Noms
En graphie alibertine : Pomièrs
Prononcer "Poumiès".
Existe aussi comme nom de lieu en Gascogne.
Pourtant la forme gasconne normale serait "Pomèrs" (Poumès...).
poma / pommePrononcer "poume" ou "poumo".
dérivés : pomèir ou pomèr (prononcer (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Pomiez
Attesté en 1626 à Geloux (40).
Pomiès
Attesté en 1588 à Tonneins et en 1626 à Labatut (40).
Poumiès
En graphie alibertine : (lo) Ròi
Prononcer "(lou) Ròÿ".
Pourrait signifier "chêne rouvre".
Ou plutôt un genre de cours d’eau ?
Voir la discussion.
Variante(s) graphique(s) :
Rooy
Mon nom de famille est Rooy d’apparence néerlandais (il en existe bien en Hollande). Il est très présent en Dordogne, Lot-et-Garonne et Médoc d’où je suis !
Rooy s’écrivait autrefois Roÿ
Je n’ai guère de piste. La piste hollandaise parait faible pour un nom de lieu qui n’est pas unique : je trouve ce nom de lieu en plusieurs exemplaires en Guyenne non gasconne.
"roi" pour le mot gascon qui veut dire rouge ? Le choix du double "o" est de toute façon bizarre.
"Le Roy" se retrouve dans plusieurs communes voisines du côté des Landes de Cernès :
Budos, Cabanac-Villagrains, Landiras, Origne, Illats.
et aussi une rivière "Le Roy" à Villamblard (24).
Dans tous ces cas, il ne doit pas s’agir du roi.
Serait-ce un nom de rivière, ou même une variante du mot "arrolha" (arrouille) qui est utilisé dans les Landes de Cernès ?
En graphie alibertine : Beilac
Variante(s) graphique(s) :
Beylacq
"Beylacq" ou "Beylac" est bien un nom gascon, surtout de Gascogne maritime.
Généralement, les noms en "ac" viennent de noms de domaine gallo-romains, parfois dérivés d’un nom de personne latin.
Dans le cas présent, je ne dispose d’aucune explication.
Beylac
En graphie alibertine : Lavinhassa + (la,era) Vinhassa
"La vinha" + suffixe -assa à valeur d’augmentatif éventuellement péjoratif, donc "grande (méchante ?) vigne".
vinha / vignePrononcer "bigne".
Le gascon distingue "vinha" (l’ensemble des pieds de (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lavignasse
Labignasse
En graphie alibertine : Vinçon
Diminutif de Vincenç (Vincent) ?
Variante(s) graphique(s) :
Binsou
Attesté en Béarn.
La transcription "Vinçon" est hypothétique (rapport avec Vincent ?).
Voir Vinsonneau/Vinçonèu.
En graphie alibertine : (los) Arrosèrs, Rosèrs
L’existence en Gascogne d’un lieu-dit comme "les Arrousès" semble confirmer l’hypothèse "arrouzès" = arrosèrs ("rosiers", en français).
Les formes "Arrouzes" (sans accent) sont probablement erronées.
arròsa / rose, églantier ?Prononcer entre "arrose" et "arroso". Variante sans le "ar" prosthétique : (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Arrousez
Présent en haut Béarn (Lescun).
Arrousès
Arrozès
En graphie alibertine : Mantolan
Le "ruisseau de Mantoulan" existe à Lasseube (64), qui pourrait être à l’origine du nom de famille.
"Mantoulet" (probablement de la même racine) existe à Lauraet (32) et "Mantou" à Orthez (64).
Variante(s) graphique(s) :
Mantolan
Un cas dans le départ 64.
Mantoulan
En graphie alibertine : (lo) Treitin + (la) Treitina
Prononcer entre "(lou) treÿti" et "treÿting".
"terrain défriché" selon Bernat deu Lengonés...
Nom de lieu très fréquent en Gascogne occidentale, surtout en Bordelais et en Chalosse.
Treitina : prononcer "Treÿtine" ; donc forme féminine du même nom.
Variante(s) graphique(s) :
Treytin
En graphie alibertine : (la,era) Coradeta
Diminutif de Corada/courade.
Variante(s) graphique(s) :
Couradette
Présent en Bigorre.
En graphie alibertine : Biòi
Variante(s) graphique(s) :
Bioy
Originaire du Béarn. Nom de lòc à Rion-des-Landes.
La terminaison "oy" semble être la terminaison assez courante en gascon, qui se prononce "oï".
A quelle racine s’appliquerait ce suffixe "òi" ? via (voie) ? Dans ce cas, la graphie normalisée serait "Viòi", mais on va se cantonner à "Biòi", en l’absence de preuves solides.
