Noms

En graphie alibertine :   (lo) Saubon ? Sauvon ?

Prononcer "(lou) Saoubou(ng)".
Gasconha.com l’a longtemps rattaché à seuva (forêt).
Autre racine possible, et peut-être plus satisfaisante : sable ; dans ce cas, c’est Saubon et non Sauvon, et ce serait l’équivalent de sablon, après des transformations courantes en gascon [Bénédicte Boyrie-Fénié (Toponymie de Pissos)].


 
Variante(s) graphique(s) :

Saubon

Attesté en Bazadais et Marmandais.


 
 

En graphie alibertine :   Magrin

Semble un diminutif de "magre" (maigre).


 
Variante(s) graphique(s) :

Magrin

Présent en Gascogne, mais aussi et même encore plus en Rouergue par exemple.


 
 

En graphie alibertine :   (la,era) Colomèra

Version féminine de Colomèr/Couloumè.

colom / pigeon

Prononcer "couloum". Dérivés : colomèir (prononcer "couloumèï") ou (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Couloumère

"Origine : Geaune Miramont Sensacq"


 
 

En graphie alibertine :   Petrissans


 
Variante(s) graphique(s) :

Petrissans

Attestations anciennes comme nom de famille en pays charnègue (Bidache...).
Semble être Petris+Sans sur le modèle Guilhem-Sans ou Guilhem-Pèr, où Sans est connu comme nom personnel gascon, et où Petris semble une latinisation.


 
 

En graphie alibertine :   Doença


 
Variante(s) graphique(s) :

Douence

IGN : DOUENCE [SAINT-MAGNE - 33]
L’IGN donne Douence comme un village, et la carte de Cassini confirme en notant "Quartier de Douence".
Geneanet avant 1700 : St Symphorien, Noaillan, Barsac

Donc, le nom semble très localisé dans les "Landes de Bordeaux".
Difficile d’affirmer si c’est le nom de lieu qui a donné le nom de famille, ou l’inverse.
Le fait que ce soit un quartier, et non une simple maison pourrait faire pencher pour la première solution.
Si c’est un nom de quartier, il peut venir de loin dans le temps, ce qui expliquerait la difficulté de son interprétation.

Mise à jour 2019 :
"dans la paroisse d’Hostens, à Saint Magne, Pène et Avansa"
Les cahiers du Bazadais - Numéros 44 à 51 - Page 835
https://books.google.fr › books
"D’Avansa" se prononce "D’Awanse" ; donc, la transformation en "Douence" est facile !


 
 

En graphie alibertine :   Barbeiron

barbèir + suffixe diminutif -on
barbèir = barbier ; d’autres sens sont-ils possibles ?

barba / barbe

Prononcer entre "barbe" et "barbo". Dérivés : barbut : barbu barbèir (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Barbeyron

IGN : BARBEYRON [PEYRELONGUE - 33] (près de Saint-Emilion)
Geneanet : attestations les plus anciennes en Auvergne, un peu moins anciennes sur la ligne Castillon-la-Bataille-Fronsac

Lingüistiquement, "Barbeyron" peut être autochtone en Gascogne libournaise.


 
 

En graphie alibertine :   Malhòs

Prononcer "Mailhòs".
Le suffixe -òs est-il le suffixe vascon, ou est-ce une contraction de -òus, forme gasconne du languedocien -òls ?
Les premières attestations semblent pyrénéennes, ce qui accréditerait l’explication vasco-pyrénéenne, surtout que "malh" est aussi pyrénéen.
Le nom pourrait avoir essaimé du Haut Comminges vers le Toulousain, dépassant légèrement les frontières de la Gascogne.


 
Variante(s) graphique(s) :

Maillos

Geneanet l’atteste avant 1700 à la fois en pays basque, en pays charnègue et à Fos (Comminges).
Voir aussi Mailhos qui peut être une simple variante graphique et semble la version gasconne de Mailhols.


 
 

En graphie alibertine :   Suscòssa

Geneanet confirme bien la provenance chalossaise, mais avec des données ne remontant qu’au 18e siècle.
L’IGN donne ces lieux dont le nom approche :
SESCOUSSE [CASTETS - 40]
LAGUNE DU SESCOUSSE [HOURTIN - 33]
LANDES DU SESCOUSSE [HOURTIN - 33]
LANDE DE LA SUSCOUSE [LANDIRAS - 33]
BOIS DE SUSCOUSSE [MAIRIE DE SAINTE-ENGRÂCE - 64]
COL DE SUSCOUSSE OU GARATEKO LEPOUA [ARETTE - 64]
La phonologie gasconne n’interdit peut-être pas la parenté entre "Sescosse", "Sescousse", et "Suscousse".
Voir les noms de famille du groupe Sescòssa, auquel "Suscosse" pourrait bien se rattacher aussi.

