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Bordeaux-Métropole, la peur de grandir ?

La réplique des "métropolistes" au "Parisien, rentre chez toi"

lundi 22 janvier 2018, par Vincent P.

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Quelques mois après l’affaire des affichettes bordelaises autour de l’afflux parisien, qui a été commentée à de nombreuses reprises ici même, et alors que certains élus métropolitains avaient étonnamment repris ce discours, voici que la réplique s’organise, et que celle-ci prête au débat.

Les constats de Jean-Marc Offner sont très intéressants :

- Bordeaux, "ville diluée", oui, c’est le cas, l’étalement urbain y est effarant, l’absence de densité également. Et il est certain qu’une partie du mouvement de grogne s’est basée sur le rejet des "grands ensembles", qui poussent en tout sens, notamment Ginko, Bacalan, bientôt Euratlantique et Bastide-Niel. Alors même qu’ils sont raisonnables en vue de rendre la métropole plus fonctionnelle, autour des grands axes de transport ...

- C’est dans les métropoles que l’on trouve à s’employer : là encore, c’est indéniable, à tout le moins dans certains secteurs qui réclament une circulation du salariat, sélectionné sur ses compétences, via la mise en concurrence nationale. Les grands employeurs bordelais sont de ce type : Thalès, Dassault, ... Le cas de Total à Pau, une ville moyenne, est quasi aberrant. Dans tous les cas, ainsi qu’insiste Offner, la libre-circulation est assurée sur le plan national : la constitution d’un marché national est acquise, c’est probablement là l’oeuvre la plus manifeste de la Révolution.

- L’étalement urbain n’est pas uniquement causé par des thématiques financières, tout un pan "psychologique" est à l’oeuvre. Je crois ce fait très vrai, le fantasme de l’accession à la propriété conjuguée à celui de son chez soi, isolé des affres de la grande ville, tout en bénéficiant de ses services, joue à plein. Nous sommes un pays qui n’a plus de culture urbaine séduisante.

Bref, on peut être d’accord avec les constats, la question est bien plus la suivante : que faire ? Ce qui est net, c’est que les décideurs bordelais ignorent toute la thématique culturelle et identitaire : là encore, c’est un acquis qu’il est sans importance de réfléchir à ce que ce nouveau monde métropolitain vient évacuer. Je ne suis cependant pas loin de penser que dans le cas de Bordeaux, en effet, ce serait désormais vain.


Voir en ligne : Immobilier : Bordeaux ne doit pas avoir peur de grandir, estime le patron de l’A’urba






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