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Enseignement du languedocien en Gascogne ?

Vincent.P

jeudi 6 octobre 2011, par Vincent P.

J’ai lu que les jeunes capésiens mutés dans le Comminges (où ?) enseignaient le sabir de languedocien de la fac de Toulouse : est-ce vrai ? Des témoignages ?



Grans de sau

  • Il est vrai que, de la même façon, les profs du Bordelais enseignent un étrange parler, majoritairement béarnais (cf. Per Noste), mais mêlé de languedocien, d’armagnacais, etc.etc., et rarement de bordelais, ni même de sud-girondin
     :S
    L’òc scolaire est de plus en plus artificiel, me semble-t-il.
    Mès bon, l’essenciau es que se comprénguin

  • Si l’essentiel est de se comprendre dans une novlangue artificielle, alors tout est dit ! Parler français devrait suffire ! A l’heure du bio et de la valorisation des origines contrôlées et des IGP, moun Diu quine mesclagne !

    Siatz lous de qui cau !

  • Mon dieu quan de peguessas, contras vertats e desinformacion e podem léger sus aqueras responsas cap a Vincent.
    Sus eth parça bordales tots eths regents sia en calandretas sia en escolas bilingas son formats ta arrespectar e ensenhar eth devis locau, que parlan eth gascon emplegat en’ras Lanas e en Gironda.
    Que convidi tots eths lès gahuts qui contan n’importa qué a assisti aus cors dispensats en aqueras classas... après sonque après que poderan valhar un avis pas mensonger..
    Aquo dit a beth leu.

  • Mensonge. C’est tout, c’est un mensonge.
    Il est CONSEILLÉ aux enseignants d’apprendre la langue locale. Mais comment peuvent-ils s’y former sans grammaire, sans dictionnaire, sans locuteurs locaux ?
    Moi, je connais le cas d’un jeune béarnais qui parle un dit occitan déplorable, qui a enseigné pendant 5 ans le gascon du Béarn en Haut-Agenais.
    Alors merde, quoi, on sait que c’est comme ça.

    Quant à la calandreta de Muret, ville du Comminges historique, on y enseigne le languedocien, et ce n’est pas du fantasme !!!

  • Vincent que serè plan totun subertot dem responèr en gascon purmèra causa...
    Tot eth matériau pédagogic qu’ei en placa desempush pausas, non n’ei pas vertat ço que contas Muret que era banlègua de Tolosa e que si parla lengodocia dab especificitats locaus que coneishi deplan aquera calandreta e eth monde deu parca ta podè parlar.

  • De toute manière, il est déjà assez difficile de parler un peu correctement ce que l’on a décidé d’être son propre dialecte, alors maîtriser rapidement un autre ...

    Imaginons un cas pas trop catastrophique : une jeunette capésienne qui parle un assez bon gascon du Béarn basé sur les parlers de l’arribère du Gave de Pau.
    On l’envoie dans les Landes, du côté de Biscarrosse. Elle fait comment pour enseigner le parler local ?
    Il y a une grammaire où seraient répertoriées les conjugaisons si spécifiques ?
    Comment pourrait-elle savoir que le gascon de Biscarrosse est du gascon noir au vocalisme si spécifique ?
    Quand je vois qu’un artiste intéressant comme Tisné, après tant d’années, fait encore des fautes de prononciation de "neugue" quand il reprend une chanson du répertoire landais...
    Mais enfin, le cas n’est pas catastrophique, ça reste du gascon.

    Par contre, quand la même jeunette est envoyée du coté de Nontron, en Périgord limousin, je n’ose décrire la catastrophe, l’impossibilité qu’il y a pour la fille en question à maîtriser deux langues, deux vocabulaires, deux grammaires, ...
    Hostilité des parents qui ont entendu la langue dans leur enfance, indifférence des autres, qui ne mettent leur enfant en classe bilingue publique que dans l’optique d’une pré-classe européenne.
    Et à titre personnel, c’est aussi une catastrophe pour nous, parce que cette jeune fille, qui a appris la langue du pays, doit rester au pays, pas s’exiler aux confins de l’Aquitaine administrative, parce que nous avons besoin d’elle à Pau, à Tarbes, à Dax, pas là bas où elle ne sert qu’aux occitanistes pour justifier dans de beaux diaporamas Powerpoint l’argent public qu’ils ont obtenu.

  • Mea culpa, j’ai regardé dans ma bibliothèque et j’ai effectivement trouvé "Le gascon de Pauillac : pratique du patois tel qu’il se parle chez les pêcheurs de l’estuaire" par l’abbé Hostens (un peu vieillot et faut savoir lire l’orthographe félibréenne), "Mon parler de Guyenne" par Ernest Cabirol de Miramont-de-Guyenne (version réimprimée chez PyréMonde), "A Massat, on parle pas comme à Aulus" par Paul Eychenne (édition épuisée mais les enseignants le trouveront probablement à la bibliothèque de Saint-Girons) et évidemment, le must du must, "Répertoire intégral des conjugaisons de Gascogne" suivi d’une encyclopédie tout en gascon tirée des recherches de l’ALG, par les éditions Per Noste qui y ont consacré les 20 dernières années.

