Lòcs (toponymie, paysage...) de Saint-Griède / Sangriéde

Armagnac & Adour Gascogne médiane

Saint-Griède / Sangriéde

Castaignet

en graphie alibertine :

(lo) Castanhet
Prononcer "(lou) castagnétt". Petit châtaigner ou lieu planté de châtaigners (...)

castanha / châtaigne

Se prononce castagne ou castagno.
dérivés :
castanhèir ou castanhèr (ne pas prononcer le "r" final), et aussi, semble-t-il, castanh tout court : châtaigner
"arbre pouvant atteindre 30 m et plusieurs milliers d’années" [Gilles Granereau]
castanhèra, castanheda, castanhar, castanhareda, castanhet, castanet : châtaigneraie
Une expression tirée de V. Lespy (proverbes du pays de Béarn - éditions Lacour) :
Qu’a castanhat !
Veut dire "il a récolté les châtaignes". Comme la récolte des châtaignes est la dernière de toutes, l’expression veut dire (en moins guerrier) "il a tiré ses dernières cartouches".

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Castagnade à Pey
Dab "Lous youents dou bespe" (Los joens deu vespe) = "Les jeunes du soir"
jmcasa


Castaignet sur la carte IGN, Castagnet sur la place, qui ne fait pas état de la graphie française archaïque -ign- pour noter le son "gn" (comme dans oignon ou Champaigne, le peintre).

La fusion des communes en Gascogne centrale, ancienne désormais, fait que l’on peut passer à côté de petits joyeux d’architecture rustique, si l’on commet l’erreur de ne pas se perdre dans ces désormais hameaux, anciennes paroisses.

prepausat per Vincent P. ;

 

 
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Saint-Griède / Sangriéde

BAMBALOIRS


 

 
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Saint-Griède / Sangriéde

Baradé

en graphie alibertine :

(la) Varada
Prononcer entre "Barade" et "Barado".

varat, varada / fossé

Prononcer respectivement "barat", "barade"...

varadar, avaradar (baradà, abaradà) : entourer de fossés

A propos des varats landais, Gilles Granereau, de l’ONF, nous explique :
"en gros, pour limiter les problèmes d’humidité, mais aussi pour délimiter les propriétés, on creusait des fossés (barat, barradeau...) ;
les déblais étaient mis sur la bordure et constituaient la dougue (ou douve, ou tempe - mot que je ne connaissais pas), plus ou moins large.
C’est sur cette dougue que l’on pouvait établir une haie (les aubépines, par exemple étaient largement utilisées, car, outre leur rôle défensif (contre les bestiaux), elles étaient employées comme porte-greffes pour les fruitiers).
Cette haie protégeait par ailleurs les fruitiers (ou parfois la vigne) qui étaient placés parallèlement.
A l’intérieur de cette zone close et assainie par les fossés, et protégées par les fruitiers et haies, on pouvait établir des cultures céréalières en général."

Un contributeur géomètre nous dit :
"Les fameux baradeaux simples ou doubles entouraient bien les prés ou terres pour, d’une part, assainir, et, ensuite, couper les racines de la forêt qui auraient tendance à aller dans le sous sol des terres.
De ce fait les baradeaux dans leur ensemble appartenaient au propriétaire terrien et non au sylviculteur.
J’explique cela dans mes bornages, mais j’aurais aimé trouver des textes ou schémas pour leur mettre sous les yeux."

Remarque [2021] :
La provenance gasconne du mot utilisé en français "baradeau" n’est pas claire. Ce dernier est d’ailleurs associé par des sites d’étymologie au verbe barrer.
Le nom de famille Baradeau est poitevin.
On ne trouve guère de Baradeau en onomastique gasconne, ni de baradèu ou baradèou dans les textes...

dérivés :
varadèr : creuseur de "varats"
minjar com un varadèr : manger... beaucoup
varada (prononcer entre "barade" et "barado") : féminin de "varat" ; correspond au mot français "vallée", mais le sens gascon était-il "vallée" ou "fossé", ou entre les deux ?

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Luz Saint Sauveur - Rue dets Barats
Bizarre ces noms de rues moitié français ("rue") moitié gascons qu’on trouve à Luz.
Mais surtout ne touchez à rien si c’est pour uniformiser en français !
En gascon, on peut, sur le modèle de la rue voisine "Bio d’era Moulo" (tout en gascon, elle), imaginer "Bio dets Barats" (Via deths Varats).
La graphie alibertine passerait peut-être auprès des autochtones, mais les estrangèrs prononceraient les "V" "V"...
Je trouve aussi que le dessin de la plaque et des lettres rend bien.
Tederic M.

