Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot ! + "Petit remplacement" en Gascogne

- Tederic MERGER

("petite bassine" en gascon) nous dit "La Rép"baina = baïne

Va-t-il falloir se réjouir de leur existence parce qu’elles popularisent le gascon ?-)

Elles figurent dans un mini-lexique landais, plutôt de bon aloi d’ailleurs, du Conseil Général des Landes :
"Adishatz, Pastis, Feria, Bandas, Barthe, Baïne… ces mots landais vous intriguent"
http://tourismelandes.com/fr/1323/pages/d/le-bien-vivre/mots-gascons-landes-adishatz/page/0

Mais pour revenir à "baïne", j’ai toujours eu un doute sur sa prononciation : diphtongue "aï" comme "aïe-aïe-aïe" ou a-i bien séparés ?.
Il me semble qu’on l’entend prononcer plutôt a-i, et d’ailleurs quelqu’un l’a envoyé à Gasconha.com sous la forme "bahine".

Pourtant le "Tot en gascon" de P. Mora l’écrit sans tréma ("baina"), ce qui suggère en graphie alibertine une diphtongue.
Il dit aussi que c’est une petite "baia" (baie).
Ne serait-ce pas alors à l’origine un "baiina", le premier "i" venant de "baia" et le second du suffixe "ina" ?
Dans ce cas, on pourrait écrire "bayine" en franco-phonétique ?


Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !

Vos commentaires

  • Le 23 août 2012 à 16:29, par Vincent.P

    J’ai le même problème avec Baïse. J’ai toujours entendu Ba-ï-ze, et non Baÿze. Mais ce n’est pas une rivière béarnaise ... Comment dit-on dans le Gers ?

    Les attestations anciennes montrent qu’il y a eu chute du n intervocalique (cf les rivières Banise en France).
    Quel est le devenir phonétique du groupe a(n)i ?

    La rivière Bahus donne la solution en tout cas pour a(n)u : on a bien Ba-ü-ss et non pas Bawss.

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  • Le 23 août 2012 à 21:05, par Lo Pèir

    A perpaus de la "Baïse" qu’avi tostemps audit (o pensat) : ba-i-ze ! dinc a qu’un gent de l’Albret e’m disossi "Baisa" (afrancesat en "Bayse").
    Qu’es pr’amor de ’quò que hens lo diccionari èi metut "Baina", per la famosa arressega de la premsa : "Baïne" pr’amor que n’èi pas audit jamès atau en gascon, e que’m semblava afranchimandit sos aquera fòrma.
    Damòra qu’èi enqüèra quauque dobte. E se un gascon deus peluts e’ns sabè trencar sus aquesta famosa : Baina/bajina, be’n serí urós.
    Lo dobte qu’èi, qu’es enter Baina (pr’amor "Baisa") et "Bajina" (petite baie), diminutiu de baia (baie).

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  • Le 23 août 2012 à 21:28, par Tederic M.

    Jo, dens la familha (de Labrit / d’Albret) qu’èi totjorn entenut, en francés, "Bé-i-se" e pas "Ba-i-se".
    Sur le modèle de "pays", mais c’est peut-être l’orthographe française qui a déterminé cette prononciation, et il sera maintenant bien difficile de trouver une prononciation gasconne authentique.

    "bajina" (prononcé, donc, "bayine") me plait. Je le sens bien, et ça me parait compatible avec la prononciation française "baïne".
    Cela correspond à "baiina" (petita baia...) en évitant le double i.

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  • Le 26 août 2012 à 18:19, par Landeche Traduction ?

    Voir article ci-contre :
    Traduction ? Landeche

    Réponse de Gasconha.com :
    Totjorn lo dreit camin seguirei / Toujours le droit chemin je suivrai" ?

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  • Le 31 juillet 2014 à 09:22, par Tederic M. "baÿne" ou "ba-i-ne", le mystère demeure

    Wikipedia va dans le sens d’une graphie "baina" correspondant à la prononciation du Marensin :

    "Le mot « baïne » est d’origine gasconne. Il est mentionné « bayne - dépression parallèle au rivage » dans le dictionnaire de Simin Palay. Cette graphie correspond à la prononciation qui était en usage en Marensin jusque dans les années 1960 : [’bajn ?], et non [ba’in ?] comme actuellement.

    Ce mot pourrait venir du mot baja, graphié baye par P. Rectoran, ou baia, qui désigne une baie, auquel s’ajoute le suffixe diminutif -ina : bagina/baïna soit petite baie."

    Reste que cette prononciation cadre mal avec l’explication donnée parallèlement du suffixe -ina sur "baia".

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  • Le 4 août 2014 à 16:01, par Tederic M. Rapprochement avec le "bainu" basque ?

    Et personne n’a envisagé une racine latine "bain" mise à la sauce basque ?
    Pour une espèce de baignoire naturelle, ce serait envisageable, et le Marensin n’est pas loin du pays basque.
    "bain" se dit "bainu" en basque, avec donc cette diphtongue "ai".
    Il faudrait chercher d’autre cas d’évolution en "ain", en gascon, à partir d’une racine latine qui a "aneum" comme dans "baneum".

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  • Le 4 août 2014 à 18:17, par Vincent P. bainu/bañu

    Il semble néanmoins que ce que les Basques écrivent désormais bainu se prononce bañu, et que c’est pour eux la façon de se débarrasser de la tilde, trop espagnole.

    Je ne sais pas si cette graphie représentent un état ancien de la langue, probablement d’ailleurs, comme dans le suffixe -ain des toponymes navarrais, mais alors, je pense que le gascon aurait connu la même évolution que le basque et aurait quelque comme bagnou, accentué sur l’initiale, si l’étymon est bainu.

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  • Le 5 août 2014 à 16:58, par Lo Pèir La Baye à Tarnos

    Je découvre dans les plans de Tarnos, (à proximité de l’Adour, et de son ancien coude qui allait vers Capbreton, et donc de l’Océan), une avenue "de la Grande Baye", et une impasse "de la Baye". Dommage qu’il n’y est pas eu aussi la "petite Baye", ou "Bayine", qui aurait pu intéresser tout le monde.
    Néanmoins on attend des tarnosiens quelques éclaircissements au sujet de "baye"...parmi les locuteurs du gascon.
    Celà mettrait à mal ma proposition de "Baina", s’il s’avère que la fameuse "Baïne" du français est en réalité la bajine, mais si on approche de la vérité, j’en serais très heureux.

