Noms
En graphie alibertine : Sent Inhan
Inhan IgnanAttesté en Comminges (Saint-Ignan...).
Mais ce "Saint-Ignan" ne serait-il (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Saintignan
Attesté à Fabas, Comminges...
Sentignan
Attesté à Fabas, Comminges...
En graphie alibertine : Vederèr
vetèth, vedèth / veauPrononcer entre "bétèt" et "bétètch".
variante : vedèth
Comme pour les (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bédéré
"la forme Bédéré désigne pour sa part un pâtre qui s’occupe des veaux."
http://www.geneanet.org/nom-de-famille/BEDERE
En graphie alibertine : Barbaron
Variante(s) graphique(s) :
Barbaron
Pas uniquement gascon, mais existe dans certaines zones gasconnes (Bordelais, Gascogne toulousaine...) comme nom de famille ou de lieu (y compris sur la carte de Cassini).
En graphie alibertine : Joanicòt
Joan + suffixe -ic + suffixe -òt
Joan Jouan JeanAttesté en 1415 dans les registres de la Jurada de Bordèu sous la forme (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Joanicot
Jouanicot
En graphie alibertine : Lavinhòla + (la) Vinhòla
Prononcer "Labignòle", "Labignòlo"...
Le suffixe -òla ajoute peut-être un sens collectif à vinha.
vinha / vignePrononcer "bigne".
Le gascon distingue "vinha" (l’ensemble des pieds de (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lavignolle
Lavignole
En graphie alibertine : Vivens
Variante(s) graphique(s) :
Bibens
Nom de personne, littéralement "vivant".
En graphie alibertine : Busòs
Variante(s) graphique(s) :
Buzos
Nom du pays garonnais. A mon avis, signifie "Budos" (personne originaire de Budos) avec la correspondance d/z entre gascon maritime et plus oriental.
En graphie alibertine : Labresa + (la) Bresa
bret, breda / buisson épineuxPrononcer entre "bréde" et "brédo".
Il semble que le mot ait la forme (…) |
bresic / aubépineDans la lande bazadaise. Se rattache a brèda. bret, breda = buisson épineux (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Labrèze
Var. LABRAISE, LABRÈGE
Nom du sud Gironde signifiant à mon avis "La Brède". Cf Buzos pour l’explication.
En graphie alibertine : Morasmau
Il semble indiqué de décomposer en Moras + Mau.
Un lòc "Mourasmau" à Aureilhan, et cela peut faire préférer la forme normalisée "Morasmau" à "Moresmau".
"mau" s’explique facilement : "mauvais", même si un faux ami est toujours possible.
Reste à expliquer ce Morès ou Moràs.
Puisque "mau" qui semble l’adjectif est au singulier, "Moras" ne serait pas un pluriel, et devrait donc être l’augmentatif de "Mora"*.
Gasconha.com s’est déjà penché sur "morar", et hésité entre "le murier" et le "lieu humide presque marécageux" indiqué par Palay. Mouras Moura
Si on trouvait des lòcs "Le Mouras" en côte landaise, cela nous aiderait ; or l’IGN en donne un pas très loin : Mouras de Lucho à Laluque, et d’autres ailleurs en Gascogne...
*Attention : "mora" en graphie alibertine, qui donnerait la graphie française "moure", mais ce nom apparait peu en toponymie gasconne.
mau, mala / mal, mauvaisPrononcer "maou", ("aou" étant une diphtongue).
féminin "mauvaise" : mau (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Moresmau
Nom très souvent présent dans la bande côtière sud landes.
Mauresmau
Mourasmau
Attesté au 18e siècle à Escource.
En graphie alibertine : Mengalhon ?
Forme supposée correspondre à Mengaillou et Mengailhou.
Le lòc Engaillon, qui pourrait se décomposer en "En Gaillon", existe à Sérignac (Lomagne) ; mais il manque le "m" initial...
Le lòc Pouy de Mengaille existe à Sarraziet (Chalosse) ; mais il n’a pas la finale -on...
Variante(s) graphique(s) :
Mengailhou
Nom rare originaire du Comminges (attesté au 17° dans la région de Saint-Gardens)
Quelques pistes :
1°) L’orthographe actuelle est francisée et existe aussi sous la forme "Mengaillou". Orthographe d’origine : "Mengalhu" ?
2°) "Meng" peut venir de "Comminges" ("Comenge" en Gascon)
3°) "Meng" pourrait aussi venir de "Dominique" ("Domenge" en Gascon)
4°) Le suffixe "ou" indique un diminutif
5°) Quant au "lh" : sommet, tête, chef ?
Mengaillou
En graphie alibertine : Banherias ?
Variante(s) graphique(s) :
Bagnéris
Attesté en Comminges...
On trouve "Banherias" dans de vieux textes médiévaux en latin, mais il n’est pas clair si cela s’applique à des lieux nommés par la suite "Banhèras/Bagnères" (il faudrait alors que le "i" ait disparu), ou à des lieux maintenant nommés "Bagnéris" (il y en a vers Comminges et Astarac).
