Mots

qu’ei vertat

français : c'est vrai

Autres possibilités :
qu’ei vrai (prononcer "qu’ei braÿ")
acò’s vrai (prononcer "aco’s braÿ")
(Gascogne guyennaise...)


 

que vam véder

français : On va voir

Prononcer "qué bam dé" avec l’accent tonique là où c’est souligné.


 

hounidey

français : ?

 

acarat

français : associé

(Proposition d’un gasconha-naute)


 

cau

français : ruisseau en montagne, ravin, sillon + chou

Prononcer entre "caou" et "caw".

cau peut signifier dans les Landes "ravin, petit vallon" [Palay], et aussi, au moins dans les Landes, "sillon creusé par une charrue" (un peu comme "arrèga").
Le "caulon" ("caouloun"), outil agricole ancien, pourrait venir de là.

caulet (prononcer "caoulet") : "petit chou", mais en fait semble avoir remplacé "cau" pour le chou en général.


 

maregue ou marégue

français : ?

"le mot maregue a t-il origine gascone ? que veux-t il dire ?"


 

casalàs

français : ?
voir aussi :

casau / jardin

Prononcer "casaou" ou "casaw".
diminutif : casalet

En fait, le "casau" a pu être à l’origine bien plus qu’un jardin : un domaine rural.
Voir à, ce sujet la page du site de Doazit en Chalosse sur les capcasaus.


 

 ?

français : donne ton pied (expression utilisée en équitation)

 

 ?

français : point d'eau

 

que’t haré ben

français : ça te ferait du bien

(attesté à Réaup, en Albret)
[Tederic]


 
 

nom de Diu

français : nom de Dieu

Prononcer "Noun(g) de Dïw" (Dïou)

voir aussi :

Diu / Dieu

Prononcer "Dïou" ou "Diw".
Diu vivant (prononcer "Dïou biban") : exclamation exprimant l’étonnement, parfois réduite à "Biban !".

Diu
Chacun pour soi, Dieu pour tous !
[gascon d’Albret]

 

casau

français : jardin

Prononcer "casaou" ou "casaw".
diminutif : casalet

En fait, le "casau" a pu être à l’origine bien plus qu’un jardin : un domaine rural.
Voir à, ce sujet la page du site de Doazit en Chalosse sur les capcasaus.

voir aussi :

vesin / voisin

Prononcer entre "bézi" et "bézing".
Féminin : vesina (prononcer "bézine" ou "bézino") ou vesia (prononcer "béziÿe" ou "béziÿo")
Le sens de "vesin" a dans le passé été celui d’un homme libre, citoyen.
En Béarn, la vesiau, c’était la communauté de vesins.
Le camp-vesiau était la place publique, le bòsc-vesiau était le bois communal.
"har ua vesiau", c’était participer à un travail en commun avec des voisins. [Palay]
vediau : forme de vesiau possible en sud-est gascon (Savés...)
autre dérivé :
vesiat : voisinage
Au nord de la Gascogne lingüistique, qui conserve le "n" intervocalique, on a "vesinau", "vesinat", "vesina" au lieu de "vesiau", "vesiat", "vesia".

Noms damb "casau" :


 

carasson

français : piquet de vigne

(en Médoc...)


 
 

nèit

français : nuit

variante (en Béarn, par exemple) : nuèit

Ou plutôt "nueit"... Accent aigu ou grave ? Lisez la discussion qui suit. Le lexicot de Gasconha.com n’est pas la bible. Mais heureusement, il est pluraliste !
[Tederic]

La neit que conselha.

 

 ?

français : foulard

Quand il y a un point d’interrogation, c’est que Gasconha.com demande la traduction des gasconha-nautes !


 

benasit

français : sacristin

(Proposition d’un gasconha-naute)


 

ruscada

français : lessive

Prononcer entre "ruscado" et "ruscade".

En langue gauloise : rusca = écorce
Y a-t-il un rapport&nbsp ?

Noms damb "ruscada" :


 

pei, poei, poi, pui

français : colline, hauteur

Prononcer " puï ".

Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source inépuisable de noms propres, dans tout le domaine occitano-catalan.

variantes : poi (prononcer " pouï "), puèi, poèi, pèi (très fréquent en Bordelais et Médoc dans les noms de lieux, sous la forme "pey"), pèch (variante orthographique de "pèi").
"puch" semble être de la même famille, probablement une variante orthographique de "pui".
Signalons enfin puèg (languedocien) et puig (catalan), qui se prononcent plutôt "puech" et "poutch"...

