Noms
En graphie alibertine : Lateulèra + (la) Teulèra
Prononcer "La Téwlère", "La Téwlèro"...
La Tuilerie.
teula, teule / tuileteula (prononcer "téwle", "téwlo"...) : féminin
teule (prononcer "téwle*", (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lateulère
Nom transparent avec présence de l’article "la" agglutiné : "La Tuilerie".
Concentration maximale en Béarn à Salies-de-Béarn. Présence sporadique dans les Landes. Présence girondine classique, témoignages des migrations sud-gasconnes.
Teulère
En graphie alibertine : Comagelha (?)
Possible transcription alibertine des noms de famille gersois Commogeille, Commegeille.
"Coma vielha" ? "Vieille combe" en français, dans une région où bi- initial tend à g-. Cf Gellenave qui est Viellenave.
coma / combePrononcer entre "coume" et "coumo".
Une combe est une sorte de vallon, de (…) |
vielh / vieuxPrononcer "bieÿ".
vielha (prononcer entre "bieÿe" et"bieÿo") : vieille (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Commogeille
Bizarre, mais les attestations Geneanet sont en Gascogne (Gondrin, Lannepax...) !
COMOGEILLE existe aussi.
Commegeille
Patronyme éteint de l’Astarac. Variante : Commogeille.
En graphie alibertine : Mascarars
Prononcer "Mascaràs".
Variante(s) graphique(s) :
Mascaras
Nom présent en Sud-Gascogne, vers l’Astarac par exemple, aussi comme nom de lieu et sous la forme Mascaraas (Mascaraàs-Haron, en Béarn).
On trouve des lòcs "(La) Masquère" près de Toulousen aussi bien en Lauragais.
On peut supposer le suffixe -ar sur "masquèr*" dont il faudrait connaître le sens.
Le verbe "mascarà" donné par Palay dans le sens "salir, barbouiller" ne peut guère convenir.
En graphie alibertine : Lanabràs
L’IGN donne Lannebras à La Bastide Chalosse. Les noms de famille viennent de cette zone.
On voit bien "lana" mais que veut dire "bras" ?
lana / landePrononcer "lane" dans la plus grande partie des Landes, "lano" en Gascogne (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lanebras
Lannebras
Attesté par Geneanet à Monsegur (40)...
Lanabras
En graphie alibertine : Driolet ?
Variante(s) graphique(s) :
Driolet
Patronyme nettement attesté à Sames en Bas-Adour, localisé de nos jours sur l’agglomération bayonnaise.
En graphie alibertine : Vercoenh
Voir le nom "normat" Vergonh, qui est sans doute très proche.
Le hameau de "Bercueign" (IGN) ou "Bercueing" (cadastre napoléonien) à Saint-Cricq-Chalosse correspond bien à cette forme alibertine "Vercoenh".
Sa proximité avec Bergouey (environ 2 km) est troublante : est-ce le même nom à l’origine ?
Voir aussi Bergouey / Vergoei (celui du pays charnégou).
Variante(s) graphique(s) :
Bercuingt
Chalosse (Mimbaste).
Bercoeing
Bercuing
En graphie alibertine : (era,l’) Artigarreda, Artiga hereda
artiga / fricheBeaucoup de noms de lieu et de personne sont composés avec "artiga" francisé (…) |
hred, fred / froidPrononcer "réd".
Les formes écrites hret et fret existent aussi.
En (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Artigarrède
Artigarède
En graphie alibertine : Casahorsat
Doit se décomposer en casa + horsat, mais le composant "horsat" est à expliquer ; on serait tenté de le rapprocher des toponymes Hours, Hourset, de Béarn et Bigorre. Surtout Hourset, parce que "Hours" peut être un "Horcs" qui ne dérive pas en Hourset ou Hoursat...
casa / maisonMais dans la plus grande partie de la Gascogne, "maison" ou "ostau" ont (…) |
casau / jardinPrononcer "casaou" ou "casaw".
diminutif : casalet
En fait, le "casau" a (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Casahoursat
Attesté par Geneanet à Accous.
En graphie alibertine : Picapè
pica (du verbe "picar") + pe ; mais que veut dire ici "pè", et que veut dire l’ensemble ?
Fait penser à Cauhapè qui a la même construction.
pè / piedEn plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…) |
picar / couperPrononcer "picà".
Semble avoir été beaucoup utilisé pour "couper des (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Picaper
Nom originaire de Gan en Béarn. Rare.
Picapé
Béarnais.
Piquepé
Sous cette orthographe, plutôt de Gascogne toulousaine ou Nord-Comminges.
Picopé
Même implantation que Piquepé.
