Noms

En graphie alibertine :   Vidalon

Prononcer entre "Bidalou" et "Bidaloung".
Diminutif de Vidau.

Vidau

Du latin Vitalis. Prononcer "Bidaou" en diphtonguant le "aou", bien sûr ! (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bidalon

Bidalou

Vidalon


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Peiron

Prononcer entre "Peÿrou" et "Peÿroung".
Diminutif de "Pèir".

Peiron Peÿrou

Dérivés ou variantes [Alis-Aiguillon] : Peyron Pour le féminin, prononcer (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Peyron

Peyrou


 
 

En graphie alibertine :   Bertranda

Bertran Bertrand

Bertrane est présente dans la liste des prénoms donnés par le site (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bertrande

La plupart des attestations anciennes (antérieures à 1700) données par Geneanet ne sont pas gasconnes, mais languedociennes ou provençales.
On trouve cependant :
BERTRANDE 1666 Saint-André Gironde
DE BERTRANDE DE DURFORT 1604 Bordeaux
BERTRANDE 1264 Sault-de-Navailles
BERTRANDE 1672 Saint Cirice de Bourran, Les Costes Gozon Lot et Garonne

En gascon, la forme normale serait plutôt BERTRANE (féminin de BERTRAN), qui existe aussi comme nom de famille.
Il se peut que dans certains cas, "Bertrande" soit une dégasconnisation tardive de "Bertrane".


 
 

En graphie alibertine :   Guirauton

Présent surtout en Béarn et Chalosse.
Prononcer entre "Guiraoutou" et "Guiraoutoung".
Guiraut + suffixe -on.

Guiraut Géraud

"Géraud de Budos" attesté en 1273. Le féminin "Guirauda" pourrait être (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Guirauton


 
 

En graphie alibertine :   Bajòla


 
Variante(s) graphique(s) :

Bajolle

Nom de personne (surtout dans le départ. 32) et de lieu.


 
 

En graphie alibertine :   Mansius

Rapport avec la racine latine qui a aussi donné "maison" ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Mansieux

"Mansious" exise à Asson (64). Cela pourrait corespondre au NF MANSIEUX, justement attesté dans la même commune.

Mansious

Merci au contributeur Mansieux, qui nous a fait introduire "Mansious" comme forme graphique possible pour ce nom.
Pour la graphie normalisée, il faudrait s’assurer de la prononciation : "manSIyous" (avec le "Iyou" d’Adiu), ou "mansyous" ?
La graphie "Mansius" correspond à la première hypothèse.


 
 

En graphie alibertine :   Naudon

Prononcer "Naoudou(ng)".
Très probablement hypocoristique de Arnaut, au féminin :
Arnaut -> Arnauda (féminin) -> Arnaudona (prononcer "Arnaoudouno") avec le suffixe -on -> Naudona après "aphérèse" (c’est bien comme ça qu’on appelle l’évaporation de la première syllabe sous l’effet du désir de vitesse du genre humain ?).

Arnaut Arnaud

Comme le dit J.Tosti, sur son site des noms, "nom de personne d’origine (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Naudou


 
 

En graphie alibertine :   Dibòs

On pense à "d’Ibos", mais la répartition du nom de famille Dibos ne cadre pas tout-à-fait avec la répartition des lieux "Ibos".


 
Variante(s) graphique(s) :

Dibos


 
 

En graphie alibertine :   Medan

Synonyme de Mejan ?
Aitor Carrèra, spécialiste de la toponymie du Val d’Aran, pense plutôt à une racine celtique meddan.


 
Variante(s) graphique(s) :

Médan

Méda

Semble avoir une souche en Couserans (donc Gascogne).
Medan ?


 
 

En graphie alibertine :   (lo,eth) Casse

Prononcer "(lou) Casse".

casso, casse, cassi / chêne

cassi est plutôt girondin, une autre forme gasconne est casso (prononcer (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Casse


 
 

En graphie alibertine :   Daugrelh

"Augreilh" existe comme nom de lieu à Saint-Sever.
Donc, Daugrelh = d’Augrelh.
L’existence du Daugareilh (Daugarelh) nous amène au lieu "Augareils" à Sainte-Colome (64).
"augarelh" semble un nom commun qui intervient dans la formation de toponymes. Probablement un dérivé de "augar".

auga / molinie bleue

Prononcer "awgue"... "graminée vivace qui croît notamment dans la lande (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Daugreuilh

Rare, mais Daugreilh est plus fréquent, surtout en Chalosse.

Daugreilh


 
 

En graphie alibertine :   Daugarelh + (d’)Augarelh

auga / molinie bleue

Prononcer "awgue"... "graminée vivace qui croît notamment dans la lande (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Daugareilh


 
 

En graphie alibertine :   Deucastanh

Voir Castanh.


