Noms
En graphie alibertine : Deuhajòt
Au moins deux explications possibles : par "hai" (hêtre) et par un dérivé de "haie".
Pour la première hypothèse, il faudrait voir si on trouve des "hayot" dans les zones où on dit "hai" pour "hêtre" (et non "hau").
Pour la deuxième, il faudrait voir si le mot "haie" est vraiment gascon. Il ne semble pas.
hau, hai, hac / hêtrePrononcer "haou" ou "aou" est une diphtongue.
Autres formes gasconnes : (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Duhayot
En graphie alibertine : (la) Pomada
En onomastique (science des noms de lieu et de personne), Pomada ne veut probablement jamais dire cidre ! Voir le fil de discussion ci-contre.
poma / pommePrononcer "poume" ou "poumo".
dérivés : pomèir ou pomèr (prononcer (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Pomade
En graphie alibertine : Vaisherèr
vaishèra / vaissellePrononcer entre "bachère" et "bachèro".
A donné le basque "baxera", qui (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bachéré
En graphie alibertine : Bergonhon, Vergonhon
Prononcer entre "Bergougnou" et "Bergougnoung".
Pourrait vouloir dire "Bourguignon", après avoir subi une attraction vers vergonha (honte) ou plutôt de la famille Vergonh.
Ou le contraire...
Il y a une série de lòcs "Bourguignon" en Gascogne qui est un peu troublante... Voulaient-ils tous dire "Bourguignon" à l’origine ?
Voir aussi le "nom primitif" (comme dit Berganton) Bergonh ou Vergonh.
Bergonh, Vergonh
Bergunh et ses variantes font partie des noms individuels gascons du moyen (…)
vergonha / hontePrononcer entre "bergougne" et "bergougno".
A rapprocher bien sûr du (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bergougnon
En graphie alibertine : Guishanèir
Prononcer "Guichenèÿ".
L’explication par le Pays de Guiche (Pyrénées Atlantiques) [Philippe Soussieux - "Les noms de famille en Gascogne"] semble erronée, parce que les noms de lieux Guichené et Guichenné se trouvent certes en Gascogne, mais justement pas en pays de Guiche.
Guicheney (Guishenèir) est la forme nord-gasconne de Guichené (Guishenèr).
Le nom de famille est d’ailleurs surtout présent en Bordelais.
A signaler un lieu "Guichen" à Rimbez et Baudiets (Landes orientales).
Guichanné existe à Astis (64), et Guichané à Navailles-Angos (64) et doivent être des variantes.
La terminaison "èr"-"èir" est gasconne d’origine latine, mais comment expliquer le radical "Guichen" ?
On trouve "Bichène" à Castelnau-Barbarens (32). Le passage du "b" en "g" est imaginable pour un nom très ancien...
L’explication par une forme vasconne de "Vincent" semble faible, surtout que la terminaison "èr"-"èir" s’applique peu à des prénoms.
Finalement, l’explication par la juxtaposition des prénoms gascons médiévaux Guishe et Anèir parait la meilleure.
Anèir AneÿPrononcer "Anèÿ".
Le prénom a probablement été utilisé au Moyen-âge sous la (…) |
Guíshen Guichen ou GuicheClaude Larronde le place dans sa liste des "noms individuels" gascons (venus (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Guicheney
En graphie alibertine : Cauhapè
"Chauffepied".
"Plaque métallique chauffante que l’on plaçait devant la cheminée"
[Philippe Soussieux - "Les noms de famille en Gascogne"].
Mais pour des noms de lieu - et les Cauhapè sont récurrents en Gascogne sous des graphies diverses et parfois aberrantes - cette explication parait improbable.
caut, caud / chaudféminin : cauda (prononcer "cawde")
dérivés :
caudèir (prononcer (…) |
pè / piedEn plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Cauhapé
En graphie alibertine : Verneron
Prononcer entre "Bernérou" et "Bernéroung".
vèrn / vergne, aulnePrononcer "bèrn".
Viendrait du gaulois "vernos". dérivés :
Vernet, (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Berneron
En graphie alibertine : (lo,eth) Gai
Prononcer "(lou) Gaÿ".
Nom de famille qui existe aux franges nord et est de la Gascogne, mais plus en Languedoc, et encore plus en domaine franco-provençal (Lyonnais, Savoie...).
Curieusement, comme lòc, "Gay" et "le Gay" ont une répartition beaucoup plus gasconne.
Origine difficile à déterminer. Pas sûr qu’il vienne du nom d’oiseau.
Pourrait signifier la joie, le bonheur. Il y a bien des lieux L’Embège (l’envie) !
J.Tosti, sur son site des noms, écrit ceci :
"L’adjectif gai vient de l’ancien provençal et appartenait au vocabulaire des troubadours. Le provençal l’a lui-même emprunté aux langues germaniques (gothique *gaheis).
