Mots
gotilh, gotilha
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« goutilh,-e s. – Source, fontaine peu abondantes, coulant goutte à goutte. »
Noms damb "gotilh, gotilha" :
-
(lo,eth) Gotilh
Goutils (Sainte-Foy-de-Peyrolières)
Goutils (L’Isle-Jourdain / L’Isla En Jordan)
Goutils (Toulouse)
Goutils (Fréchède)
Goutil (Laguian-Mazous)
Les Goutils (Montégut-Arros)
Les Goutils (Bernadets-Debat)
Le Goutil (Ponlat-Taillebourg)
Les Goutils (Bordes-de-Rivière)
Goutil (Aveux)
Goutil de Moura (Capvern)
Cap de Goutilh (Cieutat)
Goutils (Organ)
Le Goutil (Tibiran-Jaunac)
Goutil de Hour (Cassagnabère-Tournas / Cassinhabèra-Tornars)
Le Goutil (Cassagnabère-Tournas / Cassinhabèra-Tornars)
Goutils (Castéra-Vignoles)
Goutil (Chein-Dessus)
Goutil (Fougaron / Hogaron)
Goutil (Ganties)
Goutils (Ganties)
Goutils (Malvezie)
Les Goutils (Mondilhan)
Paguère del Goutil (Mondilhan)
Goutil (Montespan)
Goutil (Sengouagnet)
Goutil (Razecueillé)
Goutils (Augirein)
Goutils (Bethmale)
Le Goutil (Lalanne-Arqué)
-
(la,era) Gotilha
Las Goutillos (Lahage)
Goutille, Goutilles (Rieumes)
Las Goutilles (Sabonnères / Sabonèras)
Goutille de Mounas (Savères)
La Goutille (Larrazet)
La Goutille (Montaïn)
La Goutille (Verdun-sur-Garonne)
La Goutille (Montaigut-sur-Save)
Goutilles (Miélan)
La Goutille (Mont-de-Marrast)
Goutille (Saint-Cézert)
La Goutille (Le Cuing)
Goutille de Rieutort (Saint-Plancard)
La Goutille (La Salvetat-Saint-Gilles)
Goutilles (Antin)
La Goutille (Angos)
Goutilles (Bernac-Dessus)
Las Goutilles (Betbèze)
La Goutille (Bouilh-Devant)
Les Lasgoutilles (Boulin)
Goutille de Haure (Castelvieilh)
La Goutille (Esparros)
La Goutille (Hèches)
Goutille (Ilhet)
Goutille (Mun)
Goutille (Nistos)
Goutilles (Sentous)
Las Goutilles (Trouley-Labarthe)
Las Goutilles (Vielle-Adour)
La Goutille (Boussens)
La Goutille (Cardeilhac)
Goutille (Cazeneuve-Montaut)
La Goutille (Charlas)
La Goutille (Chein-Dessus)
La Goutille (Estadens)
Carrère de la Goutille (Estadens)
Goutillos (Esténos)
Las Goutilles (Fabas)
Goutillo (Ganties)
Goutille (Labarthe-Inard / Era Barta d’Inard)
La Goutille (Labroquère / Era Broquèra)
Goutille (Lilhac)
Goutille (Mazères-sur-Salat)
Las Goutilles (Saint-Ignan)
Goutille (Saint-Lary-Boujean / Sent-Lari Bonjan)
Las Goutilles (Saint-Laurent)
Goutille (Saint-Michel)
Goutillo (Saleich)
Las Goutilles (Saux-et-Pomarède)
Chemin de la Goutille (Seilhan)
Goutille (Arrien-en-Bethmale)
Goutilles de Riouner (Bédeille)
Goutilles (Montjoie-en-Couserans)
Las Goutillos (Montjoie-en-Couserans)
Goutille (Orgibet)
La Goutille (Sainte-Croix-Volvestre)
-
(eth) Gotilhon
Le Goutillon (Loudet)
Goutillou (Bize)
Goutillou (Campistrous)
Le Goutillou (Capvern)
Le Goutillou (Laslades)
Goutillou (Montastruc)
Le Goutillou (Ozon / Audon)
Goutillou (Tilhouse)
-
(eth) Gotilh barrat
Goutil Barrat (Clarens)
-
(era) Gotilha òrba
Goutillorbe (Sepx)
- 0
- 5
escuminge
Excommunier en Gascogne....
Une lointaine étymologie pour un nom de moins en moins employé...
