Noms

En graphie alibertine :   Guilhemarnaut

Arnaut Arnaud

Comme le dit J.Tosti, sur son site des noms, "nom de personne d’origine (…)

Guilhem Guillaume

Comme l’explique J.Tosti, sur son site des noms, "nom de personne d’origine (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Guillemarnaud

Guillemarnau


 
 

En graphie alibertine :   Tessendèir

Prononcer "Tessendeÿ".

Forme très nord-gasconne, à rapprocher de formes occitanes "Tissandièr" (trouvé en 82, 47, 31...), qui veut bien dire "tisserand" selon J. Tosti.

Pourquoi une forme nord-gasconne ? parce que la terminaison "èir" (prononcée "èÿ" et souvent écrite "ey") est typiquement nord-gasconne (tout le département de la Gironde et le nord du département des Landes).

Quant au "d", le gascon majoritaire a la particularité de le supprimer dans la suite "nd" ("branda" donne "brana") sauf justement en Nord-Gascogne, dans une zone encore plus réduite que celle du "èir", mais qui occupe quand même la majorité du département de la Gironde.

Et le "ss" à la place du "sh", c’est probablement aussi un trait périphérique du gascon.

teishenèir, tishanèr, tisnèr... / tisserand

teishenèir : prononcer "téchénèÿ". Mais ça, c’est une forme nord-gasconne. (…)

 
 

En graphie alibertine :   Lahalha + (la,era) Halha

halha / grand feu

Prononcer entre "haille" et "haillo". A rapprocher des "fallas" de Valence (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lahaille


 
 

En graphie alibertine :   (la,era) Bedoreda

bedoth, betoth / bouleau

Prononcer entre "bédout" et "bédoutch" betoth existe aussi. En langue (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bédourède


 
 

En graphie alibertine :   (la) Bedereda

Probablement une variante de Bedoreda.
On pourrait aussi penser à un dérivé de "vetèth".

bedoth, betoth / bouleau

Prononcer entre "bédout" et "bédoutch" betoth existe aussi. En langue (…)

vetèth, vedèth / veau

Prononcer entre "bétèt" et "bétètch". variante : vedèth Comme pour les (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Béderède


 
 

En graphie alibertine :   (lo,eth) Vielar

Prononcer "biélà".

Sur le patronyme Viella :

« L’étymon évident de ce patronyme est le latin « villa(m) », qui a donné le mot « ville » en français moderne (la présence du « -l- » permet d’écarter un dérivé du nom « via(m) », la route, la voie). Nous ne rappellerons que pour mémoire que pratiquement les trois quarts des « v » occitans ont été graphiés « b » par l’état civil.
Ceci dit, le mot ayant le sens de « ville » en latin classique n’était pas du tout « villa », mais « urbs ». « Villa », lui, avait pour sens initial : « maison de campagne, propriété rurale, ferme, métairie ». Suite à la construction, au cours des siècles, d’autres maisons à l’entour, le sens a peu à peu dérivé vers celui de « groupement de bâtisses », puis de « village » et d’« agglomération ».
Le bas latin connaît déjà un dérivé de ce mot, « villare », qui est donné par Du Cange comme signifiant « hameau » : Biela, qui a pour orthographe classique « viel(l)ar », est son descendant direct, tant sur le plan morphologique que sur celui de la signification.
Très certainement : « nom de l’homme dont la maison est située dans un hameau, un groupe d’habitations situées à l’écart d’une agglomération ». »
Hont : ’Origines des Noms de Famille du Sud-Ouest’ deu Pierre Salles

vialar, vilar / hameau, village

Prononcer "biala". Dérivé de l’occitan "vièla*" (prononcer entre "bièle" et (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Biéla

Biella


 
 

En graphie alibertine :   Landriu

L’orthographe "Andriu" semble avoir été dès la fin du moyen-âge remplacée, en Gascogne, par la forme francisée "Andrieu"*, ce qui explique qu’on trouve à l’état civil des "Landrieu", et même des "Landrieux", plutôt que des "Landriu".
*Comme "Darriu" qui est devenu "Darrieu", "Romiu" qui est devenu "Roumieu", etc.

Andriu André

Pour"Andriu", prononcer entre "Andriou" et "Andriw". Pour"Andriva", (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Landrieu


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Pontnau, Pont nau, Pont nèu

Pont neuf.
Prononcer "Poun nàw"... ou "nèw" pour nèu...

nau, nèu, navèth, nevèth, nava, navèra... / neuf

prononcer "naw" neuve : nava (prononcer "nawe", "nabe", "nabo", "nawo"...) (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Ponneau

Ponnau

Pontneau


 
 

En graphie alibertine :   Pemolièr

Pourrait siginifier "Pèr Molièr" (Pierre le meunier).
Il y a bien des "Pebayle" (Pierre le bailli) !

molin / moulin

prononcer plutôt "mouli". dérivés : molièir (prononcer "moulièï) ou molièr (…)

Pèir, Pèr Peÿ Pierre

Pèir Berland defenot la libertat de Bordèu ! Dérivés : Dérivés ou (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Pémoulié


 
 

En graphie alibertine :   Vernatèth

Mise à jour 2020 :
Rapport avec le vieux nom-prénom gascon Bernat ou avec "vèrn" ?
Interférences possibles entre les deux.
Michel Grosclaude penche pour "vèrn".

