Noms
En graphie alibertine : Laplanesa + (la) Planesa
Prononcer "planézo", "planéze" avec l’accent tonique sur né.
Ce nom, qui devait probablement nommer un lieu plan, semble présent aussi en Guyenne ou Languedoc proche.
Geneanet l’atteste comme nom de famille, mais hors Gascogne.
En graphie alibertine : Lo Grelèir
Prononcer "Lou Gréleÿ".
agreu, agreule / houx communPrononcer entre "agréou" et "agrew".
Peut atteindre 15 à 20 m de haut et (…) |
En graphie alibertine : Pascòt
Vraisemblablement un prénom lié à la fête de Pâques, pas directement Pascal (Pascau en gascon) + suffixe diminutif -òt.
En graphie alibertine : (lo) Campòt
Prononcer "(lou) Campòtt".
camp "’champ" + suffixe diminutif- òt : "petit champ"
camp / champSouvent prononcé "cam", sans faire entendre le p final.
campanha : campagne |
En graphie alibertine : Hortanèir
Prononcer "Hourtaneÿ".
Voir aussi Hortanèr.
hòrt / fortfeminin : "hòrta"
Le gascon a transformé les "f" en "h".
"hòrt" veut (…) |
Anèir AneÿPrononcer "Anèÿ".
Le prénom a probablement été utilisé au Moyen-âge sous la (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Hourtaney
Ne semble pas exister comme nom de famille, mais comme nom de lieu.
En graphie alibertine : Miquelat
Prononcer "Mikélatt".
Dérivé de Miquèu.
Miquèu MichelPour "Miquèla", prononcer entre "Miquèle" et "Miquèlo". |
En graphie alibertine : La Honsega
hont / fontaine, sourcehontan ou hondan seraient d’autres formes, féminines aussi, de ce mot. (…) |
En graphie alibertine : Vathladèra
La graphie "Vathladèra" correspond à l’hypothèse d’explication de Balhadère qui se rattache à Belhade/Vathlada. Voir le débat ci-dessous...
Variante(s) graphique(s) :
Balhadère
Attesté vers 1600 entre Pissos et Sabres.
En graphie alibertine : Bauset
Variante(s) graphique(s) :
Bauzet
Ouest-gascon.
Est-ce Bausèth ou Bauset ?
Pour Bausèth : le pendant languedocien serait Bausel ou Bauzel, or il y en a en Languedoc ; les Bauset qui sont là-bas pourraient se rattacher à une racine baus (rocher abrupt...) présente aussi en Gascogne orientale mais guère en Gascogne occidentale où on trouve le nom Bauzet, Bauset.
Le Trésor du Félibrige signale « SENT-BAUSÈL (rouerg.), (rom. Sant Bauseli, b. lat. Sanctus Baudilius) » qui irait aussi dans le sens de Bausèth.
Cette piste conduirait à envisager un doublet gascon Bausèth, Baudèth, comme il y a Basèth, Badèth. Mais le Baudet nom de famille qui existe en Bordelais n’est pas gascon à coup sûr...
Et l’hypothèse Bausèth n’est pas confirmée par des cas de Bauseig(t) ou Baudeig(t) en Béarn...
Faute de preuve suffisante, on choisit pour l’instant une graphie normalisée Bauset.
Bauset
En graphie alibertine : Larrós
Prononcer "Larrouss".
L’Arrós = Le Roux ?
ros, arrós / rouxPrononcer "rouss, arrouss".
Féminin rossa (prononcer "rousse" ou "rousso"). (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Larroux
Larrous
En graphie alibertine : Larrosset
Prononcer "L’Arroussét".
Sans doute un diminutif de Larrous, Larroux.
Larrós
Prononcer "Larrouss".
L’Arrós = Le Roux ?
Variante(s) graphique(s) :
Larrousset
En graphie alibertine : (lo) Herrús, (la) Herrussa
La toponymie gasconne a des Herrus, mais aussi "Le Herrus" ou "Au Herrus", et une forme féminine La Hérusse (Lahérusse à Lombia).
Tout ça suggère un nom commun. Racine hèr (fer) ?
hèr / ferPrononcer "hè".
Dérivé :
herrèira, herrèra :
FEW (ferraria) :
"Afr. (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Herrus
Ferrus
En graphie alibertine : Lagastet
Pourrait s’analyser comme lagast + suffixe -et. Un chafre ?
lagast / tiquebiut (prononcer "biwt") en Médoc |
Variante(s) graphique(s) :
Lagastet
Geneanet l’atteste anciennement à Souprosse.
