Noms
En graphie alibertine : Latruvessa + (la) Truvessa
La traverse.
Variante(s) graphique(s) :
Latrubesse
En graphie alibertine : Bidoret
très probablement diminutif de "bedoth".
bedoth, betoth / bouleauPrononcer entre "bédout" et "bédoutch"
betoth existe aussi.
En langue (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bidoret
En graphie alibertine : Aubareda
aubar / saule blancPrononcer "awbà".
aubier en français régional.
Selon le dictionnaire de (…) |
En graphie alibertine : Lacotura + (la,era) Cotura
Prononcer "Lacouturo", "Lacouture"...
cotura / cultureAu sens agricole.
Peut désigner un terrain cultivé.
A l’origine des (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lacouture
En graphie alibertine : Dorta, Dòrta
Dorta, d’Orta : prononcer "Dourte", "Dourto"...
Dòrta, d’Òrta : prononcer "Dorte", "Dorto"...
En supposant que Dourthe et Dorthe sont des rejetons d’une même souche...
Selon le site des noms de J. Tosti :
"Surtout porté dans les Landes (variantes : Dorthe, Dorthes), désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit, Ourthe, Orthe, par exemple le hameau d’Ourthe à Arros-de-Nay (64). Sens du toponyme : jardin (latin hortus). Diminutif : Dourthous (40)."
Philippe Soussieux ["Les noms de famille en Gascogne"] partage l’explication de Tosti, mais propose également l’explication directe par "òrt".
Mais certains toponymistes (Grosclaude...) pensent que dans "Orthe", il n’y a pas la racine "òrt - hortus", mais autre chose, peut-être de prélatin, qu’on retrouverait aussi dans le nom inexpliqué de la ville d’Ortès.
Variante(s) graphique(s) :
Dorthe
Dourthe
En graphie alibertine : Balespoèi
"poèi", on comprend, mais "bales"... qu’es aquò ?
Le berceau du nom semble être en Béarn, et spécialement dans la commune de "Baleix" (tiens tiens...).
A rapprocher des Marrimpouey etc...
pei, poei, poi, pui / colline, hauteurPrononcer " puï ".
Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Balespouey
En graphie alibertine : Lahusta + (la,era) Husta
Prononcer "La Huste", "La Husto", "Lou Hust"...
hust, husta / bois de charpentePrononcer "huste", ou "husto" sans accentuer le "o". Le gascon, comme (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lafuste
Laffuste
En graphie alibertine : Lajús
Prononcer "Layus" ou "Lajus" avec l’accent tonique sur la deuxième syllabe.
Selon le site des noms de J. Tosti, "Lajous, Lajus : Nom du Sud-Ouest, surtout béarnais, renvoyant à une indication topographique. Désigne la maison qui se trouve tout en bas."
Et c’est vrai, "jus" a le sens de dessous. "Lassus", c’est là-dessus.
Variante(s) graphique(s) :
Lajus
Layus
Lajux
En graphie alibertine : Çajós
Prononcer "Sajous" ou "Sayous".
"ça-jós" = là-dessous
Variante(s) graphique(s) :
Sajous
Sayous
Sajoux
En graphie alibertine : Çajús
Prononcer "Sajus" ou "Sayus".
"ça-jus" = là-dessous
Variante(s) graphique(s) :
Sayus
Sajus
En graphie alibertine : Lajós
Prononcer "Lajous" ou "Layous".
"la-jos" = là-dessous.
Voir aussi Lajus.
Variante(s) graphique(s) :
Layous
Lajous
En graphie alibertine : (lo, la ?) Doat
Prononcer "Douat" en faisant entendre le t final.
Quand il est gascon, ce nom devrait plutôt s’expliquer par le prénom Doat.
Mais "Doat" se trouve aussi en nom de famille en Périgord, hors domaine gascon.
Autre explication ou gascons émigrés ?