L’existence des toponymes Bernateygs à Ossenx (64), landes de Bernatex à Boussès (47), Bernatets à Saint Martin de Hinx (40) suggère le th gascon (t mouillé) : Bernatèth, ou plutôt Vernatèth, selon l’étymologie.

Pourrait bien être la forme masculine de Vernatèra (petite aulnaie, si on considère que c’est le pendant gascon de vernatèla).

Le phonème èth peut être noté eig, ets, ex, selon des zones qui correspondent à la distribution ci-dessus.
L’IGN donne pourtant "Bernateix" à Lucq de Béarn, et normalement, le son th n’est pas noté par x en Béarn ; pourtant, il semble bien que ce soit le cas ici.

(eth) Vernadèth

vèrn / vergne, aulne

Prononcer "bèrn". Viendrait du gaulois "vernos". dérivés : Vernet, (…)

Bernat Bernard

Bien prononcer le "t" final.

 
Variante(s) graphique(s) :

Bernatets

Bernatex

Geneanet donne une attestation à St Martin de Hinx en 1787, dans une zone où on trouve massivement des Bernatets.

Bernateig, Bernateigt

Attesté en Béarn proche pays basque.
Un cas de passage eig -> eix : « Bernateig, de Benteix » à Buzy, 1658 (Geneanet).

Bernateix

Berneteix

Le "eix" peut-être une graphie béarnaise ancienne pour rendre le son "esh".

Bernatet


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Clavèr

Prononcer "(lou) Claouè" ou "Clabè".

clau / clou, clef

Prononcer "claou" ("aou" étant une diphtongue). Si "clau" est masculin, (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Clavé

Claoué

Clabé


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Lucat

Prononcer "(lou) Lucatt".
Existe en Gascogne comme nom de lieu et de personne. Probablement en rapport avec "luc".
La signification du suffixe "at" est à préciser.

luc / forêt

Et plus exactement bois sacré. Vient du latin "lucus" (bois, forêt). (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lucat


 
 

En graphie alibertine :   Bardòi

Nom présent en Landes et Béarn.
Hypothèses :
 racine bard* (boue)
 variante de Berdòi

bard / boue

dérivés : barda (prononcer "barde"), bardòc, bardin, bardinat, (…)

 
 

En graphie alibertine :   Berdòias

Prononcer "Berdoïes" en faisant entendre le "es".
Voir Berdòi, Verdòi qui semble jumeau.


 
Variante(s) graphique(s) :

Berdoyes


 
 

En graphie alibertine :   Espiauba

espiaub / aubépine

Prononcer "espiàwp".

 
Variante(s) graphique(s) :

Espiaube


 
 

En graphie alibertine :   (l’,er’) Espiau

Prononcer "Espiau" où "aou" est une diphtongue.
Nous retenons l’explication de J. Tosti (www.jtosti.com/noms/) :
"désigne celui qui habite un lieu-dit Espiau ou en est originaire. Sens du toponyme : lieu où poussent des arbustes épineux, notamment l’aubépine (gascon "espia" après chute du n intervocalique de "espina")."
Cette explication concerne aussi bien "Espiau" que "Despiau".


 
Variante(s) graphique(s) :

Espiau


 
 

En graphie alibertine :   Despiau

Prononcer "Despiau" où "aou" est une diphtongue.
Nous retenons l’explication de J. Tosti (www.jtosti.com/noms/) :
"désigne celui qui habite un lieu-dit Espiau ou en est originaire. Sens du toponyme : lieu où poussent des arbustes épineux, notamment l’aubépine (gascon "espia" après chute du n intervocalique de "espina")."
Cette explication concerne aussi bien "Espiau" que "Despiau".


 
Variante(s) graphique(s) :

Despiau


 
 

En graphie alibertine :   Salabert

Pour J. Tosti http://www.jtosti.com/noms/) :
"C’est un nom de personne d’origine germanique, Salaberht (sala = maison noble + berht = brillant)."

sala / maison seigneuriale

Ancien mot gascon, d’origine germanique.

 
Variante(s) graphique(s) :

Sallabert

Salabert

Sallebert


 
 

En graphie alibertine :   Cassanhau ? Cassanhòu ?

Prononcer "cassagnaou", où "aou" est une diphtongue.

Un des nombreux dérivé de "cassi". Endroit où il y a des chênes, propice aux chênes.

casso, casse, cassi / chêne

cassi est plutôt girondin, une autre forme gasconne est casso (prononcer (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Cassaigneau

Cassaignau

Casseignau

Cassagneau

Cassagnau

Cassagno

On peut supposer que le "o" final est une transcription tardive de "au" lu à la française.


 
 

En graphie alibertine :   Gascon

Ce nom peut être gascon, mais est plus présent hors Gascogne (en Périgord) qu’en Gascogne.
C’est logique : en Gascogne même, être gascon n’était pas un trait distinctif pour "chafrer" quelqu’un.
Par contre, l’ancêtre qui a reçu le nom "Gascon" a dû avoir un rapport étroit avec la Gascogne, soit qu’il en était originaire, soit qu’il y a séjourné longtemps.
Quel est le pays d’accueil qui lui a donné ce nom ?
"Gascon" peut exister dans les autres parlers d’oc, en langue d’oïl et en castillan.
En catalan, ça aurait été "Gascó".

gascon, gascona, gascoa / gascon, gasconne

Prononcer entre "gascou" et "gascoung" ; gascona (prononcer entre (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Gascon