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    • Le 1er juin à 13:53, par André La Baye à Tarnos

      Bonjour,
      Il y avait bien une petite Baye à Tarnos.
      Sur le site IGN Remonter le temps, vous trouverez sous l’onglet "1950 Scan historique" ainsi que sous l’onglet "1820-1866 Carte de ce l’état-major" les mentions Grande Baye et Petite Baye, mes grands-parents, mon père et ses sœurs ont vécu là dans les années 1920. La carte d’état-major donne même une maison Baye.
      André

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  • Le 5 août 2014 à 20:20, par Tederic M. Nombreuses baynes/baÿnes

    Finalement, l’IGN donne pas mal de "Bayne", "La Bayne", et aussi "Baynette" (St Antonin - 32) et "les Baynottes" (Layrac - 47).
    Le "Bayne" le plus proche de l’océan est à Assat (Béarn) près du Gave de Pau, et le cadastre napoléonien donne "chemin de Baÿne".
    Les "Bayne" et dérivés forment une concentration du côté de la Lomagne, mais on en trouve aussi en domaine d’oc hors Gascogne.

    Finalement, cela, joint à l’affirmation de Wikipedia sur la prononciation ancienne en Marensin, me fait pencher pour la graphie "baina" en alibertin, correspondant à "baÿne", donc celle du "Tot en Gascon" (e non "Tot en Camon" !-)).
    Mais alors la racine "baia" ne tient plus guère, selon moi.

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  • Le 25 août 2019 à 14:50, par Tederic MERGER baïne (français de Gascogne) : débat sur le forum Babel

    Comme nous, le forum Babel s’est penché sur la question :
    Plusieurs racines envisagées :
     balnĕum (en oc, on aurait banh*)
     « Dans le Sud-Ouest, on ne disait pas une bassine mais une baye ou baille »
     « Ce terme pourrait venir de "bassine". Au niveau du sens, c’est cohérent. Mais en gascon, bassine se dit en général baci. Au niveau étymologique, cela pose un problème. »
     « On a baio (baie) mais ce terme semble être plutôt un emprunt au languedocien. »
     latin "vagina" « gaine, fourreau où était enfermée l’épée » plus gén. « gaine, étui » ; mais « Je doute que l’on soit passé du sens de "gaine, étui" à celui d’espace aquatique. »

    Mon gran de sau :

     Le mot gascon vagina (identique au latin si écrit en graphie alibertine, prononciation bajine ; sens gaine, fourreau, vagin) est attesté par Palay.
    Il n’est sémantiquement pas absurde de l’envisager (pas plus absurde que "petite baie"), et il peut convenir phonétiquement (en Médoc, la prononciation pourrait en être bayine), mais il faudrait trouver d’autres cas d’utilisation en gascon.
     l’attraction de la racine banh* sur une autre racine est à envisager.

    PS : le forum Wikipédia de discussion sur "baïne" ramène les mêmes hypothèses : balha (balhe = cuveau selon Palay), "bajîne" = fourreau,étui,vagin, baïna dérivé de baia/baie, racine banh*).

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  • Le 21 août 2020 à 09:19, par 32406465 Les baïnes

    Dans la vidéo sur les baïnes de l’article du quotidien sud-ouest, le narrateur dit baïne petit bain en patois landais.

    Gascon des Landes serait mieux quand même...

    https://www.sudouest.fr/2018/08/01/peut-on-se-baigner-lorsqu-il-y-a-des-baines-5277589-2780.php

    J-Cristian

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  • Le 26 août 2020 à 18:00, par Lo Bèth Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    A Marmande on disait :

     gardale pour la bassine.
     la baille était un tonneau, un cuveau destiné à recueillir l’eau de pluie.

    A La Teste-de-Buch, baïne se prononce ba-ine.

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  • Le 30 août 2020 à 15:09, par Ric dou Piaou Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Adixatz,

    chez nous, Pays de Born et des baïnes, le mot "baye ou baille" ést synonyme d’eau. Se jeter ou jeter à la baille=se jeter ou jeter à l’eau. Est-ce que cela vient des bassines où les anciens faisaient la toilette ? Séy pa. Dans ce cas, l’hypothèse "bayine’ ou "bayne"
    (petite bassine) me semble crédible. Mais je suis loin d’être un spécialiste.

    Boun dimeche

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  • Le 30 août 2020 à 19:25, par Jan l’Aisit Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Baille = eau est de l’argot français d’oïl et se dit partout :
    https://www.cnrtl.fr/etymologie/baille

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  • Le 30 août 2020 à 19:43, par Jan l’Aisit Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    A propos de Baïse, Du Bartas écrit dans Les trois Nymphes :

    Baise, enfle toun cous : comẽce-t’hé més grane

    (Baïsa, enfla ton cors : // comence’t hèr mès grana)
    La métrique parle. C’est bien ba - i - se [ba.i.zə], 3 syllabes ; pas bai - sa [baj.zə], 2.

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  • Le 1er octobre 2021 à 16:46, par Tederic MERGER Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Dans un gran de sau précédent, J-Cristian écrivait ceci :

    Dans la vidéo sur les baïnes de l’article du quotidien sud-ouest, le narrateur dit baïne petit bain en patois landais.
    Gascon des Landes serait mieux quand même...

    Dans un article du 21 juillet 2021 (Le littoral aquitain, l’un des plus dangereux du monde), sous la plume de Y.St-S, je relève une récidive : « les baïnes (petites cuvettes en patois landais) »

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  • Le 8 septembre 2022 à 10:23, par Jean-François Larvoire Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Autre hypothèse pour l’origine du mot baïnes :
    Je rentre d’un séjour en Écosse. Là bas, j’ai remarqué que plusieurs rivières avaient des noms commençant par Bhaine... Ce qui m’a rappelé nos baïnes.
    À mon retour, j’ai cherché dans un dictionnaire Gaélique écossais - Anglais, et la racine BAIN apparaît clairement dans tous les mots écossais pour ruisseau, rivière, et courant marin. Une baïne étant un courant marin localisé lié aux marées, le mot ne pourrait-il pas être d’origine Celte ?
    À contrario, une recherche similaire dans un dictionnaire Breton - Français n’a rien donné de comparable :-(

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  • Le 31 mai à 11:49, par Tederic MERGER Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Ça ne s’arrange pas :
    Dans un « live » du Monde d’hier, "baïne" devient tout bonnement un mot basque :

    « Trois d’entre elles ont été emportées par des baïnes (« petits bassins », en basque), qui forment des courants piégeux sur le littoral aquitain pouvant entraîner rapidement les baigneurs au large. »

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  • Le 1er juin à 08:38, par Gerard Saint-Gaudens Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Le Monde était jadis un journal de référence.

