Lòcs (toponymie, paysage...) de Bédéchan

Gimoès

Bédéchan

Le Tresquet

en graphie alibertine :

(lo) Tresquet
Prononcer "(lou) Tresquétt".

tresca / tresse


 

 
Gimoès

Bédéchan

Lafforgue

en graphie alibertine :

Lahòrga + (la) Hòrga
"hòrga" semble une forme de "harga".

harga, hàrgua (?) / forge

harga : prononcer "hargue" ou "hargo".
hàrgua : on ne sait pas trop... pourrait se prononcer "hàrgou" avec l’accent tonique sur har, et expliquer les lieux La Hargou.

hargon (prononcer "hargou(ng)") : forgeron
hargoa (prononcer "hargou(e)") : femme du forgeron ; mais la récurrence de noms de lieu "La Hargou" (il y en a plus que des "Le Hargou") donne un rôle étonnant aux femmes de forgeron !
Une fois de plus, la place de l’accent tonique est décisive pour qu’on comprenne : si l’accent tonique est sur har, ce n’est pas la même explication, ni la même prononcation, ni la même graphie !
hargoèr (prononcer "hargouè") : forgeron
hargar, hargoar : forger

« HARGOU marteau pour frapper sur la faux que l’on affile. » [Lespy]
Multidiccionari francés-occitan

Ce serait hargon en graphie alibertine.


La Horgue


 

 
Gimoès

Bédéchan

La Trémoulette

en graphie alibertine :

Tremolet
Prononcer "Trémoulét" en faisant entendre le t final. tremolet : en (...)

biule, briule, brule / tremble, peuplier

Prononcer "biwlé".

Variantes : briule, brule (Médoc et Entre-deux-Mers)
Arbre de 25 à 30 m, présentant deux races géographiques (tremble de montagne ou de plaine), et différentes formes (pleureur, pyramidal…). C’est le seul peuplier forestier. Le nom vient du fait que ses feuilles semblent trembler au moindre coup de vent.
[Gilles Granereau]
dérivés :
biular, bigolar, brular, brulèira (bruleÿre)... : terrain planté de trembles


 

 
Gimoès

Bédéchan

Endomengeot
En Domenjòt

en graphie alibertine :

Domenjòt
Prononcer "Doumenjòtt".

Domenge, Domengue, Dominge Domenja / Dominique / Dominique

Pour Domenja, prononcer entre "Doumenje" et Doumenjo".
Pour Domenge, prononcer "Doumenjé", mais sans mettre l’accent tonique sur le "é" final.

"Domenge" est attesté vers 1600 à Ladaux (Entre-deux-Mers).
Evolution occitane du latin Dominicus.

L’occitan a l’avantage de distinguer le masculin du féminin.


 

 
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Bédéchan

Encassagnolis
En Cassanhòlis / En Cassagnòlis

en graphie alibertine :

Cassanhòlis
Un de ces noms composés avec le suffixe -is (posé ici sur le nom Cassanhòu), (...)

casso, casse, cassi / chêne

cassi est plutôt girondin, une autre forme gasconne est casso (prononcer "cassou" en accentuant la première syllabe), et casse existe aussi.
En langue gauloise : cassanos

"cassi-casso-casse" est-il plutôt le chêne pédonculé , le chêne tauzin étant "tausin" ?*
Dérivés (pour dire "chênaie" :)
cassiar (masc.), cassia o cassièra (fem.), cassiet, cassieda, cassoeda, cassanha (le si courant "cassagne"

*Le basque a deux mots différents : haritz pour "chêne pédonculé", ametz pour "chêne tauzin". Au Pays basque, le premier était particulièrement révéré.

Ostau deus Cassos / Oustaou dous Cassous
Proposition de typographie gasconne.
Tederic M.

Le patronyme Cassagnolis est attesté à Bédéchan, et a probablement créé ce toponyme.


 

 
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Bédéchan

Le Can Grand

en graphie alibertine :

(lo) Camp grand
Prononcer "(lou) Cam gran".

camp / champ

Souvent prononcé "cam", sans faire entendre le p final.
campanha : campagne

grand / grand

Seul le gascon du Nord (Médoc, Bordelais...) garde le "d" : grand, féminin granda (prononcer "grande").
Sinon, le féminin est grana (prononcer entre "grane" et "grano").

Mais attention : le gascon emploie parfois, pour dire "grand" (ou "gros"), l’augmentatif "às".
Exemple :
platàs : plat très très copieux


 

 
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Bédéchan

Soulan de Lacoste

en graphie alibertine :

Lacòsta + (la) Còsta
Prononcer "Lacòsto".

còsta / côte

dérivés ou variantes :
costalat : côteau

On aurait pu penser que le mot còs, qui explique le nom de famille Ducos, et des noms de lieu comme Cos d’Estournel, soit un còst dont on ne prononce pas le "t" final. còs = tertre, côteau, monticule
Mais il viendrait plutôt d’une racine prélatine "kos" (colline) qui aurait survécu en gascon.

"còsta" pourrait être le mot pour traduire le français "colline", même si "tuc", "turon", et d’autres, peuvent dire des types particuliers de colline ou de relief.

(Lo/Eth/Le) Solan
Prononcer entre "soulan" et "soulang". Selon Claude Larronde, "lieu exposé (...)

solan / adret

Prononcer entre "soulà" et "soulang"
Versant exposé au soleil.


 

 
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Bédéchan

La Horgue

en graphie alibertine :

Lahòrga + (la) Hòrga
"hòrga" semble une forme de "harga".

harga, hàrgua (?) / forge

harga : prononcer "hargue" ou "hargo".
hàrgua : on ne sait pas trop... pourrait se prononcer "hàrgou" avec l’accent tonique sur har, et expliquer les lieux La Hargou.

hargon (prononcer "hargou(ng)") : forgeron
hargoa (prononcer "hargou(e)") : femme du forgeron ; mais la récurrence de noms de lieu "La Hargou" (il y en a plus que des "Le Hargou") donne un rôle étonnant aux femmes de forgeron !
Une fois de plus, la place de l’accent tonique est décisive pour qu’on comprenne : si l’accent tonique est sur har, ce n’est pas la même explication, ni la même prononcation, ni la même graphie !
hargoèr (prononcer "hargouè") : forgeron
hargar, hargoar : forger

« HARGOU marteau pour frapper sur la faux que l’on affile. » [Lespy]
Multidiccionari francés-occitan

Ce serait hargon en graphie alibertine.

Est-ce le même lieu-dit que Laforgue ? Le nom est le même, de toute façon.
Le Cadastre napoléonien (B2) mentionne un "la Horgue" près de Fanjaux.


 

 
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Bédéchan

Arribères

en graphie alibertine :

Larribèra + (l')Arribèra +(la) Ribèra
Prononcer "Larribère", "Larribèro"...

arriba / rive

Prononcer entre "arribe" et "arribo".
riba en Nord-Gascogne.

arribèra, arribèira : plaine ou large vallée


 

 
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Bédéchan

Lasbarthétes
Las Bartetas / Las Bartétos

en graphie alibertine :

(la) Barteta
Prononcer "La Bartéte"

barta / barthe

Zone humide auprès d’une rivière.
"barta" est un mot prélatin.
Difficile d’affirmer si "barda" (voir les lieux qui s’appellent "Labarde") est une variante de "barta".
Si oui, on pourrait déduire à la fois "barda" et "barta" de bard ou bart qui veut dire "boue" ou "limon".

barta existe aussi en languedocien, mais avec un sens différent de forêt broussailleuse. Difficile de dire si les mots "barta" et languedocien et gascon ont une même origine.