(lo) Varadèr, Varadèir
Prononcer "(lou) Baradè", "Baradeÿ". Le second est nord-gascon.

varat, varada / fossé

Prononcer respectivement "barat", "barade"...

varadar, avaradar (baradà, abaradà) : entourer de fossés

A propos des varats landais, Gilles Granereau, de l’ONF, nous explique :
"en gros, pour limiter les problèmes d’humidité, mais aussi pour délimiter les propriétés, on creusait des fossés (barat, barradeau...) ;
les déblais étaient mis sur la bordure et constituaient la dougue (ou douve, ou tempe - mot que je ne connaissais pas), plus ou moins large.
C’est sur cette dougue que l’on pouvait établir une haie (les aubépines, par exemple étaient largement utilisées, car, outre leur rôle défensif (contre les bestiaux), elles étaient employées comme porte-greffes pour les fruitiers).
Cette haie protégeait par ailleurs les fruitiers (ou parfois la vigne) qui étaient placés parallèlement.
A l’intérieur de cette zone close et assainie par les fossés, et protégées par les fruitiers et haies, on pouvait établir des cultures céréalières en général."

Un contributeur géomètre nous dit :
"Les fameux baradeaux simples ou doubles entouraient bien les prés ou terres pour, d’une part, assainir, et, ensuite, couper les racines de la forêt qui auraient tendance à aller dans le sous sol des terres.
De ce fait les baradeaux dans leur ensemble appartenaient au propriétaire terrien et non au sylviculteur.
J’explique cela dans mes bornages, mais j’aurais aimé trouver des textes ou schémas pour leur mettre sous les yeux."

Remarque [2021] :
La provenance gasconne du mot utilisé en français "baradeau" n’est pas claire. Ce dernier est d’ailleurs associé par des sites d’étymologie au verbe barrer.
Le nom de famille Baradeau est poitevin.
On ne trouve guère de Baradeau en onomastique gasconne, ni de baradèu ou baradèou dans les textes...

dérivés :
varadèr : creuseur de "varats"
minjar com un varadèr : manger... beaucoup
varada (prononcer entre "barade" et "barado") : féminin de "varat" ; correspond au mot français "vallée", mais le sens gascon était-il "vallée" ou "fossé", ou entre les deux ?

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Luz Saint Sauveur - Rue dets Barats
Bizarre ces noms de rues moitié français ("rue") moitié gascons qu’on trouve à Luz.
Mais surtout ne touchez à rien si c’est pour uniformiser en français !
En gascon, on peut, sur le modèle de la rue voisine "Bio d’era Moulo" (tout en gascon, elle), imaginer "Bio dets Barats" (Via deths Varats).
La graphie alibertine passerait peut-être auprès des autochtones, mais les estrangèrs prononceraient les "V" "V"...
Je trouve aussi que le dessin de la plaque et des lettres rend bien.
Tederic M.

La Barrada

barrada / fermée

Prononcer entre "barrade" et "barrado".


 

 
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BARTEUIL


 

 
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BARTHE

en graphie alibertine :

Labarta + (la) Barta
Prononcer entre "(la) Barte" et "(la) Barto".

barta / barthe

Zone humide auprès d’une rivière.
"barta" est un mot prélatin.
Difficile d’affirmer si "barda" (voir les lieux qui s’appellent "Labarde") est une variante de "barta".
Si oui, on pourrait déduire à la fois "barda" et "barta" de bard ou bart qui veut dire "boue" ou "limon".

barta existe aussi en languedocien, mais avec un sens différent de forêt broussailleuse. Difficile de dire si les mots "barta" et languedocien et gascon ont une même origine.


 

 
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BERNADOUM


 

 
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Saint-Griède / Sangriéde

BIDAOU

en graphie alibertine :

(lo) Vidau
Très courant, avec ses dérivés Vidalòt, Vidalon..., en Gascogne dans les noms (...)

vidau / tricholome équestre

Prononcer "bidaou" ou "bidàw".
Le tricholome équestre est bien sûr un champignon.

Autre sens : clématite

Vidau prenom mascle

Du latin Vitalis.
Prononcer "Bidaou" en diphtonguant le "aou", bien sûr !
Forme languedocienne : Vidal


 

 
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Saint-Griède / Sangriéde

BLANC


 

 
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BOUZIGUES

en graphie alibertine :

(las) Bosigas
Prononcer "(las) Bouzigos".

bosica, bosiga, bodiga / friche

Prononcer entre "bousique" et "bousico".
variantes :
bosiga, bodiga, et probablement bohiga ou boïga (voir le nom "Bouygues"), et botiga.


 

 
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CAOUOTS
Cavòts

en graphie alibertine :

(lo) Cavòt
Prononcer "(lou) Cawòtt".

cava / cave

Prononcer entre "cabe", "cavo", "cawe", "cawo".
C’est le nom commun "cave" mais aussi le féminin de l’adjectif "cau" (prononcer entre "caou" et "caw"), qui veut dire "creux" ou "profond".