Noms
En graphie alibertine : Puisegur
pei, poei, poi, pui / colline, hauteurPrononcer " puï ".
Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source (…) |
segur / sûrPrononcer "ségu".
segura (prononcer entre "ségure" et "seguro") : sûre (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Puysegur
En graphie alibertine : Guilhamèlo
Prononcer "Guilyamèlou" avec l’accent tonique sur mè.
Dérivé de Guilham/Guilhem + suffixe èlo, suivant Berganton* qui donne ce suffixe parmi les "suffixes paroxytons", suffixes assez rares et archaïques...
*[Le dérivé du nom individuel au moyen âge en Béarn et en Bigorre...]
Guilhem GuillaumeComme l’explique J.Tosti, sur son site des noms, "nom de personne d’origine (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Guilhamélou
En graphie alibertine : Batalhèir, Batalhèira
Prononcer "Batailheÿ, Batailheÿre" (masculin, féminin).
Nom de famille surtout médoquin.
Mais en nom de lieu, existe plus largement en nord-Gascogne.
"Batalhèr" (Bataillé) est la forme gasconne majoritaire.
Une bonne part des lieux dits de l’IGN répertoriés comme "Bataille" (sans article) appartiennent à l’ensemble Gascogne-Guyenne-Languedoc. On trouve un lieu "Batail" à Layrac, en Brulhois.
Ce nom fait penser à "bataille", et d’ailleurs, beaucoup de "Bataille" sont peut-être en fait des "Bataillé" qui ont perdu l’accent.
L’origine est peut-être sans rapport direct avec le mot français "bataille".
Variante(s) graphique(s) :
Batailley
En graphie alibertine : Dalhadosa
Difficile à interpréter :
On peut penser à "dalha-dosa" mais que voudrait dire "dosa" ?
Ou alors "d’Alhadosa", mais on ne trouve pas de "Alhadosa" (Ailledouze)...
dalha / fauxPrononcer entre "daille" et "dàillo".
dalhar : faucher
Passé en français (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Dailledouze
Présent en Bruilhois, Néracais...
En graphie alibertine : Larrèr + (l’)Arrèr
L’arrèr = l’arrière ?
Variante(s) graphique(s) :
Larré
Attention, "Larre" sans accent est basque (veut dire "lande").
Larré existe en France d’oïl, mais il existe un "Larré" gascon, attesté par exemple en Bigorre au 17 et 18e siècles.
En graphie alibertine : Darreglada
Variante(s) graphique(s) :
Darreglade
Le lieu Arréglade existe à Rebenacq (64).
Donc, D’Arréglade...
Nom peu courant.
Le loc Arrègle existe.
"lade" (lada) veut parfois dire "large" (comme dans "Sauvelade").
En graphie alibertine : (lo) Ponton
Prononcer entre "(lou) Pountou" et "(lou) Pountou(ng)".
Signification à préciser : est-ce le "ponton" français, ou simplement un petit pont ?
Variante(s) graphique(s) :
Pontons
Pontonx
En graphie alibertine : Beishada
Variante(s) graphique(s) :
Béchade
"Bon vespre,
Ieu pensi que lo nom ’Bechade’ és lo nom gascon ’Bechada’ que equival en occitan a ’Becada’. Cresi que a dos possibles origens : ’Becada’ lo nom de l’aucel (per ieu és lo pus probable) ; e ’becada’ del verb ’becar’, damb lo bec o acha o etc. picar la terra o qualque cosa. Per aquò, pensi que la normalizacion d’aicest nom és Bechada (gascon) o Becada (occitan)."
[Bernat]
"Béchade" es mei lemosin, e benlèu santongés, que gascon.
Totun, "Béchade" existis coma nom de lòc en Gasconha bordalesa (Medòc, Entre-duas-mars) e coma nom de familha en Entre-duas-mars.
N’es pas briga segur que lo "Béchade" deu Medòc aja la medisha explicacion que lo "Béchade" lemosin.
Lo "Béchade" d’Entre-duas-mars pòt estar ua importacion lemosina o santongesa (los gavachs...).
Lo gascon ne transforma pas JAMEI lo "c" en "ch". Lavetz, un "becada" occitan ne pòt pas vàser "bechada" en gascon.
D’aulhors, l’audèth "bécasse" que s’apèra "becada" en Gasconha, Medòc comprés.
Fin finau, la sola pista etimologica deu "Béchade/Beychade" medoquin que seré ua varianta de "Baishada", en analogia damb lo "Beychevelle" medoquin qui voleré diser "Baishavela", "baisha-vela" (baisse-voile) (de confirmar, totun, que l’explicacion de Beychevelle per "baisha-vela" n’es pas fantasista, e que lo verbe "baishar" e’s pòt diser "beishar" en nòrd gascon.
Lavetz prepausi coma grafia normalizada Beishada, mès que dèu estar confirmat.
Auta pista :
Podem remarcar la preséncia en Entre-duas-mars de "Beychac", que podem botar en relacion damb un "Bechac" gascon pirenenc.
[Tederic]
Beychade
Plus rare que Béchade, et présent surtout en Entre-deux-Mers, alors que Béchade vient surtout de la zone limousine.
