Mots

peymic

français : ?

 

espòrt

français : sport

 

biscoeita

français : détour, zigzag, feinte ?

Prononcer "biscoueÿte"...


 

- Tederic Merger

chanca, changa

français : échasse

dérivés :
chancaire (tchancaïre, tchancayre) : personne qui monte des échasses, échassier.
chancada : avocette (un oiseau haut perché...)

Lespy :
Multidiccionari francés-occitan

« On appelle tchancat, le berger des Landes monté sur des échasses. On dit aussi thyangues, thyancat ; prononc. th-yanques, th-yancat. »

Voir aussi les cabanes tchanquées du Bassin d’Arcachon. Elles sont bien sur échasses...

Multidiccionari francés-occitan

chanquejar (Lav.). : boiter


 

tounayres

français : ?

 

rai

français : tant pis

Prononcer "raï".
Souvent accompagné de "aquò" : aquò rai


 

tous

français : tots

Prononcer "touts".
totas (prononcer entre "toutes" et "toutos") : toutes


 

contaire

français : conteur d'histoires

Prononcer "countaÿre".

voir aussi :

contar / conter, compter

conter et compter français viennent tous deux du même latin ‘computare’, dont le premier sens est calculer, compter, supputer. La graphie compter est une réfection étymologique apparue au XVe s. pour différencier les deux significations.

Le gascon eut contar, devenu counta ou counda en langue moderne, avec les deux sens.

La graphie occitane a suivi le modèle français avec contar pour conter et en inventant comptar pour compter.


 
 

patac

français : choc, coup

Har a trucs e a patacs : se battre

patacaire : batailleur

voir aussi :

truc / coup, choc

Mais ce truc a un homonyme : truc = hauteur, colline, monticule, ancienne dune

trucar : frapper
truca-reson (truque-resoun) : qui n’est jamais d’accord (bayonnades.fr)

truc / hauteur, colline, monticule, ancienne dune

Ce mot est aussi présent en Rouergue, en Lozère (lieu-dit "Truc del Rey")... donc loin de la Gascogne.
A rapprocher de tuc ? tuc, tuca = colline, hauteur, butte, monticule
forme féminine probable : truca (prononcer "truque"...)

Noms damb "patac" :


 

Hèra plan !

français : Très bien !

Prononcer "Hère pla(n) !" ou "Hèro pla(n) !"
Plutôt béarnais.


 

Mamè

français : Mamie

Nom affectueux donné à la grand-mère.
Le drapeau de la Daune est en vente !

Memè existe aussi.

Menina (prononcer "Ménino") est attesté en Lomagne.

"Mair-bona" (prononcer entre "Maÿ-boune" et "Maÿ-bouno") a existé pour dire "grand-mère", au moins en Béarn et Landes.
Il serait avisé de le remettre en usage, avec un sens affectueux.

Autrement, en gascon "moderne", "grand-mère" peut aussi se dire gran-mair (prononcer "gran-maÿ").

voir aussi :

Papè / Papi

Nom affectueux donné au grand_père.
Pepin et Pipin ont aussi existé. Les prononcer "Pépi" et "Pipi" (enfin, à peu près). Le premier est attesté en Lomagne, le deuxième dans les Landes (Arnaudin).

"Pair-bon" (prononcer entre "Paÿ-bou" et "Paÿ-boung") a existé pour dire "grand-père", au moins en Béarn et Landes.
Il serait avisé de le remettre en usage, avec un sens affectueux.

Autrement, en gascon "moderne", "grand-père" peut aussi se dire gran-pair (prononcer "gran-paÿ").


 
 

deu caçaire

français : du chasseur

Prononcer "dou cassaÿre".

[Gasconha.com suppose que "du chasseur" est demandé par un gasconhaute pour compléter une enseigne ou une expression, genre "Auberge du chasseur"]
>br>

Allez, imaginons un bistro "du chasseur"... ce pourra être en gascon majoritaire "l’Estanquet deu caçaire", avec comme d’habitude les variantes possibles dans la manière de l’écrire :
"dou cassayre" par exemple.
En Nord-Gascogne (Médoc, Entre-deux-Mers...), ce n’est pas "deu" mais "dau" (prononcer "dau").