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  • Le 1er juin à 16:05, par jclaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Le Monde, Le Figaro, Libé... la France profonde vue de Paris !
    La côte basque a le vent en poupe et à leurs yeux rafle tout au passage comme les derniers arpents de verdure pour satisfaire "ceusses" de Paname qui viennent chercher de l’authentique pour notre plus grand malheur nous qui y vivons.
    C’est simple quand nous voulons nous reposer nous montons vers la Chalosse et poussons un peu plus haut vers Roquefort.
    Cela me permet de découvrir mon deuxième terroir moi qui suis un pur sharnego !

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  • Le 2 juin à 15:39, par Philippe Lartigue Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Et que devrais-je dire ici, à Biscarrosse, où les autochtones sont purement et simplement en train de disparaître pour céder la place à une population maintenant très majoritairement exogène ? Je n’ai pas fait de véritable étude approfondie mais je pense que, sur 16000 habitants, la population dite de souche doit plafonner à 4000 ou 4500 personnes. Si je rajoute les régionaux venus s’installer ici, en provenance des départements voisins, peut-être arrive-t-on à 6000 ou 7000, je ne sais pas. les autres viennent majoritairement d’autres régions. Ce n’est qu’un ressenti et c’est totalement empirique. Cependant, cela a des conséquences sociologiques très importantes car cette population arrive avec ses valeurs, ses pratiques sociales et ses habitudes de vie, son habitus comme dirait Bourdieu. Or, cet habitus n’est pas gascon, ni même du Sud-Ouest. Ainsi, l’ambiance générale, la vie sociale, les relations entre les gens ont radicalement changé. De plus en plus souvent, on peut le constater sur les réseaux sociaux, cette population arrive avec ses exigences, qui vont à l’encontre de notre mode de vie landais. Cela crée des tensions qui, si elles ont longtemps été marginales, sont de plus en plus fréquentes ces dix dernières années. Vous me direz que c’est anecdotique mais, quand je vais faire mes courses, outre le fait que je croise désormais rarement des visages connus, je n’entend quasiment plus l’accent gascon mais des accents très prononcés de régions très largement d’outre Garonne. Ce que nous appelions ici l’accent "pointu". Les vieux disaient, autrefois : "Que cau seguir le mòda o quitar lo país". Je n’ai envie ni de l’un ni de l’autre alors j’ai un peu tendance à m’isoler ou à aller vers les miens, avec qui je partage une histoire et des souvenirs communs. Je n’ai rien contre toute cette nouvelle population mais je ne me sens pas à l’aise, avec ce sentiment d’être un peu devenu un étranger sur la terre de mes ancêtres.

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    • Le 3 juin à 08:09, par Babs Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Halip Président ! C’est pareil à Parentis en Born.... Babs

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    • Le 3 juin à 20:43, par J-Cristian Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Le changement est à l’œuvre sur toute la cote landaise.
      Au cimetière de Tosse, il y avait une procédure de reprise de concessions abandonnées. Des noms en majorité gascons :
      https://cimetiere.gescime.com/ConcessionsAbandonnees/tosse-cimetiere-40231/0/Famille/asc/1/

      Je suppose que la cote sud des Landes attire des nouveaux habitants venus du "coin" mais aussi de la France entière.

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      • Le 4 juin à 09:23, par Vincent P. Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

        Le phénomène est ancien désormais en Gascogne.

        Il est vrai que la Gascogne centrale, malthusienne, et qui connut la saignée de 14-18, sut plus ou moins acculturer les vagues migratoires conséquentes des années 20-30, dont celle en provenance d’Italie du Nord.

        Ailleurs, d’autres phénomènes eurent lieu : dans le Béarn autour de Pau des années 60-70, la découverte de Mourenx changea durablement la démographie de la capitale béarnaise. Déjà, dans les années 90, au collège d’une petite ville de la périphérie paloise, j’étais le seul de ma classe de 5ème avec des racines dans ladite petite ville (petit exercice du professeur d’éducation civique). Les patronymes gascons étaient eux en minorité.

        L’héliotropisme contemporain touche désormais plutôt la façade atlantique et il est vrai que les Landes furent plutôt épargnées jusqu’ici. Il est fort probable que la culture gasconne est désormais trop faible pour intégrer les nouveaux venus. Les jeunes autochtones n’ont même plus l’accent en parlant français, quand ils ont moins de 25 ans.

        Nous assistons à des recompositions massives, nous entrons dans une ère de migrations, comme l’Europe n’en a pas connues depuis le cosmopolitisme impérial romain. En seulement deux générations. Impossible de prédire ce que nous sauverons du monde gascon, à tout le moins d’un monde gascon, celui de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, celui de nos parents ou grands-parents.

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    • Le 4 juin à 11:17, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      J’éprouve le même sentiment de ’’ soumission ’’ à une masse venue d’ailleurs souvent d’outre Garonne.
      Ils sont venus chercher de l’authentique et du calme et tentent de nous imposer leur stress et leur mode de vie trepignant.
      Dans mon coin de Bayonne où j’ai la chance d’habiter mitoyennement avec St Pierre d’Irube, le changement est flagrant dans le quartier : ça te lance qques phrasettes en basque, savent tout du pays basque car ’’ils font les fêtes de Bayonne’’. Désolant de suffisance. Bayonne qui au passage est autant gasconne que basque voire plus car il y a 50 ans on parlait le ’’patois’’ au marché.
      Mon patronyme me veut gascon par mon père mais j’ai appris le basque, plutôt tenté d’apprendre. Ce n’est pas faute de supplier feu mon père de m’apprendre le gascon car pour lui ’’ça ne servait à rien’’. J’ai toujours habité sur la côte basque Hendaye le paradis de mes enfance et jeunesse puis Bayonne.
      J’ai bien acquis une méthode (a hum de calhau) il y a deux ans mais je manque sérieusement de volonté !! L’idéal serait d’aller à Aci gasconha à Anglet....

