Noms

En graphie alibertine :   Sarniguet

Commune [65 - HAUTES-PYRENEES].


 
Variante(s) graphique(s) :

Sarniguet


 
 

En graphie alibertine :   Destremau

D’Estremau. Estremau est un nom de lieu gascon.
Prononcer "Déstrémaou", où "aou" est une diphtongue.

estrem / écart, extrémité

"a l’estrem" = "à l’écart" Cela doit être de la même racine que le français (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Destremau


 
 

En graphie alibertine :   Dèisha

D’Eisha ?
Le patronyme Dèche est attesté anciennement en Albret-Armagnac (Mézin...).


 
Variante(s) graphique(s) :

Dèche

C’est difficile de trancher entre "d’Eche", qui conviendrait bien pour les Dèche du Condomois) et "Dèche".
Locs :
DECHE [LAGRUÈRE - 47] (peut-être un nom de famille devenu nom de lieu)
CASTEL DECHE [LA DOUZE - 24]
ECHE [CONDOM - 32]
RUISSEAU DE LA DECHE [AZUR - 40]
Il serait intéressant de comprendre ce que veut dire "la Dèche" dans ce "ruisseau de la Dèche", mais c’est de toute façon bien loin des Dèche de Gascogne médiane ou tonneinquaise.
Dérivé du verbe "deishar" (laisser) ?
En languedocien, on pourrait avoir le correspondant "Deysse". On le trouve comme NF attesté près de Nontron (Périgord limousin).
Même en absence d’explication de ce nom, il parait possible de le transcrire "Dèisha" en graphie normalisée.


 
 

En graphie alibertine :   Guiraudon

Guiraut Géraud

"Géraud de Budos" attesté en 1273. Le féminin "Guirauda" pourrait être (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Guiraudon

Il y a bien une implantation de Guiraudon vers le Langonnais-Réolais (Geneanet : GUIRAUDON Saint-Pierre-d’Aurillac 1650), mais ce nom semble plutôt languedocien.
Guirauton est plus fréquent en Gascogne.


 
 

En graphie alibertine :   Porcèth


 
Variante(s) graphique(s) :

Pourcet

"Épicentre géographique des Pourcet à l’est du Gers latitude de Toulouse, Astarac ou Armagnac ; 130 naissances en un siècle. Nom rare".

Porcet existe aussi comme NF.
Pourcet est aussi un nom de lieu dans la même zone que le NF. Ex : EN POURCET [LUSSAN - 32]
dérivé de "porc" ?
L’existence de "Pourcel" en domaine languedocien nous fait penser que "Pourcet" en est la forme gasconne. Donc, graphie normalisée Porcèth.
Est-ce que les "Pousset" gascons sont de la même veine, par la transformation rs->ss ?
Voici ce que dit l’onomasticien J. Tosti de "Pourcet/Porcet" :
"Issu du latin porcellus (= petit cochon), il ne s’agit pas forcément d’un sobriquet ou d’un nom de métier. En effet, Porcus était un anthroponyme latin, et son diminutif Porcellus aussi. On rencontre d’ailleurs Porcellus comme nom de personne dans le cartulaire de Saint-Sernin de Toulouse. Le nom de famille est surtout porté dans le Sud-Est, on le renconte aussi en Catalogne (variante : Porcell)."
[Tederic]

Porcet

Attesté à Trie sur Baïse.


 
 

En graphie alibertine :   Goalard

Variante de Gualhard ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Goalard

Surtout en Maremne et Marensin.
Attesté en 1641 à Castets (Geneanet).
Geneanet donne aussi "DE GALARD DE GOALARD 1255" et "DE GOALARD 1535 Lectoure".
Le lòc "le Goalard" existe à Condom.

Goualard

Goualard peut être une variante du landais Goalard ou venir d’une autre souche présente du côté du département de la Sarthe.


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Carpolar

Existe comme nom de lieu, mais pas trouvé comme nom de famille.
La présence d’un "l" serait à expliquer. Suffixe latin "ullus" ?
Les lieux nord-gascons "Carpiar" seraient synonymes, et de même racine.
Carpéna (Carpenar) à Bayon-sur-Gironde, aussi.
L’articulation de ces différentes formes est à expliquer.

carpe, carpo / charme

variante : carpo (prononcer "carpou" avec l’accent tonique sur "car") (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Carpoula

"J’habite ce quartier de Landiras et je ne trouve aucune origine du nom. Non loin un autre quartier porte le nom de Caroula. Y-a-til un préfixe commun "car" mais je ne vois vraiment pas d’où le reste du nom pourrait provenir."

