Mots


 

menon

français : oncle célibataire, bête destinée à mener le troupeau, petit veau

Prononcer "ménoun" ou "menoun" en pays negue.
Plusieurs sens bien distincts !
Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« Bête le plus souvent châtrée, destinée à mener le troupeau »


 

envisatglat

français : tourne-boulé

"Embisaclé" en français régional.


 

tuc, tuca

français : colline, hauteur, butte, monticule

Ou dune sur le bord de l’océan.
dérivés :
tuquet, tucòu
Et aussi, semble-t-il d’après la toponymie, une forme féminine tuca (lire entre "tuque" et "tuco").
truc, qui veut dire la même chose, est-il une variante de tuc ?

Qu’es aquiu, suu tuquet.

tucoèra :
Multidiccionari francés-occitan

« TUCOUERO, f. s. s. f. Terre amoncelée, éminence, en Gascogne » [Tresor dóu Felibrige]

voir aussi :

còsta / côte

dérivés ou variantes :
costalat : côteau

On aurait pu penser que le mot còs, qui explique le nom de famille Ducos, et des noms de lieu comme Cos d’Estournel, soit un còst dont on ne prononce pas le "t" final. còs = tertre, côteau, monticule
Mais il viendrait plutôt d’une racine prélatine "kos" (colline) qui aurait survécu en gascon.

"còsta" pourrait être le mot pour traduire le français "colline", même si "tuc", "turon", et d’autres, peuvent dire des types particuliers de colline ou de relief.

Noms damb "tuc, tuca" :


 

parçan

français : district, quartier

Ou "circonscription".
Par exemple, regroupement de quelques "airiaus" dans les Landes.

"Dans les Pyrénées, groupement des
paroisses d’une même vallée".
[Dictionnaire du
Monde rural, les mots du passé" de Marcel Larchiver
chez Fayard - relevé par R. Granié]

C’est donc un mot occitan qui pourrait servir, c’est une suggestion, à désigner, en Occitanie, des "communautés de commune", ou des quartiers urbains !


 

acabar

français : terminer

ou achever, qui est le même mot en habits français.
Prononcer "acabà" ; bien sûr.
dérivés :
las acabalhas ("acabailles" écrit à la française) : les fêtes qui marquent la fin des vendanges.
acabaire (pron. "acabaÿre") : voir ci-dessous


 

calup

français : barque à fond plat

(Médoc).
Multidiccionari francés-occitan

galup existe aussi pour désigner la même chose ; et aussi la forme féminine galupa (galupe) : « bateau plat servant au chargement et au déchargement des navires. » [Lespy] galup, galupa = barque à fond plat


 

 ?

français : la maison des enfants

"Merci de me traduire en gascon (patois landais)"


 

cappelat

français : chauve

cap : tête
pelat : pelé

voir aussi :

cauv / chauve

Prononcer "caoub" ("aou" étant une diphtongue).


 

viela

français : ferme, hameau, village, ville

Prononcer entre "biéle" et "biélo".
Vient du latin "villa" (ferme, mais évolution du sens vers "hameau", "village", "ville"...).

Attestation de "viela" (sous la forme "viele") : "...donam per costume a ladite viele de Sent-Seuer..."
[Extrait de la Coutume de Saint-Sever, 10 mai 1480, en annexe du mémoire de DEA de Philippe Lartigue "LE VOCALISME DU GASCON MARITIME DIT GASCON « NOIR »"]

Dérivés :
vielar, (prononcer "biéla" ; sens proche de "viela", voir variante "vialar"),
vilan, vielan (prononcer entre "bilà" et "bilang" pour le premier et entre "biélà" et "biélang" pour le second) : roturier [Palay] ; on reconnait le "villain" français.

voir aussi :

 

dàuit, dait

français : bientôt

Viendrait du latin "de habitu".
Ma mère (du pays d’Albret) m’a sorti récemment un "dinca dàuit" (qu’elle prononce "dinco dàuit") qui voudrait dire "à bientôt", et que je compte utiliser fréquemment !
[Tederic M.]

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« dàyt (B.-L.) C. dauït »
« dauït (Big. et G.) adv. – Vite, tout de suite, tôt, bientôt. Qu’arribarà dauït, il arrivera bientôt ; hè dauït, fais vite ; autâ dauït, aussitôt ; bèt dauït, bientôt. V. lèu, day.
tout dauït (Big. G.) loc.adv. – Tout de suite, aussitôt. »
« mesdàuit (H.-Ad.) ; mesdàyt (B.-L.) adv. – Plutôt, préférablement. »


 

cara’t

français : tais-toi

Prononcer entre "carot" et "careut".

voir aussi :

carar / taire

Prononcer "carà".


 

carar

français : taire

Prononcer "carà".


 

broisha

français : sorcière

Prononcer entre "brouche" et "broucho".
broish : sorcier

posoèr,a, sorcièr,a. existent aussi.


 

 ?

français : rebelle

 

esmalida

français : en colère (au féminin) ?

Prononcer entre "esmalide" et "esmalido".
au masculin : esmalit


 

eishalagàs

français : averse

shalavàs et borrada existent aussi.


