Rivière basse et Pardiac Gascogne médiane

Tillac


 

 

 

 

 

Grans de sau

  • On ne peut que constater dans cette région "auscitaine" (Astarac) qui fait frontière avec les pays "bigorritains", une présence de toponymes celtes militaires, probablement formés par l’élite passablement celtophone d’Auch (dont l’onomastique mêlait formes romaines, celtes et aquitaines).
    Monlezun (lezun, probablement lugdunum, cf Lauzun), Tourdun, Verdun. Il s’agit peut-être même de créations contemporaines de l’occupation romaine, comme Lugdunum des Convènes, création ex nihilo, ou probablement tous ces nombreux toponymes basés sur icoranda.
    Cela laisse supposer une période durant laquelle l’administration aquitaine était gérée par des personnes maniant le celte.

    Ainsi, il me semble possible d’envisager que Tillac s’interprète comme les Tilly des pays d’oïl, à savoir comme un toponyme descriptif celto-latin sur le latin tilia (tilleul) et le suffixe celte classique -akos, devenu -ac. Sens final de : "lieu où poussent les tilleuls".

  • Si l’on consulte a Carte archéologique de la Gaule, on se rend compte que le canton de Marciac est la région du Gers la moins riche en trouvailles archéologiques : un sarcophage de l’Antiquité tardive à Armentieux, des fragments de tegulae à Saint-Justin.
    J’y vois la confirmation que ces terres entre pays sous influence de Tarbes et celles sous influence d’Auch, étaient un no man’s land, une sorte de marche tampon dominée par les forteresses (divers lieux-dits en -dunum) qui surveillaient la frontière.
    C’est d’ailleurs à Monlezun et à Tourdun (subconstructions romaines trouvées en 1911) que l’on a trouvé les seuls vestiges conséquents d’occupation du sol antérieure au Moyen-Âge (époque à laquelle l’on a fixé l’habitat via des bastides dont Marciac et Tillac).
    Les villages de Ladevèze confirment peut-être une lointaine tradition de pacage pour ces terres frontalières.

    NB : Plus au Nord, à la frontière entre Ausci et Bigorri, Tasque était habité depuis la Préhistoire.
    On a trouvé pour l’époque romaine à Peyrens (Ier siècle après JC) une villa (nombreuses poteries de marque sud-gauloise : IVCVNDVS, VERECVNDVS, ...).
    Cependant, dans l’église, les restes d’un autel votif permettent de lire LAVRVSVNI DEO, dont le nom est indubitablement basco-aquitanique ce qui confirme mon hypothèse initiale, à savoir que les créations toponymiques celtiques n’étaient pas "populaires" mais le fruit d’une administration.


Un gran de sau ?

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