Le passage de "Banherias" à "Banheris" parait possible, quand on sait que le "a" de "Banherias" n’est pas accentué. On peut imaginer une évolution de la graphie Banherias > Bagneries > Bagneris.
En graphie alibertine : Rochaleu
Variante(s) graphique(s) :
Rouchaléou
Nom typique de la petite lande (vers Préchac, Captieux...). Je l’interprète comme une gasconnisation du nom gavache Rocheleau/Rochereau... migration très ancienne.
On retrouve ce phénomène dans la toponymie : les Andraoudes (cf Andraud), Berjounéou (Berjonneau), Bouléouts (ex. Boutéouts = Bouteau), Bouyréou (Boireau), Bouytaout (Boiteau), Chipaou (Chipeau), Coundéou (Condeau), Gazenaou (Gazeneau), Grugey (Grugier), Moucéou (Mousseau ?), Passeréou (Passereau), Poutchéou (Poucheau), Reléou (cacogr. de Rouleau), Terracheyre (fém. de Terracher), Tisséou (Tissaut)...
En graphie alibertine : Arraspin
Pour la forme normalisée, le double "r" semble préférable, en faisant l’hypothèse - probable - qu’on a ici le fameux "a" prosthétique gascon.
Variante(s) graphique(s) :
Araspin
variantes :
Arraspin, Arraspen, Araspy ("quartier Araspy" à Andrein), Harraspy à Ainhoa
A cheval sur Pays Basque et Béarn proche
En graphie alibertine : Horcassias
GassiaPrononcer plutôt Gassie (en faisant entendre le "e").
C’est bien un nom (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Fourcassies
Vient de Benauge.
Je l’interprète comme Fort + Gassies.
[Qu’èi restablit, dens la version alibertina deu nom, lo "h" gascon, en conformitat damb l’usatge de Gasconha.com
Tederic M., validator]
En graphie alibertine : Lansalòt
Variante(s) graphique(s) :
Lansalot
Nom gascon, surtout béarnais.
La recherche d’un radical "Lansau" aboutit en Lorraine... Donc c’est pas ça !
Variante de Lancelot qui existe en Gascogne ?
Tosti sur Lancelot : " Il semble que ce soit au départ un diminutif d’Ancel (= Anselme)."
Le lòc Lansallot existe aussi à Meritein (64). Variante graphique. Bizarre de ne pas trouver de noms apparentés.
En graphie alibertine : Molàs
mòla, mola / moulin, meulemòla : prononcer entre "mole" et "molo".
variante : mola (prononcer entre (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Moulas
Geneanet donne quelques attestations en Gascogne dont
celle-ci : MOULAS 1734 - 1734 Ogeu, et des "de Moulas".
Et il y a au moins un lòc Moulas en Gascogne, à Nassiet (40), en plus des "Molas" dont la commune de Molas.
Molas et Moulas sont en fait le même nom gascon, puisque le gascon prononce "ou" un "o" latin qui est dans cette position par rapport à l’accent tonique.
Molas
En graphie alibertine : Deussaut
Deu saut.
Prononcer "Dou Sàwt".
Variante(s) graphique(s) :
Dussau
vient de saltus (cascade, rétrécissement d’une rivière, défilé forestier (latin saltus).
ou de sauç (saule) ?
ou de sòu ?
Dussault
Dussaut
En graphie alibertine : Jumbon
Variante(s) graphique(s) :
Jumbou
Pas trouvé dans Geneanet.
IGN, minutes d’Etat major et cadastre napoléonien (pas Cassini) : JUMBOU [LASSEUBE - 64]
En graphie alibertine : Poiana
Prononcer entre "Pouyane" et "Pouyano".
Dans un Catalogue des rolles gascons [...], on lit "Puyan ou Puyana, voyez Poyane" ; cela semble une attestation d’un nom qui s’écrirait "Pojana".
Variante(s) graphique(s) :
Pouyanne
ou Pouyane.
Pouyanné existe aussi, et il est certain que certains Pouyanne sont en fait des Pouyanné qui ont perdu l’accent.
La question est donc : y a-t-il de vrais "Pouyanne,Pouyane" sans accent ? Si oui, on pourrait, d’après la distribution géographique donnée par Geneanet, situer ces derniers vers Orthez, contrairement aux "Pouyanné,Pouyané" qui seraient situés plutôt en Seignanx (Tarnos, Biaudos...).
Il y aussi Peyane, Peillane (rare).
Poyanne
Attesté à Orthez et à Salies respectivement en 1600 et 1632 [Geneanet].
Mais Geneanet donne surtout des "de Poyanne".
En graphie alibertine : Poianèr
Probablement poi + Anèr (voir plus bas).
pei, poei, poi, pui / colline, hauteurPrononcer " puï ".
Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source (…) |
AnèrPrononcer "Anè".
Vient probablement du vascon Aznar.
Selon J. Tosti, (…) |
Variante(s) graphique(s) :

