Lòcs (toponymie, paysage...) de Rimons

Haut Entre-deux-Mers

Rimons

La Plane

en graphie alibertine :

La Plana
Prononcer "La Plane"


Le lieu figure sur les cartes IGN actuelles sous le nom "A la Plane". Dans tous les cas, bien que Rimons ait été un foyer de pénétration gavache intense, la forme "plane" atteste de la présence parallèle du gascon.

prepausat per Vincent P. ;

 

 
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Rimons

Les Queyroux

en graphie alibertine :

(lo) Queiron ? Cairon ? Coairon ?
"queiron" (prononcer entre "queÿrou" et "queÿroung") doit venir de la racine (...)


 

 
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Rimons

La Cabane

en graphie alibertine :

(era/la) Cabana
Prononcer "Cabana" avec l’accent tonique sur ba. Nom occitan présent en (...)

cabana / cabane

A prononcer à peu près comme en français, mais avec l’accent gascon, bien sûr !
Semble être un mot d’oc passé en français.
Multidiccionari francés-occitan

On le fait venir du bas latin capanna qui lui-même viendrait peut-être du gaulois.

Suivant les contextes, la cabane a pu prendre des sens spécialisés : Lespy évoque par exemple l’habitation pour loger les baigneurs dans les stations thermales ; mais le mot peut aussi s’appliquer s’appliquer à des logements de pasteurs de troupeaux ("Cabane de societat").

dérivés ou variantes :
cabanèr, cabanèir (cabaneÿ) en Nord-Gascogne :
« cabanè,-re adj. et s. Cabanier,-ère ; qui loge dans une cabane. » [Lespy]

caban (en Médoc et Guyenne)
« CABAN, s. s. m. s. m. Petit parc, en Guienne » [Tresor dóu Felibrige]
Multidiccionari francés-occitan

caban (Méd.) sm. – Hutte, mauvaise cabane. [Palay]

verbe cabanar (cette fois, prononcer "cabanà") : fermer les contrevents à moitié quand il fait très chaud (passé en français régional sous la forme "cabanner")
nom commun masculin cabanar : sorte de cabane (ou plutôt lieu où il y en a plusieurs ?)

cabaniu est sans doute à "cabana" ce que bordiu ("bourdieu") est à "bòrda".
En tout cas, le suffixe -iu* (diphtongue "iÿou") est le même, mais le sens que ce suffixe ajoute au mot racine n’est pas très clair.
Peut-être un "lòc" où il y a plusieurs cabanes.
Palay va dans ce sens :

cabanìu,-ibe s. – Cabanon ; qui est propre à faire ou à établir une cabane. N. de p. Lous cabanìus, agglomération de cabanes.

*Le suffixe -iu est à rattacher au suffixe français -il (mais pour d’autres mots terminés en -iu, ce pourrait être le suffixe français -if).


 

 
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Rimons

Les Cailloux

en graphie alibertine :

(los) Calhaus
Prononcer "(lous) Calyàws".

calhau / caillou

Prononcer "caillaou".

Exemple de S. Palay dans son dictionnaire :
"Non trobaré pas calhau au Gave" :
Il ne trouverait pas de caillou au Gave. (se dit pour une personne peu dégourdie).
Au sens figuré, calhau = personne têtue
Dérivé :
calhavós (prononcer "caillabous") : caillouteux ; qualifie des ruisseaux ou rivières en pays de Confluent de Lot et Garonne et plus au nord ; donc pas spécifiquement ni exclusivement gascon.

a hum de calhau : à toute vitesse


 

 
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Rimons

Les Rouilles

en graphie alibertine :

L'Arrolha
Prononcer "L’Arrouilhe".

arrolha, arrulha, arrelha / rouille, ruisseau

Le mot "rouille" est une mauvaise francisation, semble-t-il. Peut-être que la couleur rouille de certains ruisseaux landais a facilité l’erreur ?
Le "a" de début de "arrolha" a aussi été confondu avec le "a" de "la" rouille...
"arrolha" viendrait du bas-latin "arrogium" (Nicolaï) ou du latin "arrugia" (Fenié).
On peut penser que le mot castillan arroyo est de la même origine.
Et probablement aussi le basque arroila.

Il semble que le masculin "arrolh" (prononcer "arrouil") existe aussi, avec le même sens de rigole, ruisseau, fossé.

LA PALABRA DEL DÍA (www.elcastellano.org) donne la préférence à une origine prélatine :
"arroyo
Es uno de los pocos vocablos hispánicos prerromanos, que sobrevivieron a la latinización de la Península Ibérica.
En su origen, se refería a un ’canal artificial para el paso del agua’ y más tarde las ’largas galerías de las minas’, generalmente túneles muy estrechos por los que apenas podían pasar los mineros y con esa denotación fue acogido por los romanos y empleado por Plinio.

La palabra castellana se extendió al portugués arroio y se mantuvo en el vasco arroil (foso, desfiladero entre montes).
En varios dialectos italianos aparecen formas como ruga, roggia, con el sentido de ’acequia’ o ’canal’.