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    • Le 9 juin à 22:56, par Philippe Lartigue Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Et oui Eric, on n’est plus à tout à fait notre place ici. Je pense que si ça continue, et je ne vois pas comment ça ne continuerait pas, on va devoir s’excuser d’être encore là. En salle des profs, dans mon collège de Mios, j’ai entendu certains de mes collègues faire des commentaires très méprisants sur les autochtones miossais. C’était, à peu de choses près : "Heureusement qu’on est venus pour civiliser ces consanguins". Je me suis tu parce que j’aurais été cassant et puis je suis plus que minoritaire et je n’ai pas envie de me fâcher avec tout le monde. Je me suis donc mordu la langue. J’ai entendu la même chose sur les Biscarrossais "de souche", de la part de profs du collège Mermoz de Biscarrosse. C’est amusant parce que la probabilité qu’ils connaissent un autochtone véritable est assez faible étant donné qu’ils n’en côtoient pas. Comme quoi l’esprit néocolonial et quasi raciste de nos concitoyens civilisés ne s’applique pas qu’aux hommes de couleur des ex colonies extérieures mais aussi aux sauvages patoisants dans les provinces plouquisantes des colonies de l’intérieur.
      Voilà, vae victis en quelque sorte.
      Je me suis construit un petit monde où je vois mes amis gascons patoisants, avec lesquels je patoise. Je déambule sur mon petit airial. Je vais loin en forêt, hors des sentiers battus, dans les endroits encore connus des seuls autochtones, dans mon havre de La Pandèle, au fond de la forêt usagère. Je l’avoue, je suis en train de devenir de plus en plus misanthrope et solitaire. Le talent en moins, je me félixarnaudinise. Je suis persuadé que quand une communauté humaine devient minoritaire sur son propre territoire, elle s’efface petit à petit et disparaît, digérée par la nouvelle population.

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  • Le 3 juin à 11:37, par GSG Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    ça doit pouvoir s’appeler le Petit Remplacement !

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    • Le 3 juin à 12:09, par Lo Bèth Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Los estrangèirs son achiu, la vieilha Gasconha se passa : viva la navèra Gasconha.

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    • Le 9 juin à 10:09, par andriu Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      je préfère le "Grand remplacement de l’intérieur" :

       après la perte de notre langue principalement située sur la première moitié du XXième siècle, initiée par le pouvoir parisien, et relayée par nos élites au nom de l’ascension sociale ;
       la perte en cours de notre accent avec des bases psychologiques identiques à celle de la langue, accentuée par les mouvements de population internes entre régions de France.

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      • Le 9 juin à 16:18, par Tederic MERGER Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

        (de la part de JClaude qui voulait répondre à ce message d’Andriu*)

        J’acquiesce totalement !
        J’ai senti ce changement il y a environ dix ans. Quand je me baladais dans les montagnettes basques, les gens que je croisais ne disaient jamais bonjour. Or jusqu’alors tout le monde, inconnu, se saluait.
        L’accent quelque peu ’pointu’ comme une baïne (!) a emporté l’accent local. Comme me disait feu un de mes lointain beau-frère occitan : ’l’accent c’ est notre capital ’. Faut croire qu’il est en faillite aujourd’hui !
        Sidérant, lorsque les nouveaux arrivants parlent de culture basque : ça sait tout, qques mots locaux au passage pour étayer leur maigre savoir.
        A 79 printemps je n’hésite plus à les corriger (verbalement !) en leur demandant toujours d’où ils débarquent. ’’ ah mais ça fait dix ans que j’habite au pays basque ’’. Mouais un peu court face à la 8ème génération gasconne par mon père et certainement pas loin basque du côté de ma mère !
        C’est l’époque, paraître avant d’être, la forme plutôt que le fond...
        Adishatz

        * il faut passer la souris sous le message auquel on veut répondre en particulier, et cliquer là où apparait la mention “Répondre à ce message”...
        Tederic lo webmèste

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        • Le 10 juin à 16:33, par sylvie Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

          J’ai fait les mêmes constats. Et quand les personnes me disent qu’elles sont de chez nous parce qu’elles sont nées ici, et ce avec un accent pointu je m’esclaffe, c’est évident.
          Et dans les écoles, peut-être pas en Béarn ou au Pays Basque, les "hussards de la république" s’évertuent toujours à reprendre les enfants sur notre accent !
          N’oublions pas comment ils nous ont interdit de parler nos langues au siècle dernier, avant la guerre : à grands coups de punitions plus humiliantes les unes que les autres.
          Et puis ils nous ont fabriqué un Gascon unifié : la belle affaire !

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  • Le 4 juin à 09:24, par Philippe Lartigue Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Oui, j’oubliais le cimetière. Même là les indigènes sont poussés vers la sortie, l’ossuaire. Moi, je me suis réservé un petit lopin, entouré d’autochtones avec lesquels je pourrai converser en gascon. J’ai intitulé la photo "une petite bière avant la bière".

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    • Le 4 juin à 09:28, par Vincent P. Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Je comprends peu la nécessité des reprises des concessions à l’abandon : il se dégage un magnifique romantisme de ces cimetières déglingués, et les tombeaux jusqu’aux années 80 avaient de la gueule (ce n’est plus le cas, avec les horribles caveaux en granit, et l’indécence des plaques funéraires).

      Les mairies gagneraient à entretenir les tombes de la fin du 19ème siècle et du début 20ème siècle comme un parc : le boom démographique n’est pas tel qu’il faudrait faire de la place dans les cimetières, il y a de la place ailleurs.

      En guise d’illustration, le superbe cimetière de Brocas, ce printemps, très 1950.

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      • Le 4 juin à 11:24, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

        Brocas où je me rends depuis l’an dernier.
        Ayant le même patronyme, sans ’s’, je me suis dit qu’il fallait bien que je fasse qque chose avec mes vieux boîtiers argentiques.
        C’est entamé.
        800 âmes... 24 associations dont l’incontournable ’’ cercle des travailleurs ’’ !

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    • Le 9 juin à 23:18, par Tederic MERGER Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Ende jo, que poderé estar acò, en companhia d’un ajòu...

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  • Le 4 juin à 09:44, par Philippe Lartigue Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Au début et au milieu des années 1970, quand j’étais à l’école primaire, nous étions encore majoritaires (Biscarrossais, Landais, Gascons) en classe, malgré la récente installation du CEL. Pour ma fille, au collège au début des années 2000, c’était l’inverse. Les enfants issus de familles locales, même au sens large, étaient largement minoritaires. Quant au gascon, dois-je vraiment préciser qu’elle était la seule, je dis bien la seule, à savoir le sur 650 ou 700 élèves ?
    Sur la photo de 1973, vous voyez des Lalanne, Laharie, Plantey, Seguin, Lartigue, Dubroca etc.

