Mots

es·hlor

français : fleur

Pron. "eslou"

Pluriel : es·hlors (« eslous »)
il s’agit du nom d’une maison, plus exactement d’une ferme »
[29 octobre 2010]

L’IGN donne 5 lieux nommés "Eslous".
"Eslous" ("es.hlors" en graphie alibertine) veut normalement dire "fleurs". C’est une forme "hyper-gasconne" de "flous/flors".

Sur le mot d’oc flor (flou), le gascon a appliqué deux transformations :
 le remplacement du f latin par le h : fl > hl
 l’ajout d’un préfixe es

flor = fleur


 

lana

français : lande

Prononcer "lane" dans la plus grande partie des Landes, "lano" en Gascogne intérieure.
Variante girondine : landa
Le nom Lalanne veut dire "Lalande".
dérivés :
lanusquet (landais)
landescòt (landais, dans le Médoc)
landés semble moins authentique, plus français.

Capvath la lana : A travers la lande

Viendrait du gaulois "landa".

Noms damb "lana" :


 
 

 ?

français : méchant

 

carrec

français : rainette

« Carrèc (lo), tcharrèc (lo). C’est le nom de la rainette dans les Landes).
Etymologie. C’est une base onomatopéique liée au bruit : “carrascla / carrèc” = crécelle, “carrasquet” = cri, “carrecar” = coasser. »
Lo harri... Que de noms pour le crapaud...


 

guèrle ?

français : louche

"En français régional, "il est de guèrle" ("il n’est pas fini" au sens il est cinglé)."


 

hestiu

français : festif

Prononcer "hestiyou".

voir aussi :

hèsta / fête

Prononcer entre "hèste" et "hèsto".

hestaire (prononcer "hestayre", "hestaïre") : festayre, fêtard
Hestaire/Festaire Tederic M.

hèsta
A chaque fête annuelle, il faut quelque chose de nouveau !

 

brave

français : brave

Prononcer "brabe".
Pourrait dire aussi "gentil", comme en français ?


 

güèit, güèita

français : poste de guêt

pour la chasse, pour la guerre... ?

Prononcer (respectivement formes masculine et féminine) :
güèit : "gweÿte", "weÿte", "gweÿto", "weÿto"...
güèita : "gweÿte", "weÿte", "gweÿto", "weÿto"...

"guarda, òmi de guarda" (P. Morà) guarda = poste de garde


Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !

voir aussi :

gueitar / regarder

Prononcer "gueÿtà".


 

aperitiu

français : apéritif

Prononcer "apéritiyou".

On pourrait peut-être trouver un mot plus gascon, en inventant ou en prenant quelque chose d’analogue dans la société traditionnelle gasconne.


 

béchade

français : ?

 
 

macho

français : bélier reproducteur

Mot qu’utilise a grand-mère (Béarn) en concurrence avec marro pour désigner le bélier reproducteur.
Prononciation fluctuante, entre j et sh.
Mais comme on trouve chez Rohlfs màtchou, emprunté à l’espagnol macho, pour "mulet", je pense qu’il s’agit du même mot.

Après guèlho, un autre emprunt à l’espagnol (qui garde son accentuation).


 

venerèja ?

français : gaffe ?

J’ai entendu la phrase qui suit au sujet d’une gaffe : "Ke n’èy hèyt uo be’royo bene’rèyo".

En graphie classique : "que n’èi hèit ua beròja ???". Je ne trouve ce mot nulle part, c’est une expression qu’employait mon arrière-grand-mère.


 

 ?

français : piéton

 

caler

français : falloir

Prononcer "calè".

Variantes avec l’accent tonique sur la première syllabe : càler, càlher (prononcer à peu près "caillé")

que cau : il faut
que caleré : il faudrait
qu’auré calut : il aurait fallu


 

canelat, canerat

français : cannelé

Pâtisserie traditionnelle bordelaise qui revient en force.
Une forme plus gasconne serait "canerat".

« los canelats son pas res mei que petits milhàs bien perfumats »
Còcas de Gasconha (Gaby - Atòs Portòs e Regaspròs sus Ràdio Pais)

voir aussi :

canerat / percé de galeries


 

cantonèr ?

français : cantonnier

Prononcer "cantounè".


 

gancho

français : croc

 

maricango

français : Marie-Congo

Ma grand-mère, pour quelque chose de brinqueballant, dit : "elle danse la maricango".
Il s’agit de la déformation de Marie-Congo, danse répandue au XVIIIème siècle en Gascogne.

cauhape.bernard.free.fr


 

hosset ?

français : pioche

Prononcer "housset".


 

caps nègues

français : têtes noires

Comme le groupe de chanteurs bazadais !


 

picaisho

français : casse-croûte des résiniers

"lou picachou", dans les Landes, c’est le repas, casse croûte, que prenaient les résiniers pour leur repas du midi.
[R. Laveda]

Attention, il semble que l’accent tonique soit sur la deuxième syllabe (picachou, conformément à la
graphie normalisée alibertine de ce mot, aperçue dans "LA LETRA D’INFORMACION DEU MIQUÈU" (president de Gascon Lanas) – N° 2 (24/04/2010).


 

abelha

français : abeille

Prononcer... presque comme le français "abeille".
abelhèr (prononcer "abeillè") : apiculteur ou ruche, selon l’endroit)

Saint Jean de Marsacq - route de l'Abelha
Saint Jean de Marsacq - route de l’Abelha
 Cet "Abelha" ne semble pas être un "lòc" ancien.
 Cette route semble être une création pour desservir un lotissement.
 Elle voisine avec la "route de l’Esquirou".
Aussi bien "abelha" (abeille) que "esquiròu" (écureuil) sont des mots gascons écrits en graphie alibertine.
Peut-être que de vieux habitants de Saint Jean de Marsacq pourraient nous dire si ces noms ont été donnés par une municipalité soucieuse de mettre une touche de gascon dans la viographie ?
Il est plus que probable que ces mots ne sont pas prononcés correctement par la population générale.
Tederic M.

 

rasclet, arrasclet

français : outil de gemmeur (râteau ?)

Prononcer "rasclétt". rascle, arrascle = racloir


 
 

peish

français : poisson

Prononcer "péch".


 

escobas de brana

français : balais de brande

Prononcer (par exemple) "escoubos de brano".

voir aussi :

brana / brande

Prononcer entre "brane" et "brano".
branda (prononcer "brande") existe aussi en Gironde.
dérivés :
branar (prononcer "branà") : lòc plantat de brana
abranon : petite bruyère

"brana" existe aussi en basque.
branèira (prononcer "branèÿre") est probablement un synonyme de "branar".


 

melhor, mélhor

français : meilleur

Prononciation :
melhor : "mélyou".
mélhor : "lyou" avec l’accent tonique sur .
Il semble que les deux modalités existent.
Georges dou Cadet, d’Astarac, met l’accent tonique sur , à en croire sa notation.


 

sena ?

français : filet (Médoc)

senne
[p.34 Le Médoc et ses plages, Jean Germain, Editions des nouveaux cahiers, Bordeaux, 1959]