Aqueth qu’ei un escuminge.. !
Escuminge est employé à Saint Sever de Rustan pour désigner quelque chose qui n‘a aucune valeur, qui est diminuée, dans un sens souvent péjoratif…
Etymologie.
Le terme vient de loin.
Le latin d’église avait « excommunicare » qui voulait dire « mettre hors de la communauté des fidèles ». Cet acte terrible à l’époque s’appelait l’ « excommunication ». En français, nous avons les termes excommunier et excommunication parfaitement calqués sur le latin.
Mais l’ancien français avait fabriqué des mots plus populaires :
• Escomengier : excommunier.
• Escomengement : excommunication.
Pareillement, le gascon possède encore les termes suivants :
• Escomenjar/escumenjar : excommunier, anathémiser, exorciser, faire me mal par la magie (Palay)
• Escomenge/escumenge : anathème, malédiction, mal inconnu attribué à de la sorcellerie (Palay).
A SSR, on a donc gardé pour ce terme uniquement le résultat de la pratique magique (l’escuminge) qui a rendu l’objet totalement inutilisable… il est devenu lui-même un escuminge.. !
quehar, quehèr
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« que-ha, que-hè ou quehà sm. – Affaire, occupation, embarras » har, héser, hèr = faire
obrèr, obrèir
Prononcer respectivement "oubrè", "oubreÿ"... (le second est la forme nord-gasconne)
hòra
Noms damb "hòra" :
-
Dehòra
Rue Marquedehore (Andoins)
Lanne Dehore (Idron)
Lannes-Dehore (Monein / Monenh)
Lanne Dehore, Dehors (Sendets)
Marque, Déhore, Dessus (Castéra-Lou / Lou Castéra)
El Dehore de l’Arrieu (Clarens)
Lande det Dehaure (Clarens)
-
Cap hòra
Caphore (Gourbera)
Caphore (Pontonx-sur-l’Adour)
Caphore (Escoubès)
Caphore (Ouillon)
chin
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« Petit,-e ; de petite taille ; petit enfant »
Noms damb "chin" :
-
(lo) Chin
chin (Gajac)
Le Chin (Houeillès)
Le Chin (Montagnac-sur-Auvignon)
Chin (Lacquy / Laqui)
Chin (Le Houga)
Chin (Corneillan)
Landes Au Chin (Labastide-d’Armagnac / La Bastida d’Armanhac)
Le Chin (Saint-Julien-d’Armagnac)
Chin (Bonnegarde)
Chin (Buanes)
Chin (Doazit)
Chin (Mugron)
Chin-Labrouquère (Nassiet)
Le Thin (Pouillon)
Chin (Saint-Loubouer)
Le Chin (Parentis-en-Born / Parentís de Bòrn)
Allée du Chin (Saint-Martin-de-Seignanx)
Chin (Saint-Martin-de-Seignanx)
Chin (Carresse-Cassaber)
Houn deou Chin (Arancou / Aranco)
Chemin du Chin (Aubertin)
Le Chin (Gabaston)
Chin (Cazalis)
Chin-Labrouquere (Nassiet)
Chin (Sallespisse)
Chin (Sarron)
-
Joanchin, Janchin
JEANCHIN (Ségos)
Jeanchin (Lannux)
Joanchin (Cuquéron)
-
Chinin
Chinin et Gauzées (Lasseube)
-
(lo) Chinet
Chinet (Corneillan)
Le Chinet (Estampes)
Cami dou Chinet (Vidouze)
còrcueit
Lo còrcueit…

"...Aqueth vin blanc, que’m fot cada còp lo còr-cueit…"
A Saint Sever de Rustan, « lo còr-cueit [kor’koueyt] » est le mot pour « aigreur d’estomac ».
Le gascon a pour ces renvois désagréables plusieurs mots :
1. Lo còr-cueit [kor’koueyt] : c’est le mot employé dans le nord de la Bigorre. Le Palay le mentionne mais pas le Gr DICT Per Noste. C’est bien l’idée du cœur (lo còr) qui cuit et qui fait mal…
2. Lo carcueit [kar’koueyt] : Le Palay le mentionne. Ce mot doit être une déformation de còrcueit.
3. Los carricòts [karri’kots] Le Palay le mentionne. Mot lui aussi composé de deux noms : « car » comme pour le 2 et « còt » verbe còder (cuire) conjugué ?
4. Lo còrboriment [korbouri’men] : Le Palay le mentionne. C’est encore le cœur mais cette fois il est victime de bouillonnement..!