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  • Le 4 juin à 11:31, par Tederic MERGER Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Qu’èi bien comprés, Halip, que lo jòc es de t’arreconéisher sus la foto, en s’ajudar de l’auta, mei recenta, damb la bièra e las lunetas negras*, au cemetèri !*
    * le bière e les lunetes negues

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  • Le 4 juin à 11:46, par GSG Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    L’autre volet du ¨Petit Remplacement, c’est le départ des autochtones, dont un des signes est l’abandon des tombes familiales, aggravé par la mode déferlante des crémations suivies ou non de dispersion des cendres. Les archéologues de l’an 3000 n’auront bientôt plus aucun défunt à se mettre sous la dent (idem pour les fossoyeurs, à défaut de croque-morts !).

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  • Le 4 juin à 12:11, par jclaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Je ne comprends pas non plus cette mode de la crémation même chez les catholiques.
    Mon jeune beau frère, curé de son état, est comme moi : "ce n’est pas dans notre tradition, je le pratique car pas le choix".

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  • Le 4 juin à 20:14, par J-Cristian Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Je m’éloigne du sujet : j’ai choisi la crémation pour moi mais l’urne sera scellée sur la tombe de mes parents.

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  • Le 4 juin à 20:40, par Philippe Lartigue Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Je suis le cinquième en partant de la droite au premier rang, entre Dubroca et Lalanne.
    Quant à la crémation, cela semble devenu le mode privilégié de départ vers l’au-delà. Vous me direz que, sous forme de fumée, on va plus vite au ciel. Je ne sais pas quel est le bilan carbone dû à cette hindouisation de nos sociétés occidentales. Avez-vous déjà assisté à une cérémonie de ce type ? Tout est froid, aseptisé, mécanique, effrayant. On se croirait dans un hall d’aéroport avec des hôtesses qui ânonnent un petit vademecum dont on change quelques phrases selon le client. C’est propre, c’est net, c’est clinique. Ça me fait penser à la scène de l’euthanasie d’Edward G. Robinson dans Soleil Vert. Le trépas version formica.
    Moi, je veux être mis en pleine terre et servir de refuge et de festin à toutes les bestioles sous terraines de la Création.

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  • Le 9 juin à 13:49, par Danièl Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Je viens de lire avec plaisir, amusement et désenchantement à la fois, ce grain de sel sur la baïnisation (pardonnez le néologisme) de nos parlers historiques et désormais préhistoriques d’entre Garonne et Pyrénées. J’ai une grande admiration pour les sauveteurs qui tentent de tirer des baïnes des gens sur le point de couler à pic mais encore faut il que les quasi-noyés aient encore un souffle de vie. Quant au changement de population, vaste sujet ! On sait maintenant, progrès scientifiques obligent, que, depuis la plus lointaine préhistoire, l’être humain a toujours eu la bougeotte, tant par curiosité que par nécessité. Et on sait aussi que les Européens d’il y a plus de 5000 ans n’avaient pas des binettes de Norvégiens, de Grecs ou de Basques. D’intenses métissages ultérieurs ont fortement contribué à nous "blanchir". Il en ira de même à l’avenir mais pas forcément dans le même sens. Que l’on s’en désole en parlant de Grand Remplacement ou que l’on s’en félicite en parlant de Nouvelle France, rien n’infléchira le cours de l’Histoire. Mais pour nous, tout derniers des Mohicans que nous sommes, blancs et moches comme dirait un certain grand humoriste, ce n’est pas sans nostalgie, ni sans pincement de coeur, surtout pour les plus âgés d’entre nous (et j’en fais désormais partie, ce qui n’a rien d’enthousiasment), que nous assistons à l’effondrement culturel et au changement ethnique de la Gascogne comme d’ailleurs de toutes les autres communautés historiques de France et de Navarre. Le contexte social délétère va à l’encontre d’un redressement possible de cette triste situation. Et ce ne sont pas les marionnettistes de gauche et de droite en passant par le centre qui renverseront la vapeur !
    Devant l’irréversibilité de ladite situation, j’ai personnellement adopté le point de vue lucide de feu Jean Lafitte qui considérait que l’intérêt et l’enseignement du gascon relevait de nos jours d’un engouement intellectuel du même ordre que l’intérêt apporté par des passionnés à l’étude du latin ou du grec ancien. Je crois, hélas, que c’est le lot de toutes nos langues dites "régionales". Cela dit, je lis toujours avec plaisir les commentaires, souvent désabusés mais avec toujours une pointe d’humour, de Philippe Lartigue, dernier des Mohicans lui aussi, bien que bien plus jeune que moi, ce qui devrait le réjouir à défaut de le consoler.

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  • Le 9 juin à 13:55, par Régis CASTAGNET Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Pour avoir peur d’un petit remplacement ; il ne faut pas avoir beaucoup de confiance dans sa propre culture. ça fait quelques décennies que la population bouge migre entre régions dans notre pays.
    J’entends ici, dans ce petit coin de Gironde aux portes des landes la même chose de la part des anciens qui constatent le départ de plusieurs générations, des nouvelles têtes qu’ils ne reconnaissent plus. Pourtant, aujourd’hui ces nouvelles têtes sont beaucoup investit dans la vie locale qui parfois sans eux péricliteraient ou auraient disparues.
    Tenez une anecdote ; à l’occasion de la Passem nous avons organisé une petite manif sympa avec un groupe vocal. Bon nombre des bénévoles à la manoeuvre ne sont pas gascon et au départ n’avais pas compris le but de cette course. Une fois expliqué et détaillé ils se sont lancés avec enthousiasme dans l’organisation de ce moment. Ce fut un très bon moment de partage.
    Et il y a quelques un de ces "estrangers" venant de l’Ain, me dit au détour d’une conversation "tu connais Nado (nadau, mais il l’a prononcé nado). il en est fan, goutant particulièrement l’habitude de Michel Maffrang d’expliquer les chansons en français avant de les chanter.
    Alors oui, le monde autour de nous change plus vite qu’avant, mais il ne tient qu’a nous de "convertir" nos nouveaux voisins à notre culture, et nous enrichir de la leur. Et aussi je crois savoir que l’un des administrateurs de ce site et pas des moindre n’est pas d’origine gasconne, pourtant il est un ardent défenseur. Un peu de confiance en l’être humain et en nous même et notre identité devrait faire aller les choses

