Lòcs (toponymie, paysage...) de Escazeaux

Lomagne

Escazeaux

Fauresses

en graphie alibertine :

(la) Haurest

ahorest / forêt

Mot féminin ? "la més escuro ahourést" [Poésies gasconnes de J.-G. d’Astros]
Pour Palay, c’est masculin : « ahourè, ahourèch, ahourès, ahourìu, hourèst sm. – Terrains couverts de bois, fourrés, hallier, pacage dans le bois. N. de l. et de p. Forest. »
Multidiccionari francés-occitan

Remarquons que Palay donne dans la liste précédente une forme sans a initial : hourèst (horest).

Je fais l’hypothèse que ce mot se retrouve en toponymie gasconne sous différents déguisements : L’AOURET, FAOURES, FAURES, LAURES,
LAURETS, HAOURES, LAHOURES, HOUREST, HAURETS, HOURES, FAURESSE, HAURESSE, LAFOURESSE...
Seule la forme "Faoures" irait dans le sens d’un mot haures(t) qui serait horest diphtongué. Mais le F initial peut avoir été restauré au mauvais endroit ?
Je subodore des confusions avec "haur/forgeron" et "laurèr/laurier".
Le "a" initial de "ahorest" a souvent dû être pris pour le "a" de l’article féminin.
[Tederic]

Avec leur "Sauresses", l’IGN et le FANTOIR perpétuent une cacographie : le Cadastre napoléonien écrit nettement "Faurésses" qui signifie sans doute Forêt(s).


 

 
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Aubarets

en graphie alibertine :

(l')Aubaret
Prononcer "Aoubarétt". Pourrait être tout simplement la forme masculine de (...)

aubar / saule blanc

Prononcer "awbà".
aubier en français régional.
Selon le dictionnaire de Yolande Vidal, "ses feuilles longues et souples servaient à faire des matelas".

dérivé : aubareda (endroit planté d’aubiers, connu en français régional sous la forme "aubarède").


 

 
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Garrigues

en graphie alibertine :

(las) Garrigas
Prononcer "(las) Garrigues, Garrigos"...

garric / chêne

Un des nombreux noms que peut prendre le chêne suivant la région et la variété.
dérivé :
garrigar (ne pas prononcer le "r" final), et bien sûr "garriga" (prononcer "garrigo"), mais ce dernier est plutôt languedocien.


 

 
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Saint Agnan

en graphie alibertine :

Sent Anhan
Prononcer "Sént Agnan".

Anhan

FANTOIR : Saint Agnon


 

 
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Janoun

en graphie alibertine :

Janon
Prononcer "Yanoun", "Janoun", "Yanou"...


 

 
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Bartas

en graphie alibertine :

(lo) Bartàs
Prononcer "(lou) Bartàs".


 

 
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Cassagnale

en graphie alibertine :

Cassanhau ? Cassanhòu ?
Prononcer "cassagnaou", où "aou" est une diphtongue. Un des nombreux dérivé (...)

casso, casse, cassi / chêne

cassi est plutôt girondin, une autre forme gasconne est casso (prononcer "cassou" en accentuant la première syllabe), et casse existe aussi.
En langue gauloise : cassanos

"cassi-casso-casse" est-il plutôt le chêne pédonculé , le chêne tauzin étant "tausin" ?*
Dérivés (pour dire "chênaie" :)
cassiar (masc.), cassia o cassièra (fem.), cassiet, cassieda, cassoeda, cassanha (le si courant "cassagne"

*Le basque a deux mots différents : haritz pour "chêne pédonculé", ametz pour "chêne tauzin". Au Pays basque, le premier était particulièrement révéré.

Ostau deus Cassos / Oustaou dous Cassous
Proposition de typographie gasconne.
Tederic M.

 

 
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Le Courdau

Cassini : Courdau
IGN : le Courdeau


 

 
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Cloutal et Grauette

en graphie alibertine :

(la) Graveta
Prononcer "La Grawéto, La Grawéte..."

grava / grève, gravier

Au sens minéral, bien sûr...

Prononcer entre "grabe", "grabo", "grawe", "grawo"...
dérivés :
gravèira (prononcer "graweÿre"), ou gravèra : gravière.
graveiron (prononcer "graweÿroung") : banc de gravier.
gravèr (prononcer "grabè", "grawè") : gravier.
gravissa (prononcer "grawisse, grawisso") : petit gravier.

Le pays des Graves, au Sud de Bordeaux, tire de là son nom. C’est une zone où la Garonne déposa jadis de nombreux cailloux.

CN : peut-être Cloutat et Grauétte


 

 
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Dévés et Baragnes

en graphie alibertine :

(lo) Devés
Prononcer "(lou) Débés". Semble la forme masculine de la Devesa. Donc, une (...)

devesa / terre en défens, réserve

Prononcer "débézo".
Mot qui semble plus languedocien que gascon. Mais quelques rares lieux portent ce nom en Gascogne.

Un remarquable site d’étymologie occitane nous indique ceci :
"Devèze, devèse ; deveso, debes en Rouergue, defès en Périgord, est un toponyme très courant ; voir par ex. pour le Gard Germer-Durand. Ancien occitan deveza signifie "terrain réservé". D’après Pégorier devèse s.f. "défens, réserve, jachère, friche" dans les noms de lieux. Dans l’Aude (cf. Thesoc) et le Cantal debezo "jachère", dans le Cahors debéso "pâturage". La forme féminine est limitée à l’occitan et désigne le plus souvent une jachère. L’étymon est latin defensum "interdiction" > ancien occitan deves. La devèse était une jachère, du terrain où le bétail ne pouvait paître qu’avant le labourage et qui lui était interdit après cette période de l’année."