– Pour le Périgord, Pégorier donne ceci :
« Doua nf : canal, aqueduc - Limousin, Lyonnais. Var. : Douat - Périgord. » (nf = féminin !)
– et aussi :
« DOUGAT, DOUAT, DOUBAT (rouerg.), TOU AT » (sic) chez Dicodoc (Tresor dóu Felibrige) avec la définition « s. m. Aqueduc pour l’écoulement des eaux, égout, conduit, fossé couvert, drain. »
Ces deux explications semblent concerner la périphérie gasconne ; on notera aussi une incertitude sur le genre, féminin (bizarre pour un nom en at) ou masculin... c’est à creuser...
DoatDonné.
Prononcer "Douat".
Du verbe gascon "donar" (prononcer "dounà"), qui (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Douat
Doat
En graphie alibertine : Ricard
Ricard RichardLa forme très gasconne avec le "a" d’appui (Arricard, Arricart) a existé : (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Riquard
Ricard
En graphie alibertine : Dastarac
D’Astarac.
L’Astarac est un comté gascon, dont le nom viendrait du latin "aster" (étoile).
"Ce territoire se trouvait au lieu dit "pagus asteriacense". Cela provient du latin "astericum", en français aster, nom d’une espèce végétale qui poussait dans cette région.", nous disait-on aussi sur une page sur le Comté d’Astarac.

Le comté d’Astarac
Variante(s) graphique(s) :
Dastarac
En graphie alibertine : Darmanhac
"D’Armagnac", bien sûr.
La graphie normalisée "Darmanhac" ne semble guère exister actuellement. Le "nh" a dû être remplacé par le "gn", puisque Armanhac est attesté dans des documents du Moyen-Age (voir un extrait du livre des jurades d’Agen).
Variante(s) graphique(s) :
Darmagnac
En graphie alibertine : Herraboc
Ferre bouc ?
Semble venir du chateau de Herrebouc ou Ferrabouc près de Saint Jean Poutge.
hèr / ferPrononcer "hè".
Dérivé :
herrèira, herrèra :
FEW (ferraria) :
"Afr. (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Ferrabouc
En graphie alibertine : Sovia
Selon J.Tosti, sur son site des noms, "Nom d’origine gasconne désignant celui qui habite en dessous de la rue, de la route (latin via)."
Philippe Soussieux ["Les noms de famille en Gascogne"] confirme.
Lavetz...
Totun... la forme "Soubies", qu’on trouve en Béarn et Bigorre, est-elle une variante, ou autre chose ?
Variante(s) graphique(s) :
Soubie
En graphie alibertine : (lo,eth) Hòu
Confusion hau/hòu, parfois ?
hòu / fouPrononcer "hoou" ("oou" étant une diphtongue qui n’existe pas en français). (…) |
hau / affouage |
Variante(s) graphique(s) :
Hoo
En graphie alibertine : Setze
"Sedze" se prononce comme le nombre seize en gascon ("setze" en graphie normalisée).
L’absence de nom de famille "Doudze", "Tredze", "Catordze"... jette cependant un doute sur l’explication par le nombre 16.
Autres pistes (la proximité du son avec le nombre setze peut avoir joué dans l’évolution des noms) :
– « Sedze viendrait de "Sède", qui indique un "lieu de repos" pour les voyageurs ou pèlerins. »
Wikipédia - Sedze-Maubecq
– siège, trône sèda = trône, siège épiscopal
Variante(s) graphique(s) :
Sedze
En graphie alibertine : Hajòt
Au moins deux explications possibles : par "hai" (hêtre) et par un dérivé de "haie".
Pour la première hypothèse, il faudrait voir si on trouve des "hayot" dans les zones où on dit "hai" pour "hêtre" (et non "hau").
Pour la deuxième, il faudrait voir si le mot "haie" est vraiment gascon. Il ne semble pas.
hau, hai, hac / hêtrePrononcer "haou" ou "aou" est une diphtongue.
Autres formes gasconnes : (…) |
Variante(s) graphique(s) :