  • On parlait languedocien à Muret/Murèth ??? Hé bé ...
    Mais enfin bon, c’est clair que l’occitanisme béarnais n’ayant jamais parlé de la Gascogne, ou si peu, on ne peut pas demander aux militants de connaître l’extension de leur pays ... Muret, capitale du Comminges au demeurant ...

  • Je voulais signaler égalemenr à Vincent que s’il avait consulté de manière objective les fameux documents diaporama powerpoint dont il fait référence tout est très bien expliqué, les parlers différents déjà en Aquitaine et la façon dont sont appréhendés les façons pédagogiques d’enseignement suivant les lieux d’enseignements.
    D’autres parts tes exemples sont faux car déjà on ne parle pas de deux langues voire 3, 5 ou 6 c’est une langue dont la grammaire est commune qu’on soit en Béarn ou en Provence, seuls quelques prononciations et quelques mots de vocabulaire au pire changent.
    La meilleure c’est déjà ici en Béarn ou l’on ne prononce pas de la même façon qu’on soit d’Aspe ou d’Ossau et pourtant c’est bien de la même langue dont on parle.
    De plus dans les calandretas, mais as tu déjà visité une école de ce type, as tu participé a des cours, as tu déjà parlé en gascon ici en Béarn avec des calandrons j’en doute, je pense qu’il te donnerait des leçons de parler.
    Donc ces écoles les gamins qui souvent deviennent de futurs enseignants en oc apprenent les différents idiomes parlés tel le languedocien, l’aranais ils ont des échanges durant toute leur scolarité avec des écoles implantées sur tout le territoire où l’on parle la langue d’oc.
    De plus la majorité de ces futurs enseinants demeure dans leur territoire linguistique.A Béziers où sont formés pédagogiquement ces futurs rejents, on tient compte du choix du lieu de leur enseignement.
    En plus ces personnes maîtrise parfaitement le gascon car beaucoup sont d’origine linguistique gasconne et le languedocien et n’ont pas trop de mal à s’adapter aux parlés locaux vu leur capacité linguistique et leur cursus depuis tout gamin.
    Je prends l’exemple de ma fille puisque tu cites une jeune béarnaise.
    Son papa lui a toujours parlé gascon, elle a suivi le cursus Calandreta jusqu’au collège, en lycée option occitan, elle parle parfaitement le gascon, le languedocien, l’aranais et même le catalan et je peux affirmer que ce n’est pas un cas isolé.
    Donc avant de tirer des conclusion généralistes sur des personnes que tu ne connais, il me semble déjà que toi pour commencer tu devrais apprendre à maîtriser ta langue, tu m’as dit un jour que tu ne parlé pas très bien.
    Au fait du côté de Muret la langue parlée est du languedocien et ce depuis toujours avec quelques influences gasconnes minimes.
    Alors s’il te plaît arrête de raconter n’importe quoi, apprends la langue après tu pourras donner des leçons !!
    Je ne sais pas ce que tu cherches à prouver, moi je pense que tout tes commentaires cachent une certaine frustration avec un soupçon de jalousie.
    A mon âge et depuis le temps que je "bourlingue" dans les milieux trads, occitans, gascons, j’en ai vu et entendu de toutes, mais j’ai toujours respecté les gens qui font et qui bossent même si je ne suis pas d’accord avec eux, même si parfois nous sommes complètements opposés, souvent du dialogue ou de l’échange peut jaillir la raison.
    Toi le gros souci c’est que tu casses, tu agresses, tu irrites, pourquoi pas après tout, tu ne dis pas toujours que des "conneries" mais tu ne proposes jamais rien, aucune solutions ou pistes de discussions, bref un monologue inconstructif.
    As tu d’ailleurs les capacités à proposer des solutions quand il s’agit de transmettre...
    Adishatz a tots
    Miqueu

  • Ta fille est géniale, que veux-tu, moi j’ai déjà du mal à me démerder en gascon et à ne pas me laisser embarquer par l’espagnol ...
    Enfin bon, le zapping linguistique, ce n’est pas mon idéal, je veux parvenir à parler aussi bien que les vieux du village, c’est un objectif assez grand, et plus intéressant que vaguement posséder trois connaissances sur tous les dialectes de la France méridionale.

