- Vincent P.

Bourgeais, Cubzaguais, Fronsadais

Villegouge

Boutinet

On pense assez vite à un toponyme gavache : "petit Boutin", le patronyme Boutin étant très répandu entre Gironde et Loire.

Cependant, la carte d’État Major du XIXème siècle comme Cassini mentionne, si je ne me trompe pas dans ma lecture, Boulinet, autrement dit "petit Boulin". Cela ne change pas démesurément l’analyse, Boulin semble également plutôt de distribution poitevine-saintongeaise, avec cependant un foyer en Lot-et-Garonne qui correspond assez bien aux communes que l’on sait avoir connu plus intensément qu’ailleurs un phénomène migratoire gavache (dans la vallée de la Gupie notamment).

Pourquoi proposer ce toponyme alors, aux racines oïliques ? C’est qu’assez bizarrement, en toponymie, on ne trouve pas de Boutinet dans tout l’espace oïlique précité, comme si ce n’était pas un tour d’oïl en toponymie de suffixer de la sorte. On trouve bien un patronyme Boutinet en revanche, en Saintonge.

L’on touche à une problématique complexe en toponymie régionale : pour quelle raison une forme "petit Boutin" avec suffixe -et s’ancre-t-elle en toponymie en Bordelais, mais pas là d’où le patronyme est originaire ? Idem "Le Boutineau" à Marsas (33), sans correspondants. Est-ce à dire qu’en Bordelais, le patronyme des migrants a été donné aux toponymes, tandis que dans le pays-souche, l’on ne nommait pas les lieux en fonction des patronymes ?


 

Un gran de sau ?

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