Mots

estoufat

français : ?

(estoufat)


 

colader

français : entonnoir

Pron. "couladé"


 

 ?

français : sarcloir

 

aquestes

français : ceux-ci

 

clapat

français : taloche, gifle

 

a bèthlèu

français : à bientôt
voir aussi :

 

vosauts

français : vous

Prononcer "bouzawts".
Variante : vosautes
Littéralement en français : vous autres.


 

kaixo !

français : salut ! (en basque)

Prononcer "kaïsho".
Mais attention : Gasconha.com ne fait pas de lexique basque.
Au fait, y en a-t-il, basque-français, en ligne ?


 

amistat

français : amitié

amistós (amistous) : amical

Amistat
Amistat
Amitié.
"Banèra" imaginaire dessinée à partir d’une banèra basco-landaise réelle : "L’arrayade" sur le front de mer de Hossegor.
Tederic M.
voir aussi :

 

cavala

français : jument ???

Prononcer entre "cabale" et "cabalo".
"jument" n’est vraiment qu’une hypothèse !

voir aussi :

chivau / cheval

Prononcer entre "chibaou" ou "chibaw".
Sans doute un emprunt très précoce (il pourrait dater de la fin du Moyen-Age) de l’occitan au français.
La forme normale aurait dû être en gascon "cavath".cavath = cheval

dérivés :
chivalèir (nord-gascon ; prononcer "chibalèÿ") : chevalier

Lou chibaou
Lou chibaou
Centre équestre à Barbaste.
Tederic M.

 

pigalh

français : moucheture

Un gasconhaute avait demandé "pigaye".

pigalhat veut dire bigarré, moucheté, tacheté...

pigayé
Entà diser "tacheté".
O tanben mirgalhat.
[Julian]


 

bolangèr

français : boulanger

Apparemment, le gascon a adopté le mot français.
panadèr a existé, ou existe encore ?
paissèr, panissèr aussi ("païssè ;sm. déformation de panissè" (Palay))


 

guà, guat, gat, vuà ?, vuat ?

français : gué

La forme guat a aussi existé, il en existe des traces dans la toponymie (ex : Le Moulin du Gouat à Habas (40) sur l’Arrigan).
[Vincent.P]

La rivière du Gat mort porte aussi le "t" final, mais a perdu le "u".
[Tederic]

"« goua », comme « gué » vient de ‘vadum’ ;
phonétiquement, à la française :
wadum > wadu > wad > gwad > gwat > gwa ; en français, … gwat > gat > gué
comme pratum […] prat > pré.
Mais le français a aussi le toponyme « Gois » dans le « passage du Gois » entre le continent et l’ile de Noirmoutier.
Le -d final se maintient en dérivation ; on a le patronyme Gouazé, où le -d- intervocalique passe à -z-
comme dans videre > védë > vésë etc. [...]
Mais en finale absolue, le -d devient muet, comme dans pedem > pè. Mais pas partout, car de même qu’en Aspe on dit « lou pèt » pour "le pied", Palay atteste des formes « ga, goà, goàt, goàu et goè ». Je ne saurais les localiser et l’ALG n’a pas de carte "gué’."
Goua lafitte.yan [Forum Yahoo GVasconha-doman 2008-09-16 n° 9065]

[Dr Y. Lafitte]

"pourrait provenir du francique wad qui a une signification moins spécialisée que vadum, car il peut désigner des cours d’eau, des mares.
Le mot wad est conservé en néerlandais.
Le francique wat e le latin vadum se ressemblent, et ont évidemment une étymologie indo-européenne commune."
[Gérard Loison]

dérivé :
guadet (prononcer "gwadétt")

Noms damb "guà, guat, gat, vuà ?, vuat ?" :


