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Bordeaux ville gasconne / Bordèu ciutat gascona

dimanche 18 mars 2012, par Tederic Merger

Pèir Berland (Pey Berland), archevêque de Bordeaux à partir de 1430, s’adressait au peuple bordelais dans sa langue : l’occitan gascon (qui n’était pas nommée ainsi à cette époque là).

Pour en savoir plus : 
Histoire de la conquête de la Guyenne par les français
 Henry Ribadieu 
 Princi Negre Editor 
 ISBN 2.905007.03.6 

Ci-dessous, une partie de Bordèu (quartier de Senta Crotz - Sainte Croix) vers 1450 :

Bordeu : extrait de plan médiéval, en gascon
On remarque le Coubent de las Sos Menudas (Convent de la Sòrs Menudas), qui a donné son nom à la rue Saumenude, et l’Hospitau de la Pesta.
L’Estey de l’Aiga Borda (maintenant l’Eau Bourde) se jette dans la Garonne juste au Sud de Senta Crotz, pas loin de la présente Gare Saint Jean.

Depuis la conquête de l’Aquitaine (ou Guyenne) par la France, le français a peu à peu supplanté le gascon à Bordeaux.
Au 19e siècle, une variante nordique du gascon, quoiqu’en voie de francisation, était encore la langue usuelle d’une partie du peuple bordelais, comme le montrent les oeuvres de Meste Verdié.



Grans de sau

  • Pey Berland s’adressait donc en occitan gascon à ses concitoyens. Encore un occitan qui s’ignorait.
    Avec les occitanistes, le gascon est réduit à l’état d’adjectif qualificatif.
    Misère.

  • Nous déplorons de temps en temps sur Gasconha.com les noms de rue hors-sol qui sont si fréquents de nos jours.

    Le Bordeaux médiéval n’avait pas ce défaut :
    « Il n’est aucune de ces rues rues dont le nom fût dû au hasard. Elles empruntaient toutes à elles-mêmes leurs appellations. On les désignait suivant leur aspect, leur situation, leur édifice le plus connu, le métier qui s’y exerçait ; [...] la société féodale, quand il s’agissait de ses terres, de ses rues et de ses châteaux, ne demandaient pas des noms glorieux à l’histoire ou à la poésie ; elle s’inspirait de la vue familière des choses, comme toute société morcelée, attachée obstinément au sol qu’elle habite et qui fait sa force.

    C’était d’après les gens qui l’habitaient qu’on donnait leurs noms aux rues des Faures, des Argentiers, des Bahutiers, des Epiciers, des Bouviers, de la Fusterie, Grande-Carpenteyre, de la Corderie, celles-là désignant des métiers ; ainsi que les rues Judaïque et Poitevine ; celle-ci, qui menait à l’Ombrière, rappelait peut-être la cour des Poitevins qui entouraient les Guillaumes, hôtes habituels du Château. »
    [Camille Jullian, dans "Histoire de Bordeaux"]




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