Pays de Buch Pays negue Landes de Gascogne

Salles


 
en graphie alibertine :

(las) Salas
Prononcer entre "Sales" et "Salos".

sala / maison seigneuriale

Ancien mot gascon, d’origine germanique.

Le gentilé gascon serait « lous Salots ».
Il sera difficile de le faire passer en français (le gentilé français est "sallois"), mais cela confirme une tendance à former les gentilés gascons par le suffixe -òt, en tout cas dans les Landes.


 

 

Lòcs (toponymie, paysage...) de Salles :


 

 

 

Grans de sau

  • Si l’on insiste que le t final se prononce, cela peut passer à mon avis.
    De toute manière, il n’y a rien de choquant à ce que les gentilés diffèrent en français et en gascon.
    "sallois" est très laid de toute façon, c’est une de ces diphtongues françaises difficilement adaptables en gascon.
    Mais je préfère cependant "paloès" ("palés" est la forme ancienne) pour Pau à l’affreux néologisme "paulin".

  • On identifie souvent cette commue à Salomagus ="le marché du sel" en celte, sur la route Bordeaux-Dax.
    Seulement, un tel toponyme celto-latin aurait du donner "Salon/Salom" comme Condom est tiré de Condatom(agus) et Argenton d’Argentom(agus).

  • Ce n’est pas exactement que je trouve choquant que le gentilé français soit différent du gentilé gascon :
    c’est que j’aimerais que le gentilé gascon supplante le gentilé français, dans l’usage courant, donc en français.
    Au pays basque, les gentilés sont bien souvent basques, et on les utilise tels quels, même quand on parle français.

  • Dans l’usage basque, il y a parfois dichotomie, le gentilé formé en basque étant conservé pour le seul usage basque.
    Mais c’est vrai que parfois le gentilé basque est le seul en usage, même en français, et parfois aussi pour des villages béarnais (j’en avais fait la liste : les Ribaltars pour Rivehaute par exemple).
    Mais évidemment, comme le gascon se meurt, l’idée de sauver ce qu’il reste de gascon via les gentilés est tentante.

    Remarquons que des gentilés traditionnels basques tirés du gascon sont inusités aujourd’hui : les habitants de Bayonne se disent en basque Baionesak et non Baionarrak.
    Montory : Montories.
    Le Boucau : Bokales.
    Plus surprenant avec Larrebieu : Larrebies.
    Roquiague : Arrokiages.
    Les Arbailles : Arballes.

  • Vous êtes sûrs pour le s final en version gasconne ? Sala me paraît plus juste. (Cf Lorda, Tarba etc.)

  • Les formes anciennes relevées par BBF tendent à prouver que le toponyme désigne plusieurs "salles" :
    Sales en 1299, Salas au XIVème siècle dans les textes gascons.
    Dans un texte latin de 1330, c’est "de Salis" donc un ablatif pluriel sur "sala".
    Comme il n’y a pas d’article, on peut supposer que l’implantation est ancienne.
    On peut aussi supposer à la marge que la forme romane a mal interprété une désinence latine "salis" qu’elle a réadapté au pluriel, mais les textes gascons notent "Salas" avec assez de précision il semble.


Un gran de sau ?

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