Mots


 

chòca

français : brebis

Prononcer entre "tyoke" et "tchoke".
Mot plutôt du "Lanegrand" (Grande Lande), mais présent aussi en Médoc (au Grand Ludée par exemple).
A écrire "chòca" pour être dans l’orthodoxie alibertine.

voir aussi :

aolha / brebis

Prononcer entre "aouille" et "aouillo" ;
Autres formes :
agolha, oelha, aoelha, olha...
dérivés :
aolhèir, aolhèr, aoelhèr, agolhèir... (berger)

aolha

 

sabatèr

français : cordonnier

Prononcer "sabatè".

Noms damb "sabatèr" :


 

pelapòrc

français : tue-cochon

Prononcer "péle-por" (ou "péle-pork" ?).

verbe associé : pelar (prononcer "pélà") qui veut dire "tuer" mais semble s’être spécialisé dans le porc...

Pour les amoureux du gascon, c’est dur de voir utilisée, de nos jours en Gascogne, l’expression "la tue-cochon", alors que les expressions "pélère", "pèle-porc" ou "tuade du porc" sont infiniment plus authentiques et encore bien comprises*.
Les basques ne remplacent pas les mots de leur tradition par leur traduction en français, et ils s’en portent très bien !
Alors, pourquoi ne pas faire pareil ?

*Bien sûr, si on cesse de les utiliser, elles seront de moins en moins comprises...

voir aussi :

pelèra / tuaille du porc

Et la "hèsta" qui l’accompagne...
Prononcer entre "pélère" et "pélèro".
On dit aussi pèla-pòrc


 
 

pan d’ausèth

français : aubépine

"pain d’oiseau"

voir aussi :

bròc / buisson épineux

Pourrait bien être d’origine celtique.
bròc blanc : aubépine
"Arbuste pouvant dépasser les 10 m, épineux, pouvant vivre plus de 500 ans ; utilisé comme haie défensive (bétail), mais aussi comme porte-greffe. Fruits (cenelles) comestibles (excellentes confitures) et plante médicinale connue (cœur, antispasmodique, insomnies…)."
[Gilles Granereau]
bròc negre : prunellier
dérivés :
brocar (prononcer "brouca"),
broquèira (prononcer "brouquèÿre"), broquèra (prononcer "brouquère") : endret plantat de bròc (donc, taillis épineux).
broquissa, broquisha : « brouquisse sf. – Hallier, fourré. Palay »
brocalha :« broucalhe sf. – Amas, quantité de buissons Palay »

bròc / vin d'épines


 

soc

français : sillon de labour

Prononcer "souk".

Deux expressions savoureuses données par Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« tirà-s dou souc, se tirer d’un cas difficile ; cesser le travail
hicà-s au souc, suivre la coutume, faire comme on voit faire. »

voir aussi :

 

escarpir

français : mettre en charpie, carder

Prononcer "escarpi". Le "r" final des verbes gascons, occitans ou catalans ne se prononce pas.

Noms damb "escarpir" :


 

hauçòt

français : serpe

Prononcer "haoussot".
[B. Tauzin]

"h" initial rajouté, et "ss" remplacé par "ç" suite à correction de Halip Lartiga.


 

tastar

français : goûter

Et aussi "tâter" et "palper".
Prononcer "tastà".

L’anglais "test" vient peut-être de là.

dérivé :
la tasta (prononcer entre "taste" et "tasto") : "action de scruter, sonder, déguster, exercice de vérification de l’octroi", selon Palay.
Mais "taste/tasta", qui revient souvent en nom de lieu ou de famille (Lataste) est finalement mystérieux. Etait-ce toujours un octroi ?... Ou aussi une élévation de terrain (tête) ?
L’explication est peut-être ici :
"Arnaut de Las Tastes : de l’ancien gascon tasta, « broussailles, hallier » (du latin médiéval tasta)."
http://manuscrits-drac.bnsa.aquitaine.fr/loccitan-dans-les-manuscrits-aquitains/une-galerie-de-portraits/les-exemples-tires-de-lobituaire-de-sainte-croix-de-bordeaux.aspx

voir aussi :

gostar / goûter

Verbe.
Prononcer "goustà".


 

gostar

français : goûter

Verbe.
Prononcer "goustà".

voir aussi :

tastar / goûter

Et aussi "tâter" et "palper".
Prononcer "tastà".

