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Navèth nom !

 

Poésies de Boirac

Poèmes inédits en français & en gascon de St-Macaire

vendredi 14 avril 2017, par Gaby

- Dialogue entre Labat boucher & Querré conteur de craques
- Autre dialogue entre Labat boucher & Querré fils aîné sellier
- Procès intenté par Dagut contre Labat devant le Juge de paix
- Poème héroï-comique en deux chants
- Théâtre enfantin sous les arceaux du Marché-Dieu (scène 3 uniquement)

Communiqué par Arlette LERAY.



Grans de sau

  • Bravo Gaby pour ce travail de décryptage, de traduction et de mise en forme !
    Et merci encore à Arlette LERAY qui a trouvé ces textes manuscrits dans les archives de la famille Boirac et a eu l’idée de nous les confier pour publication !
    Cela donne une photographie du parler de Saint Macaire vers 1830, et aussi du mode de vie.

    Après une première lecture, j’ai deux divergences de traduction :

    - « Mais quand as dou lesé, rend-té à la diète »
    Pour moi, la diète, c’est - probablement ironiquement - une Assemblée* où l’on discute, dispute et déclame entre moussus à la langue bien pendue, ce que décrit Querré dans les vers suivants.
    J’y vois un trait de civilisation. Peut-être un peu comme la tertulia hispanique. A mi-chemin entre les échanges de bistrot et les cafés philos d’aujourd’hui...

    - « Mé troumperi bien fort si d’en queste moumen qu’aoucun g’n’iy pa grand tort »
    Il me semble voir dans "g’n’iy pa" "n’i hèi pas" (n’y fait pas) ; le "h" du verbe héser étant totalement muet dans ce parler, il en reste de hèi quasiment que la mouillure finale.

    Je remarque aussi le nom Majo ou Majaou ("aou noumat Jean-Majaou, beou-pay dou dit Labat") que je rapproche du nom de famille Majau, peut-être d’origine poitevine, présent en Bazadais dès le 17e siècle, et qui pourrait être aussi le Majeau de Leyritz-Moncassin.
    Majeau

    * La Diète, c’est le Parlement, en Allemagne ou en Pologne...

  • Que’m i torni !

    - Dans le texte Theatre Enfantin, figure "empatja tout degas".
    C’est donc le verbe empachar. La graphie franco-phonétique utilisée par Boirac montre bien que le ch de empachar n’est pas du tout prononcé comme le ch français que nous connaissons, mais plutôt comme un t mouillé...
    Cela me fait penser aux paroles de l’emblématique Aqueras montanhas, "m’empachan de véder" : ça me fait toujours mal de chanter "m’empachén", d’une part avec l’accent tonique mal placé (sur "chen") et d’autre part avec le ch à la française.

    - Dans le texte en français page 5 du pdf, figure "ainsi à fauriot je m’en vais le trouver".
    Là, c’est le "à Fauriot" que je trouve très authentique : la préposition a introduisant un complément d’objet de personne, comme en espagnol.




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