 

gahar

français : saisir

Prononcer "gahà".
la gaha (prononcer entre "gahe" et "gaho") : la louche, mais plus généralement la prise :
« Està de boune gahe, qui prend, s’enracine, se féconde aisément ; qu’ey d’ets d’era gahe, il est de la race des voleurs » [Palay]
Multidiccionari francés-occitan
gahin = gond, crampon


 

tilhòla

français : bateau qui voguait entre autres sur l'Adour...

Prononcer "tilhole".

Dérivé :
tilholèr (prononcer "tilhoulè") : batelier d’une tilhole
Voir la chanson des Tilhoulès, une sorte d’hymne de la Gascogne aturine.

Mais les tilholes sont aussi mentionnées sur d’autres cours d’eau que l’Adour, par exemple la Garonne.


 

quin

français : comment

"com" et "coma" existent aussi (prononcer "coum" et "coume/coumo’).

Quin vas ? (prononcer "kïnbas") : comment vas-tu ?

Quin va ? (prononcer "kin ba") : comment ça va ?


 

la nosta

français : (la) notre

Prononcer entre "la nouste" et "la nousto".
la nosta hilha : notre fille

a nòsta (prononcer entre "a noste" et "a nosto") ou a nosta (prononcer entre "a nouste" et "a nousto") : chez nous


 

- Tederic Merger

arròs

français : alios

Un mot gascon* passé au français.
"Grès imperméable, qu’on trouve souvent dans le sous-sol landais, résultat d’une solidification des sables en présence de colloïdes et d’oxyde de fer, de teinte rouge brun foncé."

Après avoir comporté "aliòs", et vu les discussions ci-dessous, c’est "arròs" qui l’emporte comme version gasconne. Mais le débat doit continuer, sur ce mot très intéressant : origine aquitano-vasconne, modalité du passage au mot "alios" retenu en français...

*Mais avant d’être gascon, d’où venait-il ?


 

bualar, buelar

français : pacage réservé aux bovins

Prononcer "bualà, buélà".

Noms damb "bualar, buelar" :


 

- Tederic Merger

pausa

français : pause

Prononcer entre "pàwzo" et "pàwze".
Une petite pause : ua pausòta. "Arresta’t ua pausòta ! / Arreste’t ue pàwsòte !"


 

doçament

français : doucement

Prononcer "douçomén", "douçamén"...
shuau (visiblement de même racine que le français "suave") existe aussi. Prononcer "chuaou".
tot shuau (peut-être contracté en "tushau") : tout doux


 

 ?

français : festin

 

desperoquèra, despeloquèra

français : action de séparer l'épi de maïs de ses feuilles, lors de soirées conviviales

Prononcer entre "desperouquère" et "desperouquèro"...
L’épi pouvait se dire panouille (panolha) et l’opération suivante (séparer les grains de la panouille) était la despanouillade.
panolha = épi de maïs


 

 ?

français : oh enculé

[Un internaute a soumis cette demande de traduction. Ne jouons pas les "vierges effarouchées" !-)
Les expressions grossières et les jurons font partie de la langue de tous les jours, et sont dignes d’intérêt.
Il sera sans doute bien difficile de savoir si le gascon d’autes còps avait un correspondant direct de ce juron (ou cette insulte ?) français.
"enculat" irait très bien dans ce sens, mais existait-il ?
"hilh de puta" a une utilisation proche, même si le sens littéral est clairement différent.
En gascon bordelais, Mèste Verdier pourrait par exemple être une source. L’étude du bordeluche, dont la source majeure est le gascon, aussi.
Plus généralement, y avait-il un vocabulaire populaire autour de la sodomie ?
Tederic M.]


 
 

 ?

français : rosé des pres

 

 ?

français : tranchoir

 
 

haucet

français : faucille

Prononcer "hàwssét".

Noms damb "haucet" :