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    • Le 10 juin à 09:57, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Je ne refuse pas ’’ l’estranger ’’ d’autant que comme vous le dites nombre d’entre eux participent à la vie locale, ce que je regrette c’est la suffisance de beaucoup, la condescendance envers nous les demeurés de la "France d’en bas" comme disait un politicien, comme Jules Ferry venu instruire les sous races.
      Ils fuient leurs grandes villes pour rechercher un autre mode de vie où l’on prend le temps de vivre et font l’inverse. Ils trimballent leurs tensions, leurs exigences, leur mal de vivre. Aussi aujourd’hui frisant l’octogenie, sourire à l’appui, je leur demande de se calmer, de prendre ce temps de vivre qu’ils sont venus chercher chez nous.
      Parce qu’à force de se taire, on finit par disparaître.
      NB : j’ai bon nombre d’amis ’étrangers’ qui eux ont vite adhéré à l’art de vivre local !

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  • Le 10 juin à 18:44, par Gérard Saint-Gaudens (GSG) Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Je viens de relire ce fil de discussion (que notre webmestre a dû recomposer,je pense car je ne reconnais plus la série initiale ) . Il y aurait beaucoup à dire.
    En vrac et pour l’essentiel :
     pour arriver à transmettre une culture autochtone aux nouveaux venus, encore faut-il que ceux-ci ne soient pas démographiquement dominants, sinon ça ne marche pas ou ça marche à l’envers.
     le rôle des nouveaux venus ,souvent positif quand ils s’investissent dans la culture du village.Je le vois dans mon village du pays de Gosse:sur les quatre personnes les plus actives dans notre association culturelle,trois sont des "horsains". Cela dit,ils semblent hermétiques aux aspects proprement gascons de la culture locale, tout en la soutenant sans jamais s’opposer aux initiatives la promouvant. Idem pour la Passem:j’ en avais couru une étape il y a deux ans et étais entouré de pas mal de monde, à vélo ou courant avec moi:beaucoup de horsains parmi eux visiblement et aucun ne parlant la langue, si peu que ce soit.Sans doute encore à cause de cette disproportion entre les deux populations, ils saluent notre culture mais ne s’ y assimilent pas culturellement, au moins en matière linguistique du fait de l’extrême retenue des autochtones à parler publiquement même quand leur niveau de maitrise de la langue le permettrait. Il faudrait voir ce qui en est à propos du rugby, des jeux taurins ou de pratiques sportives ou ludiques,type pelote basque ou quilles de neuf mais je n’ai pas les éléments d’appréciation .
     note finale positive : je viens d’assister dimanche aux manifestations du centenaire de l’Académie gasconne à Bayonne.Une très belle réussite ( une centaine de personnes) , avec l’émergence d’une génération plus jeune parmi les soutiens de ladite Académie, voire en son sein même. Pendant la journée (messe gasconne, réception par les autorités municipales , chapitre d’été et "taulejada" accompagnée de cantère, français et gascon se sont fit entendre pas trop inégalement . Mais de là à entrevoir un retour à la pratique quotidienne de la langue ...

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    • Le 11 juin à 17:12, par Tederic MERGER Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      N’èi pas recompausat arren... mais le fil de discussion a bifurqué assez loin des “terribles baïnes”.
      Ça peut arriver, ce n’est pas grave, et les thèmes ainsi abordés sont fondamentaux.
      J’ai seulement rajouté "Petit remplacement" en Gascogne en sous-titre de l’article d’où part ce fil.

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    • Le 12 juin à 10:30, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      "...note finale positive..." dans le sens d’une adaptation à la situation !!
      Le gascon qui était encore parlé au marché de Bayonne il y a cinquante ans a été submergé par le basque. Certes, mon humble personne au patronyme gascon, était très revendicative en la matière ! L’âge aidant je me suis calmé et suis revenu à ma deuxième nationalité de terroir qui après tout méritait autant d’égards.
      Nos langues régionales ont été sapées par une Constitution ne permettant aucune reconnaissance alors qu’en face chez nos voisins ibères la langue véhiculaire est le castillan ce qui laisse libre champs aux langues de terroirs.
      Ce qui nous arrive est en train de se passer avec le français à son tour sapé par des anglicismes récurrents.
      Dernièrement chez un concessionnaire auto : adressez vous au store, moteur down sizing, plug-in, advanced comfort, matrix led... !
      Certes l’humanité s’est construite avec force mouvements d’ethnies... Alors on s’adaptera sans y perdre notre âme et notre dignité
      A Tederic : certes nous avons un peu dérapé du sujet d’origine mais cela prouve que nous vivons un certain malaise partagé par nombre d’autochtones quelque soit le terroir.

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  • Le 11 juin à 11:22, par PHILIPPE LARTIGUE Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Le problème n’est pas l’installation de nouveaux arrivants mais la proportion de ces nouveaux arrivants par rapport à la population locale. Quand vous avez une arrivée massive d’allochtones sur un territoire, ce territoire connaît de profonds changements à court ou moyen terme. Je ne vois pas comment cela peut se passer autrement. On peut trouver cela bien ou le déplorer, cela ne change rien au fait que ça devient autre chose. Je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien, je dis qu’on change de paradigme.
    Comparaison n’est pas raison mais on peut parler de la colonisation de l’Amérique du nord par les Européens et l’importation par la force des populations africaines sur le sol américain. Quel a été le résultats pour les autochtones ? Les nouveaux arrivants ont-ils appris à parler navajo, cri ou sioux ? Ont-ils adopté, ou pour le moins respecté, les us et coutumes des autochtone ou bien ont-ils cherché à imposer par la force leur habitus d’allochtones ? Dans quelle situation sont les indigènes aujourd’hui ?
    Alors certes, on ne nous génocide pas (quoi que, si on regarde les statistiques des pertes de la Première Guerre mondiale) et la comparaison avec les Amérindiens doit s’arrêter là pour ne pas devenir indécente.
    Mais quel est le résultat final de ce raz-de-marée ?
    Hier, j’étais avec un ex élu biscarrossais qui m’a appris que l’objectif de la municipalité était 20 000 habitants à l’horizon de 2030. Il ne s’est pas représenté aux dernières municipales car il n’est pas d’accord avec ces orientations et ces choix. Je peux vous assurer qu’ici, l’ambiance a radicalement changé depuis ces dix dernières années. Et ce n’est pas qu’un ressenti.