En graphie alibertine : Lalanda + (la) Landa
lana / landePrononcer "lane" dans la plus grande partie des Landes, "lano" en Gascogne (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lalande
Implanté principalement en pays de Buch et Médoc. C’est une forme périphérique du gascon, la forme plus gasconne étant Lalana/Lalan(n)e.
En graphie alibertine : Bonet
Diminutif de "bon".
bon / bonPrononcer entre "bou" et "boung".
bona (prononcer entre "boune" et "bouno") (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bonnet
Ce nom n’est pas spécifiquement gascon, mais est attesté en Gascogne au 17e siècle. Comme nom gascon, il doit se prononcer "Bounét".
Bounet
La forme "Bounet" est nettement gasconne, et même sud-gasconne.
En graphie alibertine : Napiars
Variante(s) graphique(s) :
Napias
Présent surtout en Chalosse et sud-Landes.
Semble venir du lòc Napias à Onard (40).
"Napia" (même mot au singulier ?) existe à Lees-Athas (64).
"Nabia" et "(les) Nabias" existent et pourraient être des variantes.
Champ de navets ? Partons sur l’hypothèse "champ de..." qui confirme la terminaison -ar.
En graphie alibertine : Pebròc
bròc / buisson épineuxPourrait bien être d’origine celtique.
bròc blanc : aubépine
"Arbuste (…) |
pè / piedEn plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Pébrocq
Pébroc
En graphie alibertine : Sansanèr
SansCe nom se retrouve probablement en Espagne dans le nom "Sanz".
Il pourrait (…) |
AnèrPrononcer "Anè".
Vient probablement du vascon Aznar.
Selon J. Tosti, (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Sansanné
En graphie alibertine : (lo) Hornèr
Prononcer "(lou) Hournè".
Correspond au "Fournier" languedocien.
horn / fourPrononcer "hourr".
dérivé : hornèra (prononcer "hournère, hournèro...") : (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Hourné
En graphie alibertine : Lacomèra + (la,era) Comèra
coma / combePrononcer entre "coume" et "coumo".
Une combe est une sorte de vallon, de (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lacommère
Présent en Sud Landes.
Lacoumère
En graphie alibertine : (lo,eth) Bedoth
Prononcer "(lou) Bédouth".
bedoth, betoth / bouleauPrononcer entre "bédout" et "bédoutch"
betoth existe aussi.
En langue (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bédouch
Bédout
Bedouigt
Forme peut-être tombée en désuétude mais attestée jusqu’au 19e siècle (Geneanet).
En graphie alibertine : Deumoi
Prononcer "Doumouÿ".
Attention, voir discussion ci-contre.
Variante(s) graphique(s) :
Dumouch
"Impossible d’avoir l’étymologie, ni celle du hameau "Le Mouch" à Calignac ou encore du Mont Mouch dans les Hautes-Pyrénées."
Pas de réponse sûre, listons donc les pistes et les hypothèses !
1) racine latine "modium" (unité de mesure) par analogie avec "podium" :
"podium" a donné "pouch", "puy", "pouey", "pey", "poudge", "puig" en catalan...
Comme dérivés probables de "pouch", on trouve les lòcs "Pouchet", "Pouchan", "Pouchic", comme on trouve "Mouchet", "Mouchan", "Mouchic"...
On trouve aussi "El Muig" (qui doit se prononcer "el moutch") en Catalogne dont le site www.elmuig.com nous dit "el indret El Muig pren el nom de la paraula "muig", una mesura per a cereals, utilitzada a l’época medieval".
"Le Mech" à Bidache, "Mech" à Boudrac (31), "Puech Mech" à Montlaur (12), "le Moueys" à Capian (33), "Mouy" à Toulouzette (40) et à Balma (31) pourraient se rattacher à cette piste. Quoique, pour une montagne ou une colline, l’explication par une unité de mesure parait faible...
Pour la graphie normalisée, Gasconha.com choisit pour l’instant cette hypothèse, qui donne donc "Deumoi" (à prononcer "Doumouÿ").
2) l’hypothèse moth (adjectif "mou") :
Si "bedoth" peut se transcrire "bedouch" , et c’est attesté, "mot" peut se transcrire "mouch"...
Cette hypothèse serait celle d’un terrain mou (humide ?).
En toponymie, une explication d’un nom par la nature du terrain est beaucoupo plus plausible que par une unité de mesure.
Attention, en toponymie, les explications se télescopent parfois :
l’attraction d’un mot proche phonétiquement peut modifier sa prononciation...