Au total un nom qui semble avoir le suffixe vascon -os, apposé peut-être au radical latin "sesca". Une provenance directement basque du nom de famille pourrait être envisagée, mais il faudrait trouver une présence de ce nom de famille en pays basque. De plus, l’existence de noms de famille et de lieux qui semblent apparentés en Chalosse et dans le Sud des Landes permet que ce nom y soit autochtone.


 
Variante(s) graphique(s) :

Suscosse

"je cherche des renseignements sur le nom Suscosse, la famille vient de Nerbis, Hauriet, en Chalosse" [Dominique]


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Prulh

Prononcer "(lou) Pruilh".

prulh, prulhèr, prulhèir / prunellier

Prononcer respectivement pruyè, pruyeÿ...

 
Variante(s) graphique(s) :

Preuilh

De Chalosse, Seignanx... (Pouillon, Labatut...)
L’IGN donne aussi PRUILH [OSSAGES - 40] qui semble identique malgré la graphie différente, PEREUILH [BOUILH-PÉREUILH - 65], et plusieurs Péreuil et Péreuilh, presque tous en Gascogne.
Il serait intéressant de savoir comment nos aïeux le prononçaient ce "eui" est énigmatique. Parfois "euilh" peut correspondre à "uelh"...
Pereuilh existe un peu au sud, et Pereuil dans la même zone que Preuilh.
Geneanet donne ce cas très intéressant et curieux :
PEVERILH OU PEREUIL OU PERUILH 1712 - 1712 Auterive, Pyrénées Atlantiques,
PEVERILH OU PEREUIL OU PERUILH 1741 - 1741 Camou-suhast

Gasconha.com penche pour une inversion du "ue" en "eu" et propose de rétablir "Pruelh" (le "i" est inutile en graphie alibertine).
Mais quelle signification pour "pruelh" ?

Pruilh

"Mon nom de famille est PRUILH.
Sur le Sud-Ouest, spontanément les gens prononcent "Preuill".
Mon père était né à Mouscardes 40, j’ai encore de la famille à Mouscardes. Mon père, mon grand-père exerçaient les métiers de menuisier-ébéniste.
J’ai des cousines venant d’Ossages 40.

Pouvez-vous m’éclairer sur la signification et en même temps l’étymologie de ce nom qui est peu répandu même dans la région d’origine de notre famille ?
J’ai toujours été intrigué par la terminaison ou suffixe (quel mot utiliser ?) "LH", qu’est-ce que ça marque ? A quoi ça équivaut en langue d’Oil ?"
[JPP]

Le PRUILH [OSSAGES - 40] référencé par l’IGN est écrit "Preuilh" sur les Minutes Etat-Major.
Nous n’avons pas pour l’instant d’explication sur l’origine de ce nom qui semble avoir de multiples variantes.
La terminaison "lh" vient de la langue romane ou langue d’oc. Elle correspond à un "l" mouillé. Un "i" a souvent été rajouté tardivement, quand le "lh" n’a plus été compris comme un "l" mouillé.
Des noms qui ont une telle terminaison doivent plutôt être d’origine gallo-romaine.


 
 

En graphie alibertine :   Montaubric

Ce nom semble originaire de Lomagne :
Geneanet
Geneanet donne aussi "DAUBRIC 1685 - 1685 Teste de Buch (la)" qui peut s’analyser comme "D’Aubric" (= descendant de Aubric)

"Aubric" pourrait être une évolution (gasconne ?) de "Alberic" :
Alberic I (Aubric) of Narbonne

L’IGN donne ceci pour "Aubric" :
AUBRIC [BERTHEZ - 33]
COLLET DES AUBRICS [PUGET-ROSTANG - 06]
LES AUBRICS [PUGET-THÉNIERS - 06]
LAUBRIC [FÉLINES-TERMENÈS - 11]
Dans le pays niçois, "aubric" est peut-être un nom commun homonyme.
"Aubric" de Berthez (Bazadais) est en Gascogne comme la Lomagne, et pourrait se rattacher au nom de personne Aubric/Alberic (c’est une hypothèse, bien sûr).


 
Variante(s) graphique(s) :

Montaubric


 
 

En graphie alibertine :   (lo,eth) Campet

Prononcer "(lou) Campét".
L’explication par "petit champ" semble suffire.

camp / champ

Souvent prononcé "cam", sans faire entendre le p final. campanha : campagne

 
Variante(s) graphique(s) :

Campet


 
 

En graphie alibertine :   Cossan

Doit venir du latin, et être l’équivalent de Coursan, le gascon transformant couramment le couple "rs" en "ss".