IGN :
LE CARPOULAT [FOURCÈS - 32]
LE CARPOULA [LANDIRAS - 33]
LE CARPOULA [RAMOUZENS - 32]
RUISSEAU DE LA CARPOULEYRE [MAIRIE DE CAZATS - 33]
RUISSEAU DE LA CARPOULERE [CAZAUBON - 32]

La proximité avec "Carpoulère" et "Carpouleyre" est quasi-certaine.
Tous sont probablement des dérivés de "carpe/carpo(u)" (l’arbre nommé "charme" en français). Dans ce cas, pas de racine "car".

Attention, d’après l’IGN, le lieu proche du Carpoula est le "Courala" (coralar, dérivant de corau) et non "Caroula" !


 
 

En graphie alibertine :   Despanhet

Voir Espanhet.


 
Variante(s) graphique(s) :

Despaignet

Bazas, 7 janvier 1690
[David]

Despagnet


 
 

En graphie alibertine :   Ribaut

Prononcer en gascon "Ribaout".


 
Variante(s) graphique(s) :

Ribaut

Ce nom n’est pas exclusivement gascon, mais a une souche est-gasconne et est maintenant présent surtout vers Bigorre et Comminges.
J. Tosti nous dit, pour Ribault et variantes, que "Pour les variantes du Sud-Ouest, il faut aussi envisager un rapport avec la rive".
On pourrait bien le suivre pour RIBAUTO [GARRAVET - 32] et RIBAUTTE [SAINT-YBARS - 09] (riva (h)auta), mais la présence ancienne d’une souche Ribaut en Toulousain, zone germanisée par les goths, remet en selle l’hypothèse de Tosti de nom de personne d’origine germanique Ricbald (ric = puissant + bald = audacieux), d’autant plus que "riva alta" ne semble pas avoir de forme masculine qui pourrait donner en langue d’oc une forme sans voyelle finale.


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Vergeràs

Semble être "vergèr" + augmentatif -as

vergèr, vergèir / verger

Prononcer respectivement "bergè", "bergèÿ". Gascogne intérieure : vergèr (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bergeras


 
 

En graphie alibertine :   Medalhon


 
Variante(s) graphique(s) :

Medaillon

"Origine Tuzaguet 65"

IGN : MEDAILLOU [SAILLAC - 46]

Geneanet : MEDAILLON 1723 Bizous, 65150
MÉDAILLON 1547 1691 Paris


 
 

En graphie alibertine :   Serafon

Fait penser à un dérivé de "Seraphin/Serafin".


 
Variante(s) graphique(s) :

Serafon

Seraffon

"Seraffon, Serafon, Seraphon, sont trés présents dans l’entre deux mers depuis longtemps avant la révolution c’est sur ; merci de voir si il y a une origine de ce nom ou une explication."

Geneanet : SERAPHON 1691 Paris
SERAPHON Naissances 1652 1759 Frontenac
SÉRAPHON 1664 Saint-Romain Gironde
SERAFFON 1755 Libourne
SÉRAFFON 1650 Sauveterre Gironde
SERAFON 1665 Dardenac, 33148
SERAFON testament 1639 Fourquevaux Haute Garonne

Seraphon


 
 

En graphie alibertine :   Dargelòs + Argelòs

Sans doute "d’Argelòs".
L’IGN donne plusieurs lieux Argelos, dispersés entre Béarn et Landes.
Retrouver ce que dit Grosclaude du nom de la commune béarnaise qui porte ce nom.
Interférence, sous l’effet de la graphie classique en -os, entre un adjectif "argelós" (à prononcer "argelous") signifiant "argileux" et la terminaison aquitano-vasconne "-òs" ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Dargelos


 
 

En graphie alibertine :   Sauvanhèr


 
Variante(s) graphique(s) :

Saubaigne

Geneanet : SAUBAGNÉ OU SAUBAIGNÉ 1650 Bayonne

L’accent aigu qui apparait souvent à la fin suggère le mot "sauvanhèr", mais on ne trouve guère ce mot dans la toponymie.
On sait aussi que le "i" est superflu.