Tout cela vient du latin "podium" (hauteur).
Dérivés :
pojòu, pujòu, qu’on retrouve sous les formes francisées "Poujeau" ou "Puyôo" et en languedocien sous les formes "poujol" et "pujol"
Berganton (p. 119) parle d’une "interchangeabilité" entre "puyau, puyèu, puyò" (pujau, pujèu, pujòu).
pojada (montée -fr. "poujade", "pouyade")

Noms damb "pei, poei, poi, pui" :


 

veishiga

français : vessie

Prononcer entre "bechigue" et "béchigo".
"Aquet hil de pute que m’a panat le bechigue."

La veishiga / la béchigue / la béchigo
La veishiga / la béchigue / la béchigo
La Brède - Banda "LES BEUCHIGUES" - Sainte Luce 2014
La Brède - Banda "LES BEUCHIGUES" - Sainte Luce 2014
Tederic M.

 

esquiron

français : clochette, sonnette

Prononcer "esquirou(ng)".


 
 

escadença

français : chance, occasion...

Prononcer entre "eskadènse" et "eskadènso".
variante : escasença

Le verbe correspondant est escàder (réussir).
Autres mots formés à partir de ce verbe : escaduda (réussite) et mauescaduda (échec)

voir aussi :

hat / sort

On reconnait bien sûr la racine latine "fatus" (fatalitas etc...) après transformation du "f" en "h".
dérivé : hada (fée)

hat / goût fort (en Rustan)

Lo hat... Etymologie d’un mot spécifique au Rustan...du fort au fade...

Un cep vielh qu’a hat. Los lapins de Ceridòs, qu’avèvan hat…

A Saint Sever de Rustan (65), « lo hat » est un goût fort, comme le goût d’un vieux cèpe ou d’un vieux lapin de garenne.
Ce mot n’existe pas au-delà du Rustan et est absent des dictionnaires.
Il est encore très présent même dans une phrase en français (Ce cèpe a du hat..!) car il n’existe pas de mot courant équivalant dans cette langue (sauvagin = odeur , goût des oiseaux de mer ; fraîchin = odeur de la marée, du poisson…)

Etymologie. Qu’ei plan complicada….

1. Le latin « sapidus » = qui a de la saveur.
En français : sapidité etc…
En gascon, ce mot latin a pris un sens péjoratif avec le nom « ua sapta (nf) » = un goût fort ; l’adjectif « saptat » = qui a pris un mauvais goût.

2. Le latin « fatidus » = fade ; Il provient d’un étrange croisement entre « fatuus » = insipide, fade et « sapidus » = qui a de la saveur. On voit déjà en latin un mélange des extrêmes…
En français, ce mot latin a donné « fade » qui en ancien français voulait aussi dire languissant, écœuré.
En gascon, nous avons au Val d’aran « hat » et dans le Lavedan « hat/hada » = fade, insipide. En catalan, on a l’adjectif « fat/fada » avec le même sens.

3. Le latin « fatum » = l’oracle, le destin, la destinée. hat (nm) : 1. fatalité, sort, destin. 2. Maléfice.
En gascon, ce mot latin a donné directement « lo hat » = le destin, le sort, le maléfice. En catalan, on a « el fat » = le destin.

Avec tout cela, d’où provient ce vieux nom rustanais ?

On peut d’entrée écarter les descendants du latin « fatum »…
Il semblerait que ce mot soit bien un lointain descendant de « fatidus » mais qui aurait plutôt choisi dans le Rustan le côté « sapidus » que « fatuus »… contrairement au reste de la Gascogne.. !

Mais si quelqu’un a une autre solution… je suis preneur.


 

trin

français : train

 

deguens

français : à l'interieur
voir aussi :

dehens / défens

Partie d’un domaine seigneurial qui était d’accès défendu.


 

leugèir, liugèir

français : liège, léger

Prononcer "liwgèÿ" ou "léwgèÿ" (liège, en Nord-Gascogne).

Pour l’adjectif français léger :
"leugèr" (prononcer "léwgè") en centre et sud Gascogne.


 

- Tederic Merger

ahromic, ahromiga, hormiga

français : fourmi

Prononcer "aroumic".
Cela pourrait faire penser à un nom masculin, mais un locuteur de Sos (Albret) dit "las aroumics" (lazaru’miks).
Une forme féminine à coup sûr (ahromiga - prononcer entre "aroumigue" et "aroumigo") existe aussi. Elle est attestée chez Palay.


 

mascanhar

français : mascagner

Mot gascon (prononcer "mascagnà") passé en "bordeluche".
Doit signifier quelque chose comme "esquinter", "faire mal un travail".


 

estarit

français : épuisé, très fatigué