Prenoms gascons


 
 

Estevana

(féminin)

écrit à la française :  Estebane

dérivé de :

Estéven Estébe (Stéphane)

Prononcer le féminin entre "Estébène" et "Estébèno" et le masculin entre "Estébé" et "Estébéng".

Le spécialiste du gascon Jean LAFITTE nous signale ceci :
"Attention à la graphie et à l’accent tonique :
C’est Estéven avec -n muet, qui donne le nom de famille Estève, variante
de Estephe célèbre en Médoc !
"

"Estéven" est donc à prononcer avec l’accent tonique sur "té", et le "n" final ne s’entend pas forcément.
Il semblerait même, d’après J. Lafitte, qu’il ne s’entende plus nulle part, mais Gasconha.com a peut-être mal compris (c’est assez compliqué !)

 en français : Stéphanie

Au masculin :
Nous sommes à la recherche d’attestations anciennes d’Estevan (ou Esteban) en Gascogne.
Par contre, nous disposons d’une attestation récente : le petit fils d’un historien de la Gascogne, qui serait lui-même un descendant des ducs de Vasconie, a été prénommé Esteban.
N’es pas ua referencia, aquò ?-)
En fait, Estevan semble plus castillan que gascon.
Mais par sa morphologie, il peut très bien passer en gascon, et Gasconha.com propose de l’intégrer !

Au féminin :
"Estevana" (prononcer entre "Estébane" et "Estébano") est une proposition de Gasconha.com, qui ne dispose pas d’attestation pour l’instant.
Mais le prénom semble logique. On aurait pu proposer "Estevania", mais le gascon n’a pas besoin d’un "i" pour distinguer (même à l’oreille) le féminin du masculin.


 

Graciana

(féminin)
 en français : Gratienne

Semble avoir été un nom (ou prénom) populaire en Gascogne, à en juger par le nombre de toponymes qui en dérivent.

On nous signale "Gracianette".


 

Berlanda

(féminin)

C’était aussi le nom de Pey Berland, archevêque, mais aussi homme politique de Bordeaux, qui s’est illustré par sa générosité et son intégrité.
Ce prénom ou "nom individuel" ne semble guère gascon (plutôt limousin ou languedocien).
Mais le donner aujourd’hui (ou son féminin Berlanda) à de jeunes aquitains, c’est les faire profiter d’un parrainage de valeur.


 

Gracian

(masculin)
 en français : Gratien

Semble avoir été un nom (ou prénom) populaire en Gascogne, à en juger par le nombre de toponymes qui en dérivent.

On nous signale "Gracianette".


 

Amic

(masculin)

"amic" (féminin "amiga") est la traduction occitane de "ami".
Il n’est peut-être pas attesté comme prénom jusqu’à présent, mais Gasconha.com trouve qu’il ferait un très beau prénom gascon, ou occitan.


 
 

Brasquet

(masculin)
dérivé de :

Brasc

Correspond au castillan Velasco, et aussi, peut-être, à la couleur "noir" en basque (beltz).


 

Alòi

(masculin)

écrit à la française :  Aloÿ

 en français : Eloi

Prononcer " Aloÿ ".
Attesté par "Bordeaux en 1453" de Léo Drouyn : "Parropia* de Sent Aloy" (1379).
Mais la forme "Elegi" existe aussi.
* parropia = paroisse


 

Amiga

(féminin)

écrit à la française :  Amigue

"amic" (féminin "amiga") est la traduction occitane de "ami".
Il n’est peut-être pas attesté comme prénom jusqu’à présent, mais Gasconha.com trouve qu’il ferait un très beau prénom gascon, ou occitan.


 

Guishena

(féminin)

écrit à la française :  Guichène

Claude Larronde le place dans sa liste des "noms individuels" gascons (venus du Moyen Age), sous la forme "Guixen", avec ses frères Guixe, Guixon...
Pour Larronde, ce sont des dérivés de "Gassie".

J.Tosti, sur son site des noms, signale que "Guiche" est attesté comme prénom médiéval en Gascogne.

"Guichen" pourrait être un dérivé de "Guiche". De toute façon, les deux semblent des frères.
On pourrait aussi établir un lien avec la racine germanique qui a donné "Guichard" : selon Tosti, ce dernier est un nom de personne d’origine germanique, Wichard (wig = combat + hard = dur).

La graphie normalisée "Guishen" est équivalente à la graphie médiévale gasconne "Guixen".

Le féminin "Guishena" est une proposition de Gasconha.com, qui n’en a pas trouvé d’attestation.

