Mots

machar

français : travailler (travailler dur) ???

"matcha"

voir aussi :

tribalhar / travailler

variante : trabalhar


 

tribalhar

français : travailler

variante : trabalhar


 

- Gaby

amusa-balòts

français : amuse-gueule

Pron. "amuse-balots".

En nord Gascogne (balòts -> moitié nord de la Gironde). Cf. le saintongeais.


 

- Gaby

abrasar

français : écraser, effondrer

Bordeaux (Lous Secrets daou Diable), val de Garonne (Armanack Garounés), Bergeracois (Ley Tastounemens d’un Avuglé)...


 

- Gaby

rospic

français : fronde

Pron. "rouspic". En Bordalés.


 

- Tederic Merger

horastèr

français : forestier

Prononcer "hourastè".
Nord gascon : horestèir, horastèir (prononcer "houresteÿ", "hourasteÿ").


Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !

voir aussi :

ahorest / forêt

Mot féminin ? "la més escuro ahourést" [Poésies gasconnes de J.-G. d’Astros]
Pour Palay, c’est masculin : « ahourè, ahourèch, ahourès, ahourìu, hourèst sm. – Terrains couverts de bois, fourrés, hallier, pacage dans le bois. N. de l. et de p. Forest. »
Multidiccionari francés-occitan

Remarquons que Palay donne dans la liste précédente une forme sans a initial : hourèst (horest).

Je fais l’hypothèse que ce mot se retrouve en toponymie gasconne sous différents déguisements : L’AOURET, FAOURES, FAURES, LAURES,
LAURETS, HAOURES, LAHOURES, HOUREST, HAURETS, HOURES, FAURESSE, HAURESSE, LAFOURESSE...
Seule la forme "Faoures" irait dans le sens d’un mot haures(t) qui serait horest diphtongué. Mais le F initial peut avoir été restauré au mauvais endroit ?
Je subodore des confusions avec "haur/forgeron" et "laurèr/laurier".
Le "a" initial de "ahorest" a souvent dû être pris pour le "a" de l’article féminin.
[Tederic]


 

joenèr

français : jeunesse

pais=
Prononcer "jwénè".
Variantes : joenèir, joenessa, junessa


 

camacruda, camacrusa

français : ogre ?

camecrude...

La Camecrude est de retour !! Christophe L.

Noms damb "camacruda, camacrusa" :


 

- Gaby

colarin

français : barque des marais

Barque de 1 m x 3 m, très plate, qui se "chambertait" facilement. On suppose une origine mêlant ironiquement "coralin" et "colar"... Surnommée "nèga-hòu" au début du XXe siècle à St Loubès. (Fiches Patrimoine des Marais de Montferrand) coralin, coralet = petite embarcation, canot, yole


 

- Gaby

sembèc

français : baguette pour manier les appeaux

(Fiches Patrimoine des Marais de Montferrand)


 

- Gaby

galinhòla

français : marouette

Amusant mot aux sonorités languedociennes. A rapprocher du bazadais "garinhòu" (imbécile) (Fiches Patrimoine des Marais de Montferrand)


 

- Gaby

rau

français : roselière

Vieux mot pour un pré communal humide, une roselière. (rau = roseau (Phragmites australis)) (Fiches Patrimoine des Marais de Montferrand)

C’est cela l’origine du nom ROBACANS : rau vacant !


 

- Gaby

matrassa

français : massette

Mais surtout, l’ensemble des plantes servant à faire la litière... un peu comme "tuja" en bazadais (Fiches Patrimoine des Marais de Montferrand)

Palay : « matrasse sf. – Variété de roseau à feuilles larges et longues, à grande houppe noire et veloutée, genre phragmite. »
Multidiccionari francés-occitan


 

- Gaby

sença

français : serpillière

Mot saintongeais qui est attesté en gascon du Bec d’Ambès (Fiches Patrimoine des Marais de Montferrand).

Sinon, on dit aussi : sharpilhèira, sherpilhèira, guelha a gringonar, ou populairement "chuca-pish"...


 

hastiau

français : dégoûtant

Prononcer "(h)astiaw".


 

- Gaby

caitivèir

français : misère, espièglerie, coquin, etc. etc.

Pron. "queytibèy". Attesté dans le Bordelais rive droite.


