Maremne & Seignanx Pays negue Landes de Gascogne

Saint-Vincent-de-Tyrosse / Sent Vincenç de Tiròssa / Semicenç

- Vincent P.


 

Arquey / Arquèir / Arqueÿ

en graphie alibertine :

Larquèir + (l')Arquèir
Prononcer "Larquèÿ". L’arquey semble avoir été le fabricant d’arcs.



 

Grans de sau

  • Vistessa limitada : n’i a tròp qui espian la maison de l’Arquèir (de l’Archer) !

  • Suffixe -ey et pas -é. Jalon qui tend à prouver son extension vers le sud et sa régression vers le nord. L’état le plus ancien de la langue semble être -ey.

  • La forme -èy est sporadiquement présente dans la toponymie en Gascogne méridionale, notamment dans le Gers et les Landes maritimes : un inventaire serait intéressant à mener.

    Le parler de Bayonne, celui de Rectoran, connaissait cette forme du suffixe latin -ariu. Il semble donc acquis que la forme initiale est celle maintenue en Bordelais et dans la vallée de la Garonne, -è étant ultérieur et peut-être influencé par les langues romanes du Nord de l’Ibérie.

    Le même phénomène de maintien du yod a eu lieu en languedocien : de larges pans du territoire languedocien connaissent la forme féminine -ièÿro. Cf carrièira en graphie alibertine. Personne, du reste, n’a su expliquer la forme -ier du français, -ièr en languedocien et dans tous les autres parlers d’oc, qui est aberrante au regard de l’étymon -ariu du latin (l’insertion de ce i pose problème).

    Seul le centralisme obsessionnel de l’occitanisme militant en Languedoc explique qu’en 2015, certaines personnes s’étonnent de la variété des formes en languedocien, qui semblent archaïques et sont en tout état de cause intéressantes, pour l’étude du gascon même.

  • Remarquez qu’il y a disjonction entre les formes masculine et féminine, à savoir :

     Dans une grande partie des landes septentrionales, la forme masculine est sans yod (-èr) tandis que la féminine est avec yod (-èira).

     A l’inverse, dans l’ancien Bazadais, la forme masculine est avec yod (-èir) tandis que la féminine ne possède pas de yod (-èra).

    A remarquer :

     La carte de l’ALG est fautive en ce qu’elle ne prend pas en compte le fait que la forme gasconne -èr(a) est aussi celle d’une partie de l’Agenais non-gascon.

     Aux abords de Toulouse, sous l’influence du languedocien toulousain, certains mots adoptent des formes masculines en -ièr.

  • Arquey est un patronyme girondin, je pense donc qu’il faut expliquer ce toponyme par le nom de l’habitant et pas par son métier,:qui a toujours dû se dire arquè là-bas.

    Peut-on expliquer -ier par le déplacement du -i - de -ariu- ?


Un gran de sau ?

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