5. L’escor de diva [es’kou dé ‘diwo] : dans les côteaux de Bigorre, vers Luc. Mot absent des dictionnaires. On peut penser que le premier terme « escor » signifie rigole, pente comme « escorra ». Pour le reste ???. On est sûrement dans l’idée de la « fausse route »… mais à l’envers.
En conclusion :
• L’abondance des termes (et il doit y en avoir bien d’autres) montre que ce dérangement était très courant en Gascogne, pays de bonne chère et quelquefois d’excès…
• La majorité des termes désigne le cœur comme origine du problème et non l’estomac… A noter que l’occitan des languedociens fait de même puisque l’aigreur d’estomac est appelée « lo corasson/corason » (Alibert).
picader
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« picadé sm. – Billot, tronc d’arbre sur lequel on coupe ; taille ; tranchoir, planche à hacher. »
« picadé,-re adj. – Qui peut, doit être piqué,-e, smillé, rebattu, haché. »
picar = couper
corcheu
Lo corcheu… la courcelle du Rustan.
A Saint Sever de Rustan, la cour de la ferme s’appelle lo corcheu [kour’cheou].
Ce mot est spécifique au Rustan et inconnu ailleurs.
Etymologie.
Le mot latin cohors signifiait la cour de ferme. Il a donné aussi le terme militaire de cohorte. Ce mot vient de cum « avec » et de hortus « jardin clos ».
Ce mot cohors a donné en bas latin cortem qui voulait dire aussi cour de ferme puis domaine et son diminutif corticella .
Cortem va donner en français « la cour » de ferme. En gascon le mot donne « la cort » ;
Corticella va donner en vieux français « la corcele/courcele/courcelle » qui est une petite cour ou un morceau de domaine. Ce mot va donner dans le nord de la France tous les innombrables noms de villages « Corcelles/Courcelles » et les noms propres Courcel/Coursel/Courcelles.
Il semblerait que notre « corcheu » soit le seul descendant de ce corticella en Occitanie. Mais comment expliquer son genre masculin...?
curon
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« curoû, curoun sm. – Ouvrier spécialisé dans le curage, le creusement des fossés »
envèrs, renvèrs, arrenvèrs
Ce mot qui s’écrit en graphie alibertine envèrs presque comme le français envers, et veut dire la même chose, se prononce bien différemment ("embès").
Il peut recevoir des préfixes, ou même une agglutination d’article, qui le rendent encore plus méconnaissable au francophone :
(ar)re + envèrs = (ar)renvèrs (pron. "(ar)rembès")
l’envèrs = lenvèrs (pron. "lembès") ; Lespy explique ceci :
« L’embès, bien que précédé de l’article, s’emploie avec un autre article ; on dit lou l’embès, le l’envers, deu l’embès »
Multidiccionari francés-occitan
revèrs, arrevèrs = reversa l’avèrs = exposé au nord
canlata

La canlata [kan’lato], lo canlaton [kanla’tou], un canlatar [kanla’ta]. Le mariage de l’ibérique et du germanique…
Dans les fermes en L des côteaux des Hautes-Pyrénées et du Gers, le grenier de la grange est souvent protégé par un treillis de liteaux plats permettant la bonne aération.
Ce treillis de liteaux s’appelle en gascon de Saint Sever de Rustan « un canlatar » [kanla’ta].
Ce nom vient de canlata + suffixe collectif gascon -ar.
De la même famille :
Ua canlata = une volige ou une chanlatte utilisée en bord de toit
Un canlaton [kanla’tou] = le liteau. On dit aussi « lo listèth »
Dans ces mots, il y a deux racines : *cant et *latt.
Sur la racine *cant..
Etymologie : Le latin d’Espagne « canthus » a signifié la « bande de fer bordant une roue ». Ce mot provient, d’après Coromines, d’une racine *cant appartenant à une langue hispanique préromane et signifiant probablement « coin d’objet dur », « pierre d’angle dure ». Ce mot très ancien a donné dans les langues romanes des noms évoquant l’idée de « bord » ou de « pierre » :
Catalan : cantell = chant (côté le plus étroit d’un objet) ; cantal = caillou ; cantera = grosse pierre ; cantó = coin
Castillan : canto = coin
Italien : canto = coin, bord
Français : de chant = sur le côté ;
Occitan languedocien : cant = bord, côté ; canton = coin
Gascon : cant = bord ; canton = le coin ; en canta = penché ; en cantat = en pente ; la cantèra : le bord.