 

- Tederic Merger

mercés hèra

français : merci beaucoup

"mercés hèra" (prononcer entre "mercés hère" et "mercés hèro") est une forme regasconnisée et plutôt béarnaise.
"mercés hòrt" peut marcher aussi, et sans doute bien d’autres expressions suivant le parçan.

voir aussi :

mercés / merci

"mercés" n’était plus beaucoup utilisé par les gasconophones, qui utilisaient le "merci" français.
Parfois Merci hèra (merci beaucoup - prononcer "merci hère") en Béarn, ou merci hòrt.
Mais ceux qui veulent retrouver une certaine pureté de langue y reviennent.
mercés plan : merci bien


 

sauta-cleda

français : saute-barrière

saoute clède

"Bonsoir,

Je ne sais pas bien comment fonctionne ce site, je cherche une explication.

Quand j’étais petit, mon grand père me traitait de "saoute clède" c’est en tout cas ce qu’il reste dans ma mémoire.

Plutôt que d’ouvrir le portail je sautai par dessus.

En gascon chalossais comment l’écririez-vous ?

Merci."

Eh bien, ça veut tout simplement dire "saute-portail" ou "saute-barrière" comme vous l’avez pense !
Il n’y a pas de particularité chalossaise pour cette expression.
"sauta-cleda" est écrit en graphie alibertine. La graphie de l’Escole Gastou Fébus serait plutôt "saute-cléde", à prononcer comme vous l’avez entendu, quelle que soit la graphie.

voir aussi :

 
 

pòrc

français : cochon

porcau (prononcer "pourkàw") : « sutis porcalis (loge à porcs) a donné "la porcau" avec omission de sutis » Suffixe -au
Selon G.Rohlfs, le suffixe -au (du latin -ale) (…)

porcau apparait dans la toponymie sud-gasconne d’une part, et d’autre part en pays gabaye ou guyennais souvent avec un d ou un t final (La Pourcaud, La Pourcaut, Lapourcaud...).

porquèr (prononcer "pourkè") : porcher

voir aussi :

tesson / porc

Prononcer entre "tessou" et "tessoung".
"tesson" est plutôt "medoquin" (à confirmer).


 

roubic

français : ?

 

- Tederic Merger

ahèts

français : sédiment, résidu

Le mot est donné par Palay, seulement au pluriel.
Il le cite au sens figuré : "Qué soun anats dinqu’aus ahèts = ils ont remué l’écume et le scandale".
Exista-t-il jadis au singulier (ahet) ?

Un dictionnaire basque donne "ahetz" avec la même définition.

Vu la morphologie un peu gasconne du mot, et qu’il y a plus d’emprunts du basque au gascon que l’inverse, on peut supposer un emprunt au gascon, les emprunteurs basques n’ayant pas d’ailleurs fait attention au pluriel.


 
 

- Tederic Merger

batèra

français : batère, action de dépiquer, époque des dépiquages
La "battère", par Guy Pierre Souverville
La "battère", par Guy Pierre Souverville
Evocation de la "battère" d’autrefois, avec de belles photos et un petit lexique gascon.
Guy Pierre Souverville
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- Tederic Merger

labor

français : labour

Prononcer "labou".
Attention, Palay nous dit que c’est féminin. Il précise aussi qu’en Armagnac, ça signifie la surface d’assolement annuel.


 

- Gaby

raspèir

français : tas de rafle (râpe)

(St Loubès)


 

- Gaby

sagrunada

français : ragoût aux haricots

Mot guyennais (Entre 2 Mers). Retrouvé en Périgord (sabronado) pais=


 

- Gaby

cambas d’olha

français : gâteaux du type merveilles

Mot guyennais retrouvé en Médoc (camas d’olha) et Libournais.


 

- Gaby

guitzaduira

français : sulfateuse

Syn. de "engestaduira". Benauja


 

- Tederic Merger

recardèra, recardèr, arrecardèr, arcardèr

français : revendeuse (sur les marchés...)

Prononcer "récardère/récardèro".
En Bordelais et nord-Gascogne, c’est "recardèira" (prononcer "récardeÿre").
Plus au sud, l’ajout du "a" prosthétique gascon donne "arrecardèra", et même "arcardèra" selon la réduction du type arredon>ardon.

Les revendeuses sur les marchés étaient souvent des femmes (les récardeyres de fruits et légumes font partie de la légende populaire bordelaise), mais ce mot se met aussi au masculin :
 recardèr (prononcer "récardè")
 recardèir (prononcer "récardèÿ")
 arrecardèr (prononcer "arrécardè")
 arcardèr (prononcer "arcardè") (qui n’a rien à voir avec les "arcades" même si le métier pouvait s’y dérouler !)

Noms damb "recardèra, recardèr, arrecardèr, arcardèr" :