 
Variante(s) graphique(s) :

Ducastaingt


 
 

En graphie alibertine :   Malagaria

"Malegarie" existe comme nom de lieu.
L’interprétation de "garia" par "poule" (ce qui donnerait "mauvaise poule") est incertaine.
"garia" a peut-être un autre sens.

garia / poule

Prononcer entre "garïe" et "garïo". Vient du latin "gallina" avec deux (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Malegarie


 
 

En graphie alibertine :   Lespiauc


 
Variante(s) graphique(s) :

Lespiauc

Lespiaucq


 
 

En graphie alibertine :   Raufastèr

Raufaste, Raufast et Rofast sont ici réunis, parce que nous faisons l’hypothèse que ce ne sont que des variantes graphiques du même nom.
L’attestation de "le Raufasté (ou Raouasté, commune de Saint-Girons)" rapportée par Philippe Raufaste (lire ci-dessous), laisse penser qu’il y a bien un "e" final, normalement non accentué, et prononcé "é" en gascon.
Le fait qu’il ne soit pas présent dans certaines variantes est curieux, mais c’est un aspect mineur du mystère.

J. Tosti, sur son site des noms, écrit ceci :
Nom surtout porté dans l’Ariège (variante Raufaste). Désigne celui qui est originaire de Raufaste, hameau de la commune de Seix (09), près de Saint-Girons."

Nous restons donc sur notre faim, car que veut dire ce nom de hameau ?

Voici les informations aimablement mises sur la place publique par Philippe Raufaste qui, depuis une quinzaine d’années, cherche l’origine de ce patronyme :

"J’ai donc classé ces résultats, *bien qu’ils soient non attestés*, par ordre
de probabilité décroissant tel que je le ressens à titre tout à fait
personnel.

*a ) Origine wisigothique* :
Radulfus Fasten. Le second élément se rapportant à un verbe gothique :
"FASTAN" signifiant "tenir, garder", d’où par extension "FESTUNG" =
forteresse.
Sémantiquement, Raufaste serait donc : le lieu fortifié, le
domaine ou la fondation d’un certain Radulf
.
* Sources* :
Professeur Norbert Weinhold (Patrom D.M. 314 - Université de Trèves)
qui a eu la bonté de s’intéresser à cette question et que je remercie
vivement.
Hispano-gotisches Namenbuch. (Joseph M. Piel - Dieter Kremer).

Différentes autres recherches effectuées par mes soins auprès
de sources également qualifiées, expliquant notamment la disparition du "d" intervocalique de "Radulf".
Cette disparition a été plus précoce dans les hautes vallées (IXème s.) et plus importante. D’où "Rau, Raulfus, Raolf, Raufus", ou "Raul" ce dernier attesté en Espagne.
* Notes* :
Cette proposition a en outre le mérite de correspondre le plus
étroitement du monde aux observations topographiques et onomastiques sur le
terrain. Elle correspond également à une étude pointue de l’histoire des
Wisigoths dans nos pays du Sud.
Hypothèse confortée par la présence du
hameau de Casteras qui présente toutes les caractéristique d’une
fortification "en éperon barré", utilisée, entre autres, au IXème s.

*b ) Origine germano scandinave et autres, d’évidence moins Wisigothique* :
Rau = L’eau qui coule du roc.
Ville de Rauma (Côte Ouest de la Finlande). Anciennement le nom de Rauma
désignait un détroit. La côte y est particulièrement rocheuse et les
courants y sont forts. La ville a pris le nom du détroit.

Ville de Rome à laquelle les Étrusques avaient donné le nom de Ruma,
qui, dans leur langue, signifiait "l’eau".

Ville de Raucoule (Haute Loire) : L’eau qui coule du roc. Dans chaque
maison du vieux bourg, il y avait un puits dans la cave. En outre, on m’a
signalé le cas d’un tombeau sur lequel coulait du roc une eau qui aurait
miraculeusement conservé le corps du trépassé. Malheureusement, les
coordonnées de certains de mes aimables informateurs ont été emportées par
une tempête informatique et je ne sais plus s’il s’agit de Raucoule ou de
Rauret.

Ville de Gajan (Ariège) : Source de Raufast. Il s’agit de la résurgence
d’une petite rivière souterraine au pied d’un gros rocher. (N.B. : à la
belle saison, elle est magique !)

Ville de Seix (Ariège) : Lieu-dit "le Raurès" à environ 1800 mètres au
sud de Seix. Il s’agit d’un resserrement du Salat entre les rochers. Une
légende évoque à cet endroit la présence d’un gouffre dans les temps
anciens.

