pr'amor

français : parce (que), à cause (de)

Prononcer "pramou".
Mot à mot : "par amour (que ou de)" ; bizarre, non ?

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Grans de sau

  • En breton "abalamour" (même signification) ça doit venir de la langue entre les nôtres)

  • 1) Je prononce "permou". Si c’est le cas de la plupart voire que personne ne dit "pramou", je suggère d’adopter une autre écriture : "per’mor"...
    Sous cette écriture "pr’amor" au début, je ne reconnaissais pas le mot !

    2) Je ne trouve pas ça bizarre au contraire, c’est juste un tournure désignant le motif profond d’une action, désuète en français : "pour l’amour de ... !", qui équivaut à l’anglais "for ...’s sake !"...
    ... qui en gascon s’est au contraire généralisée. Si aux yeux des français, ça nous donne un côté poète courtois un peu rétro, où est le problème ?

  • Pramou se disait en bazadais du XIXe siècle ; pramon en parler negue.

  • "Permor", que’s dit e que s’escriu sovent, sustot entaus biarnés e bigordans. Mes pr’amor o pramon entaus landés qu’es plan atestat tabè !

    Qu’èi tabè entinut díser "en promor", "en permor", "percè".

  • Breton abalamour (da, ma), surtout N.O., localement réduit à /blam/, du moyen français ’par l’amour (de)’, entré en moyen-breton (abalamour, palamour) par la langue des sermons. Il y a bien sûr des mots plus authentiques (rak, peogwir, pendeogwir, etc.).

    Gascon : pourquoi ne pas suivre la suggestion d’Artiaque ? Après tout, pas besoin d’obéir aveuglément aux ukazes des dicos si la langue y trouve son compte.

  • En garonés : percé que, perqué

  • Bizarrement, ma mère (Albret-Armagnac) a toujours prononcé "pramo que" avec l’accent tonique sur "pra" et la voyelle "o" à la fin, pas "ou".

  • Dans Arnaudin, on trouve "per l’amo de diu". Avec l’accent sur le "o". Pour moi, la preuve que l’on a prononcé "o", ce que l’on prononce aujourd’hui "ou" (avec d’autre exemples). J’imagine que "amor" devait se prononcer "amò", tout simplement...
    D’où l’erreur d’interprétation de la graphie dite "classique"

  • La prononciation pramo et non pramou était non seulement courante en Albret mais aussi en Agenais, du moins dans la langue des anciens. Dans le sens de "parce que" il semble que cette forme ait été supplantée en dialecte "girondin" (au sens large) par la forme pan-occitane perque , avec accent tonique sur la première syllabe, et qui signifiait aussi "puisque".

  • En Chalosse : PRAMOUN ( parce que, sinon...) avec le "N" final.

  • La remarque de Renaud est très juste sauf que le "o" de amo était prononcé o fermé (comme en français de Paris côte ou le au de pause ou de haut), cette prononciation est conservée en catalan, le r du mot amor est sonore en catalan de Catalogne (ə’mor), il est resté muet en baléare, dialecte insulaire conservateur (ǝ’mo). Cette dernière manière de prononcer devait être celle du vieux gascon puis du gascon occidental avant le passage récent de ǝ pretonique à "a" ou "e".

    Voir en ligne : loblogdeujoan.blogspot.com


Un gran de sau ?

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