L’anglais "test" vient peut-être de là.

dérivé :
la tasta (prononcer entre "taste" et "tasto") : "action de scruter, sonder, déguster, exercice de vérification de l’octroi", selon Palay.
Mais "taste/tasta", qui revient souvent en nom de lieu ou de famille (Lataste) est finalement mystérieux. Etait-ce toujours un octroi ?... Ou aussi une élévation de terrain (tête) ?
L’explication est peut-être ici :
"Arnaut de Las Tastes : de l’ancien gascon tasta, « broussailles, hallier » (du latin médiéval tasta)."
http://manuscrits-drac.bnsa.aquitaine.fr/loccitan-dans-les-manuscrits-aquitains/une-galerie-de-portraits/les-exemples-tires-de-lobituaire-de-sainte-croix-de-bordeaux.aspx


 

arair

français : charrue

Prononcer "araÿ".

Charrue rudimentaire ou araire :
Est encore utilisé de nos jours sur des sols meubles dans certains pays du tiers-monde.
[Collection Microsoft® Encarta® 2003. © 1993-2002 Microsoft Corporation.]

Charrue en fer, avec mancheron, mais sans roues.
l’arair tòrt : charrue à l’age et au mancheron coudés pour pouvoir s’approcher au plus près des souches. Ce fut l’ancêtre du décavaillonneur.
[R. Granié - Termes viti-vinicoles employés à Saint-Sardos]


 

gauta

français : gueule

Prononcer entre "gaoute" et "gaouto".
gula (prononcer entre "gule" et "gulo"), mais c’est sans doute un francisme, le gascon adaptant le son français "eu" en "u".


 
 

forialas

français : billes

Prononcer "fouriales".
Spécifique au Bazadais ?


 

pachòc

français : lourdaud

Prononcer "pachoc".

[Modifié en 2019 pour appliquer les corrections en grans de sau.
bayonnades.fr donne « pattoque, patioque : estropié, qui tangue » ; pas tout-à-fait "lourdaud", mais c’est le même mot, et la graphie de bayonnades.fr montre bien que c’est un t mouillé comme le tt basque qu’on trouve dans pottok.
Tederic]


 

obà

français : non

Gascon bazadais.

"J’écrierais plutôt "òu va !" que "obà".
Cela correspond qu béarnais "ja !" o "ja, ja !" signifiant "que non" ou "que nenni" en français.
[Daniel Séré]


 

nani

français : non

gascon bazadais


 

tutèth

français : goulot d’une bouteille

[Bazadais - B. Tauzin]

Noms damb "tutèth" :


 

uishet

français : huis, porte, guichet, bonde

"Du bas latin "ustium", qui a donné en français le mot "huis", d’où
"huissier", et en gascon le mot "uishèr" (= huissier).
Le mot latin classique "ostium", ou bas latin "ustium", signifiait : entrée,
accès, passage : "Ostia portus" = entrée d’un port, "ostia fluminis" =
embouchure d’un fleuve.

Palay donne les mots "uchét, uchot, uchoû", avec les définitions : huis,
porte, guichet, bonde, petite porte ménagée dans un tonneau pour le nettoyage.
Et aussi "uchéte, achéte, ache" : canelle, robinet de bois.
[...]
"uishèr" = huisser, portier.
Palay donne les mots "huchèy" (Médoc) et "uchè"
(lire "uishèir" et "uishèr") = huissier, portier.

[Philippe Dubedout]


 
 

mont

français : mont

Prononcer "moun", avec un "n" final qui se prononce diversement à travers la Gascogne.

Noms damb "mont" :


 

patir

français : souffrir

Prononcer "pati". Le "r" final ne se prononce jamais dans les verbes gascons ou occitans.
synonyme : sofrir (prononcer "soufri")


 

coire

français : cuivre

Prononcer "couiré" en mettant l’accent tonique sur "coui".


 

perigle

français : tonnerre

Variante : prigle
pet de prigle, pet de perigle : coup de tonnerre

dérivé :
la periglèra (périglèro, périglère...)

Noms damb "perigle" :


 
 

pèth

français : peau, écorce

Prononcer entre "pèt" et "pètch", plus près de l’un ou de l’autre suivant les endroits.
Mot féminin.

As fret ? As calor ?
As fret ? Vestis-te damb la pèth deu huret !
As calor ?
Vestis-te damb la pèth deu horoho !

 

pet

français : coup

Prononcer "pét".

Noms damb "pet" :


 

crebar

français : crever, mourir

Prononcer "crébà".

"Ce mot vient du latin "crepare". Or en général, tout "p" latin intervocalique devient "b" en occitano-roman comme en ibéro-roman.
[Daniel Séré]


 

escur

français : obscur, sombre

Prononcer "escu".
escura (prononcer entre "escure" et "escuro") : obscure (féminin)
escuranha (escuragne) : obscurité
escuranhós ("escuragnous", "euscuragnous" en pays negue) : sombre, couvert