 
Variante(s) graphique(s) :

Coussan


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Hasar

Très localisé en Lanegran, au point que c’est devenu le nom d’un personnage de Manciet !
Signification à trouver, semble un mot gascon du genre branar, etc.
Rapport avec Aserar/Hazera ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Haza


 
 

En graphie alibertine :   Artigabèra

artiga bèra = belle, grande "artigue"

artiga / friche

Beaucoup de noms de lieu et de personne sont composés avec "artiga" francisé (…)

bèth, bèra / beau

belle : bèra (prononcer entre "bère" et "bèro") dérivés : beròi ("beau" ; (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Artiguebère


 
 

En graphie alibertine :   Senmartin + Sent Martin

Prononcer Sén Martin, Sén Martin(g)...

« il y a tellement de villages qui portent ce nom en France et la popularité de Saint Martin (évêque de Tours) a été telle que seule une étude généalogique pourrait permettre de dire de quelle région provient telle personne portant ce patronyme. Par contre, on peut garantir le caractère autochtone des formes comme Senmartin, Semmartin, etc. »
Hont : ’DENFG’ deu Miuchel Grosclaude

Martin Martin

Existís sieis vilatges dau Peiregòrd que s’apelan Sent-Martin. Lo prenom (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Semmartin

Senmartin


 
 

En graphie alibertine :   Lautacasa

l’auta casa (l’autre maison) ? la hauta casa semble peu probable.

casa / maison

Mais dans la plus grande partie de la Gascogne, "maison" ou "ostau" ont (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lautecaze


 
 

En graphie alibertine :   Casajós

Prononcer "Cazayous" ou "Cazajous".
Sens identique à celui de Casajús. "jós" et "jús" sont synonymes et de même racine.


 
Variante(s) graphique(s) :

Cazajous


 
 

En graphie alibertine :   Darrenoguèr

nòga / noix

Prononcer entre "nogue" et "nogo". variantes : notz (prononcer "nouts"), (…)

arrèr, darrèr / arrière, derrière, à l'ouest

Prononcer "darrè". "darrèir" (prononcer "darrèÿ") devrait aussi exister en (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Darrénougué

"Derrière le noyer.
200 Français portent ce nom originaire de la vallée d’Aspe.
A Aydius, un Eugène Darrénougué figure sur le momument aux morts."


 
 

En graphie alibertine :   Maumús

C’est bien un nom gascon.
IGN :
MAUMUS [SARRAGUZAN - 32]
MAUMUS [MAZEROLLES - 65]
MAUMUS [MONTASTRUC - 65]
MAUMUS [MOUMOULOUS - 65]
MAUMUS [TRIE-SUR-BAÏSE - 65]
LE MAUMUS [MONBLANC - 32]
et aussi des Maumusson, en Gascogne et ailleurs, et
MALMUSSOU [LE BUGUE - 24]
MAUMESSOU [MAURIES - 40]
Mus (Le Mus) [Doazit - 40]
Mussaou, Mussau [Boutx - 31]

"mau mus = mauvais museau" ?
C’est l’explication donnée par des toponymistes, par exemple Grosclaude pour Maumusson :

Michel Grosclaude propose comme origine un patronyme, gascon cette fois-ci, le sobriquet mau (« mauvais »), allié à mus (« museau ») et augmenté du suffixe -on, qui donne « mal aimable, renfrogné

 ».
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maumusson_(Pyr%C3%A9n%C3%A9es-Atlantiques)

On a "Mussotte". Fil de discussion sur Mussotte et une racine MUS.
Et Mus tout seul : le Mus à Doazit (pour un camp protohistorique).

mus passage étroit, racine celte ?

L’hypothèse d’un chafre(sobriquet) est à parfois à envisager, mais les toponymes Maumus semblent plutôt à rattacher à une construction Mau Mus de même genre que les Maupas, Mauhorat...


 
Variante(s) graphique(s) :

Maumus

""Salle gueule" ?
Sobriquet de marrane ou de morisque ?"


 
 

En graphie alibertine :   Pedebòsc

Début de bois (nom d’une maison située à l’orée de la forêt).
C’est l’opposé exact de "Capdebòsc".

(lo) Pè deu Bòsc, (eth) Pè deth Bòsc
Prononcer "(lou) Pè dou Bòsc". (lo) Cap deu Bòsc Prononcer (lou) "Cap (…)

bòsc / bois

Dans le sens de "petite forêt". Dérivés : bosquet (prononcer "bousquétt") (…)

/ pied

En plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Pédeboscq