Sin embargo, Covarrubias supone en su diccionario (1611) que la palabra está formada por el artículo árabe al antepuesto a la voz latina rivus, o a su diminutivo rivulus o, tal vez, el griego ryo (yo fluyo). Esta hipótesis se descarta actualmente."

Le bas-latin a pu adopter et diffuser ce mot pré-latin, hispanique. Pour le mot espagnol arroyo, l’explication donnée plus haut suggère son entrée directe dans le lexique, à partir du mot pré-latin.
Pour ce qui concerne l’espace aquitain, nous n’avons aucun élément pour affirmer que cette racine existait avant la latinisation, et donc le gascon l’aurait reçu par ricochet.

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« arroulhe sf. Rigole ; ornière ; fossé ; canal ; l’outil appelé arroulh. Syn. arrélhe. »
Remarque : la forme arrélhe a un homonyme, soc (pièce de charrue) qui, justement, sert à creuser un sillon !

Lespy :
« ARROULHE, Arrolhe, Arrulhe rigole, ornière profonde, fossé, canal »
Les exemples donnés par Lespy utilisent beaucoup la forme arrulhe.
Lespy signale aussi une extension du sens à un terrain limité par des arrulhes, par exemple "un verger conquis sur le marais".

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arrolha, arrulha, arrelha à partir de arrugula

 

 
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Rimons

Bois Redon

en graphie alibertine :

Bòsredon

arredon, redon / rond

féminin : redona (prononcer "rédoune" ou "rédouno")
variante avec le "a" d’appui gascon : arredon, qui donne souvent ardon dans la toponymie.

bòsc / bois

Dans le sens de "petite forêt".
Dérivés :
bosquet (prononcer "bousquétt") : bosquet (ce mot français doit être un emprunt à l’occitan)
boscar (prononcer "bouscà") : taillis
boscat (prononcer "bouscatt") : boisé
boscassèr, buscassèir (prononcer "buscassèÿ") : bûcheron
busquèir (prononcer "busquèÿ") : bûcher


 

 
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Rimons

Bourdille

en graphie alibertine :

(los) Bordilèrs
Prononcer "(lous) Bourdilès".

bòrda / ferme, métairie, grange

Ou grange.
Prononcer entre "bordo" et "borde" ;
Dérivés :
bordeta (prononcer "bourdette" ; petite bòrda), bordiu (ferme ou métaierie) et ses dérivés bordilèr (métayer), bordilòt (diminutif de "bordiu"), bordilar (attesté dans "Siedlung und Landschaft (...)" p. 328)
bordau ("bourdaou" indiqué comme "grange-étable" (p.40) par "Quand l’Ariège changea de siècle", de Pierre Salies aux éditions Milan/Résonances (1982))
bordalèr métayer, « habitant d’un hameau, d’un bourdalà » [Palay]
bordalat (hameau)
bordèra : regroupement de bòrdas ?
bordar (prononcer "bourdà") :
« bourdà sm. Ferme, borde avec tout ce qu’elle contient et comporte- : bétail et cheptel mort. En Lav. emplacement d’une borde tombée en ruines. » [Palay]
« Bourdar Bordar (vers le pays basque) métairie »[Lespy]

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Rimons

Canton Du Loup

en graphie alibertine :

(lo) Canton
Prononcer "(lou) Cantou(ng)".

canton / coin

Prononcer entre "cantou" et "cantoung".

synonyme : cornèr (prononcer "cournè")
dérivé :
recanton : recoin


 

 
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Rimons

La Nauze

en graphie alibertine :

(la) Nausa
Prononcer entre "la Nawze" et "La Nawzo".

nausa, nauda, nauva / lieu inondable

Prononcer "nàwze", "nàwzo"...

Tresor dóu Felibrige :
Multidiccionari francés-occitan

NAUDO, NAUSO NAUVO (L), (périg.), (rom. b. lat. nausa, lat. nautea, eau croupie), s. f. Noue, mare d’eau, lagune, dépression au sol, prairie aquatique, terre exposée à être couverte d’eaux stagnantes, en Gascogne et Querci


 

 
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Rimons

Laborde

en graphie alibertine :

Labòrda + (la/era) Bòrda

bòrda / ferme, métairie, grange

Ou grange.
Prononcer entre "bordo" et "borde" ;
Dérivés :
bordeta (prononcer "bourdette" ; petite bòrda), bordiu (ferme ou métaierie) et ses dérivés bordilèr (métayer), bordilòt (diminutif de "bordiu"), bordilar (attesté dans "Siedlung und Landschaft (...)" p. 328)
bordau ("bourdaou" indiqué comme "grange-étable" (p.40) par "Quand l’Ariège changea de siècle", de Pierre Salies aux éditions Milan/Résonances (1982))
bordalèr métayer, « habitant d’un hameau, d’un bourdalà » [Palay]
bordalat (hameau)
bordèra : regroupement de bòrdas ?
bordar (prononcer "bourdà") :
« bourdà sm. Ferme, borde avec tout ce qu’elle contient et comporte- : bétail et cheptel mort. En Lav. emplacement d’une borde tombée en ruines. » [Palay]
« Bourdar Bordar (vers le pays basque) métairie »[Lespy]

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