 

despartida

français : répartition

 

canton, recanton

français : coin

Prononcer entre "cantou" et "cantoung".

synonyme : cornèr (prononcer "cournè")
dérivé :
recanton : recoin

Noms damb "canton, recanton" :


 

varat, varada

français : fossé

Prononcer respectivement "barat", "barade"...

varadar, avaradar (baradà, abaradà) : entourer de fossés

A propos des varats landais, Gilles Granereau, de l’ONF, nous explique :
"en gros, pour limiter les problèmes d’humidité, mais aussi pour délimiter les propriétés, on creusait des fossés (barat, barradeau...) ;
les déblais étaient mis sur la bordure et constituaient la dougue (ou douve, ou tempe - mot que je ne connaissais pas), plus ou moins large.
C’est sur cette dougue que l’on pouvait établir une haie (les aubépines, par exemple étaient largement utilisées, car, outre leur rôle défensif (contre les bestiaux), elles étaient employées comme porte-greffes pour les fruitiers).
Cette haie protégeait par ailleurs les fruitiers (ou parfois la vigne) qui étaient placés parallèlement.
A l’intérieur de cette zone close et assainie par les fossés, et protégées par les fruitiers et haies, on pouvait établir des cultures céréalières en général."

Un contributeur géomètre nous dit :
"Les fameux baradeaux simples ou doubles entouraient bien les prés ou terres pour, d’une part, assainir, et, ensuite, couper les racines de la forêt qui auraient tendance à aller dans le sous sol des terres.
De ce fait les baradeaux dans leur ensemble appartenaient au propriétaire terrien et non au sylviculteur.
J’explique cela dans mes bornages, mais j’aurais aimé trouver des textes ou schémas pour leur mettre sous les yeux."

Remarque [2021-2022] :
La provenance du mot français "baradeau" n’est pas claire. Ce dernier est d’ailleurs associé par des sites d’étymologie au verbe barrer :

Étymologie de « baradeau »
Composé de barrer, -ade et -eau, le fossé étant ce qui barre.
Wiktionnaire
Bas-lat. baratum, fossé  : ce qui barre.
[https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/baradeau]

Mais ce genre d’explication est peu convaincant : par exemple, comment le latin baratum donnerait-il baradeau en français, qui n’a pas le suffixe -ade ?

Le nom de famille Baradeau est poitevin.
On ne trouve guère de Baradeau en onomastique gasconne, ni guère de baradèu ou baradèou dans les textes sauf (exception notable !) dans La pluja & lo camin de tèrra de Manciet, qui cependant l’écrit barradèu et le traduit faussement par bâtardeau dans le lexique associé...
Il se peut qu’il y ait, à cause de la proximité phonétique, un "micmac" entre le mot barradeau d’oïl et le mot gascon varat (prononciation barat), pourtant d’étymologies différentes.

dérivés :
varadèr : creuseur de "varats"
minjar com un varadèr : manger... beaucoup
varada (prononcer entre "barade" et "barado") : féminin de "varat" ; correspond au mot français "vallée", mais le sens gascon était-il "vallée" ou "fossé", ou entre les deux ?

Luz Saint Sauveur - Rue dets Barats
Luz Saint Sauveur - Rue dets Barats
Bizarre ces noms de rues moitié français ("rue") moitié gascons qu’on trouve à Luz.
Mais surtout ne touchez à rien si c’est pour uniformiser en français !
En gascon, on peut, sur le modèle de la rue voisine "Bio d’era Moulo" (tout en gascon, elle), imaginer "Bio dets Barats" (Via deths Varats).
La graphie alibertine passerait peut-être auprès des autochtones, mais les estrangèrs prononceraient les "V" "V"...
Je trouve aussi que le dessin de la plaque et des lettres rend bien.
Tederic M.

Noms damb "varat, varada" :


 

esquiròu, gat-esquiròu, esquiròt

français : écureuil

existe aussi :
gat-esquiròu (mot à mot "chat-écureuil")
esquiròt
gat-esquiròt
esquirol est une forme plus languedocienne.

Réaup-Lisse : le chalet de vacances "Lou gat-esquiro"
Réaup-Lisse : le chalet de vacances "Lou gat-esquiro"
Dans l’enceinte de la base de loisirs de Lislebonne, sur une pente qui descend vers l’étang, il y a un groupe de chalets en bois. Ils portent tous des noms gascons d’habitants de la campagne ou de laforêt :
gat-esquiròu (écureuil), crabòt (chevreau), guit (canard)...
Tederic M.
Capbreton - L'Esquiro
Capbreton - L’Esquiro
Vincent.P

Noms damb "esquiròu, gat-esquiròu, esquiròt" :


 
 
 

coda, coa

français : queue

Prononcer entre "coude" et "coudo".
variantes ou diminutifs :
coa, coga, coeta, coita, coitha...

Pensem a las teuladas de las Lanas (toitures des Landes), en "coda de paloma", entà se protegir deu maishant temps de l’Oest...

Miei mai, soent coeta d’ivèrn
Mi mai, souvent queue d’hiver.

 

milhòca

français : petite lentille d'eau

Prononcer "milloque". Semble être un mot du Médoc.
Pourquoi ce mot est-il si proche de "milhòc" (maïs) ?

voir aussi :

milhòc / maïs


 

carrèira, carrèra

français : rue, route

Souvent écrit "carreyre" en Gascogne bordelaise.
variante : carrèra

carreròt, carreiròt : ruelle

Noms damb "carrèira, carrèra" :


 

enchucat

français : épuisé ?

"Du verbe enchucar=épuiser.
Ma grand-mère m’a d’abord sorti une drôle de variante : "embechuquit" avant de se reprendre. Je me demande si elle n’invente pas des mots ..."


 

talanquera

français : barrière en bois

Utilisée notamment dans les arènes de courses landaises.
Prononcer entre "talanquére" et "talanquéro"


 

esglich ?

français : éclaboussure

 

aplegar

français : rassembler