Sur la racine *Latt.
Etymologie : Vient de l’ancien allemand "lata" (anglais lath)… avec le sens de latte de bois. Le mot est passé du germanique dans toutes les langues romanes. W. v. Wartburg pense que cet emprunt très ancien vient de l’importance du mot dans la construction des maisons en bois des colons germains.
En gascon ua lata = latte, branche refendue pour faire les barrières. Un latar : perche, longue latte.
De ces deux racines :
• Le français a fait chanlatte (chant + latte) = chevron de bord du toit.
• Le gascon a fait canlata (cant + lata), canlaton, canlatar.
sèda
A Tarba, la catédrala que s’apèra tostemps « La Sèda ». Qu’ei bastida dens un borg aperat « Borg de la Sèda » de qui èra possecion de l’avesque a l’Edat Mejana. L’abescat (ara prefectura) qu’ei de tras.
A Auloron, qu’òm parla tanben deu capitol de la sèda d’Auloron.
A Saragossa, la catédrala qu’ei aperada « La Seo »
Dens las Pireneas catalanas, la vila d’Urgell, dab la sua catedrala romanica, que s’apèra adara « La seu d’Urgell » empr’amor d’aquesta seu (catedrala).
Sèda, Seo, Seu… gascons, aragonés, catalans qu’emplegan lo madeish mot entà díder la residencia de l’avesque.
Qu’ei plan ua denominacion de las nosta Pireneas…deus dus costats.
Etimologia : qu’ei lo latin "sedes,-is" : sèti…maison…residencia ; l’origini qu’ei lo vèrb latin "seder" = èster setut.
...E qu’ei plan vertat que dens cada catedrala que’s tròba lo sèti especiau de l’avesque : la sèda avescau.
a l’avèrs
A l’avèrs [a’wèh] … le nord est l’ennemi du végétal….
Un mot gascon ignoré des dictionnaires...
A Saint Sever de Rustan (65), l’avèrs [a’wèh] est le côté à l’ombre, au nord, au froid, défavorable à l’agriculture.

Saint-Sever-de-Rustan
Aqueth peirassilh, qu’ei a l’avèrs… non creish pas viste… (Ce persil est à l’ombre… il ne pousse pas vite)
Non’s seca pas brica l’ardalh deu Prat de la Paguèra, qu’ei a l’avèrs… (le regain du pré de la Paguère ne sèche pas, il est au Nord).
Ce mot n’est pas relevé par les dictionnaires gascons les plus complets Palay ou le grand dicc. OC-FR de Per noste. Un oubli..?
Par contre, le dictionnaire OC languedocien d’Alibert relève le mot :
Avèrs, m. Nord, versant exposé au nord.
Etymologie. C’est le latin qui donne la clé : avèrs vient de l’adjectif adversus. Ce mot latin signifie d’abord en face, devant, mais s’emploie aussi avec une idée d’hostilité, de contraire…par exemple pour désigner un vent contraire venant du Nord (ventus adversum…).
C’est ce dernier sens, traduisant un nord ombreux et défavorable à l’agriculture, que le gascon de Saint Sever de Rustan a retenu depuis des siècles… revèrs, arrevèrs = reversenvèrs, renvèrs, arrenvèrs = envers, côté opposé au soleil
carrèr
Tresor dóu Felibrige :
Multidiccionari francés-occitan
« Camin carré, route carrossable » (ici comme adjectif, mais semble avoir été aussi un substantif)
Noms damb "carrèr" :
-
(lo,eth) Carrèr
Carret de Coulaou (Campan)
Le Carré (Léognan)
carre (Casteljaloux)
Carré (Camblanes-et-Meynac)
Le Carre (Tauriac)
Carré (Castelmayran)
Carre (Fauillet / Haulhet)
Carre (Saint-Emilion)
Carré (Banos)
Le Carre (Saint-Vincent-de-Paul)
Le Carré (Saint-Lon-les-Mines)
Tauzia du Carré (Saint-Lon-les-Mines)
Carré du Hourc (Béost)
Carré (Sallespisse)
Carrè de Pichaharris (Beaudéan / Beudian)