 
 

En graphie alibertine :   Artigalars

artiga / friche

Beaucoup de noms de lieu et de personne sont composés avec "artiga" francisé (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Artigalas

On pourrait aussi imaginer "Artigalàs" augmentatif de "Artigau". Le diminutif "Artigalet" existe bien en nom de lieu...
D’ailleurs, peut-être que l’Artigalas du Marmandais n’est pas l’Artigalas de Bigorre.
Le nom de lieu "Artigala" (Artigalar ?) étant très localisé en Bigorre, il se peut que l’Artigalas bigourdan soit "Artigalars" et que l’Artigalas marmandais soit "Artigalàs".

Pour l’Artigalas bigourdan, Geneanet donne curieusement "ARTIGALAS ou ARTIGALA", ce qui renforcerait l’hypothèse "Artigalars" pour la Bigorre.


 
 

En graphie alibertine :   Lamarlèra + (la) Marlèra

marlèra = terrain marneux

(la,era) Merlèra, (lo,le) Merlèr
Prononcer respectivement "La Merlère", "Lou Merlè"...

merla, marla / marne

Prononcer entre "merle" et "merlo". Mot féminin. Vient peut-être de (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lamarlère


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Gruèr, Gruèir

Prononcer respectivement "(lou) Gruè, Grueÿ".

gruèr / affiloir, arêtier de toit, grès

En toponymie gasconne, on trouve des noms (le) Gruè et (la) Gruère. Il doit (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Grué

Existe dans les landes de Gascogne.
La forme féminine "Gruère" existe aussi en Gascogne, mais pas tellement dans les Landes. Y a-t-il un rapport ?


 
 

En graphie alibertine :   Deuspaus


 
Variante(s) graphique(s) :

Despaux

Un "pau", c’est un pieu.
Alors "Des pieux" ?
L’existence du NF "Dupau" irait en ce sens, et justifierait une forme plurielle "Despaux/Deuspaus".

Tosti propose : espau = "bois défendu"
Autre idée : lo despaus (le dépôt).
Mais il n’y a pas de nom de lieu du genre "Le Despaux". Il y a bien DESPAUX [SALIES-DE-BÉARN - 64], mais il peut venir justement du NF que nous tentons d’expliquer.

Despeaux


 
 

En graphie alibertine :   Pedelabòrda

Au choix, "Pèr de la bòrda" (Pierre de la borde) ou "pè de la bòrda" (pied/commencement de la borde).
La première explication parait plus plausible.
Si on creuse un peu, on peut aussi distinguer le cas où "Labòrda" était déjà un nom de lieu constitué quand le nom de famille a été constitué.

bòrda / ferme, métairie, grange

Ou grange. Prononcer entre "bordo" et "borde" ; Dérivés : bordeta (…)

/ pied

En plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…)

Pèir, Pèr Peÿ Pierre

Pèir Berland defenot la libertat de Bordèu ! Dérivés : Dérivés ou (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Pédelaborde


 
 

En graphie alibertine :   (la) Begòrra


 
Variante(s) graphique(s) :

Bégorre

IGN :
BEGORRE [AIRE-SUR-L’ADOUR - 40]
BEGORRE [AROUE - 64]
BEGORRE [BÉRAUT - 32]
BEGORRE [GRATENS - 31]
BEGORRE [GUICHE - 64]
BEGORRE [LA BASTIDE-CLAIRENCE - 64]
BEGORRE [PARDIES - 64]
BEGORRE [SAINT-MÉZARD - 32]
BEGORRE [TIBIRAN-JAUNAC - 65]
LA BEGORRE [CARBONNE - 31]
LA BEGORRE [SAINTE-MARIE-DE-GOSSE - 40]
Il est remarquable que l’IGN ne donne des lieux "Bégorre" qu’en Gascogne, et on peut même imaginer une origine aquitano-vasconne. L’article "la" devant deux lieux pose la question de l’existence d’un nom commun "Bégorre".
Le rapport avec des "Bégole" est aussi à envisager.
Avec "Bigorre" (qui vient du peuple aquitain des "Bigerri") aussi, pardi !
On trouve BEGOURET [SAINT-MONT - 32], qui semble un dérivé.

Geneanet :
Guilhemet BEGORRE
Jean DE LA BEGORRE

Bégore