Beyssade
Semble enraciné en pays foyen.
Probablement une variante de Beychade, et peut-être de Béchade si ce dernier, plutôt limousin, est une variante et pas un nom foncièrement différent.
En graphie alibertine : Escac
Le toponyme Escat pourrait s’y rattacher.
Variante(s) graphique(s) :
Escacq
Existe bien en Bazadais et Marmandais.
Descac et Descac existent dans les Landes et en Bazadais.
En graphie alibertine : Larrotís
L’arrotís.
"routis" désigne en gascon une terre en friche, selon Jan Bonnemason.

Vic-Bilh, une langue, un pays Jan BONNEMASON
Variante(s) graphique(s) :
Larroutis
On trouve des lieux "l’Arroutis", "les Arroutis", Arroutix...
Il semble que le "s" final n’est pas celui d’un pluriel.
Vieux nom vascon ? Ou d’origine latine comme "Arrotura" ?
En graphie alibertine : Vitaubec
Le lien avec le mot "vidauba" est à confirmer.
Le lòc "Bidaubet" existe à Saint-Girons (09), mais il n’est pas sûr que le "t" final provienne d’un "c".
vidauba, vitauba, vidauga, vitauga / clématitePrononcer entre "bidaoube" et "bidaoubo".
vit auba = vigne blanche
Lespy (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bitaubec
Bitaubé
Il existe un lòc Bitaubé à Galapian.
Le rattachement à Vitaubec est à confirmer. Il supposerait que la consonne finale ait disparu, ce qui n’est pas impossible.
Vitaubec
Viteaubec
En graphie alibertine : Sireish
Variante(s) graphique(s) :
Sireix
Ce nom semble avoir une souche en Pyrénées gasconnes, et une autre au sud du Limousin. L’étymologie de chacune de ces souches n’est peut-être pas la même.
"Sireix se prononce Sirech ; en basque ech désigne etche etxe maison !"
[Pic Sireix]
En graphie alibertine : (los,eths) Pujòus
Prononcer à peu près "(lous) Puyòws"...
Pluriel de Pujòu.
pei, poei, poi, pui / colline, hauteurPrononcer " puï ".
Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Pujos
Ce nom a son épicentre en Armagnac.
La transcription "Pujòus" semble fondée, le français notant difficilement la diphtongue "òu", qui d’ailleurs peut avoir disparu de l’usage, remplacée par un "ò" simple.
En graphie alibertine : Tojosa
Adjectif féminin pour qualifier un endroit où il y a de la toja ?
J. Tosti fait la même hypothèse.
Michel Grosclaude (’DENFG’) aussi :
« Etymologie : du gascon toja, ajonc, et suffixe qualitatif -osa (= où l’ajonc abonde). »
Mais l’adjectif masculin (tojós / toujous) ne semble guère exister en toponymie gasconne.
toja, tuja / thuiePrononcer entre "touje", "touye", "toujo", "touyo".
La forme tuja existe (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Toujouze
Toujouse
En graphie alibertine : (lo) Benasit, (la) Benasida
Forme attestée, qui correspond à "Benoît", ou au participe passé "béni".
Benasit : prononcer "Bénazitt".
Benasida : prononcer "Bénazide, Bénazido"...
Variante(s) graphique(s) :
Benazit
En graphie alibertine : Lacrasta + La Crasta
Prononcer "La Craste", "Le Craste" en negue.
crasta / crastePrononcer plutôt "craste", puisque c’est surtout un mot landais.
C’est un (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lacraste
En graphie alibertine : Casaucau
Le sens de "cau" serait ici à préciser.
casau / jardinPrononcer "casaou" ou "casaw".
diminutif : casalet
En fait, le "casau" a (…) |
cau / ruisseau en montagne, ravin, sillon + chouPrononcer entre "caou" et "caw".
cau peut signifier dans les Landes (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Casaucau
Très concentré en Béarn (Oloron...)
En graphie alibertine : Hontaveiria
On a ici, très probablement, un dérivé de "hont" ("hontan" ?) et "veiria".
hont / fontaine, sourcehontan ou hondan seraient d’autres formes, féminines aussi, de ce mot. (…) |
veire / verrePrononcer "bèyré".
veiria (prononcer "beyrie" ou "beyrïo" ) : verrerie, ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Hontebeyrie
En Maremne...
En graphie alibertine : Deuguit
Il y a bien en Chalosse (où le nom "Duguit" est présent) des lieux "Guit". On trouve des "Le Guit" en Landes de Gascogne.
S’agit-il du mot "guit" (canard) ou du prénom correspondant au "Gui" français ?
On trouve "En Guit" en Gascogne orientale, et J. Tosti évoque "Guit" comme prénom occitan, dont des dérivés seraient Guitou, Guiton... et Guitard ?
Il serait tentant d’expliquer "Duguit" par rapport à ce nom individuel "Guit" correspondant à "Gui", mais il faudrait trouver des attestations gasconnes, et plus précisément chalossaises, de ce dernier.
Variante(s) graphique(s) :