Le spécialiste du gascon Jean LAFITTE nous signale ceci :
"Attention à la graphie et à l’accent tonique :
Même chose [que pour Estéven] pour Guichen/Guishen que je préfère Guíxen, nom basque attesté qui a donné Guiche, dont le comte fut célèbre ! Ne dit-on pas « Riche comme le Comte de Guiche » ?
"
"Guíshen" est donc à prononcer avec l’accent tonique sur "Guí", et le "n" final ne s’entend pas forcément. Là, ça doit dépendre de l’endroit.
L’accent aigu sur le i (qui n’existe pas en graphie française) marque l’accent tonique.


 

Esteve

(masculin)

écrit à la française :  Estebe

dérivé de :

Estéven Estébe (Stéphane)

Prononcer le féminin entre "Estébène" et "Estébèno" et le masculin entre "Estébé" et "Estébéng".

Le spécialiste du gascon Jean LAFITTE nous signale ceci :
"Attention à la graphie et à l’accent tonique :
C’est Estéven avec -n muet, qui donne le nom de famille Estève, variante
de Estephe célèbre en Médoc !
"

"Estéven" est donc à prononcer avec l’accent tonique sur "té", et le "n" final ne s’entend pas forcément.
Il semblerait même, d’après J. Lafitte, qu’il ne s’entende plus nulle part, mais Gasconha.com a peut-être mal compris (c’est assez compliqué !)

 en français : Stéphane, Etienne

Ce prénom fait un retour (encore timide) ces dernières années, d’après les statistiques de l’INSEE.

La forme "Estèfe" existe aussi (Saint-Estèphe dans le Médoc), mais parait moins gasconne, avec le son "f" que les gascons ont eu tant de mal à assimiler...

En fait, Esteve serait une variante graphique de Estéven dont le "n" final ne se serait plus prononcé depuis longtemps.


 

Alienor

(féminin)
 en français : Eléonore

Pensem a Alienor d’Aquitánia...
Le drapeau de la Daune est en vente !

Et attention, écoutez bien, le "or" final, en graphie occitane normalisée, s’écrirait "ou" à la française. Le "r" final ne se prononce pas. En occitan, "Pompidou" (qui est un nom occitan) s’écrit "Pompidor".


 

Peirona

(féminin)

écrit à la française :  Peÿroune

dérivé de :
 en français : Peyronne

Dérivés ou variantes [Alis-Aiguillon] : Peyron
Pour le féminin, prononcer "Peÿroune".
Pour le masculin, prononcer entre "Peÿrou" et "Peÿroung".

"Peyronne" est attesté vers 1600 à Bordeaux.
"Peyrona" l’est aussi, c’est une forme non francisée, qui est donc plus ancienne que "Peyronne".

Le féminin "Peyroune" pourrait être déclaré à l’Etat Civil, mieux lisible par le grand public que "Peirona".
Et pourquoi pas le masculin "Peyrou" ?


 

Meinard

(masculin)

écrit à la française :  Meÿnard

On le trouve beaucoup en Bordelais, mais aussi en Provence, comme nom de famille.
Selon J. Tosti (www.jtosti.com), "Nom de personne d’origine germanique, Maginhard (magin = force + hard = dur)."

Parait indiqué pour prénommer un garçon qu’on veut fort et dur :-)


 

Horsans

(masculin)

Prononcer "Hoursans".
Certains voient dans ce prénom l’idée de "hors-limites"...
D’autres le décomposent en "Hòrt" (fort) + "Sans" (autre prénom). Gasconha.com choisit cette dernière explication.


 

Jausep

(masculin)
 en français : Joseph

 

Reiner

(féminin)

écrit à la française :  Reÿné

 en français : Rainier

Pron. "Reÿné"


 

Danís

(masculin)
 en français : Denis

 

Ponç

(masculin)

Geneanet : « Pons, Ponce : L’un des noms de baptême les plus répandus dans le Midi à l’époque médiévale. Il vient du latin Pontius. »


 

Peironèra

(féminin)

écrit à la française :  Peÿrounère

 en français : Pétronille ?

Peironera est attesté :


 
 

Grasida

(féminin)

écrit à la française :  Grazide

Graside : forme féminine du vieux prénom gascon Grat
Noms de Came Peïo Dibon


 

Grat

(masculin)

Graside : forme féminine du vieux prénom gascon Grat
Noms de Came Peïo Dibon


 
 

Amat

(masculin)
 en français : Aimé

Les attestations de ce prénom en Gascogne sont à trouver, mais les lieux et les patronymes Damat y existent, qu’on peut interpréter comme "d’Amat".


 

Amada

(féminin)

écrit à la française :  Amade

 en français : Aimée

Les attestations de ce prénom en Gascogne sont à trouver, mais les lieux et les patronymes Damat y existent, qu’on peut interpréter comme "d’Amat".


 

Vesian

(masculin)

écrit à la française :  Bézian

Dans ses Observations sur le gascon des plus anciennes chartes, p. 22, J.-C.-Dinguirard remarque un Bezian qui viendrait de VIDIANU et non VICINIANU (ce dernier "bien moins confidentiel").