Bazadais Clocher-mur

Bourdelles


 
en graphie alibertine :

Bordèras
Prononcer entre "Bourdères" et "Bourdèros".

bòrda / ferme, métairie, grange

Ou grange.
Prononcer entre "bordo" et "borde" ;
Dérivés :
bordeta (prononcer "bourdette" ; petite bòrda), bordiu (ferme ou métaierie) et ses dérivés bordilèr (métayer), bordilòt (diminutif de "bordiu"), bordilar (attesté dans "Siedlung und Landschaft (...)" p. 328)
bordau ("bourdaou" indiqué comme "grange-étable" (p.40) par "Quand l’Ariège changea de siècle", de Pierre Salies aux éditions Milan/Résonances (1982))
bordalèr métayer, « habitant d’un hameau, d’un bourdalà » [Palay]
bordalat (hameau)
bordèra : regroupement de bòrdas ?
bordar (prononcer "bourdà") :
« bourdà sm. Ferme, borde avec tout ce qu’elle contient et comporte- : bétail et cheptel mort. En Lav. emplacement d’une borde tombée en ruines. » [Palay]
« Bourdar Bordar (vers le pays basque) métairie »[Lespy]

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Le choix de "Bordèras" avec un r suit cet avis de Vincent P. :
« Même chose avec le village voisin de Bourdelles qui est un Bordèras déformé : graphier Bordèlas serait entériner la dégénérescence du gascon local, or nous n’en sommes plus à patoiser en relevant scrupuleusement les formes locales, cela devait être fait dans les années 30, nous en sommes à faire des propositions pour l’avenir, dans la recherche d’une dignité et d’un exotisme. »


 

 

Lòcs (toponymie, paysage...) de Bourdelles :


 

 

 

Grans de sau

  • Ce Vincent P. est plein de suffisance et je trouve son ton très péremptoire !

    Cela dit, je souscris à ce que je disais, en étant plus modéré dans l’expression : très clairement, quand un toponyme a été altéré au delà du raisonnable, dans une zone où le gascon n’est plus pratiqué, et que donc il n’y a plus de locuteurs naturels à froisser ou séduire, il est assez légitime de rétablir la forme ancienne.

    Bon, évidemment, il faut a minima une forme ancienne attestée pour corroborer l’hypothèse d’un ancien Bordères : la voici, dans un cartulaire médiéval.

  • Bravo Vincent pour la référence !
    Le hic, c’est que je n’ai pas vérifié s’il n’y a pas à Bourdelles de « locuteur naturel à froisser ou à séduire », et attaché à un gascon dégénérescent* ; ça risque de mettre le bordel, euh non, le bordèth !-)

    * Si toutefois un habitant de Bordelles/Bourdères tombait sur cette page, je précise que je plaisante, et j’aurai à coeur de lui expliquer cette plaisanterie d’initiés et son contexte, sans être sûr d’y réussir.
    Brièvement : le contexte, c’est que nous tentons de revenir aux sources, donc à des formes dégagées de l’influence du français, mais tellement anciennes que les anciens d’aujourd’hui ne les connaissent pas... D’où possibilité de froisser quelqu’un...


Un gran de sau ?

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