Carrè d’eth Droulou (Beaudéan / Beudian)
Carrè de Hurrat (Beaudéan / Beudian)
Carrè dé Mingirou (Beaudéan / Beudian)
Cap det Carrè (Génos)
Carré (Esperce)
Cap de Carré (Aleu)
Carré de las Bènes (Aleu)
Chemin Carré de l’Eglise (Argein)
Chemin Carré du Tuculet (Argein)
Rue El Carré (Audressein)
Carrè du Courtiou (Bethmale)
Carrè d’Ourtaou (Bethmale)
Carrè dè Tamarech (Bordes-sur-Lez)
Le Carré (Boussenac)
Carrè del Gat (Castillon-en-Couserans)
Carrè de los Vignos (Castillon-en-Couserans)
Rue du Carré du Calvaire (Castillon-en-Couserans)
Et Carré (Ercé / Èrce)
Carrè des Agouaous (Gajan)
Rue du Fond du Carré (Lacourt)
Le Carre (Massat)
Carré du Mounge (Moulis)
Le Carré (Moulis)
Carrè des Massipous (Moulis)
Carrè deth Besi (Moulis)
Carrè deth Courtiou (Moulis)
Carrè deth Gat (Moulis)
Carrè Diou (Moulis)
Carrè du Baléjou (Moulis)
Carrè du Chasseur (Moulis)
Carré Milaumés (Moulis)
Carré Dosque (Saint-Lizier)
Entram Es Carrès (Soulan)
Carrè del Molin (Castillon-en-Couserans)
Carré de l’Horloge
Carré d’Estoup (Cier-de-Luchon)
Carré de Debath (Cier-de-Luchon)
Rue Lou Carrè (Aste-Béon)
Carret de Portes (Campan)
Carret du Tir (Campan)
Carré d’Huart, d’Uhart (Saint-Lizier)
Rue du Carrè (Sentenac-d’Oust)
Carrer Pierre Charles Ferrou (Cazaux-Débat)
Carrè dé Débat
Carrè dè Founaou (Bordes-sur-Lez)
Carré de Germa (Bordes-sur-Lez)
Carré d’Huguet (Aulus-les-Bains)
Carré de Galin (Aulus-les-Bains)
Carré de Mel (Aulus-les-Bains)
Carrè de Baous (Saint-Jean-du-Castillonnais)
Carrè de Chil (Saint-Jean-du-Castillonnais)
Carrè de Cuillè (Saint-Jean-du-Castillonnais)
Carrè de Marquis (Saint-Jean-du-Castillonnais)
Carrè de Soumastre (Saint-Jean-du-Castillonnais)
Carrè dera Hount (Saint-Jean-du-Castillonnais)
Carrè dera Picha (Saint-Jean-du-Castillonnais)
Carrè dera Vignola (Saint-Jean-du-Castillonnais)
-
(eth) Carreràs
Sentier du Carréras (Soulan)
parlac, barlac, parlaca, barlaca
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« barlàc, parlàc,-aque s. – Petite excavation sur un chemin ; cahot ; flaque d’eau, petite mare, patouillis. »
caminau, camiau
Pron. "caminàw", "camiàw"...
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« caminàu sm. – Grand-route. Traduit à tort par le chemin neuf (camî nàu) ; le néologisme « cheminal » indiquerait mieux le vrai sens du terme. V. camiàu. »
Noms damb "caminau, camiau" :
-
(lo,eth) Caminau
Caminaou (Aubiac)
Caminaou (Beaumarchés)
Le Caminaou (Araujuzon)
Route de Hasparren (La Bastide-Clairence / La Bastida-Clarença)
Cami Nau (Maspie-Lalonquère-Juillacq)
Quartier dou Caminau (Sault-de-Navailles)
Lou Caminaou (Urdès)
Lou Caminau (Luquet)
Caminau ? Cami nau ? (Ozon / Audon)
Caminau de Montaner (Saint-Lézer)
Caminau de Vic (Saint-Lézer)
Caminau de Salas (Ouzous)
Caminau d’Arcisac (Gez-ez-Angles)
Le Caminau (Boumourt)
Chemin d’Orthez (Narp)
Chemin de Navarrenx (Narp)
Chemin de Sauveterre-de-Béarn (Narp)
Chemin de Salies-de-Béarn (Narp)
part
Multidiccionari francés-occitan
Noms damb "part" :
-
(la,era) Part de Davant, d’Avant
La Part Devant (Lafitole)
Cami dera Part d’Aouan (Uzer)
Part d’Aouan (Uzer)
-
(la) Part barrada
Les Parts Barrades (Oroix)
-
(la,era) Part
Lepart (Castets)
Lepart (Castets)
Las Parts deu Boscq (Boeil-Bezing)
Las Parts (Bordères)
Partousse (Denguin)
Part del Bosc (Ausson)
Débat Laspart (Louvie-Juzon / Lobièr-Juson)
