Lòcs (toponymie, paysage...) de Sigalens

Bazadais

Sigalens

Vasconne et monument

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
Bazadais

Sigalens

Coulinet

en graphie alibertine :

Colinet
"Petit Nicolin" avec aphérèse. Prononcer "Coulinétt".


Il faut ouvrir l’œil à Sigalens : le bâti ancien à emban est désormais minoritaire dans le paysage.

prepausat per Vincent P. ;

 

 
Bazadais

Sigalens

Monclaritz
Montclarits


Comment expliquer ce suffixe -tz ? Dans la même région : Sendets, Leyritz, Trazits.

 ellum/-illum ?
Suffixe basco-aquitain -itz (Ex : Aramits) ?
Ou reste de génitif latin : Montem Claretis=le Mont de Clair ?

Sans parler du problème pour orthographier ce suffixe en graphie occitane quand Laruns choisit Laruntz au lieu de Laruns (ou Larunts ?).
Si c’est -illum au pluriel, c’est évidemment -iths.
Il faudrait des attestations anciennes.
[Vincent.P]

Bénédicte Boyrie-Fénié ne prépare-t-elle pas un dictionnaire des noms de commune du département de la Gironde, comme elle l’a fait pour le département des Landes, avec recherche des attestations les plus anciennes possibles des noms ?
[Tederic]


 

 
Bazadais

Sigalens

Péouroux
Peurós / Péourous

en graphie alibertine :

Peurós
Prononcer "Péourous".

ros, arrós / roux

Prononcer "rouss, arrouss".
Féminin rossa (prononcer "rousse" ou "rousso").
La forme "hypergasconne" "arrós" semble exister, mais attention, "arrós" peut aussi être un nom commun qui signifie "rosée" ou "bruine".

peu / poil

Prononcer "péou".
pelut, peluda : poilu, poilue
pelat, pelada : pelé, pelée

Le nom Pèu ros (Poil roux) doit avoir été le chafre d’un habitant.

IGN : Larchey
Cadastre napoléonien : Péouroux ; Larchey est à 500 m au sud-ouest, de l’autre côté de la route de Sendets à Monclaris.
Carte d’état major du 19e siècle : Péou rouge
Cassini : Larché
La bastisse photographiée est la plus ancienne des deux bastisses de Péouroux. On voit des pans de bois.
[Tederic]


 

 
Bazadais

Sigalens

Dufrèche

en graphie alibertine :

Deuhrèisho

hrèisho / frêne

Prononcer "rèchou" en mettant l’accent tonique sur "rè".
Le "h" qui figure devant le "r" ne s’entend plus, et est la trace du "f" latin transformé par le gascon.
Dans la toponymie, on retrouve parfois le "f" d’origine : "fréchou".

variante :
hrèishe
herèisho dans le sud-est gascon
dérivé :
hreishèda (prononcer entre "réchède" et "réchèdo") : bois planté de frênes

"frêne commun : Sur sols assez riches et alimentée en eau.
Bel arbre très droit, présent en bordure des cours d’eaux. Peut atteindre 30 m. Fruits : les samares.
frêne oxophylle : Plus petit que le frêne commun, il peut s’implanter sur des sols plus secs. Bourgeons marrons (noirs chez le frêne commun)."
[Gilles Granereau]


 

 
Bazadais

Sigalens

Dubouil

en graphie alibertine :

Deubolh
Prononcer "Doubouil".

bolh / lavoir

ou aussi golh.
[lexique de gascon bazadais de Vigneau]


 

 
Bazadais

Sigalens

Vilate

en graphie alibertine :

Vilata
Prononcer "Bilato"


 

 
Bazadais

Sigalens

Peyret

en graphie alibertine :

(lo) Peiret
Prononcer "(lou) Peÿrétt". Probablement diminutif de "Pèir".

pèira / pierre

Apparait généralement sous la forme "peyre" dans les noms propres.
dérivés :
peirós (pierreux), peirèra ou peirèira (carrière*)
peiruisha : résidu de pierres [G. Balloux]
peirèr (prononcer "peÿrè") ou peirèir : tailleur de pierre

* "carrèra" ne veut pas dire "carrière", mais "rue".

Pèir, Pèr Pèira / Peÿ / Pierre

Pèir Berland defenot la libertat de Bordèu !

Dérivés :

Dérivés ou variantes [Alis-Aiguillon] : Peyre Peyroton Peychot

Futurs parents amoureux de Bordeaux et de sa région, vous souhaitez que votre fils s’attache lui aussi à ce pays et défende ses couleurs...
Appelez-le Pey ou Pèir* !
C’est "Pierre" en gascon de la région de Bordeaux.
C’est le prénom de Pey Berland, homme d’Etat, homme du peuple, homme de coeur et homme de religion, qui a défendu la liberté de Bordeaux contre le roi de France.

*"Pèir" est la graphie occitane normalisée de "Pey".
Il s’agit d’un seul et unique prénom qui se prononce " Pèÿ ".

La forme "Pey" est plus connue, et attestée officiellement. Vous n’aurez aucune difficulté à la faire enregistrer par l’Etat Civil : sinon, il devrait suffire d’invoquer Pey Berland et les multiples "Saint Pey" de la région...

La forme graphique Pèir, plus moderne et audacieuse, est moins évidente à prononcer pour la majorité des gens.
Il vous faudra donc faire, si vous la choisissez, l’effort pédagogique pour qu’ils ne prononcent pas "Pèrr"...

Pèir est la version nord-gasconne (en gros, département de la Gironde nord du département des Landes) de "Pèr" (ne pas prononcer le "r") qu’on trouve dans le reste de la Gascogne (voir les multiples "Saint Pé...").

A noter pour finir : le gascon permet une forme féminine différente du masculin, "Pèira", à prononcer entre "Pèïre" et "Pèïro". Profitons-en ?-)


 

 
Bazadais

Sigalens

La Traverse

en graphie alibertine :

(lo) Travèrs, (la) Travèrsa
Prononcer "(lou) Trabès, (la) Trabèsso"...


 

 
Bazadais

Sigalens

Le Lugat

en graphie alibertine :

(lo) Lugat
Semble être "luc" + terminaison "at". Désignait probablement un certain type (...)

luc / forêt

Et plus exactement bois sacré.
Vient du latin "lucus" (bois, forêt). Présent dans de nombreux noms de lieu gascons (Lucmau par exemple), mais le mot semble avoir disparu de l’usage depuis longtemps, peut-être en même temps que les croyances qui lui étaient associées.
J. Tosti signale une forme féminine de "luc" : luque (luca en normalizat) ; luga (lugue) existe aussi.

dérivé fréquent en toponymie gasconne : lugat