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  • Le 11 juin à 13:23, par Régis Castagnet Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Quand on lit les linguistes qui soulignent les apports des langues celtes, allemandes, latines au Gascon on peut vérifier que rien n’a été figé dans le temps ici comme ailleurs. Alors quoi voudriez vous ériger des barricades et rester entre soi ?
    Le problème essentiel c’est que nous même les autochtones ne sommes pas assez usagés pour ce qui de la langue pour espérer avoir une quelconque influence. Reste tout le reste : le mode de vie les relations interpersonnelles, les occasions de socialisation( comme disent les importants) développer dans ce pays gascons.

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  • Le 11 juin à 14:04, par PHILIPPE LARTIGUE Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Bonjour Régis. Oui, les autochtones portent aussi leur part de responsabilité pour ne pas avoir su/pu/voulu (?) défendre leur identité avec plus de conviction. Comment donner envie aux nouveaux arrivants si les indigènes eux-mêmes ont renoncé et ont intériorisé un sentiment d’infériorité qu’on leur a inculqué depuis de nombreuses décennies ? Je ne leur jette pas la pierre, ils ont subi le rouleau compresseur de l’uniformisation et de la stigmatisation avec une violence inouïe. Mais d’autres communautés l’ont aussi subi sans pour autant capituler de la sorte.
    J’entends votre argument au sujet des apports successifs celtes, germains et autres, mais la situation n’est plus du tout celle-là, je pense. Ni les Celtes, ni les Germains ni même les Romains ne se sont installés en nombre suffisant. Qui parle d’ériger des barricades ? Et comment pourrions-nous le faire, même si nous le voulions ? C’est de toute manière trop tard. Je dis simplement que, quand on ne se défend pas et qu’on est submergé par le nombre et bien on disparaît. Alors on ne disparaît pas forcément physiquement, on ne nous extermine pas bien entendu. On disparaît d’une autre façon, on est digéré. Il ne s’agit plus d’une communauté plus ou moins stable qui reçoit des influences extérieures, lesquelles n’entament pas véritablement l’unité ni l’identité profonde de la population autochtone, il s’agit d’un groupe humain en voie de marginalisation par submersion et qui n’a plus aucun moyen d’assimiler les nouveaux arrivants, lesquels finissent par s’imposer par le nombre. Pour en revenir aux pauvres Amérindiens, qui ont pourtant accueilli les Espagnols à bras ouverts, il faut relire les commentaires de Christophe Colomb quant à l’attitude des "sauvages" qui n’ont pas pris la mesure du cataclysme qui était en train de s’abattre sur eux. On sait aujourd’hui que mal leur en a pris et qu’ils auraient mieux fait de les ériger, ces fameuses barrières. Quand ils se sont aperçu que les Conquistadors n’étaient pas venus avec d’aimables intentions, il était trop tard.

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    • Le 12 juin à 09:54, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      J’adhère totalement à ce discours.
      Preuve s’il en est : tous les échanges ici se font en langue de Molière et non en langue de feu Manciet !
      Etant né au pays basque d’une mère souletine et d’un père gascon, et y vivant depuis 79 ans malgré quelques fugues professionnelles, j’ai tenté d’apprendre le basque.
      Ce n’est que tout récemment que j’ai investi dans la méthode "a hum de calau" pour m’initier au gascon.
      La langue est le reflet du caractère.
      De façon générale, nous courons à l’uniformisation des peuples donc par conséquent à l’éradication de l’Histoire.

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  • Le 11 juin à 14:30, par Philippe Lartigue Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    J’ai envoyé le message tronqué. Je voulais ajouter que nous ne subissons pas une conquête militaire, lesquelles sont toujours très coûteuses et difficiles à conserver sur la durée. Ce que nous subissons est bien plus efficace et redoutable que cela. Dans notre cas il s’agit d’une colonisation de l’intérieur, douce et pacifique mais tout de même impitoyable quant à ses conséquences sur notre être collectif. Lénine (je crois), parlait de "l’éternel retour du concret". Après les abstractions théoriques, les débats idéologiques ou les constructions doctrinales, il faut toujours revenir aux conditions réelles, aux faits, aux rapports sociaux effectifs, à la situation concrète. Autrement dit, la théorie doit constamment être confrontée à la réalité et notre réalité n’est pas, me semble-t-il, très enthousiasmante.

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  • Le 11 juin à 14:39, par Régis CASTAGNET Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Disons que je ne partage pas votre pessimisme.
    Vous prenez le cas des amérindiens, certes ils ne sont plus grand chose, mais ils existent toujours malgré l’extermination violente dont ils ont été victime.
    Je crois donc à la survie et la régénération de notre culture et de notre langue
    tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir (pardon pour cette antienne)

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  • Le 11 juin à 15:21, par Philippe Lartigue Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Vous avez raison de rester optimiste et je vous envie. Moi je n’y arrive plus alors je me réfugie dans ma bulle.

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  • Le 12 juin à 10:39, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    A Régis : dire que les amérindiens ne sont plus grand chose est un peu exagéré.
    Pour le continent nord américain les colonies indiennes ont su se réorganiser, retrouver leur dignité et leurs racines malgré un génocide, une acculturation et une soumission à l’envahisseur européen.
    Vous vouliez peut être dire qu’ils sont moins nombreux, ça c’est une réalité indéniable.

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  • Le 12 juin à 10:39, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    A Régis : dire que les amérindiens ne sont plus grand chose est un peu exagéré.
    Pour le continent nord américain les colonies indiennes ont su se réorganiser, retrouver leur dignité et leurs racines malgré un terrible génocide, une acculturation et une soumission à l’envahisseur européen.
    Vous vouliez peut être dire qu’ils sont moins nombreux, ça c’est une réalité indéniable.

