Le plessage / lo pleishatge Encore un truc d’écolo-bobos ?

- Tederic Merger

Wikipédia :
« Le plessage est une technique traditionnelle de taille et tressage des haies vives afin de créer une clôture végétale. »

On entaille des troncòts à leur base pour les faire diverger, les plier vers le bas en les liant, si nécessaire, à des paus. Les troncòts ainsi martyrisés continueront à vivre et à étoffer lo pleish. plèish = haie
http://plessage.overblog.com/

Le plessage arrive en Gascogne ! [1]

 "art millénaire de faire des clôtures naturelles" selon un article de Sud-Ouest qui parlait d’une exposition de Dominique Mansion à Duras ; ce dernier fait du plessage comme un art.

 A l’airial de Marqueze (écomusée PNR des Landes de Gascogne) [2]

« Un lieu d’apprentissage »
La journée des jardins a présenté sur l’airial et au moulin les tendances actuelles des techniques de jardinage, les préoccupations environnementales (en particulier le péril de l’existence des abeilles et leur rôle primordial) et divers sujets annexes (plessage, hôtels à insectes, plantes médicinales avec dégustation de fleurs d’hibiscus…).

Visca lo pleishatge !

J’ai tout de suite pensé au mot pleish, et en gascon, le plessage [3] serait lo pleishatge (lou pléchadye), mot qui semble absent des dictionnaires gascons, mais que nous devons créer, en même temps que nous en popularisons la pratique en Gascogne !

Autres mots reliés :
tressage : trenatge, trescatge, triscatge
étanche : estanc
étanchéité  : estanqueïtat

Le pleishatge avait souvent pour but d’empêcher, avec les moyens du bord, le passage d’animaux indésirables (et peut-être parfois l’animal humain ?). Cette utilité peut subsister, mais aujourd’hui il permet en plus de conjuguer biodiversité, circuits courts, le naturel, l’esthétique et même des essais artistiques !

Le pleishatge, aussi pour en finir avec les clôtures disgracieuses de nos quartiers pavillonnaires ?

Et un clivage de plus dans notre société !

 il y a un public avide de pleishatge, qui assiste et applaudit aux démonstrations des spécialistes (relayées par Youtube), et tentera (e jo tanben, benlèu !) des expériences dans son propre jardin ;
 il y a ceux, peut-être plus nombreux - en tout cas plus visibles quand on se promène - qui installent des barrières et des portails en plastique, des bâches vertes (ou bleues ?), des palmiers en plastiques... achetés à la grande surface de bricolage...

De quin costat e vòlem miar la Gasconha ?-)

P.-S.

Si un gasconhaute a une image de pleishatge "made in Gascony" pour illustrer cet article, merci d’avance !

Notes

[1alors que des attestations anciennes de plessage en Gascogne semblent manquer

[2« Les responsables de l’Écomusée et leur équipe ont voulu aller plus loin en se servant du patrimoine et du site pour rattacher plus encore le présent au passé et vice-versa. » Une démarche très Gasconha !

[3https://www.cnrtl.fr/definition/academie9/plesser : PLESSER, du latin plectere, « courber, tresser » ; le mot gascon pleish a manifestement la même origine.

Un gran de sau ?

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