Queyran Gascogne médiane Tonneinquais

Puch-d'Agenais

- Tederic Merger


 

Sans doute à l’origine une borde vasconne...


... un peu dévasconnisée* ! et "débordisée" également !
Elle est au lieu-dit Berry (nom Berry dont l’origine est à éclaircir), près de l’écluse du même nom, sur le canal de Garonne ; la façade sous pignon est exposée au sud.

* On peut supposer qu’elle a eu autrefois un "hangar".

Berry


 

Grans de sau

  • Il faudrait que les collectivités mettent en place des guides à destination des gens qui rénovent les maisons ...

    Si les collectivités ne le font pas, alors il nous faudrait monter une association. Je veux bien pondre des documents pdf à transmettre.

    Dans les Pyrénées, par exemple, on n’utilise plus l’ardoise lors des rénovations. On voit apparaître des tuiles romanes ... Ou des tuiles plates grises. Il vaut mieux encore la tôle !

    Les maisons vasconnes souffrent pareillement d’une très mauvaise compréhension de la part de leurs propriétaires, qui n’ont souvent au terroir qu’un rapport lointain, je veux dire par là que la connaissance du monde d’avant n’a pas été transmise. Soit par oubli, soit que les propriétaires ne sont pas autochtones.

    Je pense vraiment que le combat paysager, articulé autour d’une pensée économique, est le vrai combat à mener, la langue étant morte.

  • Je rêve d’une renaissance de ces bordes comme lieu de vie et de travail.
    La Barbère, par exemple, qui n’est plus qu’un dépôt non habité...

    La condition serait le retour à une "agriculture paysanne" comme celle suggérée dans "Le monde n’est pas une marchandise" de José Bové et François Dufour (que je suis en train de lire) :

     retour à la polyculture,

     retour aux espèces et aux synergies locales,

     réenracinement,

     revalorisation de l’expérience acquise, et transmission de cette expérience d’une génération à l’autre des habitants de la borde...

    Le paysage campagnard changerait à nouveau, vers plus de diversité...
    Nos embans y trouveraient une vie nouvelle, comme lieu d’activités productives ou relationnelles.

    Le retour de l’habitude de raisonner local arrêterait le massacre architectural :
    on ferait avec les murs existants, les matériaux locaux pour en construire de nouveaux...
    les standards industriels n’imposeraient plus leurs modèles de construction.

    Le modèle que je décris est à rebours du modèle dominant, je le sais.
    Il parait que se développe l’achat des terres par des groupes mondiaux...
    Ce ne sont pas eux qui vont faire revivre nos bordes vasconnes.
    Mais il ne faut pas sous-estimer la capacité d’une société à inventer !
    Certains de nos jeunes qui ont du mal à intégrer l’économie mondialisée qu’on leur fait miroiter sans leur en ouvrir franchement les portes, pourraient préférer le retour à l’agriculture paysanne en borde vasconne...
    Bon, conseillons cela d’abord à des jeunes qui ont des rudiments d’agriculture ou d’élevage !-)
    Mais une partie des agriculteurs installés ont déjà cette démarche.
    Nous pouvons d’ailleurs les encourager comme consommateurs en leur achetant directement.

  • Oui. Mais le renouveau un peu factice, en miroir déformant, de l’ancien monde rural dans lequel s’épanouiraient ceux que la mondialisation conduit autrement sur les chemins de l’exil ou l’humiliation des aides sociales, et bien ce monde ressuscité ne fera jamais renaître le gascon.

    Je prends l’exemple de l’Ariège qui a connu un retour à la terre : assez clairement, le langage des marchés est le français, aux maniérismes d’oïl. C’est ainsi.

    La question est donc la suivante : quelle est la valeur ajoutée gasconne de ce combat pour un relocalisation des activités ?
    Elle est à créer, maintenant, il faut développer dans les 10 ans qui viennent un corpus identitaire, faire comme les Basques du temps d’Arana Goiri.