Une autre hypothèse fait de Gay une transcription du nom de personne latin Caius, transformé en Gaius. Elle est très plausible, dans la mesure où Gay était très souvent un prénom au moyen âge."
gai / geaiPrononcer "gaÿ".
Nom d’oiseau
Mais veut dire aussi "la gaieté, le (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Gay
En graphie alibertine : Larrojat + (l’)Arrojat
"qui tire sur le rouge" [Palay]
arroi, arroja, roge / rougePrononcer "arrouÿ".
La forme "roi" (prononcer "rouÿ") existe aussi. (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Larrouyat
On ne peut pas exclure non plus que "Larrouyat" soit une graphie de Larrouillat.
En graphie alibertine : Monsénher
Sénher / SireOu Seigneur.
Monsénher (prononcer "Mounségné" sans accentuer la dernière (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Monseigne
Mousseigne
En graphie alibertine : Naudin
Très probablement un dérivé de "Arnaudin".
Arnaut ArnaudComme le dit J.Tosti, sur son site des noms, "nom de personne d’origine (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Naudin
Naudy
En graphie alibertine : Sansolet
Nous partageons l’avis de J.Tosti, qui dit sur son site des noms : "Double diminutif du prénom médiéval Sans, le patronyme est porté dans les Pyrénées-Atlantiques et dans les Landes. C’est aussi le nom de trois fermes ou hameaux à L’Hôpital-d’Orion, Castetbon et Laà-Mondrans (64)."
2020 : la prise en compte du suffixe paroxyton -òlo permet d’être plus précis :
Sansolet peut se décomposer en Sans + òlo = Sansòlo auquel le suffixe diminutif -et s’applique en faisant tomber la voyelle finale non tonique.
Ce dernier Sansòlo ne semble guère attesté, curieusement, dans le domaine gascon, mais l’est à Esquiule, domaine basque limite Gascogne.
Sancholou est attesté en toponymie, mais il n’est pas sûr qu’il soit assimilable à Sansòlo.
SansCe nom se retrouve probablement en Espagne dans le nom "Sanz".
Il pourrait (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Sansoulet
En graphie alibertine : Garba
garba / gerbePrononcer entre "garbe" et "garbo".
mes de garba : juillet (synonyme julhet) |
Variante(s) graphique(s) :
Garbe
En graphie alibertine : Micau
Semble être une variante de "Miquèu".
Miquèu MichelPour "Miquèla", prononcer entre "Miquèle" et "Miquèlo". |
Variante(s) graphique(s) :
Micau
Miquau
Miqueau
En graphie alibertine : (l’)Ardilèir, (l’)Ardilèr
Ardilèr : prononcer "Ardilè"
Ardilèir : prononcer "Ardilèÿ" ou peut-être parfois "Ardillèÿ", le "l" devenant mouillé après un "i" (?).
Forme nord-gasconne ; nom surtout présent en Médoc.
A rapprocher d’Ardilouse (Ardilosa), qui serait Argélouse (Argelosa) plus au Sud.
argèla, ardila ? / argilePrononcer entre "argèle" et "argèlo". Un "argelar" (ne pas prononcer le (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Ardilley
Ardiley
En graphie alibertine : Peivèrnes
Nom ariégeois, semble-t-il.
"pèi" (colline) existerait donc d’un bout à l’autre de la Gascogne...
pei, poei, poi, pui / colline, hauteurPrononcer " puï ".
Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source (…) |
vèrn / vergne, aulnePrononcer "bèrn".
Viendrait du gaulois "vernos". dérivés :
Vernet, (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Peybernes
En graphie alibertine : Berdòi ? Verdòi ?
Nom présent en Landes et Béarn.
Difficile à interpréter.
Hypothèses : rapport avec verd (la couleur), ou bard, ou avec un nom personnel Berd* ?
Même problème que pour Berdot/Verdot ?
Les terminaisons -òi (-oy).
verd / vertPrononcer "ber".
verda (prononcer entre "berde" et "berdo") : verte |
Variante(s) graphique(s) :
Berdoy
En graphie alibertine : Sentorenç + Sent Orenç + Sent Aurenç
Prononcer "Sént Ouréns".
Orenç Ourens OrensNom d’un avesque gascon, mercés a qui avem en Gasconha vilatges qui s’aperan (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Saintourens
En graphie alibertine : Deuvèrn
Le "n" après le "r" ne se prononçant pas très fort en gascon, on a pu confondre avec "vert".
vèrn / vergne, aulnePrononcer "bèrn".
Viendrait du gaulois "vernos". dérivés :
Vernet, (…) |
Variante(s) graphique(s) :