Cette proposition, convainquante lorsque l’on se trouve sur les
lieux, n’explique pas le deuxième élément "FASTE". (Ici, *il
pourrait *être, par exemple "Fastus" ce qui reste évidemment une pure
hypothèse). Elle n’est pas non plus cohérente avec la présence de Raufaste à Capvert, commune de Seix.
Correspondance avec le Finnish Research Centre for Domestic
Languages.
Conversation avec le service culturel de l’ambassade de
Finlande à Paris.
Correspondance et conversation avec la mairie de
Raucoule, que je remercie ici, ainsi que mes informateurs de Rauret.
Informations recueillies auprès de la mairie de Seix, de feu monsieur Gaston-Lagorre et de Corinne.

*c ) Origine plus précisément franque * :

J’ai dressé une carte des départements comportant des toponymes
commençant par "Rau". Elle montre de façon claire qu’ils forment une ligne
continue le long des frontières du Nord et de l’Est, entre Dunkerque et le
Bas-Rhin. Ici, l’origine franque est probable dans la majorité des cas.

Ailleurs, nous ne les rencontrons qu’isolément, c’est à dire :

Dans la Manche, présence explicable par l’influence Normande.

En Gironde, présence explicable par les influences wisigothique, franque et normande.

Dans le Cantal et en Haute-Loire (où nous retrouvons les cas de
Raucoules et de Rauret), influence vraisemblablement wisigothique mais
peut-être franque.

Enfin, en Ariège, où nous retrouvons nos trois toponymes : Raufaste (commune de Seix), le Raufasté (ou Raouasté, commune de Saint-Girons) et le hameau de Raufast (commune de Gajan).
Au moins deux influences probables :
dans l’ordre, la wisigothique, la plus probable, puis la franque
carolingienne. Celle-ci, bien que plus tardive, est également tentante. Non
seulement elle est historiquement valable, mais elle est aussi fortement
enracinée dans la traditon locale.

*d ) Conclusion (dans la mesure où l’on peut en risquer une !)*

A ce stade nous ne pouvons que faire une remarque : s’il est logique
d’avancer une proposition germano-scandinave pour notre racine RAU, nous
n’avons, par contre, rien qui permette de privilégier un choix en ce qui
concerne le second élément "FASTE". Au mieux, pouvons-nous avancer deux
suggestions, la "Fasten" wisigothique et la "fastus" latine. Mais il y en a
d’autres...

Vous remarquerez que je reste très prudent et l’opinion d’experts confirmés
me serait évidemment précieuse.

Si vous le pouvez, dites par Gasconha.com à nos cousins Raufaste de
Gascogne et de toutes terres d’Oc, de Catalogne, de Saintonge et de bien
plus loin encore, que je serais heureux d’avoir pu les intéresser un
instant, si tel est le cas, à notre commune histoire.
Une chose reste
certaine : c’est une vieille, très vieille histoire couseranaise !


 
Variante(s) graphique(s) :

Raufaste

Rofast

Raufast


 
 

En graphie alibertine :   Pihorquet

horc, horca / fourche, confluent

Prononcer "hourque" ou "hourco". horc : confluent, vieux mot pour "lieu (…)

pin, pinh / pin

Prononcer "pi(ng)", "pign". dérivés : pinhadar (pignada), par un dérivé (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Pihourquet


 
 

En graphie alibertine :   Ferbòs

Nom qui nous intrigue depuis longtemps...


 
Variante(s) graphique(s) :

Ferbos

Surtout présent en Gironde.
Tosti :
"Nom rencontré en Aquitaine (variante Farbos). Il pourrait s’agir d’un toponyme : le dictionnaire de M.T. Morlet signale un hameau appelé Farbos dans la commune de Levignac-de-Guyenne (47).
Etymologie inconnue."

J’ai cherché "Harbos" : 0
Rapport avec "Arbos" : Santi Arbos m’a répondu que non.
Avec Perbòsc, Prevost, Perbos... ?
Perbos existe en Périgord et Gascogne, et pourrait avoir la variante Ferbos.
Farabos existe au Pays Basque.
Pharaboz pourrait en être une forme graphique.
[Tederic]


 
 

En graphie alibertine :   Lomeda

Prononcer "Louméde".
"L’Omeda / L’Ouméde" (lo bòsc d’omes / l’ormaie), pr’amor que deu estar suu modèle de "verneda", "aubareda", et tot aquò...

olom, alom, aulom, om / orme

Prononcer "ouloum". Variante : om (prononcer "oum") ; peut-être aussi òm (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Loumède


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Hortin

Prononcer "(lou) Hourtïn"
Dérivé de "hòrt".
En Médoc, pourrait être en relation avec le "terrefort" (terrahòrt), un type de terre.

hortin / ?

Prononcer "hourti(ng)". Sens à préciser, pourrait être en relation avec (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Hourtin