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pairòu

français : chaudron

Prononcer "paÿròw".
Multidiccionari francés-occitan

Palay :
« payrò (Big. en partie et G.) ; payròu sm. Chaudron, bassin de cuivre ; V. cautè ; on dit aussi payroulè, bien que ce t. désigne un chaudron de grande taille ; on dit parfois payròu pour peyròu
payroulè,-ro (Big. G.) Chaudronnier,-ère. Cf. cauterè.
payroulét,-lòt (Big. G.) sm. Petit chaudron.
payroulerie (Big. G.) sf. Chaudronnerie ; les chaudrons, la batterie en cuivre d’une cuisine. »

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Grans de sau

  • Méfions-nous de la graphie "classique" englobante car dans le cas des diphtongues non accentuées, notamment dans le cas de ai, l’inflexion ay -> éy (trop souvent ouvert en èy) n’apparaît pas. Or, sporadiquement, cette inflexion est répandue non seulement dans toute l’aire gasconne mais aussi en languedocien et au-delà.
    Donc, selon la localité, on prononçait péyrow/pèyrow ou bien payrow.

    • C’est en effet une difficulté pour nous qui essayons de décrypter l’origine de noms de lieu.

      Peyroulet peut être un Payroulet ! Or Payroulet ne peut pas venir du prénom Pey(r), alors que cette origine nous est proposée parmi d’autres pour Peyroulet.

      Une contine du Bourgeais dit ceci :
      « Lou pey
      La mey
      Lou derney
      S’en bey »
      pey et mey doivent être pay et may (père et mère), et on voit aussi que cette variante phonétique permet la rime avec derney, sans discrimination peut-être entre éy et èy.
      et aussi
      Gascon du Bourgeais #1

      « Quan los mestes soun bialaouneyres,
      Lous beylets* soun dansadous. »
      * baylets/vailets (valets)

  • La carte "beylet" montre bien que ce "èi" était bien répandu : tte la Gironde, sauf Médoc, toute les Landes, le Lot et Garonne. Etc !
    Idem avec "mèison".

  • Dans une société presque entièrement dégasconnisée où le gascon n’est plus, le plus souvent, qu’un souvenir dans la tête des "moins jeunes", la graphie dite "classique" apparaît de plus en plus comme un obstacle à la prononciation convenable du moindre mot. Ou alors il faudrait la rendre bien moins englobante qu’elle ne l’est. Dans cette hypothèse les deux prononciations ay et éy seraient alors visualisées sous les graphies ai et ei et non plus par l’unique ai.
    De même au et òu au lieu de l’unique au pour restituer les prononciations aw et ow dans les syllabes non accentuées. Mais je pense que les occitanistes seraient "vent debout" devant de telles retouches. Déjà que la restitution des x/ix/eix historiques n’est pas plus à l’ordre du jour que de rendre visible et évidente la nasalisation et la sonorisation de "n" par, respectivement -n et -nn...

    • Pour les lòcs de Gasconha.com, nous pouvons - et nous le faisons déjà - donner une version locale d’un nom qui s’écartera si nécessaire du nom normat. Par exemple "Les Palhèirs" en Bourgeais en écart à la forme normée "Los Palhèirs", ou plus générale en gascon (du nord).
      Encore faut-il connaitre les formes locales...


Un gran de sau ?

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