Queyran Landes de Gascogne

Allons


 

Luxuriguey, Léchurguey / Lucsuriguèir, Leishurguèir

en graphie alibertine :

Lucsuriguèir, Leishurguèir

soriguèr, soriguèir / faucon (crécerelle)

Prononcer "souriguè". soriguèir (prononcer "souriguèÿ") : forme nord-gasconne (...)


Jean-Gilbert Bourras signale dans son livre "La Querelle des vacants en Aquitaine" d’autres formes de ce nom :
Luxiguey, Luxuriguey (forme retenue par l’IGN), Louxourigué.
Cela semble exclure une explication par un hypothétique mot gascon comme "eishurguèir".
FANTOIR : LUXURGUEY
Avec des sons approchants, l’IGN donne PECHERGUEY [SALLES - 33] et surtout SOURIGUEY [LA BRÈDE - 33]. Ce dernier permettrait d’imaginer un "Luc-soriguèir".
L’IGN donne SOURIGUÉ [DÉMU - 32]
SOURIGUERE [LAHAS - 32]
SOURIGUERE [LAMAGUÈRE - 32]
SOURIGUERE [OSSE-EN-ASPE - 64]
BOIS SOURIGUERE [OSSE-EN-ASPE - 64]
SOURIGUES [CASTELNAU-BARBARENS - 32]
SOURIGUES [MAYLIS - 40]
RUISSEAU DE SOURIGUES [SAINT-AUBIN - 40]
LE SOURIGUET [RAZENGUES - 32]
SOURIGUEY [LA BRÈDE - 33]
Il y a donc bien une racine gasconne "soriga", mais que signifie-t-elle ?
Il y a un phénomène (l’assimilation ?) qui peut conduire à transformer un "luxou" en "louxou" ou en "luxu"...
"Luc-soriguèir" est donc plausible (luc = bois sacré, mais sa fréquence dans la (micro)toponymie landaise laisse penser que le mot a été utilisé très longtemps, et avec un sens plus profane).
C’est la transformation en "Leishurguèir" qui est étonnante.


 

Grans de sau

  • On a aussi dans les Pyrénées "bat souriguère" ou "bat surguèra", transformé à l’occitane en "vath surguera" mais à part la ressemblance d’un etymon commun avec "souris" en laisse plus d’un perplexe.
    Palay le relevait et donnait aussi comme début d’hypothèse que ce put être la vallée au(x) faucon(s) : "eth surguèr" (surguè) est aussi le faucon crescerelle.

  • Il est certain que la formulation "Luc+déterminant" est très fréquente en Gascogne, particulièrement dans les Landes (Luxey=luc seguèir).
    Elle peut aboutir à li- (Limendous qui est Luc Bentous, Liposthey qui est Luc Postey). Reste à expliquer soriguèir.

    Il faut constater qu’il existe dans les pays d’oïl des attestations "La Souricière", "La Sourisserie", "La Souricerie", ... Le terme de "souris" a pu être utilisé pour des patronymes (Sourisseau en Poitou) également.
    Orpustan n’écarte pas que le terme basque de sagu explique le lieu-dit médiéval de sagutirin.

    Dès lors, on peut envisager que Luc Soriguèir soit un bois où grouillent les petites bêtes. Pour un lieu-dit catalan similaire :

    ca.wikipedia.org/wiki/Puigxoriguer

    luc soriguèir > licsoriguèy


     cs- a bizarrement été traité comme un étymon latin ou alors un s chuinté à l’initiale de soriguèir l’a emporté

    On a alors lishoriguèy, réduit à lishourguèy (comme la Bat Souriguère citée par Txatti est la Bat Surguère).

  • Une autre hypothèse (osée) me vient : une déformation de luc *saliguèir ’’bois des saules’’ avec attraction de soric, soriguèir


Un gran de sau ?

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