En graphie alibertine : Diuseide
Voici ce qu’en dit J.Tosti :
"Nom porté dans le Sud-Ouest, notamment dans le Gers.
Variantes : Dieuaide, Dieuzayde, Dieuzeide, Dieuzeyde, Dieuzède, Duizeide (portée aujourd’hui en Argentine et due à une erreur de graphie en 1803).
Fait partie des noms de baptême de type augural donnés au Moyen Âge (= que Dieu aide !)."
On aurait pu choisir aussi la forme alibertine Diusaide.
Variante(s) graphique(s) :
Dieuzeyde
Diuzeyde
Dieuzaide
Dieuzeyde
Dieuzeide
Dieuzaïde
Dieuseyde
Dieuzède
Diuseyde
En graphie alibertine : Pedehontan
Comme souvent, pour "pe", on peut hésiter entre "Per" (le nom Pierre) et "pè" dans le sens de "pied, début".
"hontan" est plus facile : fontaine, source
hont / fontaine, sourcehontan ou hondan seraient d’autres formes, féminines aussi, de ce mot. (…) |
pè / piedEn plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…) |
Pèir, Pèr Peÿ PierrePèir Berland defenot la libertat de Bordèu !
Dérivés :
Dérivés ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Pédehontaà
En graphie alibertine : Lajujosa
Doit être une adaptation gasconne du français "La joyeuse".
En gascon, ce serait "La gaujosa" ("la gaouyouse...").
Variante(s) graphique(s) :
Layuyouse
Geneanet ne le donne pas comme NF.
Geopatronyme le donne à Morlaas et Lescar, et Lajujouse à Cuquéron.
http://claude.larronde.pagesperso-orange.fr/genealogie6.html :
"Joyeux, jouissant : LAJUIOUSE, LAJUYOUSE, LAUJOUYOUSE"
Lajujouse
En graphie alibertine : Bergonhat, Vergonhat
Doit être Bergonh + suffixe at.
Le nom racine peut être le Bergunh qu’on trouve dans des textes médiévaux du Béarn par exemple, et qui se prononçait peut-être "Bergougn".
Variante(s) graphique(s) :
Bergugnat
Présent en Béarn et Bigorre.
Bergougnat
Berguignat
En graphie alibertine : Deusqueirons
(lo) Queiron ? Cairon ? Coairon ?
"queiron" (prononcer entre "queÿrou" et "queÿroung") doit venir de la racine (…)
Variante(s) graphique(s) :
Desqueyroux
[Nom resté longtemps en souffrance sur Gasconha.com, car sa gasconitat même peut être questionnée
L’existence romanesque, dans un contexte gascon bordelais, d’une Thérèse qui portait ce nom, le naturalise gascon, en quelque sorte...
Finalement, il est créé ici avec la graphie alibertine Deusqueirons.
Le débat peut continuer. Moi-même, je m’y perds !
Tederic M.]
Ce nom attesté en Langonnais au 17e siècle, semble d’origine périgourdine, et donc non gasconne.
"Il n’y a en fait aucune preuve d’une telle filiation. Le patronyme est attesté depuis le XVIIème en Bazadais, ainsi que sa variante Desqueyrous. Il est vrai par contre que la plupart des toponymes "Queyroux" se trouvent en Périgord. Mais on en trouve en Gascogne : "La Queyrouse" à Montfort (32). De nombreux "Les Queyrons" également en pays bordelais. En Bazadais, la prononciation de -ns final n’est pas homogène : tantôt /nss/, tantôt /ss/. En tout cas, un tel patronyme n’est pas attesté en Périgord à l’époque moderne."
La discussion sur ce nom est très intéressante et forcément ardue.
Ce qui m’a fait penser que "Desqueyroux" a été importé, certes très tôt, en Bazadais, c’est que les lieux "Queyroux" sont en Périgord. Mais l’IGN donne "Les Queyrous" à Berson près de Blaye dans un contexte lingüistique frontalier de la Gascogne.
Si un lieu "Queyrons" du Bazadais a pu être prononcé "Queyrouss", la graphie "Queyroux" devient possible, mais pourquoi aurait-elle été utilisée pour le nom famille et pas pour le nom de lieu ? Je pose la question, sans présumer la réponse, parce que je sais que le même nom est parfois noté différemment pour le NF et le NL (ex : Lagardère/Lagouardère).
Il faudrait trouver d’autres noms en -oux dans le Bazadais, surtout vers Preignac, et les analyser.
Enfin, "La Queyrouse" est une autre piste, qui exclut la piste "Queyrons". Il y a toujours la racine "queyr", mais la terminaison n’est pas la même que dans "queyron" : la forme féminine de "queyron" donnerait quelque chose comme "queyroune", voire "queyroue". Le "s" de "queyrouse" n’est pas la marque d’un pluriel, mais vient du suffixe -ous, courant pour former des adjectifs (peyrous=pierreux, argelouse=argileuse...).