En graphie alibertine : Massòc
mas (maison ?) + suffixe -oc à expliquer ?
Est-ce que le « Machoc, 33420 Naujan-et-Postiac », en Médoc et donc loin de la Lomagne où on trouve Massoc en nom de famille et de lieu, est apparenté ? Le ch noterait un s chuinté, s’il ne note pas un "Matyoc" (t mouillé)...
Variante(s) graphique(s) :
Massoc
Nom attesté surtout en Lomagne.
Nom Massoc
En graphie alibertine : Castareda
Prononcer entre "castaréde" et "castarédo".
Pour le lien castanha > Castareda, voir ici.
castanha / châtaigneSe prononce castagne ou castagno.
dérivés :
castanhèir ou castanhèr (ne (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Castarède
Attesté surtout en Armagnac. Il y a d’ailleurs un Armagnac Castarède !
Voir aussi Castadère.
En graphie alibertine : (lo) Berdolet
Il y a 10 ans, je dissertais déjà sur le nom Berdolet !
En 2016, je serais moins affirmatif sur « la famille dérivée de Berdole/Berdòla ».
Le nom individuel (prénom médiéval) Berdolet est amplement attesté par exemple dans Un notariat médiéval : droit, pouvoirs et société en Béarn.
Berdolet étant un diminutif, ou un hypocoristique, on aimerait savoir à quel père le rattacher. Le père normal serait Berdòu, qui serait noté Berdoo dans les textes anciens béarnais. On trouve bien Berdoo, mais difficile de savoir si oo note òu ou on. Et il semble que Berdon a pu exister... mais normalement Berdon donnerait Berdonet !
On a la même bizarrerie avec Menjolet.
Verdòla, Verdolet ?
Quant à Berdole/Berdòla : "Berdole" apparait bien dans la toponymie gasconne, et il y a à Brax un cas intéressant de Berdole noté "Verdolle" par Cassini.
Le suffixe -òla s’appliquant plutôt à des formations paysagères (tucòla, vinhòla...), on pourrait peut-être envisager pour ces "Berdole" une forme alibertine Verdòla qui signifierait une racine verd (la couleur).
On aurait donc une étymologie complètement différente de celle de Berdolet.
Mise à jour 2020 : sous réserve de confirmation sur l’existence du suffixe -òlo, Berdolet pourrait dériver de Berdòlo, comme Menjolet de Menjòlo.
Variante(s) graphique(s) :
Berdoulet
En graphie alibertine : Laponterica + (la) Ponterica, Pontarica
Variante(s) graphique(s) :
Lapontérique
Attesté au 18e siècle à Moncrabeau et Créon d’Armagnac.
Variante de Lapontrique attesté à Fleurance.
En graphie alibertine : Clarabaish
clar, clara / clair, clairePrononcer "cla".
Féminin : clara (prononcer entre "clare" et "claro")
Peut (…) |
baish / basPrononcer "bach".
baisha (prononcer entre "bache" et "bacho") : "basse" (si (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Clarabaix
Geneanet donne ce nom dès le 17e siècle à Sireix, Gaillagos, Bun, Arrens...
Il est à rattacher au lieu Clarabaïch répertorié actuellement par l’IGN à Sireix, mais absent des cartes anciennes. Rappel : le x ancien notait souvent le son noté ch en français.
"baix" ou "baich", qui veut dire bas, existe en toponymie gasconne, souvent en opposition avec haut.
Exemple : à Verdets (64), LANNE DE BAICH et LANNE DE HAUT.
Il est donc tentant de décomposer Clarabaix en Clara-baix, mais il faut alors expliquer Clara ! Evidemment, on pense à l’adjectif clara (claire).
Il y a des occurrences de clara en toponymie gasconne, soit tout seul, soit (peu nombreux) dans un assemblage qui semble ressembler à Clarabaix :
CLARE à Arreau
LA CLARE à Rieumes
CLARAMONT à Arrouède
CLARAMOUNT à Mesplède
Attention, ici, il peut s’agir de clar-amont.
CLARABIDE à Loudenvielle.
CLERMONT composante de Clermont-Pouyguillès, et en fait "Claramoun".
Hors Gascogne :
LA CLARE à Miramont de Guyenne, à Albias (82), et autres...