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  • Le 12 juin à 10:46, par Régis CASTAGNET Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    A JCLAUDE
    Je dis la même chose que vous sur les amérindiens, dire qu’ils ne sont pas aussi nombreux qu’avant n’a pas fait disparaitre leurs cultures et leur existence qui a mon avis, ne fera que ressurgir chaque jours un peu plus

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    • Le 13 juin à 11:14, par Danièl Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Sans aller jusqu’à dire que les Amérindiens ne sont plus rien, leur avenir en tant que communautés affirmées est très hypothétique.
      Ces communautés ethniques historiquement résiduelles et de plus en plus métissées ont un taux de fécondité relativement important, ce qui au prime abord pourrait permettre un certain optimisme mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. En effet, malgré des efforts souvent méritoires en matière de renouveau linguistique de la part d’une poignée d’entre eux, les nouvelles générations n’ont le plus souvent que l’anglais américain comme langue usuelle. Un exemple typique est le cas des Sioux Lakotas, qui, soit dit en passant, ont souvent quelque trappeur français dans leur généalogie. En dépit de tentatives de renaissance culturelle et linguistique, la situation de leur langue ancestrale est du même ordre que celle de nos langues "régionales" malgré un travail de Sisyphe de la part de quelques rares anciens et d’encore plus rares jeunes. Et que dire des Cherokees, tous tellement métissés d’Européens que la plupart d’entre eux sont indiscernables de ces derniers, culturellement, linguistiquement et biologiquement.

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  • Le 12 juin à 11:32, par Gérard Saint-Gaudens (GSG) Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Il est exact que depuis trente ans environ les Amérindiens font une belle remontée ,y compris démographiquement.N’oubliez pas qu’ils disposent de réserves, considérées comme de quasi états autonomes au sein des USA, une base de repli où ils peuvent promouvoir coutumes et même langues(souvent quasiment disparues et qu’ils essaient de se réapproprier...exercice difficile comme nous le savons).
    Pour Jean Claude:quand un fil est initié en français,la tendance normale est de continuer ainsi mais on aurait pu aussi l’initier en gascon .Je suppose que plusieurs d’entre nous auraient pu suivre,non ?

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  • Le 13 juin à 15:41, par J-Cristian Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    "Les derniers des mohicans" se sont donnés rendez-vous sur le site de Tederic ! Pour résumer grossièrement le territoire du Pays Gascon actuel avait été colonisé par les indo-européens qui ont transmis leur gènes patrilinéaires. Il semble que les romains ont transmis peu de gènes mais le latin a recouvert la langue Aquitanique, hors Pays Basque, pour donner le gascon. Maintenant le gascon a disparu au profit du francais. Je m’y résigne d’autant que je ne parle ni ne comprends le gascon malgré mes tentatives d’apprentissage.

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  • Le 14 juin à 11:19, par Lo Bèth Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Salut Danièl, bien vist ton papèir.
    No, sem pas los darrèirs das Mòhicans. Lo còr de la nòsta identitat es la lenga nòsta. Serà totjorn defenduda per "los gardièns dau temple" : un quarrat de coratjós
    de piús devòts qui deisheran pas las armas. Le rèste es divertissement : fières, bandas, danças, ripalhas, accessiblas a tots. Pas besonh d’èster optimistas ni exagerement pessimistas. Gaham la via coma vèn, mès dret dens nòstas bòtas.

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    • Le 14 juin à 15:58, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Beròja leçon de saviesa e d’espèr, mercés.
      Com ac disè lo pastor alemand Martin Niemöller pendent la guèrra : "Quan los nazis son vienuts cercar los comunistas, n’èi pas arren dit, n’èri pas comunista .
      Quan son...
      Quan son vienuts me cercar, ne demorava pas mei arrés entà protestar".

      (mercés a revirada entà la traduccion !)

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    • Le 20 juin à 14:38, par Danièl Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Adiu, amic Bernat ! Sabi pas se se pòt díser que los tres pelats e tondus que som pòden èste comparats as darrèirs das Mohicans, mès una causa es segura, es que hèsem partida das tots darrèirs qu’avon l’oportunitat d’enténder los vielhs que parlèvan cada jorn entre eths dens sa lenga mairala. Après, cadun ne’n pensa çò que vòu. Un chicòt de realisme aublija a pensar que, per la fòrça de les causas, les lengas "regionalas" de França son totas destinadas a èste ensenhadas coma lo latin o lo grèc ancièn, per lo pus grand plaser de sos amorós. Quant a les generacions venentas, pensi qu’auràn mèi de causas per se preaucupar que de s’esforçar per aprene de petitas lengas mòrtas.

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  • Le 14 juin à 16:11, par JClaude Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    @ Gérard : j’aimerais bien continuer en gascon mais je ne le parle point malgré mon patronyme purement gascon.
    J’ai toujours vécu au pays basque.
    Mon seul recours actuellement est le traducteur "revirada".
    A l’avenir promis je tâcherai d’avoir recours à ce moyen.
    Bona fin de dimenge

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  • Le 15 juin à 11:57, par J-Cristian Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    Il y a des passionnés qui voudront continuer à parler la langue mais celle-ci disparait petit à petit.
    A Sostons, comuna de Gasconha, le maire a proposé d’appeler une voie : impasse des échassiers. Pas chancaires ou chancayres...

    https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1570545911743704&id=100063649309755

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    • Le 16 juin à 10:19, par Tederic MERGER Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

      Ce débat sur Facebook d’il y a quelques semaines sur les noms de voie à Soustons est intéressant.
      Le maire y écrit ceci, à propos de "Impasse des Échassiers" :

      « Choisir ce nom, ce n’est pas seulement nommer une voie. C’est inscrire dans notre quotidien une part de ce patrimoine vivant, reconnaître celles et ceux qui le transmettent, et affirmer ce qui fait l’âme de Soustons. »

      Dans cette philosophie que nous partageons, il fallait, Monsieur le Maire, aller plus loin : Impasse des Tchancayres !
      Il y a bien l’impasse du Tchancayre à Ondres... et à Soustons même :
      Soustons

      Allée de la Cantère
      Avenue des Cutyots

      Je vais poursuivre ailleurs l’analyse des noms de voie de Soustons, dont la certification à la BAN semble à peine engagée, sauf justement cette "Impasse des Échassiers" qui ne présage pas le meilleur, d’un point de vue gascon.

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  • Le 15 juin à 16:50, par Régis CASTAGNET Terribles baïnes, aussi pour l’étymologie du mot !

    que’s pòt véder lo veire mieitat vueit o qu’a mieitat plen, question de punt de vista ;
    Que coneishi escòlas tolosanas qui aprenen l’occitan aus brots joens
    aquò que’m permet d’escambiar quauques mots dab la mea dròlla petita, qui ei purmèr estat estonat que comprengui çò qui’m disè, abans que l’explique perqué

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