Laspart (Louvie-Juzon / Lobièr-Juson)
Las Parts (Nousty)
Partousse (Nousty)
La Part (Bareilles)
Par Dabaÿ (Beaudéan / Beudian)
Par dé Hay (Beaudéan / Beudian)
Par dé Daoulé (Beaudéan / Beudian)
Par dé Hurrat (Beaudéan / Beudian)
Par de Jan de Diou (Beaudéan / Beudian)
Par dé Jourdy (Beaudéan / Beudian)
Par dé Lucat (Beaudéan / Beudian)
Par dé Maguet (Beaudéan / Beudian)
Par dé Minhirou (Beaudéan / Beudian)
Par dé Peyroula (Beaudéan / Beudian)
La Part (Bordères-sur-l’Échez)
La Part Darrè (Escaunets)
Las Parts (Gaillagos)
Les Parts (Gaillagos)
Lapart (Gouaux)
La Part Darré (Lafitole)
Part Débat, Dessus (Orignac)
Lapart (Ourdis-Cotdoussan)
La Part (Sailhan)
Lapart (Bachas)
-
(la,era) Partòla
Laspartoles (Boeil-Bezing)
-
(era,la) Partilha
Partille (Abidos)
Chemin de la Partille (Aubin)
Lespartille (Lées-Athas)
Les Partilles (Lécussan)
Les Partilles (Franquevielle)
Partilles (Viven)
Las Partilles (Puntous)
Partilles de Débat, d’en Haut (Saint-Paul)
cuuboish
Pron. "cubouch".
Tresor dóu Felibrige :
Multidiccionari francés-occitan
« CUBOUCH, Partie exposée au couchant et la moins large d’une toiture ou d’un coteau, en Gascogne »
boishar
Un vieux rappel de l’utilisation du buis en Gascogne.
A Saint Sever de Rustan le verbe gascon boishar [bou’cha] veut dire essuyer. On l’emploie dans le sens d’essuyer pour nettoyer, enlever les saletés : Qu’òm boisha la taula.
En Gironde, le verbe boissar /boishar est employé dans le sens de balayer (Atlas Ling de Gasc. II 987) et il semble rejoindre en cela le sens premier. Boissar est également connu en Languedoc avec le sens de balayer.
Selon Coromines, ce verbes (boishar en gascon, boixar en catalan, boissar en oc lang.) vient du nom de la plante le buis : en catalan boix, en gascon boish, en oc lang. bois. boish = buis

Explication : Dans nos régions des deux côtés des Pyrénées, les balais pour l’intérieur des maisons étaient faits en buis. Par exemple à Bénasque (Pyrénées aragonaises) : « antiguamente las escobas para el interior de las casas se hacían de ramas de buixo ».
Donc : l’escoba de brana entà l’establa e l’escoba de boish entà la maison !
michut
Pron. mitchut
« Un pastis mitchut qu’entougne » [Meaule]

Le dictionnaire de Pierre Méaule numérisé et présenté par une vaillante équipe pilotée par Eric B.
Le chef Patrice Lubet nous présente son pastis Mitchut de Capbreton
coch, cocho
Coch [‘kouch], cocho [‘kouchou]. Un hypocrite venu du latin vulgaire.
A Saint Sever de Rustan, cet adjectif s’emploie pour désigner une personne fausse, fourbe, sournoise.
« Aqueth qu’ei cocho… ! Que t’en pòdes mefiar… »
Etymologie.
L’origine est un verbe du latin vulgaire *coctare dérivé de coctus, forme vulgaire du latin classique coactus du verbe cogere = obliger, forcer
Ce verbe a donné :
En catalan : cueitar = se presser, se dépêcher.
En occitan languedocien : cochar/coitar = chasser, pourchasser, presser, hâter mais aussi épier, surveiller, guetter.
En gascon : seul le sens péjoratif lié à épier, surveiller est resté chez nous : un coch est bien un hypocrite, un sournois… A noter que selon le grans dicc. OC FR de Per Noste, le verbe cochar existe dans les Landes avec le sens de cacher son jeu, agir sournoisement…
cutorn
Pron. "Cutour"
Palay :
Multidiccionari francés-occitan
« Contour, détour ; tournant de chemin »