Cet adjectif "queyrouse" au féminin singulier donne bien "queyrous" au masculin singulier ou pluriel en gascon, mais il faudrait des indices de son existence en Bazadais pour appuyer l’hypothèse que "Desqueyroux" est autochtone en Bazadais.
[Tederic]
En graphie alibertine : Haurigòt
Doit être un dérivé de "haur" avec ajout des suffixes -ic et -òt.
haur / forgeronAttention, le "r" final ne se prononce pas en général en graphie occitane (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Haurigot
Lòc IGN à Saint Laurent Bretagne, nom attesté par Geneanet notamment dans la même zone.
En graphie alibertine : Peringuèir, Pringuèir ?
Variante(s) graphique(s) :
Peringuey
Attesté par Geneanet en 1724 à Bommes (Bazadais), mais aussi en Franche-comté à la même époque ! Y aurait-il deux souches, dont une gasconne ?
De même, Péringué est attesté par Geneanet en 1656 à Noaillan, mais aussi beaucoup plus dans les Vosges à la même époque.
Peyringuey est attesté par Geneanet : 1674 - 1772 Bazas.
Pringuey est donné par l’IGN à Camblanes-et-Meynac, mais les cartes anciennes donnent autre chose.
L’IGN donne un "Peringlet" (Pelinglet sur le cadastre napoléonien) au Nizan, Périgueys à Vendays (Médoc), Périgué à Sabonnères (Comminges) et Audignon (40), Peyriguet en Médoc et Peyriquey en Entre-deux-Mers...
Gasconha.com a déjà le nom Peyriguey, rattaché à la racine "pèira", un peu rapidement peut-être....
Il est tentant de penser que Peringuey, Periguey (qui existe aussi) et Peyriguey sont apparentés. Le "n" de Peringuey et Peyringuey est-il une erreur ancienne ?
En graphie alibertine : Jumèra
Pas d’explication pour l’instant.
Variante(s) graphique(s) :
Jumère
Je propose Jumére : attesté en vallée de Campan depuis 1429 avec un Pey de Jumere.
En graphie alibertine : Petelh
Comme on trouve dans la toponymie bigourdane Teilh, le Teilhet, Teilhède... on peut décomposer "Péteilh" en Pè-Telh, "telh" étant probablement un arbre (une variante de "tilh" (tilleul) ?).
La formation pè + nom d’arbre est présente dans la toponymie gasconne (Pè-noguèr, Pè-perèr, Pè-Casso, Pè-Castanh...).
Variante(s) graphique(s) :
Pétheil
"Je recherche la signification de ce nom . Cette famille est originaire de la Bigorre depuis 1700 et peut être avant ?
Région de Campan à Pouzac . Merci pour votre aide."
Geneanet : PETHEIL 1746 - 1746 Bagnères-de-Bigorre
Attention, "Péteil" (sans h) semble courant au sud de la Normandie, mais n’a sans doute aucun rapport.
Il y a un nom "Péteilh" en Bigorre, dont "Pétheil" semble être une variante avec déplacement erroné du "h".
Péteilh
En graphie alibertine : Bolherce
Variante(s) graphique(s) :
Bouillerce
Attesté au 18e siècle en Vallée d’Aspe.
Lòc à Osse-en-Aspe.
Semble difficilement explicable par le gascon, car peut-être pré-gascon (vascon).
Dans ce cas, la graphie alibertine "Bolherce" ne peut être qu’arbitraire, mais il en faut une pour valider ce nom dans la base de Gasconha.com !
En graphie alibertine : Vathlada
Prononcer "Belade".
Voir la discusion sur Belhade
vath / valléePrononcer entre "bat" et "batch". |
lat / largeféminin : lada
Le mot semble désuet depuis longtemps, mais a formé beaucoup (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Balhade
Attention, le "Balhade" gascon, s’il est analysé en "vath lada", est seulement un homonyme d’un "Balhade" languedocien.
Bellade
Geopatronyme.com le donne à St Sever, en Chalosse.
Balade
La plupart des "Balade" sont languedociens, mais il en existe quelques uns qui sont gascons et à rattacher à Balhade, donc à la famille Vathlada.
Par exemple, celui d’Hasparren, qui est à rapprocher de Balhade, aussi à Hasparren (données Geneanet vers 1700)...
Ballade
Belhade
Ou "de Belhade".
Ce semble être le nom d’une famille aristocratique du Bordelais.
Le fait qu’on le retrouve ailleurs en France provient peut-être d’un essaimage, et non de souches distinctes qui produiraient des homnymes.