 

bòrda

français : ferme, métairie, grange

Ou grange.
Prononcer entre "bordo" et "borde" ;
Dérivés :
bordeta (prononcer "bourdette" ; petite bòrda), bordiu (ferme ou métaierie) et ses dérivés bordilèr (métayer), bordilòt (diminutif de "bordiu"), bordilar (attesté dans "Siedlung und Landschaft (...)" p. 328)
bordau ("bourdaou" indiqué comme "grange-étable" (p.40) par "Quand l’Ariège changea de siècle", de Pierre Salies aux éditions Milan/Résonances (1982))
bordalèr métayer, « habitant d’un hameau, d’un bourdalà » [Palay]
bordalat (hameau)
bordèr, bordèra :
« bourdè,-re s. – Habitant,-e d’une borde ; fermier, métayer. » [Palay]
bordar (prononcer "bourdà") :
« bourdà sm. Ferme, borde avec tout ce qu’elle contient et comporte- : bétail et cheptel mort. En Lav. emplacement d’une borde tombée en ruines. » [Palay]
« Bourdar Bordar (vers le pays basque) métairie »[Lespy]
« bourdèu  : ensemble de bordes » [Palay]

Noms damb "bòrda" :


 

teula, teule

français : tuile

teula (prononcer "téwle", "téwlo"...) : féminin
teule (prononcer "téwle*", ""téwlo"...) : masculin
* avec un é qui ne reçoit pas l’accent tonique

Dérivés :
teulèra (téwlère, téwlèro) ou teulèira (téwleÿre) : tuilerie
teulèr ou teulèir (prononcer "téoulèï") : tuilier
teulada : toiture
teula-malhada : génoise
« En Gascogne, la référence à la « mode génoise » a disparu et la génoise est appelée téule-malhade [Simin Palay] » [Génoise (architecture)]

Noms damb "teula, teule" :


 

mata

français : matte

En Médoc, sorte de polder protégé de la Gironde par une digue.
En moyenne vallée de Garonne, semble être le terrain artificiel qui protège de l’inondation les "bordes" de l’"arribère".

dérivé :
matar (écrit en français "mata" ou "matha", apparait dans la toponymie)

Un autre sens :
« matàs sm. – Hallier épais, gros buisson »
« matarâ sm. – Hallier. Augm. mataràs. N. de l. et de p. Matharan »
[Palay]
matada : taillis [Gaby]

Noms damb "mata" :


 

 ?

français : cornouiller

 

tiaupet d’aiga

français : abat d'eau

"un tiaupet d’aigua qu’ei ua grana pluja quan ja un orage.
Soi estat eslhevat deu costat de las Lannes de Gasconhe (Perquie)"

Encantat !
Qu’ei cambiat "aigua" en "aiga", qu’es la forma correcta, cresi.
[Tederic]


 

beròi

français : beau, joli

Prononcer "béroÿ".

Sur une maison d'Hostens : Suy broye
Sur une maison d’Hostens : Suy broye
Prononcer "Suÿ broÿe".
"Sui bròia" en graphie alibertine.
Je suis belle.
broye = contraction de beroye, plutôt en pays negue
voir aussi :

 

cascant

français : sale

 

bona nueit

français : bonne nuit

Prononcer "bouno nwéÿt" ou "boune nwéÿt".

voir aussi :

nèit / nuit

variante (en Béarn, par exemple) : nuèit

Ou plutôt "nueit"... Accent aigu ou grave ? Lisez la discussion qui suit. Le lexicot de Gasconha.com n’est pas la bible. Mais heureusement, il est pluraliste !
[Tederic]

neit

 

 ?

français : clairière

 

mostós

français : ?

(moustous)


 

purgue

français : ?

 

cap de taula, vente de lop, que minji tot

français : bout de table, ventre de loup, je mange tout

cap de taul@, bente de loup, que minji tout


 

crassat

français : lieu de pêche à marée basse

(Médoc)


 

megrat

français : maigrat

Poisson à chair blanche (Médoc)

"certains habitués de nos côtes ont fait de belles captures, notamment des mégrats de 30 kilos" [Le Médoc et ses plages, Jean Germain, Editions des nouveaux cahiers, Bordeaux, 1959]


 

detz

français : dix

 

bohemialha

français : enfants de bohême

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« bouhemialhe, boumiàlho (G.) sf. – Les bohémiens, avec une nuance péjor. »

"bohemialha" est la graphie occitane normalisée selon Alibert de bouhemialhe.

"bouhémiye" a aussi été proposé en 2009 par un gasconhaute, qui pourrait se transcrire bohemia. bohèmi = bohémien


 

que’vs aimi

français : je vous aime

Prononcer, suivant les endroits, ce terrible "que’vs" comme "kédzé" ou "kép", et probablement encore d’autres façons...
Sans le "que" énonciatif gascon, on a "vos aimi" ("bous aÿmi").