    NB :
    Tu veux des confessions d’un journaliste à Radio Païs qui m’a dit ne rien comprendre aux militants occitans qui lui parlent en limousin, ou en tout cas, ne pas les sentir partie prenante du même combat ?
    Il y a aussi des vidéos sordides d’interviews de vieux Gascons par de jeunes calandrons de Toulouse, c’est pénible tant les locuteurs ne comprennent rien.
    Façon, personnellement, je l’avoue sans honte, j’ai du mal à comprendre les locuteurs naturels quand ils parlent de thématiques autres que la lutte pour la Palestine ou le jacobinisme français (ce qui leur arrive rarement en fait). Surtout les moins francisés.

  • Ma fille n’est pas plus géniale que d’autres, simplement elle a "poupé" la langue puisque je lui ai transmis depuis petite tout simplement et si tous ceux qui parlent faisaient ce boulot ou avaient fait ce boulot au lieu de vociférer contre les occitans notre langue se porterait mieux..
    Mais c’est toujours plus facile d’accuser l’autre pour cacher ses propres lacunes.
    Par contre je ne comprends pas du tout le sens de ta phrase quand tu parles des locuteurs naturels qui parlent de thématiques... excuse je n’ai pas compris ce que tu voulais dire..
    Au fait ce ne sont pas des connaissances vagues qu’elle possède, elle parle très bien les autres dialectes occitans et pas qu’elle.

  • Cela aide assez de parler la langue depuis tout petit, mais je doute foncièrement qu’il soit possible de nos jours de maîtriser parfaitement deux dialectes de la dite langue occitane : son languedocien est fatalement un calque de son gascon, qu’elle transpose en connaissant les grandes règles de passage d’une langue à l’autre.
    Mais même, comment pourrait-elle choper l’accent languedocien par exemple ? Même les occitanistes qui parlent languedocien ne l’ont plus.

    Du reste, il est évidemment possible de consacrer sa vie à l’apprentissage de plusieurs langues, et donc de maîtriser à la fois le gascon, le languedocien dans l’une de ses variantes (souvent un languedocien stéréotypé au demeurant : je suis resté interloqué des remarques de certains occitanistes accusant certaines personnes qui usaient de l’article toulousaine masculin de francisme) voire le limousin.
    Cependant, ce que je constate, à la télé, sur youtube, ou en parlant avec des jeunes, c’est que souvent, ils parlent un languedocien teinté de localismes. C’est assez flagrant pour les néo-locuteurs d’auvergnat.

    Félicitations à ta fille néanmoins, bravo à elle, parler plusieurs langues est très bien, je doute seulement que ce soit le cas de tous les néo-capésiens ...

    Pour ce qui est de ma dernière remarque, il s’agit de pointer du doigt que l’intercompréhension est plus facile quand on parle de thèmes dont le vocabulaire est technique, tiré du latin ou du grec, et commun au français.
    Quand deux jeunes ocitanophones parlent de la lutte à mener dans les pays du Tiers-Monde contre l’exploitation, leur langue est moins riche et plus stéréotypée, plus proche du français (quand ce n’est pas un calque) donc plus compréhensible que la discussion informelle de deux paysans sur les travaux agricoles.
    Pour ma part, dans la mesure où j’ai parfois du mal à tout capter dans une discussion en très bon gascon, je doute que les calandrons en soient capables.
    Cela étant, c’est théorique, ils n’ont pas eu la chance de passer leur enfance parmi les derniers édentés à béret.
    Pour eux, les derniers locuteurs sont les sexuagénaires, dont la langue est en moyenne très francisée, notamment quant à la prosodie (et bizarrement surtout les femmes). Sur le plan esthétique, c’est une langue très laide : le gascon est vraiment gâché par le français. Et c’est terrifiant quand c’est chanté.

  • Mossur Arrosères, èi seguit cors d’occitan, quòra èri au licèu de Lengon (33), pendent 3 ans ; ma sòr a hèit 4 ans d’occitan au collègi de Pian (33) ; coneishi una tresièma pròf, agrejada, qu’ensenha a la Rèula (33) : èi POSCUT CONSTATAR que tots tres ensenhan un paròlis que n’a pas ren a véser damb lo gascon deu lòc, crésetz-me.
    N’ètz pas LO SOL a estar au contact deu monde occitaniste e a saber coma se passa dedens.
    E per vos provar tot aquò, se me balhatz vòste mail, vos enviarèi un petit document comparatiu tot a fèit explicite.

  • Pas "mossur" en’th pregan "Miqueu", dab plaser era mea adreça qu’ei tournemouli2009 @ orange.fr au plasèr.
    miqueu

    Réponse de Gasconha.com :
    Gasconha.com qu’a botat dus espacis dens l’adreça, entà que Miquèu ne sia pas espamat...


  • Je tiens à préciser, pour avoir reçu un mail en ce sens, que "Le gascon de Pauillac : pratique du patois tel qu’il se parle chez les pêcheurs de l’estuaire" par l’abbé Hostens n’existe pas, c’était une blague ...




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