  • Qu’il y ait une "valeur ajoutée gasconne" dans le cas d’une relocalisation de l’initiative agricole sur un modèle paysan qui, je l’espère, ne sera pas factice, n’est certes pas automatique.
    Je vois cette relocalisation comme une condition nécessaire mais non suffisante.
    A l’inverse, si le modèle d’agriculture industrielle, hyperspécialisée, mondialisée, reste hégémonique, je ne vois pas de possibilité pour une récupération de la mémoire locale.
    Mais entre une réactivation du local et la réactivation d’un sentiment régional gascon, il y a de la marge !
    Et là intervient notre aptitude à "développer un corpus identitaire" dont tu parles, Vincent - mais stp ne nous mets pas la pression (10 ans...) !-)
    Je n’ai pas parlé de reparler gascon.
    Mais que les nouveaux "bourdilès" sachent par exemple prononcer le nom de leur borde, comprennent sa signification, aient envie de continuer son histoire...

    Si vraiment un mouvement de relocalisation se dessinait, il entrainerait aussi des autochtones, et pas seulement des néo-ruraux venus d’Oïlitanie...
    Je sais qu’il y a des agriculteurs qui ont l’accent gascon qui passent en agriculture bio...

  • Que partatji las ideas enumeradas peu Tederic. Totun, en la mea garbura gascona, tà que sia de las bonas, que hiqui un ingredient màger, indispensable : lo gascon.

    Adare, entà respóner au purmèr comentari...
    L’arquitecta vascona que dehénetz qu’ei mei aus arpunts que la lenga.
    I vedetz com un bohó entà ’n pas arremarcar tots los lotiments e las casas provençaus qui hloreishen a noste ? Que n’ i a quasi autan com d’ostaus tradicionaus.

    La lenga gascona que viu a travèrs la lenga occitana de Gasconha.
    Tà nosauts, qu’ei lo gascon. E tà d’autes, qu’ei un dialècte de l’occitan. Los occitanistas ne son pas responsables deu desinterès generau entà la lenga nosta. Nosautes tanpòc. Que devem estar sonque quauques milierats a s’ interessar-i.

    Ne ’s cau pas plantar d’enemics. En l’occitanisma qu’existeix un gasconisma enqüèra viu. Que v’ ac hèi arremarcar, qu’avetz lo medix òdi contra los occitanistas que quauques (e qu’insisti sus quauques) pan-occitanistas contra los "franchimands".

    Jo que ’m pensi meilèu : on son los 95% deu monde qui viven ací e qui ’s fotan deu gascon com de l’an quaranta, en pensant arretrobà ’s en aquera "world culture" uniformisatriça ? Perqué aver deixat l’identitat gascona entà vàder francés ?

    Doncas, on ei la lenga ? Ací quauques arroeinas, sonque en Bearn :


     los editors de Per Noste (Libes + revista País Gascons)

     lo CFPOC d’Ortès, dab cors d’occitan-gascon

     l’Institut Occitan a Vilhèras

     Radio País a Poei (aquesta ne v’ agrada pas !)

     las Calandretas (aquestas enqüèra menx !)

     las escòlas publicas bilinguas

     Hestivòc’

     lo Carnaval Biarnés

     lo Hestenau de Siròs

     lo siti www.lebearn.net

     tos los cantaires d’ací, qui son amassats en aqueth siti bèc

     l’associacion Biarn Toustém

     l’Institut Biarnés e Gascon

    Qu’ ac sèi, arren n’ei perfèit. Un movement Gascon cap e tot, com ac voletz, n’averé pas hèit hèra miélher.
    Los responsables que son los jacobinistas mei capborut de l’Estat Francés, mes sustot los gascons qui an volut desbrombar la lenga.

    Adare, que feneixi. Que seré ’queth siti xens nat mot, nada frasa en gascon ? Un siti entà lo desvolopament toristic de la Gasconha.
    Qu’ac pensi tanben, non i a pas sonque que la lenga. Qu’avèm la musica, los cants, l’arquitectura, la toponimia, los paisatges, la cosina, los jòcs, l’istòri... e lo bonet !
    Lavetz, que podetz causir de ’n pas parlar mei la lenga nosta. Mes, entà aimar, entà dehéner la Gasconha en totas las soas particularitats, la lenga qu’ei la manèira miélher entad ac har.

    Siatz los de qui cau.

  • Au cap deu men darrèr comentari, qu’èi dit lo contrari de çò que volí díser : "non i a pas sonque que la lenga".

    En fèit, aquò que ’s pòt arrevirar atau : "Il n’y a QUE la langue". Qu’ac èi copiat suu modèla francés, çò qui cambia lo sens de la frasa...

    Doncas, que calè díser : "Que i a xens que la lenga".


Un gran de sau ?

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