.

  • Merci, cela me touche , car j’ai beaucoup de respect pour ton travail. J’ai encore en mémoire l’amassade de Biscarrosse qui était vraiment super.
    Je reconnais qu’avec les années je ne suis plus aussi " virulent " 😅 et j’ai beaucoup appris en vous fréquentant à tous, sur la Gascogne, les Gascons...
    Et puis Association Esprit Gascon c’est une équipe , vous les connaissez tous, c’est la super team 😉, tout le monde participe à chaque opération. Chacun amène sa pierre à l’édifice Gascogne.

  • C ’est vrai Pierre que tu étais virulent jadis (contre les occitanistes) et ton évolution vers une bienveillance totale a été notée de beaucoup , très positivement !
    Cela dit,en lisant ta justification du choix du "sautèr" je me dis une fois de plus que dans ce pays,marqué par la violente rupture de la Révolution "française" il y a plus de deux siècles - et de plus en plus depuis quelque temps - ,il faut constamment se justifier de ne pas se recommander d’un héritage chrétien,celui qui a créé nos pays et nos cultures il y a plus de 1500ans. Il n’y a qu’en France qu’on doit vivre cela en Europe et perso, j ’en ai de plus en plus assez. Eh bien oui, le sautèr, c’est aussi une croix de Saint-André, comme pour les Ecossais et bien d’autres. Et alors ?
    Amicalement.

  • Pour information, Vincent n’est pas Vincent P., l’un des webmasters du site, qui écrit ces lignes.

  • Je partage volontiers le commentaire de GSG au sujet du "sautoir". Et j’en rajoute une couche au risque de me faire passer pour un infréquentable, ce dont je me soucie comme d’une guigne à mon âge.
    De nos jours toute allusion à l’héritage chrétien de la France fait l’objet non seulement de suspicion mais aussi de mépris, alors que d’autres "sensibilités" le sont beaucoup moins. Une fois de plus, c’est un simple constat. Et tant pis si c’est mal compris, mal interprété et jugé à l’aune de l’idéologie dominante.
    Alors, oui, le "sautoir" est composé d’une croix de St-André blanche sur fond rouge. Va-t-il falloir rayer aussi du vocabulaire le mot "croix" parce qu’il risque d’en défriser quelques-uns ?

  • Pour qui te connaissait, Vincent (P), c’était plus qu’évident !

  • Essayons de partir du bon pied avec " l’union Gasconne " 😁.
    Évitons les pièges d’une com’ afflublant le Sautèr d’une généalogie hasardeuse , ou de détails qui troubleront " sa mise en service" .
    Nous avons dû faire face aux mêmes thèses lors de la vente de l’esquarterat...créant un écran de fumée contre productif , décourageant et inutile.
    Nous sommes pas obligés de nous tirer une balle dans le pied à chaque initiative pan-gasconnne 😉.
    La croix Raymondine en est l’expression, elle qui se retrouve avec des éléments allant de la mystique astrologique en passant par la case " cathares " auto proclamé symbole solaire universel...elle n’en demandait pas tant et surtout pas toutes ces casseroles...

    C’est donc un dessin ultra simple que celui de l’union Gasconne, ainsi c’est normal de le retrouver à différentes époques pour différentes raisons.
    On le retrouve comme blason dans la famille anglaise de Neville par exemple qui a été sénéchal de Guyenne je crois. Il est alors tentant de retrouver un filiation, et de rajouter à la légende 😅.
    Mais c’est inutile.
    Restons aussi simple que le graphisme du Sautèr .
    C’est effectivement une croix de st André, qui prête son nom uniquement pour sa forme géométrique,
    Le saint serait personnellement intervenu, nul doute notre association en aurait fait mention, mais ce n’est pas le cas.
    Les écossais parlent de " saltire " et de st Andrew à égalité pour leur drapeau ,nous pouvons sans problème faire de même.
    C’est donc une croix de st André ou un sautoir blanc sur un fond rouge que notre union Gasconne qui flottera si vous le voulez, amis Gascon, au côté de l’esquarterat.
    Rejoignant au Panthéon des drapeaux, l’aimable Daune pour nous représenter. 😊

  • Difficile de dire mieux que Pierre Torné-Sarte. Et honni soit qui mal y pense.

  • Les premier emplois de la croix en X (bien avant toute héraldique !) sont protohistoriques et astronomiques (positions du soleil). C’est le stauros des Grecs. Il est bien possible que la Daune ait eu un (paléo)astronome dans ses admirateurs. Mais au fond, ce n’est pas le sujet. (Cela dit, l’intervention de saint André ne serait pas de trop non plus...)

    Pas la peine de charger le dossier. Simplicité, dépouillement. Le blanc sur rouge est visuellement efficace, c’est la formule qui se voit le mieux et du plus loin. C’est ce qui compte.

    Alors, rendez-vous sur le parcours du Tour de France.

  • Lors des Puces Nautiques de ce dimanche, au port de Sanguinet, il m’a été rapporté qu’un joli bateau arborait fièrement le trancat que je défends depuis longtemps. Un visiteur a félicité le propriétaire du navire et a demandé où en acheter un…. Bravo !

  • Compreni l’esquartat e lo trencat de la Dauna. Lo sautèr ... pas coneishut au batalhon.

  • Adiu, Bernat !
    Coma aquò vai ?
    Damandas çò qu’es "le sautoir". Se disi pas de bestiesas, aquo’s lo drapèu demb la crotz blanca dita de Sent-Andriu sus fons roge.

  • Aco pot ana : il semble qu’un accord commun se dessine en faveur du simple pavillon A du Code International des Signaux marins avec son TRENCAT et non trancat…merci de l’avoir corrigé…sur fond écarlate ( on fournira le code-Pantone à qui le demandera).Plus que jamais cet emblème maritime détourné est simple, bien visible, et bon marché, en vente chez les marchands d’accastillage UShip et deux autres.
    S’il le faut nous suivrons une formation à la Plongée, Sport respectable s’il en est, et respectons le goût des autres.

  • Pavillon V du code maritime ...
    bien connu de l’équipage.


Un gran de sau ?

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