carmalh

français : crémaillère

"carne", nous propose un gasconha-naute... : ??

har ua pica au carmalh : marquer d’une pierre blanche ?

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Grans de sau

  • Quin y a entá copar lo carmailh !

    Se trouver devant une situation inattendue, heureuse...

  • Ne serait-ce pas "que n’i a entà copar lo carmalh !" (il y en a) plutôt que "quin i a" ?
    Mot à mot : Il y en a pour casser la crémaillère

  • Vous avez sans doute raison. J’ai voulu m’en tenir à notre prononciation locale (erronée)

    • Phonétiquement, "qui n’i a" n’est pas éloigné de "que n’i a" et je ne sais pas si on peut dire que le premier est une prononciation erronée.
      Mais le problème, c’est que la transcription de "qui n’i a" par "quin y a" peut entrainer, surtout pour le profane - une confusion avec quin qui veut dire comment ("quin vas" etc.).

  • Effectivement, s’agissant de l’énonciatif, le découpage “qui n’i a” est, disons, plus grammatical…
    Cela dit, si cette prononciation locale est avérée, elle n’a rien d’erroné et il n’y a pas à s’en excuser. Personne n’a tort d’avoir un accent local ! J’ai remarqué en Chalosse des sons é [e] prononcés i [i], comme dans :
    Que nhacaré, aqueth can… prononcé nhaquerí
    Donc il s’agirait d’un trait local parfaitement “légitime”. Toujours en Chalosse, on rencontre chez certains auteurs
    Quenha òra es ?
    pour
    Quina òra ei ?
    C’est-à-dire tout juste l’inverse (i prononcé é)… Bref il semble y avoir une hésitation dans l’opposition [e] [i]. Faut-il chercher à rendre chaque accent dans la graphie ? Est-ce seulement possible sans faire exploser le système ? Désolé si je me répète, mais je relève souvent que cela équivaudrait à écrire en français, au lieu du standard Pentecôte, et de façon très approximative/insatisfaisante :
     accent gascon - Panntecotte*
     accent champenois - Pôontcôôt*
     accent québécois - Peyntcôwt*
    etc. On voit bien que ça ne fonctionne pas vraiment…
    Mais il y a bel et bien des variations phonétiques qu’on enregistre, notamment dans les parlers landais. Lesquelles sont indispensables ? lesquelles superflues ? Là est la question.

  • Pour ce "é" prononcé "i", je l’ai entendu dans "qu’ei" en Barousse, surtout à Sost, quasi "qu’i" (mais là, je pense que le e est tellement ouvert qu’il sonne "i"). Alors, que pour les parlers chalossais, et aussi de la lande, c’est plus un truc avec l’énonciatif.

    Que i a / qu’i a
    Çò que i a ? / çò qu’i a ?
    que n’i a / qui n’i a

  • Pour Renaud : Excellent résumé de cet énonciatif.

  • Pour la Lande je ne sais pas ; pour la Chalosse je ne suis pas sûr que cela concerne spécialement l’énonciatif (ou alors : laquellle ? car bien sûr la Chalosse s’étire d’est en ouest avec tout un tas de variations locales).
    Et ce serait plutôt la fermeture qui tire é vers i, non ?
    Plus ouvert, é tire vers è voire a, comme dans les cas de eu<au o èu<au que je signalais ailleurs (grèucha<graucha)…
    En gros tout ça nous rappelle que les voyelles ont souvent un champ de dispersion plus ou moins large, non seulement d’un parler à l’autre mais, au sein d’un même parler, d’un locuteur à l’autre. Ce qui, à mes yeux, rend un peu dérisoire l’obsession de nos amis béarnistes de bien-distinguer-é-de-è… distinguo allègrement torpillé par de nombreux poètes qui ont fait rimer des é fermés avec des è ouvèrts (rimes du type castèth / tastet).
    — 
    En tout cas, pour nhacaré [ɲakəˈri] ça touche la désinence verbale ; et dans l’est de la Chalosse où l’on parle déja “neugue”, l’énonciatif est généralement un que [kə] o [kœ] bien franc : Que va plan = queu baplang [kœβaplãŋ]…
    Dans Çò qu’i a ? il n’y pas fermeture é<i, mais contraction que i < qu’i.
    Du coup, qui n’i a peut s’expliquer
     soit par contagion de qu’i a ;
     soit par redoublement de pronom (ici le pronom adverbial i) : qu’i n’i a.
    C’est un phénomène très fréquent et qu’on rencontre un peu partout sous diverses formes, touchant les pronoms i, ne/en, ac, ’m, ’t… Exemple typique de vers Dax, d’un vieux palomaire :
    “– Que seré plan, donc, se n’i e n’arribèssi un petit volòt (de palomas)…”
    (On peut aussi écrire : s’en i en arribèssi…)

  • Oui, oui ! Je voulais dire "fermé" mais quand je l’ai ouverte, ça ne s’est malheureusement pas fermé ce qui fait que j’ai dit "ouvert".


Un gran de sau ?

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